Spiritueux : Diageo annonce un plan d’économies pour redresser ses performances
Le géant britannique des boissons alcoolisées Diageo, concurrent du français Pernod Ricard, qui a souffert ces dernières années de mauvaises performances aux États-Unis, notamment sur la tequila, a annoncé le 6 août un vaste plan d'économies pour redresser ses résultats. « Nous prévoyons environ 1 Md$ d'économies sur les trois prochaines années grâce à des efforts à la fois sur le cadre opérationnel et sur la chaîne d'approvisionnement », a indiqué le groupe dans un communiqué. Il s’agit d’une accélération, après un objectif de 650 M$ annoncé un an plus tôt. Diageo a en parallèle publié le même jour ses résultats annuels décalés, qui montrent une chute de 26,2 % du bénéfice net part du groupe, à 1,74 Md$ (2,03 Md€), qui s'explique en grande partie par une lourde charge prise notamment pour refléter l'hyperinflation en Turquie. Son chiffre d'affaires annuel est quant à lui pratiquement stable à 27,76 Md$. « Nous sommes satisfaits des progrès réalisés en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Europe et en Afrique », a salué le directeur général Dave Lewis, disant désormais concentrer ses efforts « sur le redressement de [sa] compétitivité en Amérique du Nord » et la gestion d'une faiblesse en Chine sur les alcools blancs.
Bière : Heineken a supprimé 3 000 emplois, bénéfice net en hausse
Le brasseur néerlandais Heineken a déclaré le 5 août avoir supprimé environ 3 000 emplois dans le cadre de son plan de restructuration, et a affiché une hausse de 10,2 % de son bénéfice net au premier semestre, à 1,26 Md€. Ces suppressions ont « permis de faire avancer de manière significative les changements organisationnels prévus », a-t-il précisé dans un communiqué. Heineken, qui emploie désormais quelque 85 000 personnes dans le monde, avait annoncé en février supprimer entre 5 000 et 6 000 emplois au cours des deux prochaines années, souhaitant « accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes ». Lors d’un appel avec des journalistes, Harold van den Broek, directeur financier du groupe, a affirmé qu’il s’agissait « véritablement d’un effort à l’échelle de l’entreprise » et qu’aucune contribution régionale spécifique n’était visée par les suppressions. Heineken a enregistré une hausse de 1,6 % de ses volumes totaux, comprenant bières, cidres et boissons non alcooliques, à 142,8 Mhl, portés par la croissance en Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient, qui ont « largement compensé le recul observé dans les Amériques ». L’entreprise a maintenu ses prévisions annuelles, tablant sur une hausse de 2 à 6 % de son bénéfice d’exploitation hors éléments exceptionnels et amortissements, sa mesure privilégiée.
Champagne : Maison Pommery ne trouve pas d'accord avec Henkell mais s'est refinancé
La maison de champagne Maison Pommery, fortement endettée, a annoncé le 5 août que les négociations exclusives avec le fabricant allemand de vin mousseux Henkell n'ont pas abouti, mais qu'un protocole de conciliation a été trouvé avec ses créanciers pour se financer. Les deux entreprises avaient communiqué début juin sur ces négociations, qui auraient pu donner « naissance à un acteur mondial des vins effervescents » et à la prise de participation majoritaire de Henkell dans Maison Pommery, nouveau nom de Vranken Pommery depuis janvier. Malgré cet échec, « les deux sociétés restent ouvertes à la possibilité de reprendre les discussions à une date ultérieure », d'après un communiqué du 5 août. Par ailleurs, la maison de champagne a conclu avec ses « principaux partenaires financiers » un accord lui permettant de répondre à ses besoins de financement et à ceux de neuf de ses filiales jusqu'au 19 juin 2027 (soit 42,8 M€). « Ce protocole de conciliation (...) permet à Maison Pommery & Associés d'aborder sereinement la période à venir avec une trésorerie sécurisée », se réjouit l'entreprise. « Il donne au groupe les moyens de se présenter dans les conditions requises à la vendange 2026, attendue de manière précoce, et de garantir le règlement des échéances opérationnelles qui y sont associées. »
Œufs : accusés d'entente sur les prix, des producteurs US devront donner 53 millions d'œufs
Donner 53 millions d'œufs à des banques alimentaires des États-Unis et à des ONG : c'est la sanction acceptée par trois producteurs ayant conclu un accord avec la justice américaine pour s'être entendus sur les prix pendant plusieurs années, a annoncé le 5 août la procureure de New York. Selon le communiqué de Letitia James, Cal-Maine Foods, Versova/Centrum et Hickman's Egg Ranch « se sont illégalement coordonnés pour influencer l'indice quotidien du prix des œufs », ce qui a eu pour conséquence de « gonfler artificiellement les prix pour les distributeurs et pour les consommateurs ». Les faits reprochés remontent « au moins jusqu'à 2022 » et portent, d'après le communiqué, sur des manipulations du service Urner Barry, qui sert de référence pour les contrats d'approvisionnement des œufs. L'accord, qui prévoit également une sanction pécuniaire de 3,3 M$ à verser par les trois producteurs aux17 États mobilisés dans cette enquête. Le prix des œufs a atteint des sommets ces dernières années aux États-Unis, et tout particulièrement en 2025 avec la multiplication des foyers de grippe aviaire dans les élevages américains. Il avait atteint un « pic historique » en mars 2025, doublant sur un an.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.