Agra Business | Terres Bocage Gâtinais, Sophie Lebreuilly, SeineYonne, Syros

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Boulangeries: recomposition du capital dans la franchise Sophie Lebreuilly

À la tête d'un réseau de 80 boulangeries-pâtisseries franchisées, le groupe Sophie Lebreuilly annonce dans un communiqué le 7 janvier qu'il veut passer le cap des 100 boutiques d'ici fin 2025, grâce notamment à une «recomposition» et un «renforcement» de son capital. Le montant de l'opération n'est pas précisé. Cerea partners et son actionnaire historique FrenchFood Capital (depuis 2020) deviennent ensemble «actionnaires majoritaires de référence». La levée de fonds est également abondée par Sofiprotéol, Epopée gestion, IRD, Nextstage et Finorpa. Créé en 2014 dans le Pas-de-Calais, le réseau «s'est imposé dans les Hauts-de-France avant de se développer au niveau national». Il a multiplié par cinq le nombre de ses boutiques depuis quatre ans. Son chiffre d'affaires est passé de 13,6 M€ à 70 M€. Il revendique l'offre «distinctive» suivante: «Des lieux de vie chaleureux, combinant restauration, salon de thé et produits de qualité, dont des pâtisseries maison fabriquées dans deux ateliers dédiés».

Céréales/grains : Terres Bocage Gâtinais rejoint l’union SeineYonne

Terre Bocage Gâtinais (TBG) rejoint l’union SeineYonne, jusque-là constituée de 110 Bourgogne et d’Ynovae. L’annonce a été faite auprès des adhérents lors des assemblées générales des trois coopératives, à l’automne. Dès le 1er juillet 2025, l’union commercialisera la récolte de la coopérative francilienne. «Nous voulions déléguer la commercialisation totale de nos grains à des professionnels, explique Corinne Bonnet, présidente de TBG. Le conseil d’administration a étudié plusieurs unions, mais nous avons retenu SeineYonne en raison, d’une part, de leur proximité géographique, mais aussi car nous avons déjà des liens avec chacune des coopératives.» TBG et 110 Bourgogne partagent un silo, tandis qu’Ynovae et TBG ont un partenariat autour des produits phytosanitaires. «SeineYonne offre des garanties sur des filières qualitatives, tous les critères étaient là pour confirmer notre choix», ajoute Corinne Bonnet. La récolte 2023-2024 de TBG a atteint 190 000 t, en hausse de 5%, mais son chiffre d’affaires est en baisse, à 67,3 M€, contre 89,9 M€ pour l’exercice précédent. (Elena Blum)

Noisettes : SeineYonne poursuit son projet, malgré le risque d’impasse technique

Union SeineYonne poursuit son projet de filière de noisettes, lancée en décembre 2023. «Nous avons organisé des réunions d’informations auprès des agriculteurs, et sommes en cours de montage de dossiers pour ceux qui sont intéressés, explique Eric Ducornet, responsable projets filières pour SeineYonne. Nous avons instruit cinq dossiers et devrions arriver à une quinzaine d'agriculteurs engagés dans la démarche.» Si l’union ambitionne d’implanter, à termes, 300 ha de noisetiers pour répondre à la demande d’Unicoque, leader de la noisette en France, et d’industriels tels que Ferrero, les agriculteurs qui se lancent ne plantent que 5 à 10 ha au départ. «L’investissement initial requiert entre 9 et 15 000 € par ha, pointe Eric Ducornet. Et les parcelles ne rapportent pas avant cinq ou six ans. Cela incite les agriculteurs à la prudence.» Autre motif de retenue: les impasses techniques. En 2024, Unicoque a perdu 50% de sa production en raison du climat et d’attaques parasitaires, faute de phytosanitaire efficace. La filière française souhaite que l'acétamipride, interdit en 2018 mais utilisé par l’Italie et l’Espagne, puisse faire l’objet d’une dérogation. (Elena Blum)

Avocats : le producteur sudafricain Westfalia Fruit acquiert le transformateur belge Syros

Dans un communiqué en date du 6 janvier, le producteur et distributeur d’avocats sud-africain Westfalia Fruit a annoncé avoir acquis Syros, une entreprise belge spécialisée dans les produits transformés à base d’avocats à destination de la restauration et la distribution européenne. Celle-ci propose une large gamme de guacamole haut de gamme et de solutions de repas à emporter. Les activités et les marques de la société belge, notamment  Syros, destinée au marché professionnel, et Wonky (grand public) seront intégrées à Westfalia. L'acquisition comprend également une importante activité de développement de MDD. «Cette acquisition renforce notre activité à valeur ajoutée en Europe et s’inscrit parfaitement dans notre stratégie de croissance», a commenté  Wim Destoop, président régional Europe de Westfalia Fruit. «Syros est un partenaire de confiance depuis de nombreuses années, Westfalia lui fournissant un pourcentage élevé de matières premières». Westfalia Fruit, présent dans 17 pays dont la France, développe depuis plusieurs années, des produits transformés (huile d’avocat, «guacamole en morceaux»…) et dispose déjà d'une équipe dédiée au développement de nouveaux produits.

Alcool : la justice française interdit à Carrefour de vendre un cocktail d'Emily in Paris

Le tribunal judiciaire de Paris, saisi en référé par l'association Addictions France, a ordonné le 18 décembre à Carrefour de ne plus commercialiser un cocktail alcoolisé issu de la série Netflix «Emily in Paris», a appris l'AFP le 7 janvier, confirmant une information de L'Informé. Le distributeur mettait en avant le produit sur un site internet. Or la publicité pour les produits alcoolisés est strictement limitée en France. Elle doit se «limiter à la mise en avant d'éléments informatifs et objectifs», comme le degré d'alcool, la composition du produit ou encore les «terroirs de production» ou les «caractéristiques olfactives et gustatives», explique l’ordonnance de référé. En l'occurrence, les allusions à la série Netflix ont «uniquement pour objet d'inciter le consommateur à s'orienter vers ce produit», a considéré la justice. Le tribunal judiciaire de Paris a donc ordonné à Carrefour de «retirer toute représentation des boissons alcoolisées de la marque Chamère comportant la mention "Emily in Paris"» sur son site, et prononcé une interdiction de vente. Le distributeur a en outre été condamné à verser au total 8 000 € à Addictions France, dont 5 000 «en réparation de son préjudice moral».

Emballage: l’interdiction du Bisphénol A publiée au Journal officiel de l’UE

Le règlement interdisant l’utilisation du bisphénol A (BPA) dans les matériaux en contact avec les denrées alimentaires (boîtes métalliques, bouteilles en plastique, ustensiles de cuisine…), en raison de ses effets potentiellement nocifs sur la santé, a été publié le 31 décembre au Journal officiel de l’UE. Le texte avait été adopté peu avant (le 19 décembre) par la Commission européenne suite à un vote positif des États membres de l’UE plus tôt dans l’année sur la base d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Pour la plupart des produits visés par l’interdiction, une période de suppression progressive de 18 mois est prévue. Des exceptions très limitées sont autorisées, lorsqu’il n’existe pas de solution de remplacement. L’interdiction couvre d’autres bisphénols nocifs. C’est notamment le cas des emballages utilisés pour la conservation des fruits, des légumes et des produits de la pêche transformés, qui disposeront d’un délai une période de 36 mois à compter de l’entrée en vigueur du présent règlement.

Emballage : des conditionnements en fibre végétale pas si «verts» que cela, selon la CLCV

L'association de consommateurs CLCV a publié une étude le 7 janvier, portant cinq emballages fabriqués à partir de fibres végétales utilisés en restauration hors domicile (bagasse, carton, carton kraft brun, papier kraft brun). Selon l’association, la composition des emballages étudiés pose question : migration non maîtrisée de substances délétères vers les aliments, présence de bisphénol A dans une boîte à pizza, de fluor organique total dans une barquette en bagasse (contenant couramment utilisé pour les repas hors domicile) «à une teneur cohérente avec un usage intentionnel de composés perfluorés». Si ses analyses ne relèvent pas d’infraction sanitaire, la CLCV souligne un vide de normalisation: «Des réglementations spécifiques et harmonisées font défaut. De plus, la mauvaise articulation entre le règlement Reach sur les substances chimiques et le règlement sur les matériaux au contact des aliments conduit à une gestion incohérente, responsable de la présence de substances délétères dans les emballages alimentaires comme le BPA ou les composés perfluoré». Elle estime par ailleurs qu’il y a un décalage entre d’une part, les consignes de tri données aux consommateurs et les avantages écologiques des emballages qui sont mis en avant et d’autre part, la réalité industrielle. Spécialement concernant la recyclabilité ou la compostabilité des emballages, «à relativiser du fait de l’ajout nécessaire de revêtements barrières non recyclables» (pour l’étanchéité par exemple).

Distribution: Les Mousquetaires/Intermarché cèdent 49% de leurs murs au Portugal

Les Mousquetaires/Intermarché ont cédé 49% de leurs actifs immobiliers portugais au fonds LeadCrest Capital Partners pour 230 millions d'euros, a indiqué le troisième distributeur alimentaire français le 7 janvier à l'AFP, confirmant des informations de La Lettre et LSA. Cette opération intervient alors que le groupement, dirigé par le médiatique Thierry Cotillard, a réalisé une opération à plus de 1,3 milliard d'euros en 2023 et 2024, en achetant 294 magasins à son concurrent en difficulté Casino. Interrogé en février 2024 par le média spécialisé LSA sur le financement de cette acquisition, M. Cotillard avait dit ne pas souhaiter vendre d'entrepôts, «tant il est stratégique de maîtriser sa logistique», mais vouloir «générer du cash [à partir] des pays dans lesquels» son groupement avait «beaucoup investi en foncier pendant dix ans». «Il va s'agir de récupérer environ 500 millions d'euros dans les deux ans auprès de la Pologne et du Portugal, sans remettre en cause notre projet de dynamique commerciale dans les pays», avait-il indiqué.

Restauration: Sodexo maintient ses perspectives malgré un «début d'année modéré»

Le groupe de restauration collective et de services Sodexo maintient ses perspectives pour 2025 malgré «un début d'année modéré», avec un chiffre d'affaires en hausse de 1,9% à 6,4 milliards d'euros, selon un communiqué diffusé le 7 janvier. «Au premier trimestre, nous enregistrons une croissance interne (à taux de change et périmètre constants, NDLR) de 4,6%, marquant un début d'année modéré, comme attendu», estime la p.-d.g. de Sodexo Sophie Bellon, citée dans le communiqué. La croissance du premier trimestre de l'exercice décalé est «affectée par une base de comparaison élevée du fait de la Coupe du monde de rugby l'an passé, partiellement compensée par les Jeux paralympiques», selon le groupe. «En ligne avec nos attentes d'une croissance modeste au premier semestre et d'une accélération au second semestre, soutenue par le calendrier des contributions nettes de nouveaux contrats, nous sommes déterminés à atteindre nos objectifs pour l'année», affirme Mme Bellon. Sodexo prévoit pour l'exercice 2025 une «croissance interne du chiffre d'affaires attendue entre +5,5% et +6,5%» et «une marge d'exploitation en croissance de +30 à +40 points de base (soit 0,3 à 0,4 point de pourcentage, NDLR), à taux constants».

Restauration: plainte collective de plus de 700 salariés contre McDo au Royaume-Uni

Plus de 700 employés de McDonald's ont rejoint la plainte collective pour harcèlement lancée contre le groupe américain au Royaume-Uni, a indiqué le 7 janvier le cabinet qui les représente, un an et demi après une enquête retentissante de la BBC qui avait mis au jour ces pratiques. Ces personnes «ont décrit des expériences de discrimination», notamment liée au handicap, mais aussi d'homophobie, de racisme et de harcèlement, écrit dans un communiqué le cabinet d'avocat Leigh Day, selon lequel plus de 450 restaurants au Royaume-Uni sont pour l'instant mis en cause. La chaîne de restauration rapide compte 168 000 employés dans le pays, dont une majorité très jeunes, voire adolescents, avec des contrats précaires. Cette plainte en nom collectif, à laquelle peuvent se joindre les employés âgés de moins de 20 ans à l'époque des faits reprochés, avait été lancée à la suite d'une enquête de la BBC en juillet 2023 dévoilant des témoignages. Le directeur général de McDonald's au Royaume-Uni et en Irlande, Alistair Macrow, avait alors présenté les excuses du groupe pour «des manquements clairs» dans la protection des employés. Il avait aussi indiqué que l'entreprise faisait l'objet d'«une à deux» accusations de harcèlement sexuel par semaine de la part d'employés au Royaume-Uni.

Engrais: à Abidjan, le nitrate d'ammonium immobilisé était destiné à une société minière

Plus d'un tiers des 20 000 tonnes de nitrate d'ammonium transportées par un navire accosté au port d'Abidjan sont destinées à une société minière, a annoncé le directeur général du port le 7 janvier, après quelques jours d'inquiétude et de précautions prises concernant cette matière dangereuse. Le «Zimrida», battant pavillon de la Barbade, était resté hors des eaux ivoiriennes à la suite de soupçons d'avarie. Le port avait finalement assuré le 6 janvier que le bateau ne présentait «aucun danger» et avait obtenu les autorisations nécessaires à sa présence. Les quelque 8000 tonnes de nitrate d'ammonium qui seront déchargées en Côte-d'Ivoire, pour l'instant empaquetées dans des milliers de sacs au fond des cales du navire, ont été «commandées par un opérateur minier», a expliqué Hien Yacouba Sié, le directeur général du port d'Abidjan, lors d'une conférence de presse. Le navire restera à quai environ deux semaines, avant de reprendre la mer vers l'Angola et la Tanzanie.

Coopératives: Christoph Büren réélu à la tête de Vivescia

En fonction depuis 2017, Christoph Büren, a été réélu président de Vivescia par son conseil d'administration, annonce le groupe coopératif dans un communiqué le 7 janvier. Les membres du bureau ont également été réélus. Début décembre, Vivescia avait affiché un satisfecit après les résultats clôturés au 30 juin, soulignant un Ebitda (rentabilité opérationnelle) «historique» de 224 millions d'euros, en progression de 15% sur un an. Le chiffre d'affaire reculait pourtant de 4,6% sur la période, passant de 3 Md€ à 2,86 Md€, face à un «repli de la consommation et des marchés céréaliers à la baisse » - l'activité bière a notamment été confrontée à «un marché morose»