Fromage: Babybel change d'emballage et mise sur le papier pour remplacer la cellophane
Le groupe Bel a choisi le papier pour remplacer la cellophane de ses Babybel, dernier exemple d’un mouvement de réduction du plastique, dans un contexte de pression croissante des politiques sur les emballages. C’est dans son usine d’Evron, située au coeur de la Mayenne et à l’origine d’un Babybel sur deux consommé dans le monde, que le groupe a concrétisé cinq ans de recherche et un changement d’ampleur pour ce fromage à coque rouge. Deux lignes de conditionnement, sur les huit dont dispose l’usine, ont déjà été adaptées à cette évolution par la marque, qui vise le 100% papier d’ici fin 2027 pour ses deux milliards de portions produites chaque année à travers ses cinq sites industriels autour du globe. Des adaptations sur les machines, et même le remplacement de certaines d’entre elles, ont été nécessaires pour maintenir la cadence de 14 portions emballées par minute et suivre une production journalière de 5 millions d’unités. Présenté comme «un tournant décisif», le papier devrait permettre une baisse de 2.500 tonnes d’émission de CO2, soit une réduction de 62% de l’empreinte carbone de l’emballage, selon le groupe. Mais ce nouveau conditionnement n’est qu’une étape pour parvenir à 100 % d’emballages recyclables ou compostables à domicile à l’horizon 2030. Les emballages en aluminium d’un autre de ses produits phares, Kiri, doivent aussi suivre ce mouvement et des tests sont encore en cours, notamment avec des start-up, pour obtenir un résultat concluant avec un «papier imperméable à l’eau, à l’air et au gras» qui respecte les normes sanitaires.
Sucre: face à la chute des prix, Tereos tombe dans le rouge
Le géant sucrier Tereos (Béghin Say et La Perruche) a encaissé la baisse des prix du sucre qu’il avait anticipée au premier semestre de son exercice décalé, avec un recul de ses ventes de près de 20% et une perte de 572 millions d’euros. Cette perte est principalement due à une dépréciation d’actifs de 499 millions dans un contexte de baisse des prix du sucre et de hausse «des taux d’actualisation permettant d’évaluer la valeur future des activités», affirme le groupe coopératif dans un communiqué publié le 21 novembre pour le semestre clôturé fin septembre. Mais même sans cet élément, Tereos reste dans le rouge alors qu’il avait enchaîné les bonnes performances ces dernières années grâce à l’explosion des prix du sucre, portés par des tensions sur l’offre et une hausse des coûts de production. Sur l’exercice précédent (2024-25), il avait enregistré au premier semestre un bénéfice de 196 millions d’euros mais le deuxième semestre avait fait redescendre le bénéfice annuel à 131 millions. Tereos avait alors indiqué qu’il anticipait une poursuite de la baisse des prix du sucre, qui se retrouve dans ses ventes du premier semestre 2025-2026, à 2,6 milliards contre 3,2 milliards sur la même période de l’exercice précédent. Pour le semestre à venir, les prix contractualisés sur la période ont été «comparables» à ceux de l’année dernière «du fait de l’absence d’effet de la réduction des surfaces de betterave» qui aurait pu porter les prix, mais a été «plus que compensée par les bons rendements agricoles constatés sur cette campagne».
Sucre : Cristal Union renouvelle son partenariat avec le syndicat du sucre de l’Île Maurice
La coopérative Cristal Union a renouvelé son partenariat de commercialisation avec le Mauritius Sugar Syndicate (syndicat du sucre de l’Île Maurice), a-t-elle annoncé dans un communiqué le 20 novembre. Une signature intervenue le même jour, à l’occasion de la visite officielle d’Emmanuel Macron dans l’île de l’Océan indien. Cet accord d’une durée de trois ans est renouvelé pour la quatrième fois depuis 2015. « Par ce partenariat, Cristalco, filiale commerciale de Cristal Union, commercialisera en exclusivité le sucre de canne blanc et les sucres spéciaux durables et de haute qualité provenant de l’Île Maurice, en France, Espagne et Italie notamment », indiquent les partenaires dans leur communiqué. Au-delà des échanges commerciaux, l’accord prévoit aussi une « étroite collaboration avec l’ensemble des producteurs mauriciens, à travers le Syndicat des sucres, dans une démarche d’amélioration continue et de relations plus directes entre les producteurs et les clients finaux ». Le Mauritius Sugar Syndicate regroupe tous les producteurs sucriers de l’île (trois usines, « une vingtaine d’entreprises agricoles », 7 500 « planteurs indépendants ») ; il « assure la commercialisation » de leur production. De son côté, Cristal Union compte 9 000 coopérateurs et a engrangé un chiffre d’affaires de 2,65 Md€ en 2024-2025, l’un des meilleurs exercices financiers de son histoire.
Sucre: une ONG dénonce encore Nestlé pour l'ajout de sucre dans des aliments pour bébé
L’ONG suisse Public Eye a de nouveau dénoncé Nestlé pour l’ajout de sucre dans les aliments pour bébé de la marque Cerelac dans un second rapport centré sur l’Afrique, des accusations rejetées par le géant de l’alimentation. L’ONG suisse avait déjà publié en avril 2024 une étude, menée sur plusieurs continents, accusant Nestlé d’ajouter du sucre dans des produits pour bébés dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, alors que les mêmes produits vendus en Europe n’en contiennent pas. Un an et demi après, elle a voulu refaire un point en se concentrant cette fois uniquement sur l’Afrique où l’obésité, longtemps «assimilée à un problème de pays riches», est «en train de se diffuser rapidement», a déclaré à l’AFP Laurent Gaberell, responsable des questions d’agriculture et alimentation au sein de l’ONG. Pour cette seconde étude, l’ONG suisse s’est concentrée sur des produits de la marque de céréales infantiles Cerelac, destinée aux bébés à partir de six mois. D’après l’étude publiée le 18 novembre, chaque portion analysée comptait en moyenne près de six grammes de sucre ajouté, soit environ un carré et demi. La quantité la plus élevée détectée venait d’un produit vendu au Kenya, avec 7,5 grammes par portion, soit près de deux carrés de sucre. Dans un communiqué, Nestlé a dit ne pas être d’accord avec ce rapport, estimant qu’il contenait «des allégations trompeuses et sans fondement». «Si l’on exclut les sucres venant des ingrédients comme le lait, les céréales et les fruits, nos céréales infantiles ne contiennent pas les niveaux de sucre mentionnés dans ce rapport», conteste notamment Nestlé.
Addendum à l'agenda agricole de la semaine du 24 novembre 2025
Mardi 25 novembre
Assemblée générale de l'UGPVB Œufs (groupements de producteurs bretons), à Rennes