Agroalimentaire: le secteur «repasse dans le vert» en bourse, selon Unigrains
Au troisième trimestre 2024, l’indicateur européen des valeurs cotées de l’agroalimentaire (IAA 80) «repasse dans le vert» (+2,2%) et «surperforme» par rapport à l’indice de marché MSCI Europe (les 50 principales sociétés de la zone euro, tous secteurs) (+1,7%), d’après une publication d’Unigrains du 20 novembre. L’indicateur se redresse après deux trimestres dans le rouge (-2% durant le premier trimestre, -1,8% durant le deuxième). C’est la première fois depuis le troisième trimestre 2022 que l’IAA 80 surperforme par rapport au MSCI Europe. Cette situation s’explique, d’une part, par le «ralentissement» des sociétés du MSCI Europe, «mais également par le retour à la croissance de l’ensemble des sous-secteurs» des marchés de l’alimentaire et des boissons. En particulier, les vins et spiritueux qui bondissent de 4,7% au troisième trimestre, contre -13,8% au deuxième trimestre. Dans l’alimentaire, Danone enregistre une progression de 13,2% au troisième trimestre et de 27,1% sur un an. A contrario, les difficultés se confirment pour son grand rival Nestlé, qui «poursuit sa baisse à 6,7%». Autre valeur notable: après l’annonce de la cession de son activité de salades en sachet et l’amélioration de sa rentabilité, Bonduelle «renoue avec la croissance» (+15,9%).
Cognac: Bruxelles attaque les mesures antidumping chinoises à l’OMC
La Commission européenne a annoncé, le 25 novembre, avoir formellement demandé auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) la mise en place de consultations avec la Chine au sujet des mesures antidumping provisoires sur les importations de brandys de l’UE, première étape du processus de règlement des différends. Concrètement, Bruxelles considère que les mesures chinoises, en place depuis le mois d’octobre, ne sont pas conformes aux règles de l'OMC. L’exécutif européen soutient également que Pékin n’a pas fourni la preuve d’une menace de préjudice pour son industrie du brandy et que, par conséquent, il n’existe aucun lien de cause à effet entre la menace de préjudice présumée et les importations de brandy en provenance de l'UE. La Chine dispose désormais de dix jours pour répondre à la demande de l'UE. Cette annonce intervient alors que le président Emmanuel Macron et le chinois Xi Jinping ont convenu, en marge du sommet du G20 des 18-19 novembre, de mener un travail technique et de «trouver une issue favorable autour d’un échange entre les Premiers ministres» au cours du premier trimestre de 2025.
Cognac: la maison Hennessy suspend son projet d'export en vrac vers la Chine
Hennessy (LVMH) a annoncé le 25 novembre la suspension de son projet d'exportation de cognac en vrac vers la Chine, qui avait provoqué une grève massive de près de 600 salariés la semaine passée. Cette décision intervient une semaine après l'annonce d'une prochaine visite en Chine de Michel Barnier pour aborder la question des surtaxes imposées aux brandies européens par Pékin, en riposte à une procédure similaire de Bruxelles sur les voitures électriques produites en Chine. «La Maison a décidé de suspendre le projet-test d'envoi de vrac de cognac (...) tout en suivant de très près l'évolution de la situation politique et diplomatique», selon un communiqué. Hennessy prévoyait d'expérimenter l'export en cuve de son cognac afin de contourner des surtaxes évaluées à 35% sur les bouteilles vendues en Chine. L'entreprise «dément formellement tout projet de délocalisation de sa production à Cognac». Et de préciser que «les vendanges, la distillation, la maturation en fûts de chêne, l'assemblage... seront toujours réalisées à Cognac, avec un maintien de [son] approvisionnement en matières sèches (bouteilles, étiquettes...) dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui sans aucun impact sur l'emploi des salariés de la Maison».
Coopératives: les normands de NatUp misent sur la diversification
Avec un chiffre d’affaires de 1,292 milliard d’euros (Md€) sur l’exercice 2023-2204 (contre 1,3 Md€ un an plus tôt), pour un résultat net de 22 M€, NatUp a présenté, en conférence de presse le 25 novembre, un «bilan solide», malgré un contexte climatique et géopolitique compliqué. Seul le pôle agricole affiche un résultat en recul, à 695 M€ (-300 M€), «dû notamment à une baisse du prix des matières premières», précise Patrick Aps, le directeur général. Le 1er janvier 2025, il laissera les commandes de la coopérative normande (5000 adhérents, 1850 salariés) à Laurent Lemarchand. Les trois autres pôles se portent bien: +12% pour les légumes (284 M€), +1% pour la distribution (86,5 M€), +11% pour l’activité fibres (25 M€), «un pôle encore en devenir». Si 46% de l’EBE provient aujourd’hui des filières aval, le groupe compte rapidement atteindre 50/50 entre les activités historiques (appro/collecte) et celles liées à la diversification pour «déployer un outil de gestion du risque et de résilience», insiste son président Antoine Declercq. Parmi les pistes évoquées: l’implantation de nouvelles cultures (légumes, Cive) ou le déploiement de l’agrivoltaïsme et de la méthanisation. Avec une collecte 2024 attendue en retrait d’au moins 250 000 t par rapport à celle de 2023 (2 Mt), un plan d’économies de 10 M€ a été acté au sein du groupe, toutes activités confondues. (Anne Gilet)
Pommes de terre transformées: le projet Lugo de NatUp prend du retard
En début d’année, la coopérative normande NatUp dévoilait son projet Lugo: un investissement de 30 M€ sur le site de sa filiale Lunor, à Luneray (Seine-Maritime) pour «proposer des produits transformés à base de pommes de terre cultivées en Normandie». L’usine actuelle, dédiée à la pasteurisation de près de 40 000 tonnes de légumes, passera alors à 60 000 tonnes. «Aujourd’hui, tous ces produits sont principalement importés des Pays-Bas et de Belgique, rappelle Laurent Lemarchand, directeur du pôle innovation et diversification et qui, le 1er janvier 2025, deviendra directeur général du groupe. La promesse est de transformer sur place, avec un outil industriel compétitif, des légumes produits localement, pour approvisionner des restaurants collectifs de la région, dont les cantines. Le tout, en préservant les 230 emplois.» Alors que les premières fouilles archéologiques ont mis au jour des poteries datant de l’âge de bronze, de nouvelles fouilles sont programmées au cours du premier semestre 2025, pour un budget de 500 000 €. Des opérations qui devraient retarder le début des travaux... et augmenter la note d’au moins 5 M€. La mise en service de la nouvelle usine est, elle, espérée pour 2026. (Anne Gilet)
Frites surgelées: l'UE obtient un nouveau panel à l'OMC pour son différend avec la Colombie
Constatant l’échec de la procédure de consultation entamée le 31 mai, la Commission européenne a obtenu, lors de la réunion de l’organe de règlement des différends de l’OMC le 25 novembre, la mise en place d’un groupe spécial chargé de trancher sur la mise en conformité de la Colombie dans le cadre du différend sur les importations de frites surgelées. Concrètement, Bruxelles reproche depuis plusieurs mois à Bogotá de ne pas avoir correctement exécuté les recommandations du panel de l’Arrangement d’arbitrage intérimaire multipartite (AMPA). Cet organe avait définitivement condamné la Colombie en 2022 pour avoir imposé sur les importations d’Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas (85% des exportations de frites surgelées de l’UE en Colombie pour une valeur de 19,3 M€) des mesures antidumping contraires aux règles de l’OMC. De son côté, la Colombie regrette la décision de l’UE et considère avoir fait de grands efforts pour expliquer lors des consultations la conformité de ses calculs aux normes de l'OMC. Une fois établi, le groupe spécial disposera alors de 90 jours pour produire son rapport.
Pommes: après la tempête Caetano, des vergers «significativement touchés» en Val de Loire
Dans un post publié sur LinkedIn, l'Association nationale pommes poires (ANPP) apporte son soutien aux arboriculteurs touchés par la tempête Caetano, qui a traversé la France le 21 novembre. «L’épisode neigeux qui a touché le centre ouest de la France a significativement touché une partie des vergers de pommiers du Val de Loire, et en particulier les départements de la Sarthe, d’Indre-et-Loire et du Maine-et-Loire», alerte l’ANPP. Plus précisément, le poids de la neige sur les filets paragrêles a «cassé des arbres, allant jusqu’à détruire certains vergers». Alertée de la situation le 22 novembre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP, de son soutien, mais également de «l’activation sans délai par les services du ministère de l’Agriculture de la procédure de reconnaissance de calamité agricole pour perte de fonds». Pour l’heure, «les dégâts sont actuellement en train d’être chiffrés, avec possiblement une dizaine d’hectares de vergers, une centaine de filets touchés», a indiqué le directeur de l’ANPP Pierre Venteau à Agra Presse le 25 novembre. Cinq jours plus tôt, l’association de producteurs avait publié une révision à la baisse de récolte de pommes en 2024-2025, à 1,4 Mt. «C’est donc 5% de moins que l’année dernière», précise l’ANPP.
Pommes: la baisse de la production dans l’UE confirmée, notamment en France (presse)
À l'occasion du salon international Interpoma, du 21 au 23 novembre à Bolzano (Italie), le secrétaire général de l’Association mondiale des pommes et des poires (WAPA) Philippe Binard a confirmé une baisse de la production de pommes dans l’UE pour la saison 2024-2025, rapporte le magazine de presse spécialisé italien Corriere Ortofrutticolo. Comme annoncé lors de la conférence Prognosfruit à Budapest (Hongrie), la production de Golden Delicious devrait diminuer de 10,2% en un an, pour atteindre un total d’environ 2 Mt. La Gala, deuxième variété la plus produite, devrait quant à elle diminuer de 11,1% en un an, pour s’établir à environ 1,4 Mt. En cause, des conditions climatiques défavorables, en particulier des gelées printanières, qui ont affecté la majeure partie des pays européens, entraînant une diminution des stocks en novembre 2024, comparativement à la même période en 2023. C’est notamment le cas en France, où la production s’établit à 1 426 000 tonnes en 2024, en recul de 3% par rapport à l’année précédente, a annoncé Daniel Sauvaitre, président de l'Association nationale pommes poires (ANPP), lors du salon. À l’inverse, l'Italie, l'Espagne et la Suisse font figure d'exception avec des niveaux de stocks supérieurs à ceux de l'année précédente, précise M. Binard.
Manifestations: les agriculteurs entament une deuxième semaine d’actions
«Stop aux réglementations qui tuent nos métiers»: des agriculteurs ont entamé lundi 25 novembre leur deuxième semaine consécutive de mobilisations. À Vierzon (Cher) par exemple, des barrages filtrants sur l'autoroute A20 ont visé les poids lourds frigorifiques français et étrangers. Plusieurs dizaines d'agriculteurs du deuxième syndicat agricole français, la Coordination rurale, y ont participé. Dans les Ardennes, quelque 121 tracteurs et 178 agriculteurs étaient mobilisés au total, selon les autorités. La FNSEA y avait appelé à des actions devant la préfecture et les sous-préfectures. «Le message, c'est stop aux surtranspositions, stop aux réglementations qui tuent nos métiers», a déclaré à l'AFP Thierry Huet, de la FDSEA des Ardennes. Parmi les nombreuses autres actions ailleurs dans le pays, une centaine d'agriculteurs ont traversé la ville d'Arras (Pas-de-Calais) avec une cinquantaine de tracteurs, avant de déverser ballots de paille, palettes, pneus et fumiers devant la préfecture, a constaté un journaliste de l'AFP. Ailleurs encore, des plateformes logistiques ont été bloquées, comme à Avermes (Allier). Après une première semaine de mobilisations contre l’accord UE/Mercosur, les syndicats agricoles poursuivent leurs actions, notamment pour dénoncer les «entraves à l’agriculture», selon la FNSEA.
Épicerie: feu vert de Bruxelles au rachat de ECH par deux fonds d'investissement
La Commission européenne a approuvé, dans le cadre d’une procédure d’examen simplifiée, le 25 novembre, l'acquisition d'ECH SAS conjointement par la Financière patrimoniale d'investissement et Apheon (Luxembourg). ECH SAS détient les entreprises Haudecœur, Coexo, Spigol, Centrale épices assaisonnement condiment (Cepasco) et Flavori international. Cette transaction concerne principalement le marché français du commerce de gros de biens de consommation, notamment des produits alimentaires, tels que des épices, des aliments secs et des conserves. La Commission a estimé que l’opération ne soulèverait pas de problème de concurrence, étant donné que les entreprises ne sont pas présentes sur les mêmes marchés ou sur des marchés verticalement liés. En août, l'entreprise provençale Cepasco, spécialiste des épices et aromates (25 M€ de chiffre d'affaires) avait indiqué à Agra Business avoir été cédée à Haudecœur, spécialiste de l'épicerie (riz, légumes secs, biscuits, produits orientaux...), qui commercialise six marques propres, comme Samia, Riz du Monde ou La Pastilla (120 M€ de chiffre d'affaires).
Produits tartinables salés: PepsiCo finalise l’acquisition de Sabra et Obela
PepsiCo a annoncé le 22 novembre avoir trouvé un accord avec le groupe alimentaire israélien Strauss en vue de racheter les 50% qu'il ne détenait pas encore dans les marques d'entrées tartinables Sabra et Obela, annonce le site Zonebourse. Basée à New York, Sabra fabrique et distribue des produits frais, surtout à base de houmous, aux États-Unis et au Canada. Positionnée sur le même segment, la société Obela, dont le siège est basé à Genève, opère quant à elle en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Mexique. La transaction, dont le montant atteindrait 232 M€ selon le quotidien Times of Israël, devrait être finalisée d'ici à la fin de l'année. Elle intervient dans un contexte troublé pour les deux marques israéliennes: au cours du deuxième trimestre, les ventes de Sabra ont enregistré une baisse de 5,5% par rapport à la période correspondante de l’année dernière, souffrant d’une forte concurrence des marques de distributeurs (MDD) américaines et des mouvements anti-israéliens, compte tenu du contexte géopolitique. La baisse pour Obela est moins marquée, de 0,2% par rapport à l’année dernière.
UE/Mercosur: un ministre brésilien soutient les fournisseurs de viande face à Carrefour
Le ministre brésilien de l'Agriculture a apporté le 25 novembre son soutien aux entreprises du secteur de la viande dans leur décision de ne plus approvisionner les magasins du groupe Carrefour dans le pays, selon l’AFP. «Je suis heureux de l'attitude de nos fournisseurs. Si pour le peuple français, il ne faut pas que Carrefour achète de viande brésilienne, que Carrefour cesse d'acheter de la viande brésilienne pour ses magasins au Brésil», a déclaré le ministre Carlos Favaro à la chaîne Globonews. De son côté, le président de la Chambre des députés du Brésil, Arthur Lira, a fustigé le «protectionnisme européen, surtout de France vis-à-vis du Brésil». La controverse a débuté le 20 novembre, quand le p.-d.g. de Carrefour, Alexandre Bompard, a écrit au syndicat agricole majoritaire FNSEA que la chaîne de supermarchés «ne vendra aucune viande provenant du Mercosur». Une annonce liée à l'opposition de la France au projet d'accord commercial UE/Mercosur, sur fond de manifestations d'agriculteurs français qui craignent que cet accord n'ouvre la porte à une concurrence déloyale. Le groupe français avait néanmoins souligné que son refus de vendre de la viande issue des pays du Mercosur ne s'appliquait qu'aux magasins Carrefour en France. Mais cette annonce a suscité une vive indignation au Brésil, notamment de la part du puissant secteur de l'agro-négoce.
Bovins viande: surmortalité de 14%, notamment en raison de la FCO et de la MHE (presse)
Un an après l’apparition de la maladie hémorragique épizootique (MHE) et la résurgence de la fièvre catarrhale ovine de sérotype 8 (FCO-8), «on observe 14% de surmortalité chez les vaches allaitantes adultes entre octobre 2023 et septembre 2024», estime Valérie David, de l’Idele, interrogée par Réussir Bovins viande. Cette surmortalité correspond à «près de 11 700 vaches mortes en plus par rapport à la normale (moyenne des trois années précédentes)». Bien que les maladies vectorielles ne soient pas la seule explication, «l’évolution de la surmortalité suit les trajectoires des propagations de la MHE et des FCO», notent nos confrères. Les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, premiers départements touchés par la MHE, affichent une hausse de mortalité de 33% (1100 têtes). Le Cantal et l’Aveyron, où est apparu à l’été 2023 un nouveau variant de la FCO-8, connaissent de leur côté une surmortalité de 31% (1900 têtes). Plus récemment, au troisième trimestre 2024, «les départements au nord et nord-est de la France accusent un peu plus de mortalité», indique Valérie David, qui y voit «un début d’effet de la FCO 3» (sérotype exotique arrivé en France en août).
Bovins viande: «très demandés», les broutards français voient leur prix grimper (Idele)
Entre des effectifs en stagnation, des exportations en baisse et le développement de l’engraissement en France, «les broutards français sont très demandés à l’échelle européenne», note l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances le 22 novembre. Résultat: des cours «en hausse faute d’offre suffisante», de +40 à +70 ct€/kg en un an, selon les catégories d’animaux, pour des cotations allant de 3,83 à 4,2 €/kg en semaine 46 (du 11 novembre). Dans les élevages, alors que la décapitalisation se poursuit, les effectifs de mâles sont stables pour les charolais (premiers en nombre de têtes) et en baisse pour les limousins, blonds d’Aquitaine et croisés. Or, l’engraissement de broutards se développe dans l’Hexagone, «aux dépens de l’export», observe l’Idele: depuis le début de l’année (1er janvier-20 octobre), les exportations de broutards ont reculé de 7% sur un an (à 749 000 têtes). Et dans les mois à venir, les broutards français devraient se faire encore plus rares: les effectifs d’animaux de moins de six mois sont «en forte baisse» (-8% sur un an au 1er octobre). La tendance aux vêlages d’automne «ne s’est pas poursuivie en septembre 2024», constate l’Idele, (-9% en septembre sur un an), probablement en raison des maladies vectorielles (MHE et FCO).
Ovins viande: la cotation des agneaux entrée abattoir dépasse 10 €/kg, une première
La cotation nationale des agneaux à l’entrée des abattoirs a atteint 10,16 €/kg en semaine 46 (du 11 novembre), dépassant les 10 €/kg pour «la première fois depuis que les cours sont remontés à FranceAgriMer», indique l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances le 22 novembre. Cette «immuable ascension», selon les mots de l’institut technique, «pose de réels problèmes de répercussion sur l’aval de la filière». «L’enjeu est aujourd’hui le maintien d’un linéaire de viande ovine en magasins», préviennent sans détour les analystes de l’Idele. D’une part, «vu le prix élevé de l’agneau, certains distributeurs ne commandent des carcasses que le week-end, essayant ainsi de minimiser les risques». D’autre part, les abatteurs «peinent parfois à honorer leurs commandes» de viande d’agneau française, «faute d’approvisionnement». En cause, la baisse saisonnière de production, aggravée cette année par la «faiblesse de l’offre». Sur les neuf premiers mois de 2024, le disponible de viande ovine a fondu de 5% par rapport à 2023 (-14%/2015-2019), entre des abattages hexagonaux en baisse (-5% sur la même période, à 55 300 téc) et des exportations d’agneaux en hausse (+6%). Des chiffres qui ne reflètent pas l’épizootie de FCO, dont l’impact est «à venir», rappelle l’Idele.
Phytos: Syngenta crée un poste de directrice des solutions agricoles
En octobre, Florence Louis, jusque-là responsable des services digitaux de Syngenta France, a été nommée «directrice des solutions agricoles et de l’excellence commerciale». Une création de poste pour accompagner «la transformation de nos métiers de semencier et d’expert en protection des cultures», précise-t-elle sur son compte LinkedIn. Cette nouvelle fonction, rattachée à la direction stratégique et transversale pour les semences et la protection des cultures, est scindée en deux équipes. La première est chargée de développer des offres adaptées aux besoins et aux attentes des agriculteurs, allant au-delà de la vente de semences et de phytos. Parmi les pistes: le développement de logiciels, d’outils et de nouvelles technologies. L’autre équipe, qui rassemble les forces commerciales, devra assurer le déploiement de ces solutions pour accélérer la transformation au profit de l’ensemble des clients de Syngenta France. (Anne Gilet)
Fruits et légumes: Jean-Hugues Belland pressenti à la présidence du CTIFL
Jean-Hugues Belland (grossiste, UNCGFL) semble bien parti pour prendre la succession de Jacques Rouchaussé à la présidence du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL), a appris Agra. Le conseil d’administration du CTIFL se réunira le 26 novembre pour le vote. Jean-Hugues Belland succéderait ainsi à Jacques Rouchaussé qui a piloté le centre technique pendant neuf ans. Depuis 2004, Jean-Hugues Belland est à la présidence du groupe Profex, réseau d’entreprises de gros en fruits et légumes présente sur plusieurs marchés d’intérêt national (Bordeaux, Rungis, Agen, Rouen, Toulouse), ainsi qu'à Ville-sur-Auzon (Vaucluse). M. Belland est administrateur du CTIFL depuis fin 2017 et assure la co-présidence de sa commission Fruits. Comme le veut l’alternance au sein des instances, c’est un représentant de l’aval qui prend la tête du centre technique, car un représentant de l’amont, Daniel Sauvaître, a accédé récemment à la présidence d’Interfel.