Agra Business | Vandemoortele/Vivescia, Gelagri Bretagne/Greenyard, Bon Vivant/Verley

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Boulangerie : accord avec le belge Vandemoortele pour le rachat de Délifrance (Vivescia)

Le groupe agroalimentaire belge Vandemoortele va racheter la filiale Délifrance, spécialisée dans la boulangerie-viennoiserie-pâtisserie (BVP), du groupe coopératif céréalier français Vivescia, annonce un communiqué commun du 28 mars. Un accord de principe a été signé entre les deux entités. La transaction effective serait prévue pour cette fin d’année 2025, les détails juridiques devant encore être finalisés. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. Délifrance constitue un poids lourd de la BVP européenne. Il dégageait au 30 juin 2024 un chiffre d’affaires de 930 millions d’euros (M€), via 14 sites industriels et 3 200 collaborateurs, écoulant ses produits sur le marché européen, mais aussi asiatique. De son côté, Vandemoortele représente également un leader du secteur, détenant 28 sites de production, pour 3 500 salariés. Le groupe belge vend ses produits aux clients européens et états-uniens. L’opération permettrait de créer un acteur « de premier plan à l’échelle mondiale », avec un « chiffre d’affaires projeté de 2,4 milliards d’euros », explique le communiqué. De son côté, Christoph Büren, président de Vivescia a déclaré que « ce choix s’inscrit dans le cadre des réflexions stratégiques Vivescia 2030, conduites depuis 18 mois ».

Légumes surgelés : rapprochement en vue entre Gelagri Bretagne (Eureden) et Greenyard

Gelagri Bretagne (filiale légumes surgelés d’Eureden) et le géant des fruits et légumes Greenyard « entrent en négociations exclusives en vue d’un projet de rapprochement en Bretagne », annoncent-ils dans un communiqué le 28 mars. Les partenaires ont signé une lettre d’intention et espèrent finaliser la transaction «d’ici la fin de l'année 2025, sous réserve notamment de l'approbation des autorités compétentes ». Greenyard sera « actionnaire majoritaire », précise le communiqué. Le rapprochement permettra d’allier « la base solide des producteurs adhérents de la coopérative Eureden » et « l'accès de Greenyard aux plus grands distributeurs mondiaux ». Les deux industriels affirment que l’opération « donnerait un nouvel élan à la filière », sachant que le marché des légumes surgelés est « de dimension européenne », rappelle le d.g. d’Eureden, Alain Perrin. Spécialiste des MDD, Gelagri dispose de deux sites dans les Côtes-d’Armor (Loudéac, Saint-Caradec) et d’un dans le Finistère (Landerneau). Il possède aussi deux usines en Espagne – non concernées par l’opération – et dégage en tout un chiffre d’affaires de 245 M€. De son côté, Greenyard exploite un site à Moréac (Morbihan). Le groupe belge se décrit comme « un leader mondial du marché des fruits et légumes frais, surgelés et préparés, des fleurs et des plantes » (chiffre d’affaires de 5,1 Md€).

Pomme : le marché mexicain « va s’ouvrir » aux pommes françaises (Interfel)

Après sept ans de négociations, le marché mexicain devrait enfin s’ouvrir aux pommes françaises, à la suite d’une réunion fructueuse au Mexique entre le ministre mexicain de l’Agriculture et Laurent Saint-Martin, ministre français délégué chargé du Commerce extérieur. « Le protocole est techniquement prêt, il n’a pas encore été signé mais c’est tout comme », explique à Agra Presse le président d’Interfel Daniel Sauvaitre. Il ne reste selon lui plus que des formalités administratives, avant une annonce officielle côté mexicain après le 2 avril pour ne pas aggraver les tensions entre le Mexique et les Etats-Unis (Donald Trump a suspendu l’essentiel des droits de douane annoncés contre le Mexique jusqu’au 2 avril), et une entrée en vigueur dans la foulée. « La première fois que la France a candidaté pour exporter au Mexique, c’était en 1999 », se souvient Daniel Sauvaitre. « C’est un immense marché : le Mexique importe 250 000 tonnes par an, presque exclusivement des Etats-Unis ». De son côté, le directeur de l’ANPP (Association nationale pommes poires) Pierre Venteau a lui aussi exprimé sa satisfaction dans un contexte où les producteurs français ont « plus que jamais l’ambition d’exporter ». 

Protéines alternatives : Bon Vivant devient Verley et dévoile sa gamme « fermentation de précision »

La start-up française Bon Vivant, spécialiste de la fermentation de précision appliquée aux protéines laitières, a annoncé le 27 mars qu’elle changeait de nom pour devenir Verley. Un changement qui coïncide avec la présentation de sa gamme de protéines fonctionnelles FermWhey. Cette gamme a obtenu le statut GRAS (« généralement reconnu comme sans danger ») aux États-Unis, un marché où Verley compte se lancer commercialement en 2026. Verley définit ses protéines comme plus performantes qu’une simple imitation des protéines laitières, en insistant sur leur dimension fonctionnelle. « En appliquant nos technologies brevetées de fonctionnalisation, nous ouvrons la voie à des applications à forte valeur ajoutée, jusqu’ici inaccessibles aux protéines issues de la fermentation de précision classique – voire aux protéines laitières conventionnelles, tels que les produits laitiers à très haute teneur en protéines de qualité », a déclaré Stéphane Mac Millan, p.-d.g. et cofondateur de Verley. Ces nouveaux ingrédients s'adressent aux industriels qui développent des produits alimentaires à forte teneur en protéines : boissons fonctionnelles, produits laitiers hyper-protéinés et nutrition sportive et médicale.

Soja : l’avis de l’Anses sur les isoflavones suscite des critiques de la filière

Alors que l’Anses recommande de ne pas servir d’aliments à base de soja en restauration collective pour éviter une surconsommation d’isoflavones, dans des travaux publiés le 24 mars évaluant le risque lié à ces molécules phytoœstrogènes, malgré l’opinion divergente exprimée par deux experts qui ont refusé de valider les conclusions, Sojaxa (association pour la promotion des aliments au soja) et Terres Univia (interprofession des huiles et protéines végétales) ont sollicité un rendez-vous avec l’Agence sanitaire. Sojaxa et Terres Univia « s’étonnent de [sa] position, qui diverge des recommandations émises par d’autres autorités de santé européennes qui accordent toute leur place aux produits à base de soja dans une alimentation équilibrée », dans un communiqué du 26 mars. Ces organisations citent l’exemple de l’Allemagne où « la Société Allemande de Nutrition (DGE) recommande dans ses lignes directrices nutritionnelles de mars 2024 la consommation de produits à base de soja pour leurs apports en protéines ». Elles estiment aussi « essentiel de comprendre pourquoi la balance bénéfices-risques n’a pas été prise en compte », une critique déjà formulée par les deux experts en désaccord. De son côté, le Parti animaliste a dénoncé une « position incompréhensible de l'Anses sur le soja », sur Facebook le 25 mars. 

Coopératives : chiffre d’affaires stabilisé, Altitude poursuit la structuration de ses filières

L’union de coopératives Altitude (Cantal) a tenu son assemblée générale le 28 mars, au cours de laquelle elle a présenté pour l’exercice 2023-2024 un « chiffre d’affaires consolidé, stabilisé à 299 M€ », dont 185 M€ pour la branche bovins/ovins, 77 M€ pour le lait, 66 M€ pour l’agro-distribution, 31 M€ pour les porcs, 17 M€ pour la distribution grand public et 6 M€ pour l’activité génétique et reproduction. Le groupe souligne que « les filières amont ont résisté malgré la crise sanitaire et la météo ». Concernant la filière laitière, l’exercice a été marqué par la signature d’un nouvel accord avec Sodiaal, l’union Altitude en devenant adhérente. À l’aval, 2024 aura été assez favorable à la viande bovine française, sauf pour le marché bio. Dans les années à venir, le groupe compte poursuivre « la structuration de ses filières » : actions en faveur de l’engraissement en bovins viande pour proposer des alternatives à l’export de broutards ; renouvellement des générations en lait et poursuite de la décarbonation des activités pour cette production ; maintien de la dynamique de vente directe en porcs. Le groupe planche aussi sur la recherche de nouvelles solutions techniques pour « conforter l’autonomie fourragère et céréalière des exploitations » via notamment les travaux menés au sein du projet du pôle régional CoopeAra, prévu sur trois ans. (Anne Gilet)

Cognac : Pékin reporte de trois mois sa décision sur les droits de douane

La Chine a consenti à repousser de trois mois une éventuelle application définitive de droits de douane supplémentaires sur la filière cognac, a annoncé le 28 mars le chef de la diplomatie française qui achevait une visite en Chine. « Le risque auquel était confrontée la filière, jusqu'à hier, c'était l'application définitive à l'issue de la période de l'enquête, qui devait se terminer le 5 avril prochain », a expliqué Jean-Noël Barrot, selon l’AFP. « À l'issue de cette visite, m'est confirmé que l'enquête est repoussée de trois mois. Ce qui écarte le scénario d'une application brutale de droits définitifs sur cette filière », s'est-il félicité. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a souligné qu'il s'agissait d'un « sursis », mais il y voit aussi « une première étape qui devra être suivie d'autres étapes pour (...) mettre définitivement ce différend derrière nous ». La filière cognac (72 500 emplois en France) est ultra-dépendante des exportations, qui représentent 98 % de ses ventes, pour 3,35 Md€, avec comme premier client les États-Unis (38 % des expéditions), devant la Chine (25% ). En novembre 2024, la Chine avait annoncé l'imposition de « mesures antidumping temporaires » sur les brandys importés de l'UE, dont le cognac, après une annonce similaire le mois précédent.

Vin : la Commission européenne va uniformiser l’étiquetage numérique

Dans le cadre du paquet « Vin » présenté le 28 mars, la Commission européenne propose d’uniformiser les règles d’étiquetage électronique (QR code) du vin. L’objectif de cette mesure est « de minimiser les coûts et la charge administrative pour les opérateurs, et d’assurer une approche commune sur le marché de l’UE, tout en tenant compte de la nécessité de rendre ces informations accessibles aux consommateurs » Cela devrait également faciliter les exportations à l’étranger, notamment les petits producteurs qui pourront vendre leurs vins dans différents pays sous la même étiquette. Bruxelles justifie cette proposition par le fait que l’étiquetage actuel de la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle au moyen de mots sont « fastidieux » pour les producteurs de vin mais également que les règles d'identification diffèrent selon les États membres. En novembre 2023, la publication des lignes directrices de la Commission européenne sur les nouvelles règles d’étiquetage des vins de l’OCM avait donné lieu à une levée de bouclier de l’industrie vitivinicole de l’UE et d’eurodéputés qui y voyaient une déviation par rapport à ce que prévoit l’acte de base.

Ukraine: Hansen prévoit moins d'importations après expiration de l'accord, en juin

L'Union européenne prévoit de réduire les importations de produits agricoles ukrainiens après l'expiration d'un accord en juin, a affirmé le 28 mars le commissaire européen Christophe Hansen à l'AFP. «Les quotas à l'importation ne vont pas rester les mêmes (...) Donc effectivement, il y aura moins d'importations», a-t-il assuré, lors d'un entretien à Bruxelles. L'Union européenne a instauré depuis 2022 une exemption de droits de douane sur des importations agricoles venant d'Ukraine pour soutenir Kiev face à l'invasion russe. Européens et Ukrainiens doivent négocier dans les semaines qui viennent les suites qu'ils entendent donner à cet accord qui expire début juin. «Les discussions vont devoir être rapides. Du côté de l'Union européenne, on est prêt pour négocier et ça doit se faire dans les semaines à venir», a rappelé Christophe Hansen. L'accord «a causé, surtout dans certains Etats membres, des problèmes», a reconnu le commissaire européen à l'Agriculture. «Je pense que le mieux serait qu'on ait un accord à plus long terme avec l'Ukraine, notamment avec un alignement des standards de production», en termes d'utilisation des pesticides, a ajouté le Luxembourgeois.

Fertilisants : OCP Nutricrops veut augmenter de 9 Mt sa production d’engrais phosphaté d'ici 2028

Dans un communiqué du 26 mars, le producteur marocain d’engrais phosphaté OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP (Office chérifien des phosphates), a annoncé viser une augmentation de sa production de 9 Mt à l’horizon 2028, via un plan d’investissement, dont le montant n’a pas été communiqué. L’objectif : répondre à la demande mondiale croissante. Dans un premier temps, la compagnie objective une hausse de 4,5 Mt de sa production en 2026. Deux nouveaux axes miniers et industriels seront créés : Mzinda et Meskala, respectivement situés dans les communes de Youssoufia et d’Essaouira. Dans son rapport annuel de 2023, le groupe OCP annonçait une production d’engrais et de composants nutritifs destinés à l’alimentation animale à 10,9 Mt. Pour rappel, la France constitue un importateur d’engrais phosphatés marocains, afin de subvenir aux besoins de ses cultures céréalières. Selon les données douanières, l’Hexagone en importait en 2024 plus de 178 000 t, contre 156 000 t en 2023. Un « mémorandum d’entente » avait par ailleurs été signé entre OCP Nutricrops, l’Université Mohamed VI, Intercéréales et Arvalis le 28 octobre 2024 à Rabat lors d’une visite d’État. 

Lait : Sodiaal annonce une hausse du prix du lait bio

Le président de Sodiaal Jean-Michel Javelle a indiqué à Agra Presse que le lait bio sera payé aux éleveurs de la coopérative 20 €/1 000 litres de plus sur les mois de janvier à mai 2025. En 2024, le lait bio avait été payé 530 €/1 000 litres avec les ristournes (prix de base : 500 €/1 000 litres). « Sur le début de l’année, le prix du lait bio Sodiaal a augmenté de 20 €/1 000 litres par rapport à 2024, celui-ci a atteint 530 €. Sur l’année 2025, le lait bio sera payé au moins 10 €/1 000 litres de plus, mais nous avons l’ambition d’aller au-delà de cette augmentation », a-t-il déclaré. Sodiaal veut stabiliser en 2025 les volumes de lait bio après une baisse au cours de l’année 2024 par rapport à 2023. La coopérative a arrêté les conversions en bio depuis cinq ans, à l’exception des jeunes qui veulent s’installer en bio. L’année dernière, Sodiaal a collecté 193 millions de litres de lait bio, soit 4,7 % de ses volumes de lait. « On croit au lait bio français et nous voulons soutenir nos éleveurs bio pour continuer à servir les marchés. Ils reprennent des couleurs et notre projet sur le lait infantile avec Arla va assurer des débouchés », a-t-il précisé. Annoncé en août 2024, le projet avec Arla consiste à fabriquer pour le groupe laitier danois des laits infantiles conventionnels et bio, via sa filiale Nutribio, destinés au marché chinois.

Volailles : la filière pintade mise sur 5 % de mises en places supplémentaires en 2025

Dans un dossier de presse distribué le 27 mars par l’interprofession de la pintade (CIP), les accouveurs font le pari d’une augmentation des mises en place de pintadeaux de 5 % cette année, sur la lancée de l’augmentation de 19 % en janvier en vue du pic de consommation de Pâques. La filière attend beaucoup du deuxième pic de consommation de la fin d’année et espère pour cela que les acheteurs de la distribution tiendront compte du cycle long de la pintade : au moins 11 semaines pour une pintade standard et 20 semaines pour un chapon de pintade label rouge. Le CIP a déploré en décembre 2024 des ruptures d’approvisionnement et 20 % de chute des achats des ménages, alors que ces derniers ont été en hausse de 3 % sur les onze premiers mois par rapport à 2023. Seule la restauration a profité de la progression de 7,9 % des abattages contrôlés en 2024, puisque, la vente au détail a reculé de 4,4 % et les exportations de 6,5 %. La restauration française a représenté 35 % des ventes des producteurs français ; une part qui a gagné neuf points en 2024. La RHD a été suffisamment dynamique pour que la consommation (calculée par bilan) augmente de 12 % et que les stocks en fin d’année chutent d’un quart par rapport à leur volume de décembre 2023.

Porc : la France a perdu relativement peu de truies en 2024 (FranceAgriMer)

La population française de truies a diminué modérément en 2024 en comparaison des cheptels de Pologne, des Pays-Bas, d’Espagne et d’Italie, observe-t-on pau travers des indicateurs sur la filière porcine édités par FranceAgriMer à la suite du conseil spécialisé Viandes blanches du 13 mars. La France a vu son effectif de truies diminuer de 1,8% en France, dans une mesure comparable à la Belgique (- 2,1%). L’ensemble du cheptel européen à 27 pays membres a reculé de 3,5% par rapport à 2023, de source Eurostat, sous l’effet du recul de 5,6% de l’Espagne, qui a le plus important cheptel (environ 2,6 millions de truies), ainsi que de la Pologne, de l’Italie et des Pays-Bas, de respectivement 9,6%, 8% et 14%. L’Allemagne, le deuxième cheptel européen (environ 1,4 millions de truies), est stable (-0,3%) tandis que le Danemark, troisième cheptel (près d’1,2 millions de truies), progresse de 2,3%. En France, indemne de Peste porcine africaine, le ratio de rentabilité (cotation de carcasse S (€/kg) / prix de l'aliment Ifip (€/kg) a dépassé 7 en 2024, et il restait en janvier 2025 « à un niveau assez correct », selon le commentaire d’environ 5,9), dans un contexte de stabilité du coût de l’aliment aussi bien que des cotations.

Restauration : Véronique Louwagie annonce des Assises, attendues des restaurateurs

La ministre Véronique Louwagie, déléguée du Commerce et de l’Artisanat et des PME, a annoncé le 27 mars au MIN de Rungis (Val de Marne) l’organisation d’Assises de la restauration et des métiers de bouche. Parmi les invités, Catherine Quérard, présidente du GHR (Groupement des hôtelleries et restaurations), salue l’initiative dans son édito sur le site du syndicat. Elle rapporte que la ministre souhaite trouver des réponses aux enjeux conjoncturels, traiter les défis structurels et renforcer le dialogue avec l’Etat. Ces Assises, qui devraient se tenir en mai, indique-t-elle, « seront l’occasion pour le GHR de continuer de porter nos propositions relatives à l’emploi et à la formation ». Au-delà de cette première préoccupation, la présidente du syndicat espère que celui-ci trouvera, à l’occasion des assises, de réaffirmer son soutien à « des mesures permettant le retour à des prix abordables de l’électricité et du gaz, ou favorisant l’investissement dans des matériels plus respectueux de l’environnement », et de « rependre les travaux sur la promotion de la restauration, de reparler du Fait Maison et d’affirmer ce qu’est un restaurant ».

Sucre: aux Etats-Unis, campagne de Kennedy Jr contre l'achat de sodas avec des food stamps

Le ministre américain de la Santé Robert Kennedy Jr a appelé vendredi les Etats du pays à mettre un terme à la possibilité d'acheter des boissons sucrées avec des bons alimentaires, faisant reculer les fabricants de soda en Bourse. Lors d'une visite en Virginie-Occidentale (est), il a annoncé que l'Etat, l'un des plus pauvres des Etats-Unis, avait soumis une demande de dérogation pour éviter que les bénéficiaires de coupons alimentaires ne puissent acheter des sodas avec. Financé sur fonds publics, le Programme d'aide nutritionnelle supplémentaire (SNAP) fournit à des foyers à bas revenus une carte de paiement qui leur permet de se procurer des fruits et légumes, de la viande, des produits laitiers, mais aussi des «produits de grignotage et boissons non alcoolisées», dont les sodas, selon le ministère de l'Agriculture, qui le supervise. «Le message que je veux transmettre au pays aujourd'hui, et à tous les autres gouverneurs, c'est de se ranger derrière le gouverneur Morrisey et de demander une dérogation à mon ministère, et nous vous l'accorderons», a déclaré M. Kennedy, selon une retransmission de ses propos. Dans la foulée, les géants des sodas Coca-Cola et Pepsico ont reculé à la Bourse de New York. A la clôture de Wall Street, Coca-Cola a perdu 0,52% et Pepsico a reculé de 0,27%.