Agra Business | Valfrance, Arterris, Mane/ChemoSensoryx, Everest, Cavac

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Coopératives : Valfrance change de statut et devient une « coopérative à mission »

Valfrance (1392 adhérents, 175 salariés) a tenu son assemblée générale le 13 décembre. L’occasion pour la coopérative de l’Oise de présenter un chiffre d’affaires à 287 millions d’euros, en recul de 47 M€ sur un an, pour un Ebitda de 9,7 M€ et une collecte de 638 500 t, récolte 2024 (835 000 t en 2023). Le groupe a profité de cette journée pour dévoiler son nouveau statut. En devenant « une société coopérative à mission », Valfrance souhaite « ancrer dans ses statuts, ses valeurs, sa raison d’être et son utilité » pour « donner encore plus de sens » à son action. Parmi les objectifs fixés, celui d’être une coopérative « utile, engagée, visionnaire et pleinement actrice de son territoire ». Valfrance compte également « construire de nouvelles filières » pour valoriser les productions de ses adhérents, « accompagner ses sociétaires vers une agriculture durable, dans le respect des enjeux sociétaux », pour « lutter et s’adapter au réchauffement climatique », « en préservant la biodiversité et en restaurant les sols » : le tout, en faisant que chaque collaborateur s’engage et s’épanouisse. Au cours de l’assemblée générale, Valfrance a également reçu le trophée « exemplaire », le plus haut niveau de reconnaissance Afnor en matière de RSE. (Anne Gilet)

Coopératives: Arterris choisit uniquement des femmes pour sa prochaine formation Passerelles

Depuis plusieurs années déjà, Arterris affiche son souhait d’intégrer davantage d’agricultrices dans son conseil d’administration. La coopérative de l’Aude franchit une nouvelle étape en dédiant sa prochaine formation Passerelles uniquement à des femmes. Elles sont onze, le 12 janvier, à avoir rejoint ce parcours qui propose, jusqu’en octobre, « des formations sur la gouvernance coopérative, le leadership féminin, la communication et la gestion du temps ». Passerelles, qui est une continuité du parcours Atouts Jeunes, repose sur une forte dimension collective : il permet aux participantes de constituer un réseau, de partager leurs expériences et de créer des échanges durables entre femmes agricultrices engagées sur le territoire. Pour Jean-François Naudi, président d’Arterris, « cette démarche s’inscrit dans une volonté d’inclusion et d’évolution de notre modèle coopératif ». Les onze agricultrices, aux profils variés (éleveuses, viticultrices, céréalières, semencières...) ont été sélectionnées « sur la base de leurs projets de diversification ou de leur engagement au service des filières, de leur motivation, de leur implication territoriale ainsi que de leur participation aux institutions agricoles », précise le groupe. Arterris ambitionne de pérenniser ce type de formation dans les années à venir. (Anne Gilet)

Arômes: le spécialiste français Mane acquiert la société belge ChemoSensoryx Biosciences

Le groupe familial français Mane, qui compte parmi les cinq leaders mondiaux du secteur des arômes et des parfums annonce l’acquisition du un experte des mécanismes moléculaires de la perception chimiosensorielle induite par les récepteurs olfactifs, gustatifs et trigéminaux (Lire l’article sur Agra Innovation). Sa plateforme technologique unique en matière de criblage basé sur les récepteurs et de modélisation prédictive, renforcera l’expertise et les capacités de Mane dans plusieurs domaines clés, pour lui permettre « d’approfondir sa compréhension scientifique de la manière dont les odeurs, les goûts et des sensations telles que la fraîcheur ou le piquant lié aux épices sont perçus », explique le groupe dans son communiqué du 13 janvier 2026. ChemoSensoryX Biosciences SA est capable d’identifier les bloqueurs de mauvaises odeurs et les amplificateurs d'odeurs agréables, grâce à un nez humain artificiel. La société a dé-orphanisé (c’est-à-dire identifié les entités chimiques capables d’activer un récepteur particulier) plus de 120 récepteurs olfactifs humains. Mane ne donne pas le montant de cette opération stratégique qui porte sur 100% du capital. Les équipes de ChemoSensoryx Biosciences seront intégrées à Mane. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)

Relations commerciales : la centrale européenne Everest assure respecter Egalim

La centrale d’achat européenne Everest respecte les obligations de la loi Egalim pour les produits vendus en France : c’est ce qu’a affirmé Thierry Cotillard, patron du groupement les Mousquetaires (Intermarché) lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale le 14 janvier. Intermarché et l’allemand Edeka font partie de cette centrale basée à Amsterdam. Les contrats sont négociés aux Pays-Bas, mais, pour les produits destinés au marché français, une annexe permet de se conformer à la loi Egalim. « La matière première agricole est respectée au niveau d’Everest », a-t-il indiqué, « mais on veut aussi négocier la matière première industrielle ». Thierry Cotillard souhaite une transparence imposée aux industriels par la loi, ce qui lui permettrait de connaître le prix de la matière première agricole ; 52 grands industriels européens négocient avec Everest, selon son p.-d.g. Gianluigi Ferrari, également auditionné par les députés. Les ETI, PME et coopératives sont exclues de la négociation avec la centrale européenne. Son chiffre d’affaires a atteint 8 Md€ en 2025 et devrait atteindre 13 à 14 Md€ en 2026, selon lui.

Coopératives : Franck Bluteau, élu président de Cavac

Réuni le 12 janvier, le conseil d’administration de la coopérative vendéenne Cavac a élu son nouveau président. À 56 ans, Franck Bluteau succède à Jérôme Calleau qui a occupé ce poste durant 26 ans. Jusque-là président délégué membre du bureau mais également président du groupement bio et d’Agri-Ethique France, Franck Bluteau est polyculteur-éleveur sur la commune de Jard-sur-Mer, sur la côte vendéenne. Il y élève des porcs, des vaches Angus et produit céréales, légumes secs, pommes de terre et chanvre. Franck Bluteau souhaite continuer le travail de son prédécesseur : « développer de nouvelles filières agroécologiques et bas carbone sur les marchés alimentaires et non alimentaires, consolider la résilience de notre modèle agricole local et mener des investissements structurants ». De son côté, Jérôme Calleau poursuit ses engagements dans le monde coopératif en conservant la présidence du groupe InVivo et en restant dans le périmètre Cavac en tant que président délégué. (Anne Gilet)