Pesticides : encore plombé par les litiges, Bayer enregistre de nouvelles pertes en 2025
Le groupe d'agrochimie Bayer a enregistré une troisième perte nette d'affilée en 2025, plombé par les litiges liés au glyphosate aux États-Unis. Avec une perte de 3,6 Md€, en hausse de 42 % par rapport à 2024, le groupe de Leverkusen a vécu son pire exercice depuis 2020, année de la pandémie. La faute avant tout à des charges exceptionnelles en hausse de 12 %, à 6,2 Md€, principalement liées aux poursuites judiciaires contre le Roundup, herbicide de sa filiale Monsanto accusé d'être cancérigène. Le 4 mars, un juge américain a donné une « approbation préliminaire » à l'accord collectif de plusieurs milliards de dollars annoncé à la mi-février visant à régler les plaintes en cours et futures concernant le Roundup. Une « première étape majeure », s’est félicitée l’entreprise, qui demeure « confiante » concernant une possible approbation définitive en juillet par le tribunal de Saint-Louis. Mais, même sans les litiges, le groupe est moins performant ; en témoigne la chute de 4,5 % (à 9,7 Md€) du résultat opérationnel ajusté (Ebitda) avant éléments exceptionnels. La branche d'agrochimie, qui détient Monsanto et qui souffre de la conjoncture mondiale, s'est néanmoins redressée cette année, avec une croissance de 1,1 %, portée avant tout par les semences. Pour 2026, Bayer anticipe au pire une stagnation et au mieux une hausse de 3 % de son chiffre d'affaires hors effets de change, et un Ebitda avant éléments exceptionnels compris entre 9,6 et 10,1 Md€.
Pesticides : Philagro France devient Sumitomo Chemical Agro Europe
En février 2025, Sumitomo Chemical devenait l’unique actionnaire de Philagro France. Au 1er avril 2026, un nouveau pas va être franchi, puisque l’entité Philagro France va être intégrée dans Sumitomo Chemical Agro Europe (SCAE), la structure du groupe japonais qui porte les activités en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Les équipes de Philagro et la gamme de produits portée par la société phytosanitaire sont préservées ; seule change la bannière sous laquelle elles vont désormais évoluer. Après 30 ans d’existence, l’entité Philagro cède donc sa place à SCAE. Sumitomo Chemical marque ainsi sa volonté de renforcer sa présence en Europe, et notamment en France, le pays qui représente la plus grande part de marché de la protection des cultures pour le groupe sur le continent européen. Alberto Ancora, directeur général de SCAE, devient par là-même le nouveau directeur de l’ex-Philagro. Un directeur commercial pour le marché français va prochainement être recruté. « Sumitomo Chemical s'engage à contribuer à l'avenir durable de l'agriculture française par l'innovation et la collaboration avec nos partenaires et clients », assure Alberto Ancora. (Anne Gilet)
Vin : en difficulté, les Vignerons du Brulhois intègrent l’union de coops Terre de Vignerons
L’union Terre de Vignerons, présentée comme le deuxième groupe coopératif de vins tranquilles, a annoncé le 4 mars l’intégration des Vignerons du Brulhois, en redressement judiciaire depuis le mois de juillet. Ce rapprochement consiste en « un apport global de production, d’un volume d'environ 6 000 hectolitres », d’après le communiqué. Côté organisation, le groupe précise : « La conduite du vignoble et la vinification resteront assurées localement, afin de préserver le savoir-faire, l’identité des vins et le lien avec le terroir. Terre de Vignerons mettra à disposition ses outils industriels, commerciaux et logistiques, ainsi que son expertise en marketing et communication, pour accompagner le développement et la visibilité des vins du Brulhois. » Jusqu’alors, Terre de Vignerons réunissait dix caves coopératives de l’Entre-deux-mers (Gironde) et du Pays duraquois (Lot-et-Garonne). Son chiffre d’affaires consolidé s’élevait à 41 M€ en 2024, pour 35 millions d’équivalent cols. En difficulté, les Vignerons du Brulhois avaient été mis en procédure de sauvegarde au mois d’août 2024 par le tribunal de commerce de Montauban.
Bio : +7,4 % de croissance pour La Vie claire, qui voit 2026 avec optimisme
La Vie claire (magasins bio) annonce un chiffre d’affaires (CA) en hausse de 7,4 % en 2025, qui atteint 348 M€( à périmètre constant), selon un communiqué du 3 mars. Cela correspond à une hausse de CA de 4,9 % à périmètre global, sur un an. Cette croissance est portée par une hausse de 7 % de la fréquentation en magasin, et par le rayon des fruits et légumes, dont le CA augmente de 10 % « chaque mois, grâce à une politique qualité renforcée en faveur du local et de la saisonnalité ». Pour 2026, La Vie claire table sur +7 % de chiffre d’affaires, à périmètre constant. L’enseigne prévoit d’ouvrir 26 magasins, après sept ouvertures en 2025, et elle « mise sur la multi-franchise ». Pour l’heure, parmi ses 315 points de vente, elle compte « 134 magasins en propre, 158 magasins franchisés, 13 magasins dans les DROM et 10 à l’export ». Elle annonce aussi « le lancement de 1 000 nouveautés produits sur les deux prochaines années, dont la moitié à la marque La Vie claire ». Enfin, elle se prépare à « la mise en service de sa nouvelle plateforme logistique automatisée à Grigny (Essonne, NDLR) d’ici la fin de l’année pour optimiser les flux et réduire les délais de livraison ». Le 2 mars, La Vie claire a annoncé l’entrée à son capital de Crédit mutuel Equity via une prise de « participation minoritaire » représentant « une augmentation de capital significative ».
Élevage : le programme d’Obione ouvrira les portes de huit fermes au public en 2026
À travers le programme « Dans ta ferme ! » de l’entreprise Obione (spécialisée dans la santé animale), huit exploitations accueilleront des citoyens « pour des activités concrètes et pédagogiques », visant à leur faire « découvrir la réalité du métier, au plus près du terrain ». D’après un communiqué, les visiteurs d'un jour, baptisés « voisins », pourront participer à de nombreuses activités : « traite, alimentation des animaux, entretien des bâtiments, plantation de haies, observation des pratiques d’élevage ». Ces fermes sont situées en Bourgogne-Franche-Comté, dans l’Aisne et au Pays basque. En 2025, l’entreprise avait déjà testé son programme dans trois régions ; il avait alors « rencontré un accueil très positif », selon elle. Il s’agit de la « première initiative de ce type en France », revendique Obione, qui loue un dispositif qui « recrée du lien » et « rapproche citoyens et éleveurs ». Le programme « Dans ta ferme ! » est cofinancé par l’UE et la région Bourgogne-Franche-Comté, où se situe le siège d’Obione.
Porc : Christophe Gallego nommé directeur de l’usine Cochonou de Saint-Symphorien
Dans un communiqué du 4 mars, le charcutier industriel Aoste (groupe Sigma Foods) a annoncé la nomination de Christophe Gallego à la direction du site industriel de sa marque Cochonou de Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône). « Fort de plus de 30 ans d’expérience agroalimentaire, Christophe Gallego a occupé plusieurs fonctions de direction », notamment, chez Castel Frères (vin), rappelle l’industriel. Avec 1 400 collaborateurs dans cinq sites, le groupe Aoste (marques Aoste, Cochonou, Justin Bridou) se revendique « leader français de la fabrication de produits de salaison ».