Agrafil du 08 novembre 2021

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Influenza: l'épizootie s'emballe en Europe, la France passe en risque «élevé»

D'après un arrêté paru au Journal officiel le 5 novembre, le niveau de risque pour l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) passe à «élevé» dans tout le territoire métropolitain. Une décision prise par le ministre de l'Agriculture «au regard de la progression rapide du virus de l’influenza aviaire en Europe», explique la Rue de Varenne dans un communiqué. D'après le ministère, «depuis le début du mois d’août, 130 cas ou foyers d’influenza aviaire ont été détectés dans la faune sauvage ou dans des élevages en Europe». L'Allemagne est particulièrement touchée avec «45 cas (H5N1) confirmés», d'après la notice de l'arrêté. Le virus sévit également aux Pays-Bas (six cas) et en Italie (six foyers dans des élevages de dinde de chair). La France, elle, compte trois cas en basses-cours. Dans l'Hexagone, le passage en risque «élevé» implique qu'éleveurs et particuliers doivent mettre leurs volailles à l'abri (désormais sans dérogation possible pour les petits élevages). Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture «renforce sa gouvernance» avec la «nomination prochaine d’un directeur de crise influenza». De son côté, la préfète de Nouvelle-Aquitaine Fabienne Buccio a été désignée comme pilote «au niveau territorial». Le ministère ajoute que «112 agents (…) sont d’ores et déjà mobilisés».

France 2030: le gouvernement propose 60 M€ en fonds propres pour l’agriculture en 2022

Dans le cadre de l’examen du PLF 2022, le gouvernement propose d’attribuer 660 millions d’euros (M€) en crédits de paiement pour exécuter les dépenses «en fonds propres» annoncées dans le plan France 2030. C’est l’objet d’un amendement gouvernemental déposé le 4 novembre à l’Assemblée. Sur les 660 M€ alloués en 2022, 60 M€ sont destinés à «investir dans des entreprises porteuses de projets agricoles d’avenir», détaille l’exposé des motifs. En outre, 450 M€ soutiendront «l’accélération de la croissance des start-ups», et 150 M€ soutiendront «l’accélération des implantations de start-ups industrielles». Le gouvernement a déposé un autre amendement pour préciser les contours du plan France 2030 dans sa globalité. Il prévoit un budget de 34 milliards d'euros (Mrd€) pour toute la durée du plan, dont 3,5 Mrd€ pour l’année 2022. Cette dernière enveloppe est constituée de 2,84 Mrd€ en subventions et des 660 M€ en fonds propres précédemment évoqués. Enfin, par deux amendements complémentaires, le gouvernement propose de rattacher les crédits investissements d’avenir (PIA) aux crédits France 2030 au sein d’une même mission budgétaire, pour en faciliter la gestion. Ces propositions seront discutées à l'Assemblée le 8 novembre.

Investissements d'avenir: le gouvernement précise les 877 M€ du PIA4 pour l'agri/agro

Le quatrième programme d'investissements d'avenir (PIA4) comprendra 877,5 millions d'euros (M€) destinés à l'agriculture et à l'agroalimentaire sur la période 2021-2025, a précisé le gouvernement le 5 novembre. Une annonce faite lors d'une table ronde dans la Drôme, en présence des ministres Julien Denormandie (Agriculture), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et recherche) et Agnès Pannier-Runacher (Industrie). L'enveloppe dédiée à la sphère agri/agro au sein du PIA4 augmente de 77 M€ par rapport à l'annonce initiale de Julien Denormandie le 12 octobre (800 M€), en complément du plan France 2030. Cette somme est répartie en deux «stratégies d'accélération» distinctes. Une première sur les «systèmes agricoles durables et agricoles équipements contribuant à la transition écologique» sera dotée de 428 M€. Elle sera déclinée en trois axes, a détaillé Guillaume Boudy, secrétaire général pour l'investissement (Matignon): «réussir la troisième révolution agricole», «créer de la valeur dans les territoires», et s'adapter aux changements climatiques. Selon le ministre de l'Agriculture, la troisième révolution agricole consiste à concilier «les trois défis nutritionnel, environnemental et de compétitivité» en mobilisant les outils numériques, robotiques, génétiques et du biocontrôle. La deuxième stratégie, visant une «alimentation durable et favorable à la santé» sera, elle, dotée de 449,5 M€.

UE/Mercosur: Bruxelles appelle le Brésil à tenir ses engagements sur l’environnement

«Le respect de l’environnement est crucial pour permettre la ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur», a indiqué le 4 novembre le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, à l’issue d’une réunion avec le ministre des Affaires étrangères brésilien Carlos França. À cette fin, il encourage «fermement le Brésil à tenir les engagements pris cette année, notamment les plus récents, à l’occasion de la Cop26» en matière de réduction des émissions de CO2 et de lutte contre la déforestation. «C’est un aspect crucial pour que la ratification de l’accord soit conclue avec succès. Nous travaillons avec nos partenaires du Mercosur pour apporter les clarifications nécessaires sur un engagement commun sur ce sujet», a-t-il assuré. De son côté, le ministre brésilien a prévenu que «cet accord, une fois ratifié, sera la garantie des plus hauts standards de protection environnementale, tout en apportant des grands avantages socio-économiques pour nos deux régions». Aujourd’hui, le processus de ratification est au ralenti du côté européen en raison de l’opposition de certains États membres (France, Autriche, Luxembourg, Allemagne…) qui doutent de l’engagement du Brésil à protéger l’environnement, eu égard à la hausse de la déforestation et des incendies en Amazonie. Dans le cadre des négociations toujours en cours, la Commission souhaite notamment intégrer un chapitre dédié au développement durable.

Eau: un protocole avec l’Etat «sécurise» les projets de retenues en Haute-Loire

Un protocole, conclu le 4 novembre avec l’Etat, «sécurise» les projets de retenues d’eau en Haute-Loire, a-t-on appris auprès de la chambre d’agriculture, cosignataire. Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, en visite sur place, a signé ce protocole départemental - avec aussi l’OFB (Office français de la biodiversité), les collectivités territoriales, l’agence de l’eau - qui vise à « faciliter la démarche des agriculteurs ayant un projet de construction de retenue collinaire», indique Yannick Fialip, président de la chambre d’agriculture de Haute-Loire. Il fait intervenir la chambre sur l’étude de faisabilité technique, l’Etat et l’OFB veillant au respect de la réglementation et notamment du Sdage (schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), d’après lui. «Cette année, onze projets de retenues d’eau sont menés en Haute-Loire, déjà à terme, bientôt opérationnels ou dans les tuyaux, signale-t-il. Une dizaine par an est possible.» Les projets concernent des retenues d’eau autour de 5000 m3 pour le maraîchage, la production de fruits rouges, d’autres jusqu’à 50 000 m3 pour sécuriser les systèmes fourragers (herbe, maïs, luzerne) face au changement climatique, selon la chambre.

L'américain Neutral Foods lève 4 M$ pour son lait neutre en carbone

Neutral foods, «la première entreprise de l’alimentation neutre en carbone aux Etats-Unis», a annoncé dans un communiqué du 27 octobre avoir levé 4 millions de dollars. Un financement obtenu auprès de Breakthrough Energy Ventures, le fonds de Bill Gates dédié au climat, et de Mark Cuban Companies. Fondée en 2019 en Oregon, Neutral Foods propose du lait et de la crème «neutre en carbone», tant biologique que conventionnel. Comme l’entreprise le détaille sur son site, les productions sont rendues climatiquement neutres par un travail sur l’alimentation des bêtes, les déjections et la méthanisation, mais également par de la compensation volontaire dans le secteur agricole. Les fonds levés permettront à la start-up de revoir sa logistique pour approvisionner le distributeur bio Whole Foods, qui vendra les produits Neutral dans plus de 500 magasins des états de l’Oregon et de Washington dès le mois de novembre. L’enveloppe sera aussi utilisée pour accélérer la transition des producteurs. «L’année prochaine, nous triplerons nos investissements dans des fermes familiales partout aux États-Unis pour financer les techniques qui réduisent les émissions ou améliorent le stockage de carbone», prévoit Ann Radil, directrice de la réduction carbone au sein de Neutral.

Protocole nord-irlandais: vives tensions entre Bruxelles et Londres

Devant la nouvelle menace britannique de suspendre le protocole nord-irlandais, la Commission européenne a mis en garde le 5 novembre contre les «graves conséquences» qu’une telle décision entraînerait pour les relations entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’issue d’un entretien avec son homologue britannique David Frost, le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic a ainsi averti que «cela signifierait un rejet des efforts de l’UE pour trouver une solution consensuelle dans la mise en œuvre de cet accord». Tout en soulignant l’absence d’«avancées» de la part de Londres concernant les ajustements techniques sur les conditions sanitaires et phytosanitaires (SPS) et sur les procédures douanières proposés le 13 octobre par Bruxelles afin de tenter de résoudre les difficultés d’acheminement des marchandises entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord. Par ailleurs, dans le cas où Londres suspendrait certaines dispositions du protocole nord-irlandais via l’article 16, Bruxelles a prévenu qu’elle pourrait «sans doute suspendre» l’accord commercial de libre-échange conclu le 24 décembre 2020. De son côté, Londres a indiqué que la proposition de l’UE «ne répond pas aux difficultés de fond sur la mise en œuvre du protocole», mais estime que les divergences «peuvent encore être surmontées par de nouvelles discussions intensives». Les deux parties se retrouveront à Londres le 12 novembre pour tenter de débloquer la situation.

Social: la MSA veut accompagner les agriculteurs qui s’engagent dans l’agroécologie

La Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) veut créer une «boîte à outils» pour accompagner les agriculteurs à la transition agroécologique, a annoncé l’administrateur de la MSA Gironde Alexandre Bera lors des journées nationales de la MSA à Biarritz le 5 novembre. Cette idée a émergé dans un groupe de travail lancé en début d’année. «L’idée est de faire un package des accompagnements qui existent déjà, mais de le cibler sur la transition agroécologique», détaille le représentant de la CCMSA et animateur du groupe de travail Christophe Simon. Ce «package» serait constitué d’un volet social pour prévenir par exemple les risques psycho-sociaux et liés à la charge mentale, et d’un volet santé et sécurité au travail, car la transition agroécologique peut impliquer de revoir les rythmes de travail et d’utiliser de nouvelles techniques (drones, exosquelettes). Il serait aussi constitué d’un volet économique: «La MSA interviendrait sur la prise en charge des cotisations sociales et pour soulager la trésorerie des exploitants, car la transition implique une baisse de revenus. Mais il faut valider cela avec les pouvoirs publics», indique M. Simon. Cette boîte à outils devrait voir le jour fin 2022.

Photovoltaïque: un projet de centrale dans le Larzac réapparaît sous forme allégée

Arkolia Énergies, PME spécialisée dans la production d'énergie renouvelable, a présenté le 4 novembre une nouvelle version de son projet controversé de centrale photovoltaïque dans le sud du Larzac, dans l’Hérault, espérant que sa taille plus réduite permettra de lever les oppositions, selon l’AFP. Avec son projet Solarzac, Arkolia Énergies envisageait initialement de couvrir 220 à 400 ha de panneaux solaires dans la petite commune du Cros, située dans une zone Natura 2000 et classée au patrimoine mondial de l'Unesco (au titre des paysages culturels de l'agropastoralisme méditerranéen). Lors d'une première consultation en 2019, l'initiative avait été massivement rejetée localement et fustigée par des organisations de défense de l'environnement et du foncier agricole. L'entreprise songe dorénavant à une surface de panneaux solaires de 150 à 200 ha, capable de produire l'équivalent de la consommation électrique de 100 000 à 130 000 personnes (hors chauffage). Elle veut aussi renforcer la dimension agropastorale du projet, les installations permettant selon elle la présence de troupeaux d'ovins.

Carburants: un projet de production d’hydrogène à partir de biomasse cellulosique

Un projet de production d’hydrogène à partir de biomasse pour les véhicules a été annoncé lors du salon Hyvolution, consacré à l’hydrogène, qui s’est tenu à paris les 27 et 28 octobre. Ce projet est unique en son genre, car il est opéré en filière, rassemblant un collecteur de biomasse cellulosique (les Établissements Roussel), un transformateur de biomasse en hydrogène (Haffner Energy) et un distributeur de carburants (Thévenin & Ducrot). Il prévoit la construction d’une station de production d’hydrogène et de distribution ouverte au public et intégrée à une aire de service à Montmarault (Allier). Les Établissements Roussel travaillent avec les scieurs, «mais ils visent aussi l’approvisionnement en biomasses agricoles (pailles, résidus ligneux, tailles de haies bocagères) ou viticoles (ceps et bois de vignes), offrant ainsi un petit complément de revenu aux agriculteurs», précise Haffner Energy. Le procédé d’Haffner produit d’une part de l’hydrogène, et d’autre part du biochar (charbon de bois) composé essentiellement de carbone. Ce biochar sera valorisé en agronomie comme amendement des sols (rétention d’eau), avec comme avantage collatéral de jouer un rôle de puits de carbone. L’objectif est la mise en exploitation de la station mi-2023.

Prix alimentaires mondiaux: à leur plus haut niveau depuis juillet 2011

En octobre, les prix alimentaires mondiaux ont poursuivi leur hausse de 3% par rapport au mois précédent atteignant ainsi leur plus haut niveau depuis juillet 2011, indique la FAO dans son bulletin mensuel du 4 novembre. Les prix sont toujours tirés par une forte progression des cours des céréales qui ont augmenté de 3,2% par rapport au mois de septembre. Les prix mondiaux du blé augmentent ainsi de 5% dans un contexte de resserrement des disponibilités mondiales dû à une baisse des récoltes dans les principaux pays exportateurs (Canada, États-Unis, Russie). Les prix des huiles végétales ont enregistré une nette hausse de 9,6%, atteignant leur plus haut niveau jamais enregistré, en raison de l’affermissement des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. De leur côté, les prix des produits laitiers ont également grimpé (+2,6% depuis septembre), sous l’effet d’une demande à l’importation plus forte pour le beurre, le lait écrémé en poudre et la poudre de lait entier. Selon les nouvelles prévisions de récolte de la FAO, publiées le même jour, les stocks mondiaux de céréales devraient se contracter en 2021-2022 (-0,8%) pour s’établir à 819 Mt, alors que la production mondiale de céréales devrait atteindre un record historique de 2793 Mt.

Climat: le CIWF exige une réduction «urgente» de la consommation de produits animaux

«Sans une réduction mondiale urgente et significative de la consommation de viande et de produits laitiers, nous serons incapables d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris», estime Peter Stevenson, conseiller politique de l’association CIWF dans un communiqué du 5 novembre. Dans un rapport publié le même jour, l’ONG cite les résultats de plusieurs articles scientifiques. Selon une étude parue en 2018 dans Climate policy, la poursuite des tendances au niveau mondial conduirait dès 2030 l’élevage à émettre 40 à 50% du total d’émissions permettant limitant le réchauffement à 2°C. Par ailleurs, selon une autre étude parue en 2016 dans la revue Pnas, les émissions de la viande de bœuf par calorie seraient près de 300 fois plus élevées que celles des légumineuses. «La plus grande réduction devrait venir des élevages industriels de monogastriques et du secteur des feedlots bovins, et la plupart des volumes de lait et de viande devraient provenir de ruminants pâturant dans des prairies bien gérées», insiste l’ONG. Le CIWF déplore en conclusion qu’aucun pays au monde, dans le cadre des contributions nationales soumises à la Cop26, «ne s’est engagé à réduire la production de bétail ou à encourager une consommation moindre de viande et de produits laitiers».

Lait: l’indicateur de prix de revient pour les éleveurs en légère hausse (Cniel)

Le nouvel indicateur du prix de revient du lait, publié vendredi 5 novembre par l’interprofession laitière (Cniel), est globalement en faible hausse par rapport à l’année précédente. Entre 2019 et 2020, il est passé de 403 à 405 €/1000 l pour le conventionnel et de 509 à 529 € pour le biologique en plaine. En montagne, il est passé de 573 à 579 € en bio et, recule, pour le conventionnel à 457 contre 463 € auparavant. Basés sur des données comptables s’arrêtant au 31 mars 2021, ces chiffres ne reflètent pas les importantes hausses de charges que connaissent les éleveurs depuis plusieurs mois. Or, les industriels utiliseront cet indicateur comme référence pour établir leurs CGV dans les négociations commerciales en cours avec les distributeurs. Pour éviter une estimation trop basse du seuil en dessous duquel les agriculteurs vendront leur lait à perte, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) demande aux industriels de prendre en compte l'indice de prix d’achat des moyens de production agricoles (Ipampa), qualifié de «très réactif».

Charcuterie: rapprochement en vue entre Eureden et le salaisonnier André Bazin

Le groupe coopératif Eureden et le salaisonnier André Bazin «travaillent sur un rapprochement qui doit se concrétiser d’ici la fin de l’année sous réserve du feu vert de l’Autorité de la concurrence», annonce un communiqué le 5 novembre. «L’objectif de ce rapprochement est la constitution d’un leader de la charcuterie autour de la naturalité, des terroirs et des marques», précisent les deux entreprises. Basé en Haute-Saône, André Bazin est «le leader des ingrédients carnés à destination du marché du plat cuisiné», ainsi qu'un spécialiste des saucisses IGP de Morteau et de Montbéliard. La société «emploie plus de 330 personnes pour fabriquer plus de 20 000 tonnes de produits». De son côté, le groupe Eureden, basé en Bretagne, regroupe 20 000 adhérents. Il dispose déjà d'une branche viande dont la principale activité est le «spécialiste des aides culinaires charcutières multi-espèces» Albret, qui emploie 600 salariés pour un volume de 38 000 tonnes.

Volaille: plusieurs usines en grève pour des hausses de salaires à l'appel de la CFDT

En quelques jours, la FGA-CFDT a lancé des appels à la grève dans au moins trois trois usines distinctes pour exiger des hausses de salaires. Deux de ces mouvements ont concerné le leader de la volaille LDC, le 4 novembre : dans cinq sites d'Arrivé Maître Coq (en Vendée), et dans son site de Bazas (Gironde) avec la CGT. Rappelant dans un communiqué que «le Smic a été augmenté de 2,2% au 1er octobre», la CFDT demande «une augmentation générale des salaires (…) de 100 € nets mensuels» pour l'ensemble du groupe. «Le groupe LDC a refusé la réouverture des négociations et propose le versement d’une prime PEPA de 220 € nets», dénonce le syndicat. Par ailleurs, après une journée de débrayage le 2 novembre, les salariés de l'usine d'ovoproduits morbihannaise PEP Cocotine (Eureden) se sont mis en grève illimitée le 3 novembre. Là encore, le syndicat a obtenu «1% au maximum» alors qu'il demandait 5% d'augmentation, d'après la déléguée syndicale CFDT, Maryline Étienne, citée par Ouest-France. Au-delà des négociations en entreprises, la FGA-CFDT a exigé par courrier «l’ouverture immédiate de négociations sur la reconnaissance des salariés» pour «toutes les branches agroalimentaires». Selon le syndicat, une réunion sur ce sujet serait prévue «mi-décembre» pour la branche volaille, un délai «inacceptable».