Agrafil du 06 octobre 2021

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Engrais azotés: le négoce confirme une «pénurie» en cours

La FNA (négoce agricole) constate une « pénurie » d’engrais azotés, risquant de modifier les assolements de la prochaine récolte. « Aujourd’hui, un distributeur qui réclame un certain volume, n’en obtiendra qu’entre 20 % et 1/3 auprès de son fournisseur », a confié le 5 octobre à Agra Presse Olivier Bidaut, président de la commission agrofourniture. « Et les prix sont à des niveaux dingues. » En plus de la flambée des cours du gaz, nécessaire à la production des engrais azotés, il met en cause une « spéculation » des fabricants. Le prix de l’azote a été multiplié par trois en un an, selon ses chiffres. « Depuis une quinzaine de jours, on voit des agriculteurs qui sont prêts à modifier leur assolement au profit de cultures moins consommatrices d’azote. » Cela risque de se traduire par une baisse des intentions de semis de céréales d’automne, et un report vers les céréales de printemps, les protéagineux, selon lui. D’autant plus que cette année les agriculteurs tardent à effectuer leurs achats d’engrais azotés. « Le marché français n’est couvert qu’à 60 % des besoins, indique Olivier Bidaut. On aura du mal à faire à temps les autres 40 %, vu les contraintes logistiques. » Contactée, l’Unifa (industriels) affirme qu’« il n’y a pas organisation d’une pénurie », au contraire le secteur « vend à perte ».

Bovins viande: Denormandie veut avancer la contractualisation obligatoire

«Mon objectif, c'est d'avancer la mise en œuvre au 1er janvier 2022 pour la contractualisation avec les JB (jeunes bovins, NDLR), les génisses», a annoncé le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie le 5 octobre au Sommet de l'élevage. La proposition de loi Egalim 2 – pour laquelle un accord a été trouvé entre députés et sénateurs la veille – prévoit que la contractualisation sera obligatoire au 1er janvier 2023. Mais «elle donne la possibilité par décret d'avancer la mise en œuvre» dans les filières, a rappelé M. Denormandie lors d'un échange avec les éleveurs. Pour les broutards, l'objectif est fixé au 1er juillet 2022. «On sait que c'est compliqué, notamment avec les marchands en bestiaux», a reconnu le locataire de la Rue de Varenne. Une annonce saluée par un communiqué de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) qui précise que cette obligation interviendra au 1er janvier 2022 pour les vaches allaitantes et au 1er janvier 2023 pour la viande de vaches laitières. Plus largement, la loi Egalim 2 «entrera en application dans les toutes prochaines semaines», a promis M. Denormandie, après les votes à l'Assemblée «demain soir» (6 octobre) et au Sénat «la semaine prochaine».

Avoine: prix record à Chicago, portés par la sécheresse au Canada

L'avoine a battu lundi son record absolu, porté par les effets de la sécheresse intervenue à la fin du printemps et au début de l'été aux Etats-Unis et au Canada. Le cours de cette plante de la famille des graminées a atteint 6,05 dollars le boisseau (environ 14,5 kg) sur le marché à terme de Chicago, dépassant ainsi son précédent sommet, établi en mars 2014 (6 dollars). Cette ascension «est principalement due à la sécheresse au Canada», deuxième producteur mondial, aux Etats-Unis «et dans une moindre mesure en Europe du Nord, car Suède et Finlande ont eu un temps un peu sec», a expliqué Jon Scheve, de la société de conseil Superior Feed Ingredients. Mi-septembre, le Canada a annoncé prévoir une production en baisse de 43% par rapport à l'an dernier. L'avoine est principalement cultivé dans l'ouest du pays. Calgary (province d'Alberta) et Winnipeg (Manitoba) ont connu le mois de juillet le plus chaud depuis que les températures sont mesurées. Aux Etats-Unis, Dakota du Nord et du Sud, qui produisent plus du quart de l'avoine américain, ont eux aussi connu une vague de chaleur inhabituelle. Le ministère américain de l'Agriculture a annoncé jeudi une production en baisse de 39% sur le plan national par rapport à 2020. L'avoine est consommé par l'homme, sous forme de flocons ou en barres de céréales, ainsi que par les chevaux, mais plus guère par d'autres animaux d'élevage.

Eolien: Pompili annonce des mesures pour faciliter son déploiement

Alors que plusieurs propositions de loi ont été portées ces derniers mois par le parti Les Républicains pour encadrer davantage le développement de l'éolien et répondre notamment à la montée des contestations locales, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a présenté, lors d'une conférence de presse le 5 octobre, «dix mesures» - dont certaines déjà prévues par la loi Climat - qui visent à apaiser ces tensions. Parmi les nouveautés, l'ancienne députée LREM de la Somme a décidé de créer un «médiateur de l'éolien», qui pourra être saisi par les préfets dans des «cas particulièrement difficiles» sur le plan juridique. Un fonds de protection du patrimoine rural public d'environ 30 à 40 M€ va être créé, qui sera abondé par les ventes d'électricité éolienne. Cogéré par les professionnels et les collectivités, le fonds viserait par exemple à rénover de vieux lavoirs, ont expliqué les professionnels lors de la conférence de presse. Enfin, concernant la pollution lumineuse, la ministre a annoncé la réorientation vers le ciel de l'ensemble des signaux lumineux d'éoliennes au cours des prochains mois. Un test va être mené en parallèle pour ne déclencher les signaux qu'à l'approche d'avions/engins aériens, qui pourrait être généralisé en 2022.

Machinisme: les députés de la commission des finances veulent booster l’électrique

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2022, qui a débuté le 5 octobre en commission des finances à l’Assemblée nationale, les députés ont adopté un amendement pour soutenir l’achat de matériel agricole électrique non polluant. Porté par Eric Girardin (LREM, Marne) et plusieurs pairs du groupe majoritaire, l’amendement vise à permettre «aux professionnels de l’agriculture, tels que les viticulteurs manipulateurs» de bénéficier d’un «suramortissement à hauteur de 20%» pour acquérir du matériel agricole à propulsion électrique. L’idée est d’accompagner davantage les agriculteurs dans la «transition énergétique» en les incitant à investir dans ces équipements électriques qui existent mais demeurent plus coûteux que les matériels fonctionnant au pétrole, explique le député marnais dans l’exposé des motifs.

Pac : un calendrier d'adoption toujours aussi serré

Malgré les appels répétés du Parlement européen à accélérer le travail de rédaction juridique et de traduction des textes de la future Pac, ce chantier ne devrait être finalisé que pour le 17 novembre, a indiqué la Commission européenne aux experts nationaux du Comité spécial Agriculture lors de leur réunion du 4 octobre. Dans la foulée, le Parlement européen devrait donc voter les trois règlements en plénière le 23 novembre puis le Conseil de l’UE les adoptera définitivement le 2 décembre. Ce n’est qu’alors que les textes pourront être publiés au journal officiel mais surtout que la législation secondaire (actes délégués et actes d'exécution) pourra être adoptée. La Commission européenne travaille actuellement sur les actes les plus urgents et les États membres, assure-t-elle, auront une bonne idée de leur contenu au moment de finaliser leurs plans stratégiques nationaux qui doivent être rendus à Bruxelles au plus tard le 31  décembre. Ce calendrier serré et cette absence de visibilité inquiètent certains ministres de l’Agriculture des Vingt-sept qui aborderont le sujet lors de leur réunion prévue les 11 et 12 octobre à Luxembourg. Leur discussion devrait également aborder les difficultés rencontrées dans l’élaboration des plans et sur l'importance de la transparence dans leur évaluation par la Commission.

Clauses miroir : Denormandie reçoit le soutien des ministres espagnol et autrichienne

Dans une tribune commune publiée le 4 octobre dans le Figaro, les ministres de l’Agriculture français, Julien Denormandie, espagnol, Luis Planas, et autrichienne, Elisabeth Kostinger, plaident pour que l’UE impose ses normes environnementales aux produits qu’elle importe. La politique commerciale est essentielle pour atteindre les objectifs du Green deal qui ne pourront pas être remplis uniquement via des politiques internes à l’UE telles que la Pac, rappellent-ils. Les trois ministres soulignent que « le perpétuel relèvement des standards de production agricole en Europe, sans prendre en considération les enjeux environnementaux dans les produits agricoles importés, remet en cause l’efficacité même de ses politiques ». Aussi, « il est désormais temps, selon eux, qu’un consensus européen émerge et porte une attention particulière sur ces "mesures miroir" car personne ne peut comprendre qu’aujourd’hui entrent sur le marché européen des produits qui n’ont pas été fabriqués avec les mêmes normes de protection de l’environnement et du climat ». Ce sujet sera l’une des priorités de la France lorsqu'elle assurera la présidence du Conseil de l’UE au premier semestre 2022.

Domaine de Grignon: les opposants à la vente saisissent la justice

Les opposants à la vente du domaine de Grignon, dans les Yvelines, ont annoncé avoir saisi la justice pour s'opposer à la cession de ce berceau de l'agronomie française au promoteur immobilier Altarea Cogedim. «Nous déposons aujourd'hui un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Versailles», a indiqué l'association Grignon 2000 dans un communiqué transmis à l'AFP. «Les conditions auxquelles des forêts propriété de l'Etat, comme celle de Grignon, peuvent être vendues», n'ont pas été «respectées"», ajoutent-ils. Dans le cadre de la création d'un «grand pôle d'excellence scientifique» sur le campus de Paris-Saclay, les différents sites franciliens d'AgroParisTech, dont celui de Grignon, sont vendus. Pour lui succéder, l'Etat a retenu le projet d'Altarea Cogedim, qui était en concurrence notamment avec le projet alternatif "Grignon 2026" porté par une association d'anciens élèves de l'école. Les opposants à la vente (étudiants, élus, agronomes ou syndicalistes) multiplient depuis des mois les manifestations pour faire annuler cette vente. Un groupe de travail, mandaté par le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie et dirigé par le directeur d'AgroParisTech Gilles Trystram, a été formé, mais les opposants à la cession n'ont pas souhaité en faire partie.  Ils arguent qu'Altarea, qui fait partie de ce groupe, possède «virtuellement ou effectivement toutes les cartes de la décision».

Finance: la banque Rothschild s’intéresse à l’agroécologie et aux start-up agricoles

Moringa, le fonds de la banque Rothschild dédié à l’agroforesterie, aurait déjà investi près de 60 millions d’euros dans dix projets de production et de transformation agroforestière dans le monde depuis sa création il y a dix ans, indiquent les responsables de Rothschild lors d’un échange avec la presse le 5 octobre. NicaFrance pour la plantation de caféiers au Nicaragua, Tolaro pour les noix de cajou au Mali, ou encore Floresta viva (Brésil) et B-B Bovid (Ghana) pour l’huile de palme : « la plupart de ces filières n’étaient pas encore très structurées », souligne Clément Chenost, P.-D.G. de Moringa. « En Europe aussi il y a un vrai enjeu sur l’agroforesterie, et nous regardons de très près ce qui pourrait être fait, en France en particulier », poursuit-il, évoquant des travaux en cours au sein du groupe Rothschild. Au-delà de Moringa, la présence du groupe Rothschild dans le secteur agricole demeurerait limitée, selon ses dirigeants. « En bourse, il y a très peu de véhicules qui permettent d’aller sur cette filière », souligne Jean-Philippe Desmartin, directeur de l’équipe Investissement responsable du groupe. Rothschild pourrait alors bientôt renforcer sa présence sur les start-up agricoles. Protéines végétales, robotique, agriculture verticale ou logistique : « nous souhaiterions accompagner les entreprises de la création à la croissance », indique Lars Kalbreier, CIO de la branche banque privée du groupe.

Vin de Bourgogne: perte de la moitié des récoltes, frein pour l'export

Les vins de Bourgogne ont perdu environ la moitié de leur récolte cette année en raison du gel printanier, ce qui va freiner les performances record de l'appellation à l'exportation, a estimé le 5 octobre l'interprofession. «Le gel m'a tué», résume dans une boutade François Labet, le président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). «Selon une estimation purement théorique, nous aurons cette année 50% de la récolte habituelle, soit 750.000 hectolitres environ», contre 1.56 million en 2020, a-t-il détaillé lors d'une conférence de presse à Meursault (Côte d'Or). Ces pertes catastrophiques, dues aux fortes gelées de Pâques qui ont détruit les premiers bourgeons, mettront un coup d'arrêt brutal aux records enregistrés ces derniers mois à l'export, qui représente la moitié des ventes, selon le BIVB. Ainsi, les vins de Bourgogne ont dépassé à l'export les résultats d'avant la crise sanitaire, avec une hausse de 22,1% en volume et 26,2% en valeur sur les sept premiers mois de 2021 comparé à la même période de 2019. Le chiffre d'affaires à l'export établit ainsi un nouveau record sur les sept premiers mois de 2021, à 741 millions d'euros. En France, même si de nouveaux records ne sont pas franchis, la croissance pour les vins tranquilles atteint 22,1% en valeur sur les six premiers mois de cette année, comparé à la même période de 2020.

Lait: les échanges entre le Royaume-Uni et l’UE diminuent de 25% suite au Brexit

« Les flux commerciaux [de produits laitiers, ndlr] entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ont chuté de plus de 25% par rapport au niveau d’avant Brexit », peut-on lire dans le rapport de l’Observatoire européen du lait du 29 septembre. Ce déclin serait le fait de fortes difficultés logistiques ainsi que du réflexe de stockage des opérateurs qui a précédé la sortie des îles britanniques de l’UE. Les fromages, où le Royaume -Uni représente un tiers des exportations européennes, sont particulièrement touchés. Au premier trimestre 2021, les envois de fromages outre-manche ont diminué de 12% en volume par rapport à 2020, année déjà en retrait par rapport à 2019. Ces fromages ont pu retrouver le chemin des Etats-Unis depuis la suspension des droits de douanes supplémentaires imposés Outre-Atlantique dans le cadre du contention Airbus-Boeing. En augmentant de +18% au premier semestre 2021, les exportations européennes vers les Etats-Unis sont désormais au-dessus de leur niveau initial.

Egalim 2: FNSEA, JA, coopératives et industriels satisfaits, les PME beaucoup moins

Réagissant au lendemain de l’accord trouvé en commission mixte paritaire sur la proposition de loi (PPL) Egalim 2, le 4 octobre, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs estiment que « le cadre législatif issu de la Loi Egalim est dorénavant amélioré ». Pour le syndicalisme majoritaire, « le texte est équilibré » et nul doute que sa « stricte » application aboutira « à des hausses de tarif à la hauteur de la volatilité subie par l'amont ». Tâche aux acteurs de la chaine alimentaire de prendre leur « responsabilité ». Le son de cloche est similaire du côté des coopératives. La Coopération agricole note une « avancée notable pour tenter d’enrayer la guerre des prix ». Les industriels privés, par la voix de l’Ania « saluent des avancées dans cette loi ». Mais le ton est à la mise en garde : « à quelques jours du début des négociations commerciales, de nombreuses entreprises et notamment des PME sont aujourd’hui très inquiètes sur certains dispositifs qui vont être très difficilement applicables. Il est urgent que les pouvoirs publics puissent transmettre une interprétation opérationnelle du texte », alerte leur communiqué. La Feef qui représentent les PME vont plus loin. Selon elle, « les mesures adoptées par Egalim 2 compromettent l'avenir des PME françaises ».

Enseignement agricole: le Sénat demande «une stratégie et des objectifs»

Rendant son rapport le 5 octobre devant la presse, la mission d’information sur l’enseignement agricole au Sénat a appelé à « redonner une stratégie et des objectifs clairs à l’enseignement agricole ». Selon les auteurs, l'enseignement agricole est confronté à une diminution des effectifs de la formation initiale dans l’enseignement technique (- 11 % en dix ans), « à une situation financière des établissements parfois préoccupante », et à une action du ministère de l’Agriculture « autrefois perçu comme pilote et désormais vu comme suiveur ». La décision de lancer une mission d’information est consécutive à un refus du Sénat de voter le budget de l’enseignement agricole lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2021 en décembre 2020, a rappelé Nathalie Delattre (RDSE, Gironde), rapporteure de la mission. « Nous demandons au ministre de l’Agriculture qu’il s’attache à soutenir l’enseignement agricole, alors qu’il nous dit qu’il ne peut rien sans la décision de Bercy. Nous demandons qu’il soit là au moment de la discussion du budget », a-t-elle ajouté. Pour la mission, un effort important de promotion du métier d’agriculteur doit être fait, tant par l'intermédiaire des chaînes de télévision, de radio, par les journaux, que par les réseaux sociaux. Car seulement 35 % des apprenants sortant de l’enseignement agricole épousent la profession d’agriculteur, tandis que 42 % se dirigent vers les services.

Méthanisation: lever «quelques doutes» avant de rehausser les objectifs (rapport)

La loi quinquennale sur l’énergie de 2023 pourrait très bien réévaluer l’objectif, qui est de 10 % de gaz renouvelable d’ici à 2030, du moment qu’elle est vertueuse. Tel est le sens du rapport de la mission d’information du Sénat « la méthanisation dans le mix énergétique, enjeux et impacts », présenté le 5 octobre à la presse par ses deux auteurs sénateurs, Pierre Cuypers (LR, Seine et Marne), président de la mission, et Daniel Salmon, Écologiste - Solidarité et Territoires, (Ille-et-Vilaine). L’objectif de 10 % pourrait-il être porté à 20 ou 30 %, voire plus ? « Nous n’avons pas à nous prononcer sur un taux, mais il faut, pour qu’un tel objectif puisse être recherché, être certain que la méthanisation contribue pleinement à la lutte contre le changement climatique. Il faut encore lever quelques doutes », a répondu Daniel Salmon. Le sénateur écologiste a insisté sur la nécessité d’avoir la certitude que les cultures intermédiaires à vocation énergétiques (Cive) ne sont pas poussées avec des engrais de synthèse et des phytos. Le rapport justifie le développement de la méthanisation par l’aspect climatique et aussi par l’aspect géopolitique à risque de l’approvisionnement de la France en gaz, a évoqué quant à lui Pierre Cuypers, agriculteur.

Orge: les brasseurs « très préoccupés » par les hausses de coûts

Selon un communiqué du syndicat Brasseurs de France le 5 octobre, les professionnels du secteur sont « très préoccupés par la hausse des coûts » à laquelle ils font face. « Après 18 mois difficiles pour sauvegarder leurs activités, et dans un contexte déflationniste en grande distribution qui dure depuis plusieurs années, les brasseurs français s’alarment de la hausse des coûts de production qui risque de les mettre encore plus en difficulté », explique-t-il. En plus du renchérissement des commodités agricoles, les augmentations atteignent « +7 à +15 % sur l’énergie, +10 à +24 % selon les matériaux d’emballages utilisés (verre ou aluminium) et +4 % sur le transport ».

Fertilisants : Laetitia Fourié, nouvelle présidente du syndicat Afaïa

L'Afaïa (entreprises de « matières fertilisantes et intrants innovants ») a annoncé le 5 octobre la nomination de Laetitia Fourié comme présidente. Elle succède à Benoît Planques. Laetitia Fourié est depuis septembre responsable des affaires réglementaires au sein de la société Hello Nature, au même poste qu’occupé précédemment chez Angibaud Derome & Spécialités.