UE/Mercosur : Macron prêt à accepter l’accord en 2025 si les conditions sont réunies
Alors que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur pourrait être présenté au Conseil de l’UE pour approbation avant la pause estivale, le président Emmanuel Macron s’est dit prêt, le 6 juin dans un entretien à la chaîne de télévision brésilienne GloboNews, à autoriser sa signature d’ici la fin de l’année 2025. Toutefois, le chef de l’Etat pose ses conditions : la mise en place des clauses miroirs ou de clauses de sauvegarde. Cette marque d’ouverture sur ce sujet intervient au lendemain de la visite à Paris de son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, l’enjoignant fortement à conclure l’accord. La France figure parmi les principaux Etats membres de l’UE opposés à ce traité commercial qui suscite un fort rejet dans le monde agricole. La ministre Annie Genevard mène d’ailleurs une campagne de lobbying pour forger une minorité de blocage au sein du Conseil de l’UE (d’au moins quatre Etats représentant plus de 35% de la population de l’UE). Elle a, à ce titre, échangé récemment avec ses homologues autrichiens, hongrois et polonais. Elle s’est aussi entretenue, le 5 juin, avec la Belgique et devrait prochainement le faire avec la Grèce. Un déplacement en Italie et en Roumanie est à l’ordre du jour.
Pesticides: vers une refonte de l'évaluation des effets sur la biodiversité
Dans une audience en appel dans l’affaire «Justice pour le vivant», la rapporteure publique a suggéré le 6 juin de contraindre l’État à revoir ses procédures d’évaluation et d’autorisation des pesticides. En juin 2023, le tribunal administratif de Paris avait condamné en première instance l’État à réparer un «préjudice écologique» lié à l’utilisation massive des pesticides dans l’agriculture. Les cinq ONG de défense de l’environnement ayant déposé le recours avaient salué une décision «historique» mais fait appel pour que l’État soit contraint à revoir ses méthodes d’autorisation des pesticides. L’État avait également fait appel. Lors d’une audience à la Cour administrative d’appel de Paris, la rapporteure publique a proposé aux juges d’enjoindre l’État de mettre en œuvre une évaluation des risques sur les espèces «non-cibles» dans le cadre de la procédure d’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, dans un délai de douze mois. Autrement dit de bien vérifier que ces produits affectent les espèces visées et pas d’autres, comme par exemple les abeilles. Elle propose dans la foulée de «procéder le cas échéant au réexamen des AMM (autorisations de mise sur le marché) pour lesquelles la méthodologie d’évaluation n’aurait pas été conforme à cette exigence». Deux fautes retenues en première instance ont en revanche été écartées: le non-respect de l’objectif chiffré d'Ecophyto et le non-respect de l’obligation de protection de la ressource en eau contre les pesticides.
Algues vertes : vers la condamnation de l’Etat dans la mort d’un joggeur
En audience à la cour administrative d’appel de Nantes le 5 juin, le rapporteur public a préconisé de retenir la responsabilité de l’Etat dans la mort d’un joggeur survenue sur un site pollué aux algues vertes en 2016, en Bretagne nord, rapporte le quotidien Ouest-France (article payant). S’il est suivi par les juges, ce qui est généralement le cas, cela donnera lieu à une indemnisation des ayants-droits. Jean-René Auffray avait été retrouvé mort le 8 septembre 2016 dans l’estuaire du Gouessant à Hillion (Côtes d’Armor), sur un site inaccessible au ramassage des algues vertes. Le rapporteur public estime que la mort par inhalation d’hydrogène sulfuré, émis par les algues vertes en putréfaction, ne fait aucun doute. Il a établi le « lien de causalité directe » pourtant réfuté par le tribunal de première instance en 2022, en écartant « toutes les autres causes possibles » dans le décès de ce « grand sportif » qui ne présentait « aucune pathologie cardiaque ». Il a aussi souligné les « manquements de l’Etat depuis plusieurs décennies » dans la prolifération d’algues vertes dans le secteur. Il propose d’attribuer 70% de la part de responsabilité à l’Etat, et 30% à la victime pour son « imprudence » à s’être aventuré sur le terrain réputé dangereux. Les juges rendront leur décision le 24 juin.
Loup : le changement de statut définitivement validé par le Conseil de l'UE
Après 18 mois de procédure – depuis que la Commission européenne l’a proposée en décembre 2023 –, le Conseil de l’UE a définitivement adopté, le 5 juin, la modification de la directive Habitats, qui fait passer le niveau de protection du loup d’espèce « strictement protégée » à « protégée ». Ce texte, qui amende les annexes de la directive, sera donc prochainement publié au Journal officiel de l’UE et entrera en vigueur 20 jours plus tard. Les États membres disposeront ensuite de 18 mois pour le transposer dans leur législation nationale. Ils devront néanmoins continuer à garantir un état de conservation favorable au loup et appliquer des mesures de surveillance pouvant conduire à des interdictions temporaires ou locales de chasse.
Lait : reprise de la collecte en France depuis début avril
La dernière note de conjoncture du Cniel (interprofession laitière) du mois de mai, publiée le 5 juin, met en lumière une reprise de la collecte de lait en France en avril. Cette collecte est en recul depuis le début de l’année à cause du contexte sanitaire difficile, à -1,2% sur les 19 premières semaines de 2025. La production laitière est peu dynamique dans les grands bassins exportateurs mondiaux. Le prix unitaire des charges dans les élevages laitiers diminue (indice général Ipampa lait de vache) recule de 2% par rapport à mars 2024, mais augmente de 22% depuis 2020. Du côté des cours, en France, « le prix de la poudre de lait écrémé est globalement stable depuis un an autour de 2 400 € la tonne, tandis que celui du beurre atteint actuellement de nouveaux sommets, à plus de 7 400 € la tonne », selon la note. Il avait atteint 7600 € la tonne en avril. Le prix du lait poursuit sa hausse : le prix standard du lait de vache conventionnel était de 469 €/1000 litres en mars (+38 € au-dessus du niveau de mars 2024) selon FranceAgriMer. Dans les magasins, l’Insee note une progression pour le beurre (+2,5% en avril 2025 vs avril 2024) et le lait liquide (+1,3%), mais un recul de 0,7% pour le fromage et de 1,3% pour les yaourts.
Viande in vitro : le Texas sur le point de l'interdire, annulation par la justice en Floride
L’Etat du Texas s’apprête à interdire « la vente de protéines issues de culture cellulaire pour la consommation humaine », selon le texte de loi 261 du Sénat local, interdiction assortie de sanctions civiles et pénales. Cette législation maximaliste a été adoptée par la chambre des représentants et le Sénat texans et a été envoyée pour signature le 1er juin au gouverneur Greg Abbott. Elle est soutenue notamment par les organisations locales d’éleveurs de bétail. Le Texas rejoint ainsi les Etats américains qui ont décidé de bannir les produits issus de cellules animales cultivées, même si ces derniers ne sont pas vendus à grande échelle. Récemment, des interdictions ont été adoptées dans les Etats du Montana, de l’Indiana, du Nebraska, du Mississipi et d'Alabama, tandis qu’en Floride, le fabricant de viande cellulaire Upside Foods a obtenu une première victoire en justice pour faire annuler la décision d’interdiction. D’autres Etats ont pris dernièrement des mesures restrictives vis-à-vis de la viande de laboratoire comme le Dakota du Sud qui interdit le financement public en faveur de ces produits ou la Caroline du Sud qui oblige à un étiquetage spécifique.
Volaille : LDC vise une réduction de 21% de ses « empreintes produits » en 2030
Dans un communiqué où LDC présente sa nouvelle stratégie Climat & Biodiversité de 2025 à 2030, le directeur RSE du groupe, Dylan Chevalier, indique que l’objectif de réduction des émissions de scope 3 est de 21 %. Portant sur le périmètre « empreinte produits », en produits de volaille ainsi que traiteurs, il concerne les émissions sur l’ensemble de la chaîne de valeur (matières premières, ingrédients, emballages, transport et énergies), et intègre la séquestration (captation et stockage de carbone dans la biomasse). « Le plan d’actions s’appuie donc essentiellement sur des approvisionnements bas-carbone en mobilisant les fournisseurs et en déployant de nouveaux systèmes d’information, et l’évolution du mix produit pour continuer à développer une offre à faible empreinte carbone », détaille-t-il. Cette nouvelle stratégie climat s’inscrit dans la politique de RSE « Agir avec nos territoires » sous une nouvelle gouvernance opérationnelle dédiée. Elle s’appuie sur l’expertise des cabinets Carbone 4 pour le calcul des émissions et la trajectoire carbone, et Axa Climate pour l’analyse des risques et le plan d’actions biodiversité.
Apiculture : le ministère renforce la surveillance de l’acarien Tropilaelaps
Le ministère de l’Agriculture annonce avoir « décidé de renforcer les mesures de prévention » contre l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture, dans une réponse à la question écrite de la députée Marie Pochon (EELV, Drôme) publiée le 3 juin. L’élue alertait sur « le risque de l’arrivée imminente » du parasité détecté en Géorgie, « aux portes de l’Europe », qui pourrait devenir « un problème sanitaire encore plus grave que le varroa ». Elle demandait notamment « l’interdiction » des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles en provenance des pays infectés et des Etats limitrophes. Dans sa réponse, la Rue de Varenne indique avoir fait « un rappel de la réglementation sur les mouvements d’abeilles » et « un renforcement des contrôles et de surveillance » du parasite. « Il convient de s'assurer que tout soit mis en oeuvre pour que Tropilaelaps n'arrive pas sur le territoire français » indique le ministère, expliquant qu’il faut procéder à une « destruction systématique » des ruchers et colonies infectées, « avec indemnisation des apiculteurs concernés ». En cas de suspicion, ces derniers doivent informer « au plus tôt » le guichet unique de l'observatoires des mortalités et des affaiblissements de l'abeille mellifère (OMAA), la direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) la plus proche ou un vétérinaire.
Méthanisation : EMC2 et Suez nouent un partenariat dans le Grand Est
La coopérative EMC2 (481 M€ de chiffre d’affaires, 770 000 t de collecte) annonce avoir signé, le 2 juin, un partenariat avec le groupe Suez pour « accélérer le développement de projets de méthanisation dans le Grand Est ». Suez, qui exploite déjà plusieurs unités dans l’Hexagone, bénéficie d’une expertise reconnue dans la gestion des déchets, de leur tri, de leur valorisation organique et énergétique. Quant à EMC2, elle possède deux unités de méthanisation - à Landres et à Villers-le-Lac en Meurthe-et-Moselle – avec plus de 50 % d’apport d’effluents d’élevage collectés dans un rayon moyen de 7 km. Le gaz vert local produit alimente près de 2400 foyers. Avec cet accord, le groupe coopératif confirme « son ambition de démocratiser la méthanisation auprès des agriculteurs, pour en faire un outil structurant au service de l’élevage et de la transition énergétique ». L’objectif est aussi de diversifier les activités des adhérents en sécurisant leurs revenus, avec une visibilité à 15 ans. L’enjeu se veut également agronomique : le digestat produit s’affiche comme une alternative naturelle aux engrais chimiques. Les deux partenaires n’ont, à ce jour, pas chiffré leurs ambitions en termes d’unités à implanter. (Anne Gilet)
Pêches/Abricots : offre européenne « limitée », risque de « pénurie momentanée » (AOPn)
La distribution doit anticiper un « risque de pénurie momentanée », fait savoir l’AOPn Pêches Abricots, le 6 juin dans un communiqué, « et a minima de décalage flagrant entre des annonces de prix bas et une offre limitée », « qui ne permettra pas de réaliser les opérations promotionnelles trop agressives ». En effet, « la production européenne de fruits d’été sera limitée », à cause notamment de la météo en Grèce et Espagne. En abricots, le volume européen attendu est de « 500 000 t » (-10% sur un an), « dans la moyenne des cinq dernières années, marquées par des accidents climatiques ». En pêches et nectarines, moins de 2,6 Mt sont prévues en France, Grèce, Espagne et Italie (-6% sur un an, +7% par rapport à la moyenne 2019/2023), avec une probable révision à la baisse prochainement. « Dans les deux cas, avertit l’AOPn, de nombreux experts estiment que les prévisions surestiment la réalité, les agriculteurs et organisations professionnelles redoutant que la clientèle ne fuie vers d’autres origines afin de sécuriser leur sourcing. ». La France n’est pas épargnée, avec des prévisions actualisées d’« à peine 100 000 t d’abricots et 200 000 t de pêches ». En conséquence, « l’offre hexagonale couvrira à peine les besoins du marché national si les conditions météorologiques sont favorables ».
Pêches/abricot : accord entre Intermarché et l’AOPn pour prioriser l'origine tricolore
Intermarché et l’AOPn Pêches Abricots ont signé un accord de progrès, le 27 mai, en faveur des fruits français. Premier pilier : « priorité » à l’origine tricolore, selon un communiqué. Concrètement, « lorsque les conditions de production – volumes et qualité – le permettent, les lignes d’importation sont progressivement remplacées afin de mettre en avant exclusivement les récoltes nationales ». Deuxième pilier : travailler sur la qualité « du verger au point de vente », y compris via un « guide » dédié aux magasins (bons gestes de manipulation, etc.). Troisième pilier : un « approvisionnement responsable ». Il s’agit d’accompagner vers des pratiques agricoles bas carbone et de miser sur la « proximité logistique », avec des « fruits collectés au plus près des zones de production, puis expédiés vers les bases régionales ». Quatrième pilier : un « dialogue renforcé » face aux crises. Ainsi, « en cas de déséquilibre conjoncturel – excès d’offre, intempéries, ralentissement de la demande – le dispositif prévoit une coordination entre les acteurs » ; des actions commerciales « peuvent être mises en place rapidement pour soutenir l’écoulement des volumes ». L’AOPn pèse 80% de la production nationale et 90% de ses volumes sont labellisés Vergers écoresponsables.
Fraises : saison prometteuse mais bientôt un « pic critique » de gariguettes (producteurs)
Pour soutenir les fraises françaises « dans un contexte de concurrence avec les fruits d’été », l’AOPn Fraises Framboises appelle « la grande distribution et les consommateurs à rester mobilisés », fait savoir un communiqué, le 5 juin. En effet, « un second et dernier pic de production » de gariguettes est « attendu dans les tout prochains jours, dans ses bassins du Sud-Ouest et de la Bretagne ». A part ce « pic critique », l’AOPn peut souffler. A mi-saison, le bilan est « prometteur » : « qualité », « tenue » et « excellence gustative », et déjà « plus des deux tiers » produits sur les « 60 000 tonnes visées en 2025 ». Soit une « dynamique équivalente » à 2024. Côté prix, ceux des « fraises allongées telles que la gariguette et la ciflorette » ont été « globalement stables », mais « la fraise ronde a connu davantage de fluctuations ». La concurrence avec la fraise espagnole a été limitée en début de saison, selon l’AOPn, en raison d’une « faible présence » de celle-ci à la suite des « intempéries notamment ». A partir de données arrêtées au 1er mai, l’Agreste estime à 76 000 t la production tricolore » (+1% sur un an, +3% en moyenne quinquennale) ; « en avril, les prix ont été supérieurs de 3 % à ceux de la campagne 2024 et de 10 % à la moyenne 2020-2024 sur le même mois ».
Myrtille : vers une récolte française « record » à 3 300 tonnes (producteurs)
La production française de myrtilles « pourrait atteindre un record de 3 300 t », se réjouit l’Association des producteurs de myrtilles de France (APMF), dans un communiqué le 6 juin, contre 2 800 à 3 000 t l'an dernier. « Très peu de vergers ont été (affectés) par le gel de printemps » et de plus, « les surfaces plantées ces dernières années rentrent en production avec des volumes en croissance ». En tout, le verger s’étend sur « 600 ha » grâce à un gain d’ « environ 50 ha » par an depuis trois ans. Dans le détail, la Nouvelle-Aquitaine (premier bassin) pourrait produire, avec l’Occitanie et Paca, « 2 100 t ». En Pays de la Loire, Centre Val de Loire, Bretagne et Normandie cumulées, la récolte pourrait donner « 850 t ». S’ajoutent « 300 t » en Grand Est, Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France. A bon entendeur : « le potentiel de développement est important, affirme l’association, car l’offre en myrtilles françaises manque dès la mi-juillet ». D’après le CTIFL (centre technique), « la production française ne couvre que 17 % du volume commercialisé dans notre pays : elle s’établit à environ 3 000 t par an » ; « en dix ans, les importations ont augmenté de près de 500% (Amérique du Sud, Espagne, Maroc) ». L'APMF représente 50% des surfaces et prévoit 1 600 t cette saison.
Crise viticole : lancement de l’aide à l’arrachage destinée aux pépiniéristes
FranceAgriMer a précisé le 6 juin le dispositif d’aide exceptionnelle à destination des pépiniéristes viticoles pour l’arrachage. Annoncé par Annie Genevard lors d’un déplacement le 20 mars en Gironde, « il permettra d’accompagner la réduction du potentiel de production de boutures issues des vignes-mères de porte-greffes (VMPG) » en réponse aux difficultés économiques du secteur, indique l’établissement public. L’aide est fixée à 3 000 €/ha de VMPG arrachée et une bonification de 1 000 €/ha est prévue pour les jeunes agriculteurs. Pour en bénéficier, le pépiniériste doit suivre deux étapes : l’arrachage et la déclaration ; le dépôt de la demande d’aide. D’abord l’arrachage, à effectuer entre le 6 juin et le 31 juillet 2025. Ensuite le dépôt de la demande d’aide, sur la plateforme FranceAgriMer du 11 août jusqu’au 30 septembre 2025. Ce dispositif est doté d’une enveloppe de 1 million d’euros. Laquelle correspond à la part non dépensée des 120 millions d'aide à l'arrachage de vignes, mis en place mi-octobre afin de résorber la surproduction. Sur les 10 millions d’euros qui n’ont pas été consommés, 9 millions vont aux jeunes viticulteurs ayant subi de mauvaises récoltes liées aux aléas climatiques, le reste aux pépiniéristes.
Machinisme : problèmes de conformités sur plusieurs types de matériels (presse)
Dans un article publié le 5 juin, nos confrères de la France Agricole (article payant) indiquent que de récentes évolutions réglementaires affectent plusieurs types de matériel agricole français. Selon un avis publié par le ministère de l'agriculture le 3 avril au Journal officiel, les chargeurs mis sur le marché depuis avril 2015 sont considérés comme non conformes, jusqu’à preuve du contraire. La raison : la Commission européenne considère désormais que la norme EN 12 525 ne répond plus aux exigences de sécurité inscrites dans la directive machine de 2006. Autre couac: les épandeurs devront se mettre en conformité avec de nouvelles normes de sécurité, pour « prévoir un moyen de protection du réseau d’eau empêchant le retour de l’eau de la cuve vers le circuit d’alimentation, ainsi qu’un dispositif permettant d’éviter tout débordement de la cuve », explique La France Agricole. Enfin, l'article rappelle que depuis le 1er janvier 2025, tous les tracteurs/équipements neufs sont équipés d'une double ligne de freinage. Mais aucune solution conforme n'aurait pour le moment été trouvée pour les anciens véhicules dotés d'une simple ligne attelés à un matériel double ligne, ou l’inverse.
Cuma : rendez-vous Annie Genevard dans un mois pour évoquer le Dina
Contacté par Agra Presse, la nouvelle présidente de la FNCuma Marine Boyer a indiqué qu’une rencontre avec la ministre de l’Agriculture Annie Genevard se tiendra « le 7 juillet prochain ». L’un des principaux sujets de discorde sera abordé, à savoir la coupe budgétaire annoncée relative au Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives (Dina), unique subvention étatique accordée aux Cuma. « Il y a un mois environ, on nous a annoncé une baisse de 30 %. Par la suite, il y a trois semaines, il s’agirait en réalité d’une réduction de 46 %, passant de 1,5 M€ à 800 000 € ! », déplore la présidente. « Nous recherchons l’efficience maximale de l’aide publique. Avec près de 3 000 Cuma touchées par le dispositif depuis 2016 d’aide immatérielle, plus de 700 emplois partagés ont été créés et 30% des Cuma se sont engagées dans des pratiques agro écologiques». Elle craint que cette décision n'entraine un cercle vicieux : « si l’aide tombe à 800 000 €, qui nous dit que demain, elle ne sera pas totalement supprimée ? ». Concrètement, la réduction de l’aide limitera, entre autres, les capacités d’accompagnement des Cuma dans leurs projets au delà du partage de la machine, rappelle t-elle.
Femmes en agriculture : une PPL du NFP vise l’égalité d’accès aux droits
Une proposition de loi (PPL) du Nouveau front populaire, déposée le 4 juin à l’Assemblée nationale, vise à « garantir une égalité d’accès aux droits et aux opportunités pour les femmes en agriculture ». Le texte prolonge le congé maternité et instaure la prise en charge de congés parental et enfant malade. S’agissant du congé de maternité, la MSA prend en charge le remplacement « jusqu’au neuvième mois de l’enfant » (contre 16 semaines aujourd’hui). Un congé parental est créé à partir du dixième mois jusqu’à deux ans, avec « un remplacement intégral puis dégressif ». Par ailleurs, les signataires déplorent que « de nombreuses femmes participent encore activement aux exploitations agricoles sans bénéficier d’aucun statut ». Le texte charge la MSA d’informer sur le statut de conjoint‑collaborateur. Pour améliorer la représentativité des femmes, il est prévu de mettre en place la parité lors des élections aux chambres d’agriculture et à la MSA. Son respect majore de 2 % le montant du financement des syndicats agricoles, d’après la PPL. La parité est également instaurée dans les commissions d’homologation du matériel agricole, lequel « bien souvent » est prévu pour être utilisé par un homme, regrettent les députés.
Restauration collective: des recommandations inadaptées aux Ehpad (étude)
Cabinet d'Annie Genevard: nouvelle conseillère pour les filières végétales, hors vin
Dans un arrêté du 2 juin, la ministre de l'Agriculture a nommé Virginie Bernois comme conseillère en charge des filières végétales et de la souveraineté en matière agricole et alimentaire. Elle remplace sur ce périmètre Marion Zalay, qui reste conseillère spéciale auprès de la ministre chargée de la simplification et de la viticulture. Diplomée d'AgroParisTech, Virginie Bernois était jusqu'ici conseillère agriculture, alimentation et forêt au SGPI (investissements d'avenir, Matignon) depuis 2023. En 2021, elle avait cofondée la start-up March5, qui ambitionnait de franchiser 300 «fermes agroécologiques» dans les dix ans. Auparavant, elle avait passé huit ans au cabinet de conseil Greenflex.
Céréales : Baudouin Delforge réélu président d'Agro Paris Bourse
Baudouin Delforge a été réélu président de l'association Agro Paris Bourse, pour un nouveau mandat de trois ans, lors de son assemblée générale qui s'est tenue le 6 juin à Paris, au Pavillon Dauphine. Il entame en 2025 sa 30e année à la tête de l’organisation. Le même jour se tenait, au même endroit, la Bourse internationale de Paris, organisée par l'entité. La prochaine édition décentralisée se tiendra à Deauville (Calvados) le 12 septembre prochain. Pour rappel, Agro Paris Bourse organise les bourses de commerce de céréales. Elle avait par exemple organisé la dernière édition de la bourse de commerce européenne à Paris les 4 et 5 décembre derniers, au Pavillon Gabriel, qui avait attiré environ 4 500 participants.