Mutagénèse : des anti-OGM détruisent plusieurs tonnes de semences de tournesol chez RAGT
Quelque 80 « faucheurs volontaires » d'OGM ont pénétré le 10 novembre dans un site RAGT à Calmont (Aveyron), éventrant des sacs contenant plusieurs tonnes de semences de tournesol qu'ils considèrent illégales, a constaté l'AFP. Brandissant une pancarte indiquant « inspection citoyenne en cours », ils ont mélangé ces produits de tournesol avec du maïs afin de les rendre inutilisables. Ces militants venus d'Occitanie -mais aussi d'autres régions françaises, selon les « faucheurs » - ont ensuite quitté le hangar sans incidents, sous l'oeil d'une dizaine de gendarmes qui venaient d'arriver. Pour le semencier, qui a porté plainte, « il n’est plus supportable que ces individus agissent ainsi en toute impunité », selon un communiqué. « Ce que nous faisons est totalement légal », déclare Laurent Guerreiro, le DG de RAGT Semences. L’action des militants intervient en plein flou juridique. Dans une décision rendue le 9 novembre, le Conseil d’Etat, comme il l'avait fait en 2016, s'en remet à l'avis de la Cour de justice européenne (CJUE) pour arbitrer l'application de la directive européenne dite OGM de 2001 aux techniques de mutagénèse.
Lait: un cas de brucellose bovine détecté en Haute Savoie
Un cas de brucellose bovine, une maladie infectieuse redoutée des éleveurs, a été confirmé le 9 novembre dans une exploitation laitière de Haute Savoie, a indiqué mercredi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. La brucellose est une maladie bactérienne qui peut se transmettre à l'humain lors de contacts avec l'animal infecté ou en mangeant des produits laitiers au lait cru contaminé. «Des mesures de précaution ont donc été prises immédiatement, dès les premières analyses suspectes le 20 octobre dernier», assure le ministère de l'Agriculture, qui précise que depuis cette date, le lait du troupeau a été utilisé uniquement pour la fabrication de produits pasteurisés. Maintenant qu'un cas a été confirmé, tous les bovins du cheptel contaminé devront être abattus. Il s'agit d'une obligation réglementaire, car la brucellose est une maladie «à éradication obligatoire». La France est considérée comme «indemne» de brucellose depuis 2005, mais une résurgence avait déjà été observée en 2012 dans le massif du Bargy, en Haute Savoie. Pour comprendre l'origine de ce nouveau cas de brucellose, le ministère de l'Agriculture assure que des enquêtes épidémiologiques sont en cours.
Négociations commerciales : des contrôles renforcés en amont et en aval (ministères)
Les ministères de l’Agriculture et de l’Industrie ont annoncé aux organisations professionnelles agricoles, aux industriels et aux distributeurs un renforcement des contrôles de la DGCCRF (répression des fraudes) sur les contrats signés en amont et en aval des filières alimentaires, lors du premier comité de suivi des négociations commerciales qui s’est tenu mardi 9 novembre. «L’objectif est que la loi Egalim 2 soit appliquée et d’éviter les stratégies de contournement», a précisé le ministère de l’Agriculture à la presse le 10 novembre. Le plan présenté par le gouvernement aux parties prenantes prévoit de réaliser «quatre fois plus de contrôles cette année», sans préciser combien ont été réalisés lors des précédentes négociations. Bercy identifie deux points de vigilance: le respect de «la disposition qui vise à tenir compte du coût des matières premières agricoles» dans un contexte de forte hausse des coûts de production et «les éventuelles pratiques abusives qui visent à contourner la loi» notamment pour le commerce à l’international. «Nous avons constaté que tant du côté des industriels que des distributeurs des efforts ont été mis en place pour prendre en main cette loi et que les négociations se déroulent au mieux», assure le ministère de l’Agriculture.
Casdar: l’Assemblée approuve l’abondement de 10M€ proposé par le gouvernement
Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative (PLF-R) pour 2021, l’Assemblée nationale a adopté dans la soirée du 10 novembre l’abondement de 10 millions d’euros (M€) au compte d’affectation spécial «Développement agricole et rural» (Casdar). Sur cette enveloppe, 7,3M€ sont fléchés vers le programme n°776 (Recherche appliquée et innovation en agriculture) et les 2,7M€ restants sont affectés au programme n°775 (Développement et transfert en agriculture). Cette mesure est inscrite dans l’article 6 du PLF-R sur les comptes spéciaux (Etat D) et n’a fait l’objet d’aucune modification de la part des députés. Deux jours plus tôt dans l'Hémicycle, à l'occasion de l’examen du PLF 2022, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie avait indiqué que les chambres d’Agriculture ainsi que les organismes nationaux à vocation agricole et rurale (Onvar) bénéficieront de cette enveloppe budgétaire supplémentaire.
Envolée mondiale des prix de l'alimentation: l'Onu s'inquiète pour les pays pauvres
L'envolée des dépenses mondiales d'importations alimentaires, qui devraient atteindre un «niveau record» en 2021, inquiète l'Onu, quant à la capacité des pays pauvres, très souvent importateurs de nourriture ou d'engrais, à continuer de se nourrir. «Les échanges mondiaux de produits alimentaires se sont accélérés et sont sur le point d'atteindre leur plus haut niveau jamais enregistré tant en volume qu'en valeur», indique un rapport publié le 11 novembre par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). «La hausse rapide des prix des produits alimentaires et de l'énergie pose d'importantes difficultés aux pays et aux consommateurs les plus pauvres, qui dépensent une part importante de leurs revenus dans ces produits de première nécessité», ajoute la FAO dans son rapport semestriel sur les Perspectives de l'alimentation mondiale. Selon l'organisation onusienne, les dépenses mondiales d'importations alimentaires devraient atteindre en 2021 plus de 1.750 milliards de dollars, soit une augmentation de 14% par rapport à 2020, et 12% de plus que ce qui était prévu en juin 2021.De janvier à août, l'indice FAO des prix alimentaires a grimpé de 34% et l'indice des prix mondiaux des intrants a enregistré une hausse de 25% sur la même période.
Dérive climatique: en Syrie, un important réservoir d'eau à sec pour la première fois
Un important réservoir d'eau du nord-ouest de la Syrie s'est complètement vidé, pour la première fois, en raison des faibles pluies, de dégâts structurels et de prélèvements agricoles excessifs dans un contexte de sécheresse extrême, ont indiqué des responsables et des agriculteurs à l'AFP. Avec le changement climatique qui augmente la fréquence des sécheresses et des incendies de forêt dans le monde, la Syrie connaît l'une de ses années les plus sèches et les plus chaudes jamais enregistrées après des précipitations historiquement faibles l'hiver dernier. Source d'irrigation vitale pour des milliers d'agriculteurs de la province d'Idleb, le réservoir d'al-Douwaysat s'est complètement asséché pour la première fois en 27 ans d'existence. Selon la Banque mondiale, le réservoir a une capacité de 3,6 millions de mètres cubes et est principalement utilisé pour l'irrigation et l'approvisionnement en eau. «C'est la première fois que le barrage est à sec depuis qu'il a été construit en 1994», a déclaré à l'AFP l'ingénieur en charge du site, Maher al-Hussein.
Chasse : «J’en ai rien à foutre de réguler», s'emporte Willy Schraen (FNC)
«Moi mon métier c’est pas chasseur, j’en ai rien à foutre de réguler», a lancé le président des chasseurs de la FNC Willy Schraen sur le plateau des Grandes gueules (RMC) le 9 novembre. «Nous, on prend du plaisir dans l’acte de chasse. Tu crois qu’on va devenir les petites mains de la régulation ?», a poursuivi le patron des chasseurs. Une déclaration qui surprend Florent Leprêtre, responsable de la commission faune sauvage de la FNSEA. «C’est décevant de voir les chasseurs baisser les bras sur la régulation, alors que l’Etat leur confie une délégation de service public», regrette le président de la FNSEA Centre-Val-de-Loire. Dans l’entourage de Willy Schraen, on plaide pour «un emportement». «Ce qui énerve M. Schraen, c’est qu’on oppose la chasse de régulation à la chasse de loisir», assure-t-on. Et de rappeler qu’il s’exprimait non en tant que président de la FNC mais en tant que chroniqueur. Mais pour Pierre Rigaux, naturaliste anti-chasse, la saillie pourrait être délibérée. «Une partie des chasseurs à la base s’inquiète de la communication récurrente sur la régulation, qui pourrait remettre en cause les autres types de chasse qui restent majoritaires», analyse-t-il. Car avec 800 000 sangliers tués en 2020, la régulation demeure un phénomène marginal pour les chasseurs comparés aux trois millions de faisans, ou aux cinq millions de pigeons ramiers prélevés chaque année, selon les données ONCFS de 2013.
Grandes cultures: les récoltes des cultures de printemps révisées en hausse
Selon les estimations du service de statistique du ministère de l'Agriculture (Agreste) au 1er novembre, la production de maïs-grain atteindrait 14,8 millions de tonnes (Mt) en 2021, pour donner «la plus forte récolte depuis 2014». Un mois plus tôt, la publication l’estimait à 14,2 Mt, et au 1er septembre à 13,3 Mt. «Les pluies estivales ont été bénéfiques aux rendements, Au niveau national, le rendement du maïs grain (hors semences) atteindrait 102,8 quintaux /ha, soit une augmentation de 14,3 % par rapport à la moyenne quinquennale», commente-t-elle. L’estimation de la production de tournesol progresse elle aussi de nouveau, atteignant 2 Mt au 1er novembre. «Une production record», précise Agreste. Au 1er octobre, la production de tournesol s’établissait à 1,9 Mt, et un mois auparavant à 1,7 Mt. Enfin, la récolte de betteraves sucrières est, elle aussi, revue une nouvelle fois à la hausse: Agreste affiche maintenant une production de 34,1 Mt, à comparer avec 34 Mt en octobre et 33,1 Mt au 1er septembre. Agreste a par ailleurs révisé en hausse de 300 000 tonnes son estimation d’octobre de la récolte de blé tendre. La production de blé tendre est ainsi estimée à 35,5 millions de tonnes (Mt) au 1er novembre, contre 35,2 Mt au 1er octobre.
Maïs : un rendement record, terni pas des difficultés de séchage (producteurs)
La récolte de maïs signe en 2021 un rendement record de 11 t/ha, à peine terni par des difficultés de séchage liées à l’approvisionnement en gaz, a indiqué le 10 novembre l’AGPM (producteurs, FNSEA) lors de son congrès à Tours. Elle est estimée par Arvalis à 15,5 Mt de maïs grains (14,5 Mt, d’après le ministère), auxquels s’ajoute un transfert record de 1 Mt de maïs fourrage, a indiqué Thomas Joly, responsable de la filière à l’institut technique. De bonnes pluies durant l’été expliquent le rendement de 11 t/ha (10,28 t/ha, d’après le ministère), un record tiré par le maïs pluvial (10,1 t/ha, selon Arvalis) moins par l’irrigué (12,3 t/ha). Cette performance «démontre la performance de la plante maïs» quand ses besoins en eau sont pourvus, a souligné l’AGPM. Une ombre au tableau : le gaz, utile au séchage, pose des difficultés d’approvisionnement. Il s’agit de «problèmes localisés, en train d’être régularisés», a considéré Daniel Peyraube, président de l’AGPM. Julien Denormandie s’est aussi montré rassurant: «Nous travaillons avec les principaux fournisseurs (de gaz) pour fluidifier ces livraisons», a-t-il affirmé le 9 novembre en visioconférence lors du congrès.
Blé : 2021/22 s’achèverait avec un stock alourdi de 800 000 tonnes
FranceAgriMer prévoit, pour la fin de la campagne 2021/22, un stock de blé tendre plus lourd de 807 000 tonnes par rapport à sa prévision d’octobre. Cela en raison d’une collecte révisée en hausse et d’exportations prévisibles moins volumineuses. L’établissement, qui a tenu le 10 novembre son conseil spécialisé mensuel sur les marchés céréaliers, prévoit maintenant un stock de fin de campagne de 3 167 000 tonnes, tenant compte d’une réévaluation de la collecte de 223 000 tonnes (du fait d’une moisson réévaluée), et de moindres utilisations. Les professionnels du conseil spécialisé ont inscrit dans le bilan prévisionnel une baisse de 400 000 tonnes des utilisations par l’industrie d’alimentation du bétail, sous l’effet d’une plus grande compétitivité du maïs. Ils ont enregistré aussi un repli de 210 000 tonnes d’exportation de blé fourrager vers les partenaires de l’UE, principalement le Bénélux. Ils ont enfin entériné l’effet de la compétitivité des blés d’Argentine vers l’Algérie et d’Australie vers l’Arabie Saoudite, qui devrait amoindrir de 200 000 tonnes le débouché français à l’export sur les pays tiers. Face à cela, l’augmentation des utilisations de blé prévues en meunerie, amidonnerie et industrie d’éthanol est loin de contrebalancer les facteurs d’alourdissement du stock final.
Influenza: l'épisode 2020-2021 a fait perdre cinq millions de volailles à Maïsadour
La coopérative landaise Maïsadour a «perdu» deux millions de canards et trois millions de volailles de chair du fait de l'épisode 2020-2021 d'influenza aviaire, indique-elle dans un communiqué le 9 novembre. Établi à l'occasion des assemblées générales de ses organisations de producteurs (OP), ce bilan comprend les animaux abattus pour raison sanitaire et ceux qui n'ont pas été mis en place par rapport à une année normale. Côté palmipèdes gras (180 éleveurs, aux deux tiers dans les Landes), le groupe a subi «une baisse de 30% des volumes de production par rapport à l’année précédente». «Aujourd’hui, les réglementations en matière de biosécurité évoluent, et il nous faut fournir un effort supplémentaire pour s’y adapter», rappelle la président de l'OP palmipèdes Chantal Brèthes. En volailles de chair (395 élevages, dont 95% en Label rouge), la coopérative a produit «11,1 millions de volailles sous signe de qualité (label, bio, certifiées)» en 2020-2021, soit trois millions de moins que l'année précédente. «Nous avons pu maintenir l’approvisionnement grâce à la solidarité entre nos différents bassins de production et à nos relations de confiance avec nos clients», souffle Bernard Tauzia, président de l’OP volailles de chair.
Bovins viande: le Modef manifeste en Corrèze pour «sauver» les éleveurs
Le Modef a manifesté le 10 novembre à Ussel (Corrèze) devant une enseigne de la grande distribution pour alerter sur la situation des éleveurs. «Le Modef Corrèze tire la sonnette d’alarme sur la situation économique et sociale des éleveurs allaitants qui n’arrivent plus à vivre de leur métier», alerte la section départementale du syndicat d’exploitants familiaux dans un communiqué le 9 novembre. Le Modef pointe des trésoreries «au plus bas voire négatives» dans un contexte de «baisse des prix» et de «méventes». Il demande la mise en place de mesures exceptionnelles: suppression des taxes et cotisations volontaires obligatoires sur les produits agricoles pour les exploitations dégageant moins d’un Smic «par actif familial» ; un «plan de désendettement plafonné auprès des banques»; «la prise en charge des cotisations sociales et le report des annuités d’emprunts bancaires en fin d’échéancier»; et la création d’un «fonds spécifique pour aider les agriculteurs en détresse». De plus, le Modef appelle à instaurer un «prix rémunérateur garanti par l’Etat» et «un coefficient multiplicateur plafond pour limiter les marges de la grande distribution».
Eau: la Conf' assume la mise hors service d'une «méga-bassine»
La Confédération paysanne a assumé le 10 novembre sa participation à une manifestation ce week-end pendant laquelle une réserve d'eau destinée à l'irrigation a été mise hors service en Charente-Maritime, suscitant une volée de condamnations dans le monde agricole, a constaté l'AFP. Le troisième syndicat représentatif des agriculteurs avait invité les journalistes à une conférence de presse devant le ministère de l'Agriculture à Paris, mais la poignée de militants présents a été escortée hors de la rue de Varenne par les forces de l'ordre, au motif que le rassemblement n'était pas déclaré. «J'avais quelque chose à remettre au ministre» de l'Agriculture Julien Denormandie, «on reviendra», a protesté le porte-parole du syndicat, Nicolas Girod. Il a été empêché par des policiers de sortir d'une valise un morceau du système de pompage démonté samedi sur un ouvrage de stockage de l'eau utilisé par des agriculteurs en Charente-Maritime. «Ce système de pompage est illégal», a soutenu M. Girod, évoquant une «action de désobéissance civile». Samedi, des manifestants emmenés par le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et les Soulèvements de la Terre se sont mobilisés pour dénoncer «l''accaparement et la privatisation de l'eau» au profit d'une minorité d'agriculteurs.
HVE/Vin: la cour d’appel de Bordeaux radie l’appel de Valérie Murat
Dans une décision rendue le 10 novembre, la cour d’appel de Bordeaux a radié l’appel de Valérie Murat, comme demandé par le CIVB. Principal argument déployé par l’interprofession bordelaise : la militante et son association n’avaient pas payé les 125 000 euros de l’amende délivrée en première instance pour «dénigrement collectif» suite à la publication d’une étude de résidus de pesticides dans des vins HVE. Les juges ont retenu l’autre grief du CIVB, estimant que Valérie Murat, propriétaire de biens immobiliers, «n’établit pas qu’elle serait dans l’impossibilité de régler» sa condamnation, selon une décision consultée par l’AFP. «C’est ahurissant, mais ce n’est pas étonnant venant de nos adversaires», réagit Valérie Murat auprès d’Agra Presse. Alors que plusieurs associations mais également des professionnels du vin lui apportent leur soutien, une collecte en ligne devrait être organisée rapidement pour réunir les fonds nécessaires au versement de l’amende. «Je continuerai à être combative et courageuse. Ce qu’ils veulent, c’est me faire taire, mais ils n’y arriveront pas», assure Valérie Murat.
Alcool : une débanalisation «indispensable et très difficile» pour Santé Publique France
«Le travail de débanalisation de la consommation d’alcool est rendu à la fois indispensable et très difficile du fait de la puissance du marketing déployé par les industriels de l’alcool en France», regrettent des experts de Santé Publique France dans une étude publiée le 9 novembre. En interrogeant près de 14 873 personnes âgées de 18 à 85 ans, l’agence gouvernementale estime ainsi que «la proportion de personnes dépassant les repères [de consommation d’alcool] n’a pas évolué significativement entre 2017 et 2020». Ces recommandations, rappelle Santé Publique France, ont pourtant été résumées depuis plusieurs années dans des campagnes grand public: «pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours». Malgré ces recommandations, près de 23,7% des 18-75 ans auraient déclaré consommer de l’alcool au-delà des repères en 2020, quand ils étaient 23,6% dans la précédente étude de 2017. Le dépassement concerne toujours davantage les hommes (33,2 %) que les femmes (14,7 %), ainsi que les personnes gagnant plus de 1800 € par mois, «les personnes aux plus hauts revenus étant plus fréquemment consommatrices au-delà des repères». Enfin, note Santé publique France, parmi les 55% des répondants entre 18-75 ans ayant consommé de l’alcool au cours des sept derniers jours (55 % des 18-75 ans), seuls 19 % ont déclaré vouloir réduire leur consommation d’alcool.
Corse: une famille d'agriculteurs condamnée pour fraude aux aides Pac
Trois membres d'une famille corse soupçonnés de fraudes aux aides Pac, ont été reconnus coupables d'escroquerie et condamnés le 10 novembre à Bastia à des peines de 12 mois de prison dont six mois avec sursis. Ils étaient jugés pour le détournement présumé d'environ 750.000 euros de subventions de janvier 2015 à avril 2019 à Lucciana, Piano et Corscia (Haute-Corse). Ils étaient soupçonnés d'avoir mis en place un dispositif de fraudes aux aides européennes à l'aide de trois exploitations fictives -- respectivement gérées par une ancienne élue à la chambre d'agriculture, son mari, lui-même ancien dirigeant du syndicat agricole FDSEA, et leur fils -- adossées à une exploitation réelle appartenant à un deuxième fils. «L'activité économique est concentrée sur Don Louis Vallesi, exploitant agricole effectif» et «l'ensemble des indices permettent de considérer qu'une activité agricole a été scindée artificiellement et, ou n'est pas réelle», a déclaré le 10 novembre le président du tribunal en rendant son jugement. Les quatre avocats de la défense avaient plaidé la relaxe. Me Jean-Paul Eon, avocat de Pascale Vallesi, a indiqué à l'AFP qu'un "appel était très probable" pour les trois principaux condamnés.
Administration: Stéphane Lemoing reconduit à la tête de l'ASP
Ancien directeur adjoint du cabinet de Stéphane Le Foll, Stéphane Lemoing vient d'être reconduit dans ses fonctions de PDG de l’Agence de services et de paiement (ASP). Stéphane Lemoing occupe cette fonction depuis 2015 et a déjà été reconduit en 2018. Durant son mandat, l'ASP a été dans la tourmente, accusée d'être l'une des responsables des retards de paiements des aides Pac sur la programmation 2014-2021, aujourd'hui résorbés.
Conseil: Benoit Hureau élu président de Cerfrance
A l'occasion de l'assemblée générale de Cerfrance, Benoit Hureau a été nommé président de son conseil national, annonce le réseau de conseil et de comptabilité dans un communiqué le 10 novembre. Il succède à Hervé Demalle qui assurait ce mandat depuis 2017. Benoit Hureau était président de Cerfrance Champagne Nord-Est Ile-de-France (CNEIDF). Il est agriculteur, associé d'un Gaec dans les Ardennes orienté en polyculture et aviculture.
Agenda de la semaine agricole du 15 novembre
Vendredi 12 novembre
Dernière journée de la Cop26 à Glasgow
Lundi 15 novembre
Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles. Au programme : situation des marchés, stratégie forestière, négociations à l’OMC, plan de gestion des crises, grands prédateurs…
Point presse de l'Anses sur l'antibiorésistance
Conférence sur la ruralité, le handicap et l'emploi, par l'association Ladapt
Table ronde du CTIFL sur les fruits et légumes prêts à l'emploi
Mardi 16 novembre
Salon des maires, à Paris
Conférence de l'Afaup sur l'agriculture urbaine (au salon des maires et collectivités locales)
Examen en Commission mixte paritaire de la PPL Maltraitance animale (fin de l'élevage de visons)
Vote solennel du PLFSS pour 2022 (sécurité sociale) au Sénat (statut conjoint collaborateur)
Au Sénat, débat sur l'action du gouvernement en faveur de la «souveraineté énergétique française»
Au Sénat, débat sur les priorités de la Présidence française de l'UE
Colloque du Gis Avenir élevage sur les nouvelles techniques de modification génétique en élevage
Conférence de presse DeSangosse (phytos)
Visioconférence de l'Iddri sur l'affichage environnemental
Conférence de presse Wine Paris &Vinexpo Paris 2022
Mercredi 17 novembre
Présentation par la Commission européenne de sa proposition de Plan d'urgence pour assurer l'approvisionnement et la sécurité alimentaires en temps de crise
Adoption par la Commission européenne de sa nouvelle stratégie sur les sols
Conférence sur le marché des engrais (Argus Media)
Les sénateurs examinent le PLF-R 2021
Jeudi 18 novembre
Rencontres de la HVE
Conférence de Terres Inovia sur le tournesol
Colloque sur «l'avenir» des producteurs de lait (Cniel, Confédération paysanne)
Table ronde de la FGA-CFDT sur le social et l'alimentation (dans le cadre du congrès de la FGA CFDT)
Début de l'examen du PLF 2022 (première partie) au Sénat
Vendredi 19 novembre
Visioconférence de la Coopération agricole sur le foncier