Plan «France 2030»: 2 Md€ pour l'innovation dans l'agriculture et l'alimentation
Présentant un plan d'investissement public quinquennal dans l'innovation intitulé «France 2030», le président de la République a annoncé, le 12 octobre, que 2 Md€ y seraient consacrés à l'agriculture et l'agroalimentaire dans les cinq ans, sur un total de 30 Md€ - dont «3 à 4» Md€ débloqués dès 2022. L'agriculture et l'agroalimentaire ont été désignées au travers du concept de «mieux manger», qui figure parmi les dix objectifs du plan aux cotés de la relance du nucléaire et de l'hydrogène vert ; il vise à atteindre «une alimentation saine, durable et traçable» d'ici 2030. Le ministre de l'Agriculture a précisé que cette enveloppe de 2 milliards d'euros sera associée, dans son fléchage, à 800 M€ issus du 4ème programme d'investissements d'avenir (PIA 4), qui s'étale également sur la période 2021-2025. Julien Denormandie a détaillé les quatre volets de ce nouveau plan: 1 Md€ (dont 400 M€ du PIA 4) seront consacrés à la «troisième révolution agricole», en particulier aux technologies du numérique, de la robotique et de la génétique - mais le ministère a également évoqué la question du méthane en élevage. 850 M€ (dont 450 M€ du PIA) vont être dédiés «au renforcement des chaines de valeur locales au service de la santé nutritionnelle» - et d'évoquer des travaux sur les «ferments ou le microbiote». 500 M€ seront dédiés à des investissements en fonds propres - et non en subventions ou avances - dans des exploitations agricoles pour favoriser l'installation (ex. projet de portage de foncier), ou dans des entreprises innovantes. Enfin 500 M€ seront consacrés à la filière bois.
Circuits courts: Bienvenue à la Ferme lance son réseau de magasins «franchisés»
Les chambres d’agriculture (APCA) ont annoncé, le 12 octobre le lancement d'un réseau de magasins «franchisés» sous l’enseigne Bienvenue à la Ferme, marque jusque-là positionnée sur la labellisation de magasins de vente à la ferme ou de producteurs, de marchés de producteurs ou encore de drives fermiers. Le projet est porté par la société Fermes and Co détenue par l’APCA, Normandie Seine Participation, Crédit Agricole Bretagne Participations, Banque Populaire Grand Ouest, Banque Populaire Val de France et la fondation Avril (9,3%). Le concept: «rendre accessible les produits fermiers aux consommateurs avec un offre globale», explique M. Jean Marie Lenfant, président délégué Bienvenue à la ferme et président de Fermes and Co. Et pour les producteurs: «apporter des débouchés durables en s’appuyant sur la marque connue et reconnue Bienvenue à la ferme». Concrètement, le cahier des charges de ces nouveaux magasins «franchisés» s'articule autour de quatre axes: une offre variée et complète qui favorise les circuits courts, le respect de la saisonnalité des produits, la préférence pour la proximité et au moins la moitié de produits de producteurs du réseau Bienvenue à la ferme.
Fruits et légumes : le ministère publie les exemptions à la fin de l’emballage plastique
Paru au JO le 12 octobre, le décret dispensant temporairement certains fruits et légumes de l’interdiction d’emballages plastique comporte plusieurs modifications, par rapport à la version soumise à consultation publique en mars 2021. Désormais, l’exemption jusqu’au 30 juin 2026 pour les fruits mûrs à point concerne «les fruits vendus au consommateur final à pleine maturité», et non les fruits cueillis à pleine maturité comme prévu initialement. Le cassis, la surelle, la surette et la groseille de pays ont été ajoutés à la liste de petits fruits bénéficiant d’une exemption jusqu’au 30 juin 2026. De même, la tomate cocktail et toutes les «variétés miniatures» de tomate ont été incorporées à la liste des fruits et légumes dispensés de l’interdiction de matières plastiques dans les emballages jusqu’au 30 juin 2023. D’autre part, le décret prévoit un délai pour écouler les stocks d’emballages. Ce délai est de six mois pour les fruits et légumes sans dispense qui sont «produits ou importés avant le 1er janvier 2022». Il est de quatre mois pour les fruits et légumes exemptés de l’interdiction jusqu’au 30 juin 2023 (tomates, certains légumes primeurs, raisin, pêches…).
Engrais: la Pologne et la France s’inquiètent de la hausse des prix
En raison de la récente hausse des prix des engrais, conséquence directe de l’augmentation des prix du gaz sur le marché mondial, la délégation polonaise, soutenue notamment par la France le 11 octobre lors d’un Conseil Agriculture, a appelé la Commission européenne à prendre des mesures spécifiques pour stabiliser ou compenser temporairement les coûts élevés des engrais. En réponse, le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski a indiqué que Bruxelles travaillait sur une «boîte à outils» visant à aider tous les États membres à identifier et à déployer des mesures pour faire face à la situation actuelle, mais aussi à de futurs nouveaux chocs. Selon le commissaire, «la grande question est maintenant de savoir si cette augmentation du prix de l'énergie et de certains produits de base est une évolution brève et transitoire, ou s'il s'agit d'une évolution plus inquiétante laissant présager une inflation plus élevée». Par ailleurs, la Belgique et la Lituanie, soutenues par 17 autres États membres*, ont également appelé Bruxelles à activer des mesures exceptionnelles de soutien du marché de la viande porcine, confronté à une combinaison dangereuse d’une hausse des prix des intrants et d'une baisse des prix. À l’heure actuelle, la Commission estime que ces mesures ne sont pas justifiées et qu’au contraire elles «retarderaient l’ajustement nécessaire du marché et prolongeraient la crise».
Climat: le président de la Cop26 appelle à une réduction du méthane
«Les engagements des pays à réduire leurs émissions ou à atteindre le zéro émission nette sont importants, mais ils doivent se traduire par des changements dans nos économies», a invité Alok Sharma, le président britannique de la Cop26, à l’occasion d’un échange avec la presse le 12 octobre à Paris. Et d’inviter tous les États «à renvoyer le charbon à l’histoire, à accélérer la transition vers les véhicules électriques, à mettre fin à la déforestation et à réduire les émissions de méthane». Autant de mesures qui représentent, selon lui, «des opportunités pour l'emploi, la croissance, et un monde plus propre». Concernant le méthane, Alok Sharma rappelle que les États-Unis et l’Union européenne devraient officialiser lors de la Cop26 l’initiative dont ils sont à l’origine pour réduire de 30% leurs émissions de méthane entre 2020 et 2030, aux côtés de tous les autres pays signataires. «Au Royaume-Uni, nous avons déjà réduit nos émissions de méthane de 60% depuis 1990, mais nous avons rejoint l’initiative internationale», souligne Alok Sharma. Cette réduction serait principalement due selon les statistiques britanniques officielles à la baisse des émissions du secteur des déchets, le méthane du secteur agricole n’ayant réduit que de 14% en passant de 29 à 25 Mt de CO2 équivalent. En France, sur la même période, le méthane issu de l’agriculture est passé de 42 à 37 Mt de CO2 équivalent, soit une réduction légèrement inférieure de 11%.
Loups: la Commission européenne publie un guide pour aider les Etats membres
La Commission européenne a publié le 12 octobre de un nouveau document d'orientation visant à clarifier les règles pour les États membres sur la protection stricte des espèces animales, notamment des loups, dans le cadre de la directive européenne Habitats. Afin d'éviter aux autorités nationales de se retrouver devant la justice, ce guide «expose l'interprétation des dispositions de la directive mais n'est pas en soi un texte législatif, il ne crée pas de nouvelles règles mais fournit des orientations sur l'application de celles qui existent. Seule la Cour de justice de l’UE est compétente pour interpréter de manière autoritaire le droit communautaire», prévient la Commission en préambule. Il s’agit donc d’un guide de bonnes pratiques qui explique les obligations découlant du régime de protection stricte et la manière de mettre en place des dérogations, particulièrement en ce qui concerne les grands carnivores. Le document précise que pour autoriser des abattages de loups par exemple, «les simples nuisances et les risques commerciaux normaux (pour le secteur agricole, NDLR) ne peuvent constituer des raisons légitimes pour accorder des dérogations. Ce qui est considéré comme un dommage grave doit être évalué au cas par cas lorsque la question se pose.» Et les États membres doivent être en mesure de démontrer que toute méthode de contrôle utilisée dans le cadre d’une dérogation est efficace et durable pour prévenir ou limiter les dommages graves.
Pac: les Etats membres critiquent «les demandes additionnelles» de Bruxelles
Réunis les 11 et 12 octobre à Luxembourg, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont demandé à la Commission européenne que l'évaluation des Plans stratégiques de la Pac soit la plus transparente possible, notamment en ce qui concerne les critères et les retours d'information. Le ministre français Julien Denormandie a notamment exprimé ses craintes sur «les demandes additionnelles de la part de la Commission européenne qui (…), en fait, reviennent à introduire de nouvelles contraintes parfois à contrecourant de l’équilibre politique dont les trois institutions européennes ont convenu». Mais le Commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a rappelé que les objectifs de la stratégie De la ferme à la table, même s’ils ne sont pas contraignants, «doivent se retrouver dans les plans stratégiques» les Etats devant «démontrer comment ils comptent y contribuer». Le commissaire attend donc avec impatience que le Parlement européen adopte sa position sur cette stratégie (un vote prévu en plénière le 19 octobre) pour que celle-ci «devienne une stratégie de l’UE et non plus seulement une stratégie de la Commission européenne». A la veille de ce vote les organisations professionnelles de l'UE (Copa-Cogeca, Croplife, Coceral...) multiplient les mises en garde et ont de nouveau appelé le 12 octobre à mener une analyse d'impact complète avant de prendre quelque décision que ce soit.
Bio: Auchan commercialisera des produits en conversion dès octobre
Après des tests régionaux, le distributeur Auchan annonce qu’il commercialisera dès le mois d’octobre la marque Transition proposant des produits issus de fermes en conversion à l’agriculture biologique. «Jus de fruits, miel, lentilles, farine, noix, pois chiches… Au total, ce sont une dizaine de produits du quotidien qui permettent de soutenir les agriculteurs français dans leur combat pour une agriculture plus durable», détaille l’enseigne de la famille Mulliez. Créée en 2021 par les fondateurs de Biodemain, Maxime Durand et Stéphane Delebassée, Transition propose de faciliter le passage au bio des exploitations et de «rémunérer justement ces producteurs en conversion en valorisant leur engagement auprès des consommateurs». «Durant la période de transition qui dure entre 2 et 3 années, les agriculteurs sont souvent délaissés», souligne la présentation sur la plateforme Lita dédiée à la levée de fonds. Transition propose alors de fixer conjointement le prix avec le producteur, à un coût intermédiaire entre le bio et le conventionnel prenant en compte les surcoûts liés à la conversion. Objectif de l’entreprise: «accompagner plus de 600 agriculteurs dans leur conversion biologique en 2022 et 1 000 en 2023». La moitié de ces fermes devraient à terme commercialiser une partie de leur production dans les rayons Auchan.
Agroéquipements: une bonne année 2021, mais des inquiétudes pour 2022
Les ventes de matériels agricoles neufs ont connu une hausse de 8 à 11% en France en 2021, estime Axema (industriels), qui s'inquiète de problèmes d'approvisionnement en 2022. Au total, les ventes d'agroéquipements neufs en France devraient s'élever entre 6,56 et 6,74 milliards d'euros (Mrd€) en 2021, contre 6,07 Mrd€ en 2020, selon une note diffusée le 12 octobre. «Les cours des productions agricoles et le plan de relance ont boosté les carnets de commandes des industriels, et la demande d'agroéquipements reste soutenue en cette fin d'année», souligne Axema. Parmi les industriels et importateurs de matériels agricoles, 90% déclarent avoir un carnet de commandes «bon, voire très bon pour la fin d'année 2021 et le premier semestre 2022», selon une enquête. Mais les professionnels disent s'attendre à un «ralentissement de la conjoncture dans le courant du deuxième semestre 2022». «Dans un premier temps, la fin de l'effet "plan de relance", qui a accéléré les prises de commandes à partir de mai 2021, marquera un contrecoup mécanique», estiment les constructeurs, et 2022 «pourrait ainsi marquer la fin d'un cycle haussier d'investissement qui dure depuis mi-2017». Le syndicat s'inquiète en particulier des difficultés d'approvisionnement, de la pénurie de composants et de la hausse du prix des matières premières.
PLF 2022: la fiscalité agricole «majoritairement» défavorable à l'environnement
«Les dépenses fiscales rattachées à la mission Agriculture Alimentation Forêt et Affaires rurales (Aafar) sont majoritairement cotées comme défavorables à l’environnement», estime le gouvernement dans un rapport «sur l’impact environnemental du budget de l’État» publié le 11 octobre. Principal facteur de ce déséquilibre: le taux réduit de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) utilisés par les exploitants agricoles, et qui représentera encore 1,4 milliard d’euros dans le cadre du PLF 2022. À l’inverse, les exonérations fiscales favorables à l’environnement accordées au monde agricole s’élèveraient à seulement 380 millions d’euros, en comprenant notamment 69 millions d’euros de crédit d’impôt pour les exploitations bio, 45 millions pour les exploitants se passant de glyphosate, et 30 millions pour les fermes certifiées HVE. Près de 1,44 milliard d’euros de crédits budgétaires accordés à l’agriculture seraient par ailleurs considérés comme «favorables» à l’environnement. Un peu moins d’un tiers de ces crédits sont attachés au programme 149 de «Gestion équilibrée et durable des territoires», qui porte les cofinancements nationaux des mesures du second pilier de la Pac, dont les soutiens à l’agriculture biologique.
France 2030: FNSEA et Coop de France satisfaites, la Conf' en plein «cauchemar»
Après avoir elle-même assisté à la présentation de France 2030 par Emmanuel Macron, la présidente de la FNSEA a été satisfaite de la place confiée au secteur agricole et de la façon dont il a été évoqué par le chef de l'Etat, confie-t-elle à Agra presse. «L'agriculture a été citée comme un des secteurs stratégiques, notamment au titre de l'export, c'est une bonne nouvelle. Nous sommes loin de la décroissance prônée chez certains», se félicite Christiane Lambert. «L'agriculture s'inscrivait vraiment dans une vision globale, celle de créer davantage de richesses pour préserver le modèle social». De même, le président de Coop de France Dominique Chargé est satisfait de voir l'agriculture et l'agroalimentaire intégrés aux «secteurs où les innovations de ruptures sont prioritaires. Il se félicite par ailleurs de «l'ambition» annoncée et des défis mis en avant, au rang desquels la démographie. L'administrateur de Terrena se dit particulièrement «attentif» à la question du «transfert de l'innovation» notamment l'accompagnement des agriculteurs. A la Confédération paysanne, le ton est tout autre. «C'est un cauchemar», estime son porte-parole national Nicolas Girod: «Entre les lignes cela veut dire: on développe les OGM, on garde les pesticides, on robotise, on méthanise... et on fait disparaître les paysans et paysannes!» Selon l'éleveur, «les paysans vont donc continuer à perdre leur autonomie décisionnelle, technique et financière, devenir de plus en plus dépendants aux différentes firmes amont et aval».
Semences: Deleplanque – Saaten-Union vise le top 5 sur tous les marchés
Le nouveau Réseau Deleplanque – Saaten-Union, issu du rapprochement commercial des deux semenciers éponymes, vise le top 5 sur tous les marchés, ont indiqué le 12 octobre ses dirigeants. «Être dans les cinq premiers acteurs sur l’ensemble des marchés»: telle est l’ambition à moyen-long terme défendue en conférence de presse par Éric Verjux (Deleplanque), président du directoire, et Rémi Lefebvre (Saaten-Union), directeur de l’activité Grandes cultures. Annoncé le 9 septembre, le rapprochement dans l’Hexagone entre Deleplanque et Saaten-Union vise une croissance «de l’ordre d’une dizaine de pourcents» sur les segments où leur offre existe déjà. Un autre objectif est de «développer de nouveaux marchés», à savoir les semences de tournesol, soja, pois chiche, sorgho, et plantes de service (notamment pour la méthanisation). Le réseau, qui pèse 30 à 35 M€ de chiffre d’affaires, est organisé en deux pôles d’activité: Betterave et fertilisants, sous la marque Deleplanque, et Grandes cultures, sous la marque Saaten-Union. Il se présente comme le numéro trois de la semence de betterave (7 à 8% de parts de marché), le troisième ou quatrième plus grand acteur dans le blé tendre (14%). «Notre souhait est d’être meilleurs sur des marchés secondaires», à savoir l’orge ou le triticale, ont expliqué les dirigeants.
Start-up: Emmanuel Faber rejoint un fonds de capital-risque agri-food tech
Six mois et demi après son éviction du fauteuil de p.-d.g. de Danone, Emmanuel Faber a rejoint en tant qu'associé Astanor Ventures, un fonds de capital-risque spécialisé dans les jeunes pousses de l'agriculture et de l'alimentation. «Depuis six mois, j'ai été sollicité par des dizaines d'entrepreneurs de la food-tech, des start-ups de l'agriculture dans le monde entier, mais également des fonds d'investissement dans ces domaines-là. Je suis plus que jamais persuadé que demain, économie égalera écologie», déclare à l'AFP l'ancien patron de Danone. Depuis sa création en 2017, Astanor Ventures a investi dans 29 entreprises de l'agri-food tech dans le monde, dont la française Ynsect, qui construit une ferme verticale géante d'élevage et de transformation d'insectes en Picardie, mais aussi La Ruche qui dit Oui!. Basé à Bruxelles, Astanor précise avoir clôturé en 2020 ce qui a constitué «le plus important fonds d'impact au monde» dans le secteur de l'agri-food tech, avec 264 millions d'euros. Au terme d'une fronde d'actionnaires combinée à des divisions internes, Emmanuel Faber a été évincé le 15 mars de la tête de Danone. Entré dans le groupe en 1997, il en était devenu le directeur général en 2014, puis le p.-d.g. en 2017.
Récoltes: la pluie rabaisse les estimations en blé, orges, rehausse celle en maïs
Le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) a corrigé le 12 octobre ses prévisions de récolte à la baisse en céréales d’hiver, à la hausse en maïs, tournesol et betteraves, sous l’effet des pluies estivales. «Au 1er octobre, les productions de blé tendre, blé dur, orges et protéagineux sont revues à la baisse, sous l’effet des pluies estivales qui ont pénalisé leurs rendements dans certaines régions, selon une note. Au contraire, ces conditions climatiques sont favorables au maïs, tournesol et betteraves industrielles, dont les estimations de production sont révisées à la hausse.» Dans le détail, la récolte est chiffrée en blé tendre à 35,2 Mt (contre 36,1 Mt en septembre), en orges à 11,4 Mt (contre 11,7 Mt), en protéagineux à 0,9 Mt (contre 1 Mt). Elle s’annonce «prometteuse» en maïs à 14,2 Mt (contre 13,3 Mt), avec une «météo pluvieuse et des prix élevés [qui] ont favorisé un transfert de surfaces» du maïs ensilage vers le maïs grain (67 000 ha), d’après Agreste. Le tournesol, à 1,9 Mt (contre 1,7 Mt), voit sa «plus forte récolte depuis 2000». Autre bénéficiaire des pluies estivales, la betterave est affichée à 34 Mt (contre 33,1 Mt), un niveau toutefois bien inférieur à la moyenne quinquennale (-8,3%).
Emploi: la FNSEA veut simplifier la reconversion des militaires en agriculture
L’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa) et la FNSEA vont signer un «accord de partenariat» avec Défense mobilité - l’agence de reconversion du ministère des Armées, selon un communiqué du 12 octobre. L’accord permettra de «faciliter la mise en adéquation» entre les offres d’emploi agricole et les professionnels en quête de reconversion issus du ministère des Armées, qu’ils soient militaires ou personnels civils ainsi que leurs conjoints. Le partenariat sera signé le 14 octobre et visera à «simplifier les procédures». «Défense mobilité contribue au sourcing de compétences de la filière agricole depuis plusieurs années, avec chaque année, plus de 70 prestations de formations délivrées et plus de 200 reclassements dans ce domaine professionnel», indique le communiqué.