Importations ukrainiennes : Bruxelles et Kiev parviennent à un accord de principe
Quelques semaines après la fin des mesures commerciales autonomes, la Commission européenne a annoncé, le 30 juin, être parvenue à un compromis avec Kiev concernant la révision de l'accord d'association. Concrètement, l’accès au marché de l’UE sera conditionné par l'alignement progressif de l'Ukraine sur les normes de production européennes d'ici 2028 (notamment en matière de bien-être animal, de pesticides ou de médicaments vétérinaires). Les produits les plus sensibles pour l’UE, comme le blé, le maïs, le sucre, le miel, la volaille et les œufs, ne bénéficieront que d’une augmentation des volumes « plus limitée ». Aucune évolution supplémentaire n'a été accordée pour les autres viandes. Les produits moins sensibles (lait entier en poudre ou fermenté, champignons ou jus de raisin), seront, eux, entièrement libéralisés. De son côté, l’UE obtient une hausse « significative » des contingents ukrainiens pour la volaille, la viande porcine et le sucre. Le compromis prévoit également une « clause de sauvegarde robuste » pour les parties en cas d’impact négatif des nouvelles dispositions. Enfin, il comprend une clause de révision, pour prendre en compte les progrès de l’Ukraine en matière d'intégration économique et en raison de ses perspectives d'adhésion. Le texte doit, à présent, recevoir l’approbation du Conseil de l’UE avant d’être formellement adopté par le Comité d'association UE/Ukraine et d’entrer en vigueur.
UE/Mercosur : une présentation de l’accord aux Vingt-sept « dans les prochains jours »
Initialement attendue pour la fin du mois de juin, la présentation de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur n’interviendra que « dans les prochains jours », a confirmé, le 30 juin, la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho, sans toutefois fournir davantage de détails. Interrogée en conférence de presse, celle-ci a indiqué que le processus de nettoyage juridique et de traduction était « bien avancé ». À l’approche de la présentation au Conseil de l’UE, soutiens et opposants tentent de gagner des partisans. Lors du Conseil européen du 26 juin, le chef d’État français Emmanuel Macron a réaffirmé l’opposition de Paris « en l’état », tandis qu’Annie Genevard mène une campagne de lobbying afin d'obtenir une minorité de blocage (quatre États membres représentant au moins 35 % de la population). Elle a ainsi rencontré le 27 juin le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, avec, à la clé, la signature d’un communiqué conjoint soulignant des inquiétudes concernant les conséquences de l’accord. M. Lollobrigida avait rencontré la veille son homologue espagnol Luis Planas, qui s’est exprimé, lui, en faveur de sa conclusion.
Bovins : un premier cas français de dermatose nodulaire contagieuse, en Savoie
Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 29 juin que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmée pour la première fois en France, dans un élevage bovin de Savoie. Les animaux « ont présenté des signes cliniques évocateurs » de cette maladie (fièvre et nodules sur la peau), précise un communiqué, sans donner le nom de la commune où se situe le troupeau infecté. Celui-ci sera abattu, la réglementation européenne imposant l’éradication de la maladie. D’après une note de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale, « une zone réglementée (zone de protection de 20 km et zone de surveillance de 50 km) autour du foyer a été instaurée » ; elle concerne les départements de Savoie, Haute-Savoie, Ain et Isère. Des arrêtés préfectoraux y imposent des « restrictions notamment sur le déplacement des bovins », ainsi qu’un « renforcement de la surveillance vétérinaire », selon la Rue de Varenne. De l’autre côté des Alpes, un foyer avait été confirmé le 25 juin en Lombardie (Italie), à moins de 250 km de la frontière française. Les bovins contaminés provenaient d’un élevage de Sardaigne, où avait été détecté le premier cas en Europe quelques jours plus tôt. Non transmissible à l’homme, la DNC est provoquée par un virus du genre Capripoxvirus, véhiculé par des piqûres de mouches hématophages (stomoxes et taons).
Foie gras : Sud-Ouest accouvage prévoit sa pleine productivité d’ovosexage en septembre
Le couvoir de Sud-Ouest accouvage (SOA), qui produit à Aignan (Gers) six millions de canetons par an pour la filière foie gras, finalisera en septembre la mise au point de son robot d’ovosexage, a assuré la directrice de l’accouvage palmipèdes de SOA, Céline Mazé, au cours d’une visite organisée par l’interprofession Cifog pour la presse le 30 juin. Ce robot triera alors en une heure 20 000 œufs contenant des canetons mulards mâles (les seuls dont le foie gras est commercialisé) sans besoin de contrôler l’état des œufs (pleins ou non), contre 15 000 aujourd’hui. La fiabilité attendue de ce système combinant caméra et intelligence artificielle sera alors de 95%. L’ovosexage est financé par la CVO (contribution volontaire obligatoire) de 25 centimes par caneton, acheté à un prix moyen de 3 €, laquelle est refacturée selon le principe Egalim. Unique couvoir appartenant aux coopératives Maïsadour, Vivadour et Cavac, SOA approvisionne 600 éleveurs dans six régions, adhérents ou non des trois coopératives. Les deux autres principaux accouveurs de mulards en France, Orvia et Grimaud, s’équipent également, aidés par le plan France Relance, rappelle le Cifog, qui a décidé de l’abolition de l’élimination des canetons femelles en 2030, grâce à l’accord interprofessionnel d’avril 2024.
Alimentation animale : un droit antidumping provisoire de l’UE sur le chlorure de choline chinois
Par un règlement d’exécution publié au Journal officiel de l’UE le 30 juin, la Commission européenne impose un droit antidumping provisoire sur les importations de chlorure de choline, un additif en alimentation animale, en provenance de Chine. En l’espèce, Bruxelles institue des taux de droit antidumping provisoires pouvant aller de 95,6 % à 120,8 % du prix CIF à la frontière de l’UE, avant dédouanement, en fonction des entreprises chinoises. Pour l’exécutif européen, ces mesures doivent permettre d’éviter l’aggravation du préjudice causé à l’industrie de l'UE et de rétablir des conditions de concurrence équitables. Cette décision est le résultat d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée le 31 octobre 2024 par les entreprises Balchem Italia Srl (Italie) et Taminco BV (Belgique), deux des principaux producteurs de chlorure de choline de l’UE. Ce produit souvent utilisé dans l’alimentation animale est un nutriment essentiel pour la croissance, le développement et la bonne santé de nombreuses espèces animales, principalement dans les secteurs de la volaille et de la viande.
Engrais azotés : le nigérian Dangote veut rendre l'Afrique autosuffisante d’ici 40 mois
Au Nigéria, qui possède la quatrième réserve mondiale de gaz naturel, l’homme d’affaires Aliko Dangote a annoncé le 27 juin son projet de doubler la capacité de production de son usine d’engrais. D’un budget de 2,5 Md$, ce complexe d'urée granulée s’étend sur 500 ha dans la périphérie de Lagos. Il s’agit de la plus grande usine d’engrais azotés d'Afrique, avec une capacité de production de 3 Mt, et de la deuxième au monde après le complexe de Donaldsonville, aux États-Unis (8 Mt/an). Aliko Dangote a déclaré : « Au cours des 40 prochains mois, l'Afrique n'importera plus d'engrais. Nous suivons actuellement une trajectoire très ambitieuse. Nous voulons faire de Dangote Fertilizer Plant le plus grand producteur d'urée », avant d’ajouter que le Nigeria ambitionne de passer devant le Qatar, qui produit 6 Mt d’urée par an. L’autonomie du continent africain en engrais azotés rebattrait les cartes de la géopolitique des fertilisants : l’Afrique est en effet un débouché stratégique pour Moscou. La part d’engrais russes exportés en Afrique a plus que doublé ces cinq dernières années, et le géant russe des fertilisants azotés, Uralchem, prévoit de multiplier par cinq ses exportations, à environ 1 Mt/an, d’ici 2030. Alors que les droits de douane européens contre les engrais russes entrent en vigueur le 1er juillet, cette annonce pourrait déstabiliser les marchés mondiaux. (Elena Blum)
Céréales/coopératives : Terrena va investir 180 M€ dans ses silos à horizon 2030
Lors de l’inauguration de l’extension d’un silo de stockage à Aron (Mayenne) le 27 juin, la coopérative Terrena a annoncé qu’elle allait investir 180 millions d’euros (M€) lors des cinq prochaines années pour moderniser ses silos dans l’ensemble de son territoire du Grand ouest. Ce programme concerne 15 sites et permettra d’augmenter la capacité de collecte de 400 000 t. Les premiers projets concernent la Mayenne, la Vienne et la Charente. Terrena souhaite à travers ces investissements disposer de « capacités mieux réparties sur le territoire et adaptées aux volumes récoltés ». En filigrane, l’enjeu est l’amélioration du maillage territorial pour la collecte des adhérents : la coopérative assure que la rénovation de silos n’est pas assortie de démolition de structures plus anciennes dans d’autres secteurs. En parallèle, ces nouvelles installations doivent également permettre de structurer les filières à forte valeur ajoutée tel que le bio, les légumineuses ou encore les volumes dédiés à la marque « La Nouvelle agriculture » de Terrena. Avec ses cinq nouvelles cellules de 3 000 t permettant une gestion appropriée des lots distincts, l’extension inauguré en Mayenne en est un exemple concret. (Tanguy Dhelin)
Semences : l’usine d’Actura verra bien le jour, dans l'Indre, et vise les 650 000 quintaux
Initié en 2019, à l’origine avec le groupe Soufflet avant son rapprochement avec InVivo, le projet d’usine de semences d’Actura verra bien le jour, à Issoudun (Indre), indique le réseau d'agrofournitures dans un communiqué diffusé le 25 juin. Ce site devrait être opérationnel en juillet 2027 avec pour objectif de travailler à terme 650 000 quintaux de semences à paille mais aussi des espèces hybrides comme le maïs, le colza ou le tournesol. Cette usine, portée par la filiale AgraSem d’Actura, sera complétée par une plateforme logistique, rattachée au pôle logistique du groupe. Montant total de l’investissement : 55 millions d’euros avec, à la clé, la création de 50 emplois. Un choix stratégique pour Actura qui place les semences comme un axe prioritaire de son plan « Horizon 2030 ». Ce site industriel sera équipé d’outils de pointe pour « anticiper les nouvelles techniques d’hybridation des semences, recourir aux nouvelles solutions d’enrobage et accompagner la réduction de la protection conventionnelle des plantes ». Actura compte s’appuyer sur un réseau d’environ 200 agriculteurs multiplicateurs. La multiplication de semences a, elle, débuté depuis près de trois ans, à la suite d’un partenariat acté avec Valfrance en août 2022 pour alimenter sa propre usine, inaugurée la même année. Le nouveau projet d’Actura ne remet pas en cause le lien entre les deux entreprises. (Anne Gilet)
Semences de céréales OGM : Vilmorin & Cie et KWS cèdent AgReliant Genetics
Dans un communiqué du 27 juin, les semenciers français Vilmorin & Cie (via sa filiale Limagrain Field Seeds) et allemand KWS ont annoncé un accord avec l’argentin GDM (Grupo Don Mario) pour la cession de leur coentreprise nord-américaine (basée au Canada et aux États-Unis) AgReliant Genetics, productrice de semences de maïs et de soja OGM, dans laquelle chacune des deux entités détient 50 % des parts. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Sa finalisation est prévue pour le troisième trimestre 2025. Elle n’aura aucun effet sur les autres activités semencières aux États-Unis et au Canada, précisent Vilmorin & Cie et KWS. « Les actifs de pointe et l’excellence scientifique de GDM viendront renforcer l’offre de semences de maïs et de soja destinée aux agriculteurs nord-américains », explique le communiqué. De son côté, Vilmorin & Cie indique que l’opération lui permet de se concentrer « sur ses priorités stratégiques et de renforcer ses autres territoires dans le cadre de son plan Ambition 2030 ». Il ajoute qu’il conservera le savoir-faire et les matériaux génétiques de maïs au cours des 25 dernières années.
Conférence de l'eau : les débats régionaux ont débuté, rendez-vous national en fin d'année
Les conférences régionales sur l'eau ont débuté dans au moins deux comités de bassin, Adour-Garonne et Loire-Bretagne, et doivent s'achever d'ici fin octobre, en vue d'une conférence nationale qui se tiendra en fin d'année, a indiqué mi-juin le directeur général du comité de bassin Loire-Bretagne Valéry Morard. Sept thématiques ont été soumises par le gouvernement, qui incluent les gestions qualitative (pollutions) et quantitative de l'eau : « Quel partage de la ressource ? » ; « Réduction des pollutions » ; « Gouvernance de l'eau » ; « Financement de la politique de l'eau » ; « Meilleure gestion des risques » ; « Accompagnement des politiques » ; et « Mobiliser le grand public ». En Loire-Bretagne, cinq ateliers répartis sur le territoires sont prévus du 18 juin au 8 juillet, réunissant chacun entre 100 et 150 personnes, qui doivent aboutir à l'écriture d'un « cahier de solutions », qui doit être finalisé le 14 octobre en comité de bassin élargi. En Adour-Garonne, une réunion avait été organisée dès le mois d'avril « en avance de phase », à l'occasion d'un « comité de bassin exceptionnel ». Objectif : faire remonter 15 à 20 propositions d'ici l'été.
Redevance eau : le principe d'un « bouclier tarifaire » pour l'agroalimentaire acté par Matignon
Le principe d'un « bouclier tarifaire » sur les redevances pour prélèvement d'eau payées par les grands industriels de l'agroalimentaire a été acté par Matignon, indiquent les services du Premier ministre, confirmant une information de Contexte. « Le montant de la redevance sera plafonné à 0,75 % de la valeur ajoutée réalisée en 2022. Le dispositif s’appliquera pendant trois ans, avec une dégressivité incitative : au-delà du plafond, les trop-perçus seront remboursés à 100 % la première année, 65 % la deuxième et 33 % la troisième », précise le média spécialisé. Le délai d'entrée en vigueur n'est pas précisé par Matignon. Cette décision intervient alors que débutent les conférences régionales sur l'eau, dont l'une des thématiques proposées par le gouvernement est le « financement de la politique de l'eau ». Elle intervient en pleine réforme des redevances eau, qui font cette année l’objet d’une révision dans le cadre de la loi de finances pour 2024. Trois redevances actuelles (pollution domestique ; modernisation des réseaux de collecte domestique ; modernisation des réseaux de collecte non domestique) sont supprimées, et remplacées par trois nouvelles (consommation d’eau potable ; performance des réseaux d’eau potable ; redevance de performance des systèmes d’assainissement collectif).
Vendanges : le Conseil d’État maintient un décret suspendant le repos hebdomadaire
Dans une décision du 30 juin, le Conseil d’État a rejeté la demande de Solidaires (union syndicale) portant sur l’annulation d’un décret du 9 juillet 2024 relatif aux procédures de suspension du repos hebdomadaire en agriculture. Ce texte clarifie un article du Code rural, qui limite la mesure à des « circonstances exceptionnelles ». Ainsi, la suspension du repos hebdomadaire concerne « des travaux dont l'exécution ne peut être différée, les récoltes réalisées manuellement en application d'un cahier des charges lié à une [AOC] ou une [IGP] » ; ce repos « peut être suspendu une fois au plus sur une période de 30 jours », selon le décret. Pour le Conseil d’État, le texte vise « explicitement » des récoltes soumises « à des dates arrêtées chaque année par l’autorité administrative », et pour lesquelles le « préavis (…) peut être très bref ». Il y a là des circonstances exceptionnelles « quand bien même elles se produiraient chaque année », d’après lui, « eu égard aux contraintes rigoureuses qui pèsent sur ces récoltes, lesquelles induisent des difficultés spécifiques d’organisation du travail et de recrutement de salariés saisonniers ». Le 16 juin, le rapporteur public avait aussi estimé, pour des raisons linguistiques (définition de l’Académie française) et juridiques (loi dont découle le décret), que le terme « exceptionnelles » ne se limite pas, ici, à ce qui n’est « pas anticipable ».
Méthanisation : Suez inaugure une unité de valorisation de CO₂ biogénique
Dans un communiqué du 30 juin, le groupe Suez a annoncé l’inauguration d’une unité de valorisation de CO2 biogénique issu du méthaniseur installé sur son site de Terres d’Aquitaine basé à Saint-Selve (Gironde). L’installation est active depuis mai dernier. Le CO2 est « commercialisé dans le cadre d’un contrat avec Rougeline », groupement de six coopératives du Sud-Ouest spécialisées dans la tomate, et déjà utilisé par « deux maraîchers landais pour favoriser la photosynthèse de plants de tomates sous serres, en remplacement d’énergie fossiles », précise Suez. D’autres débouchés locaux seraient envisagés, comme la production d’algues, le froid alimentaire ou les extincteurs. Le projet est financé à hauteur de 560 000 € par la région Nouvelle-Aquitaine, représentant 40 % du montant total. L’entreprise espère valoriser 3 500 t/an de CO2 biogénique. De son côté, l’unité de méthanisation produisant le CO2 traite des déchets émanant de l’agriculture, de l’industrie agroalimentaire, des grandes surfaces et des collectivités. Par ailleurs, depuis janvier 2025, le digestat émanant du méthaniseur a obtenu une certification européenne. Les 9 000 tonnes produites par an sont distribuées par Terrial, co-entreprise des groupes Suez et Avril.
Agrivoltaïsme : l’Ademe publie un premier observatoire national des installations
L’Ademe, agence de la transition écologique, vient de publier un observatoire national des installations agrivoltaïques. Se présentant sous la forme d'une carte interactive, l’outil indique notamment leur localisation, année de mise en service, puissance installée, type de production agricole et de structure photovoltaïque. Toutes les régions métropolitaines sont équipées, avec en tête la Nouvelle-Aquitaine (53 installations), l’Occitanie (45), suivies à égalité de l’Auvergne-Rhône-Alpes (21), Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur, auxquelles s'ajoute entre autres La Réunion (10). L’observatoire recense 196 unités, dont 140 unités en exploitation, 18 en construction et 38 au stade de l’autorisation. Seules trois installations correspondent au décret du 8 avril 2024, l’écrasante majorité (puissance totale : 2,16 GW) ayant eu un feu vert avant les textes de la loi Aper. Parmi les productions agricoles concernées, les cultures spécialisées figurent en tête (93), au coude-à-coude avec l’élevage (86) ; les grandes cultures (16) sont loin derrière. Une plus vaste étude est « en cours », sur quelque 1 600 projets agrivoltaïques dans cinq régions, avait indiqué le 16 juin Rachel Baudry (Ademe) au colloque de France Agrivoltaïsme. « Quand on extrapole à l’échelle nationale, on pense qu’il y a aujourd’hui entre 2 000 et 3 000 projets dans les cartons », selon elle.
Chambres d’agriculture : le président (CR) du Lot-et-Garonne démissionne (presse)
Le président de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, Patrick Franken (Coordination rurale), « a officiellement annoncé sa démission » le 30 juin, annonce Sud-Ouest le même jour, en faisant état « d’importants désaccords » avec son prédécesseur Serge Bousquet-Cassagne. Une information ensuite confirmée par l’AFP. « D’autres départs devraient intervenir dans les prochains jours », ajoute Sud-Ouest, précisant que Karine Duc, coprésidente de la CR 47, « assure l'intérim jusqu'à de nouvelles élections ». Pour le quotidien régional, le différend entre les deux hommes « aurait notamment pris sa genèse autour de l’emploi de proches de Serge Bousquet-Cassagne, dont son fils, au sein de l’organisme consulaire ». « À cela s’ajoute l’ingérence supposée » de l’ancien président, élu au bureau de la chambre. Ces derniers jours, la directrice de la chambre avait déjà démissionné, ainsi que l’élu CR Jean-Michel Ruchaud. Interrogé par l’AFP, Serge Bousquet-Cassagne se défend de toute influence. En février, la Coordination rurale avait remporté les élections dans le Lot-et-Garonne avec 69,85 % des voix, écrasant toute concurrence. Le deuxième syndicat agricole avait conservé ce bastion historique qu’elle détient depuis 2001.
Partis politiques : l'agricultrice Céline Imart nommée vice-présidente des Républicains
Bruno Retailleau s'est entouré de 13 vice-présidents à la tête des Républicains (LR), ainsi que d'un bureau politique et d'une commission d'investiture renouvelés, annoncés le 28 juin lors du conseil national du parti, près d'un mois après sa large victoire face à Laurent Wauquiez. La liste des 13 vice-présidents dévoilée samedi, lors du conseil national réuni à la Mutualité à Paris, comprend Céline Imart, eurodéputée et céréalière dans le Tarn. Céline Imart a été vice-présidente nationale des Jeunes agriculteurs de 2014 à 2018, élue nationale à l’AGPM (maïsiculteurs, FNSEA) et porte-parole d'Intercéréales, avant de devenir eurodéputée. Tout juste élue, elle s'était distinguée en apportant son soutien à Éric Ciotti lorsque celui-ci avait annoncé son projet d'alliance avec le RN, avant de se rétracter le lendemain.
Service de remplacement : Corentin Lochon nouveau président du réseau national
Le conseil d'administration national de Service de remplacement France a élu Corentin Lochon à sa présidence le 27 juin à Paris. Âgé de 30 ans, il est agriculteur dans la Marne sur une exploitation diversifiée (polyculture-élevage, viticulture, prestations de services). Il est également président de Service de Remplacement Marne et administrateur aux Jeunes Agriculteurs.
Syndicats agricoles : départ du directeur des affaires publiques de la FNSEA
L'actuel directeur des affaires publiques de la FNSEA, Xavier Jamet; quitte ses fonctions, a-t-il indiqué à Agra, confirmant une information de Contexte. Il était arrivé à ce poste il y a trois ans, en provenance de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA). Diplômé de Sciences Po Lyon, M. Jamet a été durant près de dix ans le collaborateur parlementaire de la sénatrice Sophie Primas (LR, Yvelines), présidente de la commission des Affaires économiques. Il a également travaillé à l’Assemblée avec le député UMP des Yvelines Henri Cuq, un proche de Jacques Chirac.