Guerre en Ukraine: un premier navire chargé de maïs ukrainien quitte la Roumanie
Un premier navire chargé de maïs en provenance d'Ukraine a quitté le 29 avril le port roumain de Constanta, sur la mer Noire, marquant la reprise des exportations de céréales depuis le début de la guerre, a appris l’AFP auprès de l'opérateur Comvex. Les ports maritimes ukrainiens sont bloqués depuis le début de l'invasion russe, le 24 février. Baptisé Unity T, le navire transporte 70.000 tonnes de maïs, a déclaré à l'AFP le p.-d.g. de la compagnie, Viorel Panait, sans dévoiler la destination de la marchandise. «Il s'agit d'un moment très important qui témoigne de l'engagement de la Roumanie à se montrer solidaire de l'Ukraine en proie à la guerre», a-t-il ajouté, se félicitant d'avoir joué le «rôle de pionnier» dans cette démarche. Bucarest s'est engagé ces dernières semaines à moderniser ses infrastructures portuaires et ferroviaires afin de faciliter les exportations en provenance d'Ukraine, avec qui elle partage une frontière de 650 kilomètres. «Un réseau de transports est en train de prendre forme (en Roumanie, NDLR) afin d'aider l'Ukraine à exporter sa production agricole», a souligné M. Panait. Avant la guerre, Kiev exportait 4,5 Mt de produits agricoles chaque mois via ses ports – soit 12% du blé, 15% du maïs et 50% de l'huile de tournesol au niveau mondial.
Carburant: des avances mises en place sur le remboursement 2022 de la TICPE
Un décret paru au Journal officiel le 29 avril instaure une avance sur le remboursement 2022 de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) acquittée par les agriculteurs sur les carburants (GNR notamment). D’après la notice du texte, elle s’élève à «25% du montant remboursé en 2022 au titre des produits acquis en 2021». Un niveau inférieur de moitié à celui demandé par la FNSEA (50%), selon son vice-président Henri Biès-Péré. Celui-ci se dit donc «à moitié content» de cette mesure, qui va toutefois «alléger les trésoreries des agriculteurs». Selon le calendrier habituel, les agriculteurs devraient déclarer en octobre 2022 leurs achats de carburants de 2021 pour solliciter ce remboursement, versé en 2023. Cette année, le site de déclaration est déjà ouvert, selon M. Biès-Péré. Les personnes installées en 2021 pourront bénéficier d’une avance «calculée, à leur demande, au prorata temporis», prévoit le décret. Et pour les installés de 2022, le montant de l’avance sera forfaitaire (25% du remboursement moyen de 2020). Le remboursement de la TICPE représente un coût global d’environ 1 Mrd€ pour l’État. Les agriculteurs se voient remboursés «en moyenne 1500 € par exploitation», selon la FNSEA, qui avait demandé cette avance dans le cadre du plan de résilience face aux conséquences de la guerre en Ukraine.
Inflation: hausse record des prix agricoles en mars (Insee)
Avec la flambée des cours des céréales liée à la guerre en Ukraine, les prix agricoles à la production ont augmenté de 26,8% de mars 2021 à mars 2022, contre +14,5% entre février 2021 et février 2022. «Cette hausse est inédite: la plus forte hausse sur un an enregistrée jusque-là était de 26,1% en mars 2008», souligne l'institut de la statistique dans un communiqué, cité par l’AFP. En mars 2022, le prix des céréales s'est envolé de 68,6%, et celui des oléagineux de 70,8%, par rapport au même mois de l'année précédente, selon l’indice IPPAP qui mesure l'évolution des prix des produits agricoles à la première mise sur le marché. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, les prix des produits agricoles ont aussi fortement augmenté d'un mois sur l'autre (+36,9% pour les céréales entre février et mars, +27,4% pour les oléagineux). L'Insee constate également une accélération du prix des animaux sur un an (+17,5%), tirée par ceux des bovins (+28,2%), quand l'évolution de la volaille (+11,1%) et des porcs reste plus modérée (8,1%). Sur fond d'épizootie de grippe aviaire en France et en Europe, le prix des œufs augmente de 13% sur un mois et de 63,3% sur l'année, «en raison d'une offre limitée et d'une demande forte».
Sécheresse: 100 millions d’euros supplémentaires pour les Agences de l’eau (ministère)
Dans la suite du Varenne de l’eau, les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique « ont décidé d’augmenter en 2022 de 100 millions d’euros le plafond de dépenses des Agences de l’eau », indique le gouvernement dans un communiqué du 29 avril. Ce montant permettra, selon les ministères, d’« accompagner les filières agricoles dans leur stratégie d’adaptation» , de soutenir les collectivités territoriales dans la lutte contre les fuites dans les réseaux, ou encore d’accélérer la désimperméabilisation urbaine. Autant de mesures qui devraient permettre de traverser « une période plus sèche et chaude que la normale » annoncée pour le printemps par Météo-France. Par ailleurs, à l’issue de la prochaine réunion du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique prévue fin mai, « le gouvernement publiera une carte de prévision du risque de sécheresse pour cet été », promet le communiqué.
Risques climatiques: un CNGRA élargi constituera la Codar (JO)
Le décret précisant les modalités de fonctionnement de la Codar (commission chargée de l’orientation et du développement des assurances garantissant les dommages causés aux récoltes) est paru au Journal officiel le 29 avril. Créée par la loi sur l’assurance récolte du 2 mars, la Codar est une émanation du CNGRA (comité national de gestion des risques en agriculture). Sans surprise, donc, elle est constituée des membres du CNGRA (sauf le représentant des banques) et de deux membres additionnels: un représentant de la Coopération agricole et un représentant supplémentaire des entreprises d’assurance (en plus des trois déjà présents au CNGRA), qui seront «nommés pour trois ans par arrêté». En outre, «des représentants des filières agricoles» pourront assister «avec voix consultative» aux réunions de la Codar «sur les points de l’ordre du jour relatifs aux questions qui les concernent spécialement». «Ces représentants sont désignés par le président de la commission à partir d’une liste d’organismes fixée par arrêté du ministre chargé de l’Agriculture», précise le décret. Enfin, la Codar sera présidée par les président et vice-président du CNGRA.
Risques climatiques: la Codar émettra préconisations et avis sur les seuils et taux (JO)
Outre sa composition (lire ci-dessus), le décret paru au Journal officiel le 29 avril établit les missions confiées à la Codar (commission chargée de l’orientation et du développement des assurances garantissant les dommages causés aux récoltes), dans le cadre de la réforme de la gestion des risques en agriculture. Comme attendu, la Codar devra formuler «chaque année» au gouvernement des «recommandations pluriannuelles» sur les seuils de pertes de production fixés dans les contrats d’assurance récolte (ou MRC) et les taux de subvention afférents; les seuils de pertes de production déclenchant l’indemnisation publique et les taux de cette indemnisation. Ces préconisations devront être accompagnées «d’une évaluation de leur impact sur les montants totaux de l’aide prévue (…) et de l’indemnisation due par l’État», précise le texte. Conformément à la loi du 2 mars réformant le système de gestion des risques, la Codar devra rendre un avis annuel sur la «pertinence» des critères retenus pour établir les pertes et les conditions d’indemnisation. Elle basera cet avis sur un rapport du «comité des indices» créé par la loi (spécialisé dans le calcul des pertes indicielles, NDLR) et sur les autres méthodes d’appréciation des pertes de rendement.
Agrivoltaïsme : une définition de référence avec la publication du guide de l’Ademe
L’Ademe (Agence de la transition écologique) a sorti son guide de l’agrivoltaïsme le 28 avril. Un document très attendu, car, bien que terminé en juillet 2021, il n’était pas publié, et parce qu’il donne une définition de référence. Une installation photovoltaïque peut ainsi être qualifiée d’agrivoltaïque «lorsque ses modules photovoltaïques sont situés sur une même surface de parcelle qu’une production agricole», et qu’ils lui apportent «directement (sans intermédiaire) un service». Le service apporté à l’exploitation peut être l’adaptation au changement climatique, l’accès à une protection contre les aléas, l’amélioration du bien-être animal, ou encore une atténuation des stress (sécheresse, fortes variations de température). Ce guide établit des recommandations pour les pouvoirs publics, afin d'accompagner financièrement et techniquement la phase d’expérimentation de projet agrivoltaïques. D'autres recommandations visent, elles, les porteurs de projets, afin d'apporter les mêmes garanties que le bail rural, via un contrat qui prévoit le maintien de l’activité agricole, en particulier en cas de transmission. «Nous nous retrouvons pleinement dans cette définition de l’agrivoltaïsme, ses recommandations et ses critères», s’est félicité Antoine Nogier, président de l’association France agrivoltaïsme, voyant se profiler un cadre «qui garantira la protection des exploitations agricoles».
Agrivoltaïsme: TSE et des coopératives de BFC signent pour développer des projets
TSE, producteur d’énergie solaire et Alliance BFC (union des coopératives agricoles Bourgogne du Sud, Dijon céréales et Terre comtoise) ont annoncé le 29 avril avoir signé un partenariat pour développer des projets agrivoltaïques de 3 à 10 mégawatts (MW) en région Bourgogne-Franche-Comté. Ces projets seront répartis dans la région sur des exploitations de différentes typologies (grandes cultures, élevage ou autres) adhérentes des coopératives de l’Alliance. Des essais seront également menés pendant neuf ans en commun par les équipes R&D de TSE et de l’Alliance BFC, sur deux sites pilotes en grandes cultures, l’un en Haute-Saône, et l’autre en Côte-d’Or autour d’une production bio. L’école d’ingénieurs agronomiques de Purpan participera au programme scientifique sur l’ensemble des sites pilotes de TSE. Le système d’ombrières agrivoltaïques que TSE développe consiste en des panneaux solaires rotatifs installés sur des câbles à 5 m de hauteur au-dessus d’un terrain agricole. Grâce à la très faible emprise au sol (0,5%) des poteaux et haubans – avec 27 m entre deux poteaux –, «la solution est compatible avec la plupart des machines agricoles et pratiques culturales», rappelle l'entreprise en énergie solaire.
Vigne: les professionnels vont accélérer l’innovation dans les AOC
Les professionnels vont accélérer l’innovation dans les AOC (appellations d'origine contrôlée), pour qu’elles tiennent compte des demandes croissantes des viticulteurs d’expérimenter des techniques nouvelles, a montré le congrès de la Cnaoc (confédération des AOC viticoles), qui s’est tenu près de Toulon le 28 avril. Début 2021, l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) avait institué l’expérimentation de variétés d’intérêt à fin d’adaptation (Vifa) dans les AOC, à condition qu’elles représentent au maximum 5% de l’encépagement de l’exploitation. «Nous voulons dupliquer ce système des Vifa pour que les AOC restent novatrices. Nous allons faire évoluer la réglementation», a déclaré Christian Paly, président du comité national des AOC viticoles de l’Inao. Mandat a donc été donné à la commission scientifique et technique de ce comité de «dupliquer le système des Vifa». En effet, a ajouté Marie Guittard, directrice générale de l’Inao, «il n’est pas question de muséifier les AOC. Il nous reste à transformer les orientations que nous appelons de nos vœux en textes règlementaires», a-t-elle précisé. Et de mentionner plusieurs techniques qui bousculent les règles en place, telles l’irrigation de la vigne en cas de stress hydrique, l’agrivoltaïsme, le désherbage électrique et le bâchage des vignes face au gel. «Il ne faut rien s’interdire en matière d’expérimentation, mais en faisant le moins de bêtises possible», a tenu à modérer Christian Paly.
Lait: en AG, France brebis laitière signe une charte d’engagement pour la filière
Réunie en assemblée générale le 29 avril, l’association France brebis laitière (FBL) – qui rassemble les acteurs de l’amont et de l’aval de la filière – a présenté sa charte de production et de transformation du lait de brebis. La «charte Lait de brebis France» (CLBF) a été signée par les trois collèges: producteurs, coopérateurs et industriels «privés». Les producteurs s’engagent notamment sur la «préservation de l’environnement», le pâturage, le bien-être animal, la santé des animaux et la production de l’alimentation animale sur l’exploitation. Les industriels prennent, entre autres, l’engagement de «commercialiser des produits sains et de qualité», de privilégier l’approvisionnement français, d’accompagner les éleveurs sur l’installation et la transmission, et de «préserver les ressources» (eau, électricité) et l’environnement. Cette charte a été élaborée dans l’objectif de «définir un socle commun à l’ensemble de la filière», explique le président sortant de FBL Laurent Reversat. Celui qui est représentant des coopérateurs, membre de la coopérative des Bergers du Larzac, a passé le témoin au représentant des industriels «privés» Jean-Marc Chayrigues, directeur de l’approvisionnement lait de Société des caves (groupe Lactalis), pour l’exercice 2022. Créée en 2019, France brebis laitière a l’ambition de devenir une interprofession nationale reconnue.
NBT: la Commission européenne lance une consultation publique
Dans le cadre de la révision du cadre réglementaire pour faciliter la mise sur le marché de semences issues des nouvelles techniques de sélection génomique (NBT), la Commission européenne a ouvert, le 29 avril comme prévu, une consultation publique. Cette étape vise ainsi à recueillir l’avis des citoyens et des parties prenantes (autorités publiques, opérateurs économiques) sur le fonctionnement de la législation actuelle sur les OGM pour les plantes obtenues par mutagenèse ciblée et cisgénèse et leurs produits destinés à l'alimentation humaine et animale. Ces informations permettront d’évaluer les options potentielles pour instituer un nouveau cadre législatif. À cette occasion, la commissaire chargée de la Santé et de la sécurité alimentaire, Stella Kyriakides, a déclaré que «l'innovation est au cœur de notre travail et nous pensons que la biotechnologie moderne, et notamment les nouvelles techniques génomiques, peuvent contribuer à rendre les systèmes agroalimentaires plus durables à l'avenir». Sur la base d’une étude (document en anglais) menée par Bruxelles l’année dernière, des résultats de cette consultation (ouverte jusqu’au 22 juillet) et d’une analyse d’impact (à venir), l’exécutif européen soumettra une proposition législative au Parlement européen et aux vingt-sept États membres d’ici le premier semestre 2023.
De la ferme à la table: le Copa-Cogeca «n’oppose pas agriculture et environnement»
Au regard de la menace que fait peser la guerre en Ukraine sur la sécurité alimentaire mondiale, la présidente du Copa-Cogeca, Christiane Lambert, a de nouveau remis en cause, le 29 avril lors du Praesidum, les objectifs de la stratégie «De la ferme à la table», en expliquant que «cela allait trop vite et trop loin, notamment sur la réduction des produits phytopharmaceutiques et des engrais». Avant d’ajouter que «notre position est claire: nous ne voulons ni dramatiser, ni minimiser, mais comment accepter vouloir produire moins alors que tous les pays du monde produisent plus pour compenser l’arrêt des importations de céréales en provenance d’Ukraine?» Dans ce contexte, elle assure que «nous n’opposons pas agriculture et environnement, les agriculteurs sauront produire mieux et durablement». Un éclaircissement de la position du Copa-Cogeca qui survient, explique-t-elle suite à a suite de «fake news lancées sur les réseaux sociaux par le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans». Celui-ci estimait que «certains prétendent qu’il y a un risque de pénurie alimentaire dans l’UE, ce qui n'est pas le cas. C'est un problème logistique et financier. Pas un problème de disponibilité de la nourriture.» Des propos inacceptables pour Christiane Lambert, qui a indiqué que «d’un côté, il y a ceux qui piaillent et de l’autre ceux qui travaillent pour ramener l’enjeu de la sécurité alimentaire à égalité avec la durabilité».
Crise du porc: ouverture du guichet pour la deuxième enveloppe d’aide à la trésorerie
Les éleveurs de porcs peuvent demander, jusqu’au 15 mai sur le site de FranceAgriMer, l’aide à la trésorerie dite «volet 2», prévue dans le cadre du plan d’urgence annoncé par le gouvernement fin janvier. Comme prévu, ce dispositif s’adresse aux producteurs spécialisés (plus de 20% du chiffre d’affaires pour l’atelier porcin) et ayant élevé au moins 500 porcins en 2021 (200 animaux pour les éleveurs bénéficiaires de l’ICHN). Autre condition : l’éleveur – ou son organisation de producteurs – doit avoir proposé à son abatteur un contrat conforme à la loi Egalim 2. Les dossiers seront « pris en compte dans l'ordre d'arrivée jusqu'à épuisement des crédits », précise FranceAgriMer. L’aide du « volet 2 » est dotée de 175 M€, elle vient compléter une première enveloppe de 75 M€ d’aide à la trésorerie et 20 M€ d’exonérations MSA. Ce soutien s’inscrit dans le cadre des aides Covid, la pandémie ayant provoqué « la fermeture de certains circuits de distribution (restauration, NDLR) ou débouchés, notamment à l’international », note FranceAgriMer. « Dans ce contexte dégradé, la filière porcine fait face à une hausse des coûts de production combinée à une baisse des cours depuis septembre 2021, dégradant fortement la trésorerie des entreprises de la filière. »
Florimond Desprez: 40 M€ de la BEI pour des variétés adaptées au changement climatique
La Banque européenne d’investissement (BEI) et le semencier Florimond Desprez ont annoncé, le 29 avril, la «signature d’un accord de financement d’un montant de 40 millions d’euros» (M€) afin de développer de nouvelles variétés de grandes culture adaptées aux changements climatiques. Ces variétés devront «aussi soutenir la transition agroécologique et atténuer la pénurie des ressources naturelles», d’après un communiqué commun. Avec 30 ETP (Équivalents temps plein), cet investissement «bénéficiera principalement aux installations de recherche du groupe en France et en Belgique, mais aussi dans six autres pays européens», précisent les deux partenaires. Cet accord a été conclu «avec le soutien de la Commission européenne». Sans oublier le Crédit agricole Nord de France, qui «nous accompagne également dans cette nouvelle étape», comme le précise François Desprez, président de Florimond Desprez, cité dans le communiqué. Basé à Cappelle-en-Pévèle (Nord), Florimond Desprez est le 11e semencier au niveau mondial. Il est obtenteur et producteur pour une dizaine d’espèces de grandes cultures (blé tendre, blé dur, betterave sucrière, pomme de terre, chicorée industrielle, pois protéagineux, etc.).
Amandes: la Compagnie des amandes table sur 500 ha de vergers en fin d’année
Depuis sa création en 2018, la Compagnie des amandes a signé la plantation de «208 ha d’amandiers, dont 17 ha ne sont pas encore plantés» dans «le Vaucluse, l’Aude, l’Hérault et les Bouches-du-Rhône», a indiqué son directeur général François Moulias à Agra Presse le 28 avril. «Mon objectif est de dépasser la barre des 500 ha à la fin de l’année», a-t-il ajouté, en précisant que l’entreprise cofondée par l’ancien ministre Arnaud Montebourg a «beaucoup de projets dans les Pyrénées-Orientales et dans le Gard». Parmi les autres projets en cours, l'OP (organisation de producteurs) Amandiers de France annoncée en septembre sera officiellement créée «fin mai» et réunira au moins dix amandiculteurs, a indiqué M. Moulias. Quant au chantier de casserie à Signes (Var), il débutera «en fin d’année», un peu plus tard que prévu à cause de «la flambée des coûts de matériaux». De fait, la casserie sera vraisemblablement opérationnelle «à l’automne 2023» et non dès le début de l’été. De plus, la casserie fera finalement «7000 m2», au lieu des 7400 m2 initialement prévus. «C’est dû à une contrainte réglementaire, pour éviter de devoir mettre des portes coupe-feu», a expliqué le directeur de la Compagnie des amandes. Enfin, la société basée à Aix-en-Provence ouvrira à nouveau son capital en faisant «une nouvelle émission d’obligations grand public en juillet, sur Lita, à hauteur de 1 million d’euros», a annoncé M. Moulias.
Assurance: augmentation des cotisations multirisques chez le Crédit agricole
Les cotisations sur l’assurance multirisques agricole (sinistres) ont augmenté de 4,5% en janvier 2022 par rapport à l’année précédente, indique Crédit agricole assurances à Agra Presse. Face à l’augmentation de certaines matières premières et de l'énergie depuis plusieurs mois, «un même sinistre a coûté plus cher en 2021 qu’en 2020», résume la branche assurances de la «Banque verte». Depuis le mois de février 2022, la guerre en Ukraine accentuerait le phénomène. Le conflit entraîne ainsi «une nouvelle augmentation des coûts moyens, liés à l’augmentation des matières première, mais aussi aux délais de reconstruction qui, eux-mêmes, se sont rallongés». «Le coût des préjudices ne cesse d’augmenter», prévient Guillaume Oreckin, directeur général de Pacifica (groupe Crédit agricole).
Événementiel: «plus de 30 000 visiteurs» pour les Toqués de l’agriculture (JA)
Organisé sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, les Toqués de l’agriculture ont rassemblé «plus de 30 000 visiteurs» du 29 avril au 1er mai, ont annoncé les Jeunes Agriculteurs, à l’origine de l’événement, dans un communiqué du 1er mai. «Trois jours avec un programme très chargé», rappelle le syndicat (afterwork, vente de produits régionaux, concours culinaire, etc.), pour cet événement qui visait à «renforcer le lien entre les agriculteurs et les consommateurs». Dans leur communiqué, les JA espèrent «qu’il s’agira d’une première marche vers un lien profondément renouvelé entre l’agriculture et le grand public». Les Toqués étaient organisés par le fonds de dotation de JA (Terres innovantes), en partenariat avec l’association Le tour des terroirs et «sous le parrainage de Guillaume Gomez», ancien chef de l’Élysée.