Agrafil du 23 septembre 2024

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Remaniement: Annie Genevard, une députée LR de la ruralité à l'Agriculture

Comme pressenti, la députée Les Républicains du Doubs, Annie Genevard, a été nommée, le 19 septembre, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, en remplacement de Marc Fesneau, qui n'apparait pas dans le nouvel exécutif. Ancienne professeure de français, la nouvelle ministre bénéficie d'un solide ancrage politique dans le Doubs, département très laitier, où elle est née et où sa mère, Irène Tharin, fut députée UMP (2002-2007). Elle-même a été conseillère régionale (2004-2012) de Franche-Comté et maire (2002-2017) de Morteau. «Je travaille pour les agriculteurs depuis bien longtemps», a-t-elle déclaré peu de temps avant sa nomination samedi à France 3 lors d'un déplacement sur des comices agricoles. Dans son département, les syndicats agricoles confirment. «Je la croise régulièrement, rapporte à Agra presse Christophe Chambon, secrétaire général adjoint de la FNSEA et éleveur dans le Doubs. Elle a toujours travaillé pour la cause agricole, et récemment durant les débats sur la LOA, elle a travaillé sur des amendements proposés par la FNSEA». «C'est une femme de terrain, elle est présente à tous les évènements ruraux, confirme la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Lyonnais. Elle a un fonctionnement républicain, elle nous reçoit, mais elle se mobilise dans les limites de sa vision. C'est une femme assez traditionnelle, dans une circonscription acquise à la droite». Son suppléant, Eric Liégeon, est agriculteur, et ancien vice-président de la FDSEA du Doubs, investi de longue date à la Safer départementale.

Remaniement: Pannier-Runacher à la Transition écologique, après 7 mois à l'Agriculture

Jusqu'alors ministre déléguée de l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher a été nommée le 21 septembre, ministre de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques. «L'écologie que je veux porter ne sera pas seulement ambitieuse. Elle sera aussi populaire pour permettre à tous de vivre mieux», a réagi sur Twitter la haute-fonctionnaire de formation, élue députée pour la première fois en juillet à Arras. Agnès Pannier-Runacher était arrivée Rue de Varenne en février, durant les mobilisations d'agriculteurs de l'hiver, en soutien du titulaire Marc Fesneau ; elle a notamment repris le dossier Ecophyto, prenant l'initiative, un mois après son arrivée, de lancer un travail de recherche des distorsions de concurrence avec les autres Etats-membres, promettant le cas échant des demandes de reconnaissances mutuelle d’AMM (autorisation de mise sur le marché), «d’extension d’usage», d'AMM de portée limitée» ou de dérogations. Quelques mois plus tard, le ministère annonçait qu'une centaine de dossiers avaient été déposés, dans ce cadre, par des industriels, et étaient en cours d’instruction auprès de l'Anses (agence sanitaire). Elle laisse deux dossiers inachevés: la réforme de la séparation de la vente et du conseil des pesticides, pour lequel un rapport du CGAAER lui a été remis, et qui devait voir le jour sous la forme d'un projet de loi ; et les travaux sur Egalim 4, pour lesquels les députés Babault et Izard n'avaient pu lui rendre leur rapport avant la dissolution, et leur échec aux législatives.

Remaniement: la FNSEA donne «15 jours» à Genevard pour prendre des mesures de crise

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a donné le 22 septembre «15 jours» à la nouvelle ministre de l'Agriculture Annie Genevard pour annoncer des mesures sur des prêts bonifiés aux céréaliers, viticulteurs et éleveurs en crise et sur la vaccination des troupeaux face aux épizooties. La première urgence «concerne le PGE (prêt garanti par l'Etat, NDLR) agricole, c'est-à-dire un prêt bonifié par l'État et par les banques qui permet aux agriculteurs de financer leur cycle d'exploitation, qu'ils soient céréaliers, viticulteurs ou éleveurs. Ça, c'est la priorité», a déclaré Arnaud Rousseau à l'AFP. La deuxième urgence c'est d'«obtenir des vaccins rapidement pour que les éleveurs puissent vacciner le maximum possible leurs troupeaux et faire en sorte que pour ceux qui ont perdu des animaux, on commence la campagne d'indemnisation», a-t-il ajouté. «On donne à la ministre 15 jours pour être capable de nous dire ce qu'elle entend faire sur les mesures d'urgence», a-t-il déclaré. La Coordination rurale, deuxième organisation représentative de la profession, a pour sa part redemandé à être reçue «au plus vite». «Après 9 mois de vide et 90 (jours, NLDR) de vacance, chaque jour compte», alerte le syndicat dans un communiqué.

Remaniement: Greenpeace dénonce un gouvernement «de l'ancien monde»

L'ONG environnementale Greenpeace estime le 19 septembre que le gouvernement de Michel Barnier «semble déjà enfermé dans les logiques dépassées de l'ancien monde» face à l'urgence climatique. «Nous avons besoin d'actions radicales et ambitieuses pour faire face aux crises climatiques et sociales, mais ce gouvernement semble déjà enfermé dans les logiques dépassées de l'ancien monde", cingle son directeur général, Jean-François Julliard, cité dans un communiqué. «Ce n'est pas avec des demi-mesures qu'on fera baisser les émissions de gaz à effet de serre ni qu'on protégera les plus vulnérables», ajoute-t-il. Selon Greenpeace, «le choix d'Annie Genevard au ministère de l'Agriculture laisse présager le pire au regard de sa faible expérience sur ces thématiques, et de ses quelques prises de position sur le sujet en tant que députée Les Républicains». «Avec Agnès Pannier-Runacher comme ministre de la Transition écologique, de l'Energie, du Climat et de la Prévention des risques, c'est l'obsession nucléaire en guise de boussole écologique qui nous est promise», déplore aussi l'ONG. «Alors que Les Républicains ont encaissé un nouveau revers historique aux législatives et que Ensemble pour la République a subi une défaite cinglante, ce gouvernement est quasi exclusivement composé de membres rejetés par les électeurs et les électrices», regrette aussi l'organisation.

Vaccins MHE: comme attendu, le gouvernement choisit la stratégie de la bande tampon

Comme attendu, le ministère de l'Agriculture a choisi la stratégie de la «bande tampon» pour définir la zone de vaccination volontaire qui bénéficiera de la commande de publique de deux millions de vaccins contre la maladie hémorragique épizootique (MHE). «Elle vise à limiter la progression de la maladie par la mise en place d’une zone tampon vaccinale», explique le ministère dans un communiqué paru le 20 septembre. Concrètement, la Rue de Varenne a annoncé qu'elle venait de publier au Bulletin officiel la liste des communes inclues dans cette zone, qui forme un trait large de 50km «le long de la limite interne de la zone régulée» autrement dit entre la Manche et les Bouches du Rhône. Le 30 août dernier, le ministère de l'Agriculture avait annoncé la commande de 2 millions de vaccins pour cette campagne. «Du point de vue scientifique, la position est entendable», reconnaîssait Laurent Saint-Affre, membre du bureau de la FNSEA, à l'annonce de cette stratégie le début septembre. «Mais nous demandons à l’État de commander plus de doses pour inciter le laboratoire à produire.» D’après lui, «500 000 doses sont disponibles sur le marché libre», en plus des deux millions réservés à la campagne publique. «Il semblerait que le laboratoire puisse produire trois millions de doses supplémentaires d’ici la fin de l’année.

Fièvre catarrhale ovine: des vaccins seront aussi mis à disposition en Bretagne

La zone où les vaccins des ovins et des bovins contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 sont pris en charge par l'Etat va être étendue «à l'ensemble de la région Bretagne» face à l'avancée de l'épizootie, a annoncé le 19 septembre le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. «La vaccination sera gratuitement mise à disposition des éleveurs dans toute cette région, qui vient s'ajouter à la zone vaccinale actuelle (Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne, Creuse et Corrèze)», rappelle-t-il. Le coût de cette vaccination est de près de 30 millions d'euros pour l'Etat, selon le ministère de l'Agriculture. Depuis sa première détection début août dans le nord de la France, la FCO de sérotype 3, une maladie virale transmissible par un moucheron, se propage rapidement et un total de 1.929 foyers de la maladie a été recensé d'après le dernier bilan au 12 septembre. Pour endiguer les effets de la maladie, le gouvernement français a annoncé le 30 août la commande de 5,3 millions de doses complémentaires contre la FCO 3, en plus des 6,4 millions de doses déjà commandées. Celles-ci seront fournies gratuitement aux éleveurs dans les régions touchées.

Lait AOP: ambiance «morose» pour les produits laitiers sous appellation

À une semaine de son assemblée générale, les 26 et 27 septembre, le Cnaol (AOP laitières) alerte les pouvoirs publics, dans un communiqué du 20 septembre, sur la «morosité» des acteurs des filières laitières sous appellation d’origine protégée: ventes en baisse, conditions climatiques défavorables pour les fourrages, menaces de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et de la maladie hémorragique épizootique (MHE), «surenchère» des mesures sanitaires sur le lait cru… Sur ces sujets, les AOP laitières espèrent «un meilleur accompagnement» du nouveau gouvernement. L’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs est défavorable aux produits laitiers AOP. En 2023, les volumes commercialisés ont baissé de 6%, après une première diminution de 2% en 2022. Les fromages et les crèmes se maintiennent mieux (-3%) que les beurres dont les ventes chutent de 26%. Avec toutefois une évolution contrastée pour les fromages: «ce sont les fromages AOP au lait de chèvre qui présentent la baisse la plus marquée (-9%), les fromages AOP au lait de brebis et au lait de vache présentant des baisses plus modérées (-3%)», souligne le Cnaol. La conjoncture n’aide pas les AOP à peser dans les négociations avec la grande distribution, «chaque année plus dures», affirme le Cnaol. 

Volaille : Sanders vise 2 millions places de poules et 50 000 m2 de volailles

Sanders a annoncé au Space son objectif de création à deux ou trois ans d’1,7 million à 2 millions de places de poules en plein air ou au sol et de construction ou restructuration de 50 000 m2 de bâtiments pour volailles de chair de toutes espèces. Le leader national de la nutrition animale propose son accompagnement technique et financier à des éleveurs de toutes régions. En volaille de chair, Sanders veut en particulier davantage d’éleveurs de poulets lourds Princior destinés à la découpe, élevés dans des bâtiments particuliers en lumière naturelle. Le dg, Philippe Manry, a exprimé sa conviction au salon : «Partout où il y a un bâtiment d’élevage viable, déjà accepté des riverains, il faut qu’il y reste». Dans le but de participer à la pérennité des élevages à l’échelon national, la filiale d’Avril a annoncé en juillet 2024 un troisième plan d’accompagnement de projets d’une enveloppe de 4 millions d’euros, en faveur des jeunes et de la modernisation. Pour mettre en relation les cédants et porteurs de projet, sans limite géographique, Sanders lance un service digital animé par ses 14 «managers de territoire». 

Présidence d'Interfel : Jean-Michel Delannoy mis dans l'incapacité de se présenter

L'endivier Jean-Michel Delannoy ne sera finalement plus en capacité de se présenter le 24 septembre à la présidence de l'interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), a appris Agra Presse. Selon nos informations, Felcoop (coopératives) lui aurait retiré, par un vote le 19 septembre, son mandat représentatif au sein du conseil d’administration d’Interfel. La liste officielle des noms des représentants de Felcoop appelés à participer à l'élection (3 par famille) reçue par Interfel le 20 septembre ne comportait effectivement pas celui de l’ancien président de la fédération des coopératives de fruits et légumes, confirme-t-on au sein de l'interprofession. Dans cette configuration, Jean-Michel Delannoy ne peut plus se présenter. Felcoop n'a pu être contacté pour expliquer ce choix.  Contacté par Agra presse, l'endivier «regrette vivement (cette décision) puisque (son) programme innovant est ouvert à tous et à chacun notamment à travers (ses) deux premiers axes» (création d’une commission axée sur les prix et d’une certification portée par Interfel). Cet épisode clôt une séquence «préélectorale» assez agitée débutée cet été. En juillet, Daniel Sauvaitre avait publié, sur son blog, sa lettre de candidature à la présidence, indiquant que Jean-Michel Delannoy s'était retiré après un vote des familles de l’amont, après un résultat légèrement défavorable. Mais quelques semaines plus tard, il annonçait sa volonté, finalement, de se présenter, programme à l'appui. Jean-Michel Delannoy désormais hors jeu, Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (pomme/poire) demeure donc seul en lice, avec toutes les chances d’être élu. 

Arboriculture : le Val d’Oise soutient la plantation de 3450 arbres fruitiers

À l’issue d’une assemblée générale du conseil départemental du Val d’Oise, ses élus ont décidé de soutenir trois arboriculteurs pour la plantation notamment de 3 300 pommiers, 50 poiriers et 100 cerisiers et l’achat de filets paragrêle, rapporte un communiqué du 20 septembre. En tout, l’investissement du département s’élève à plus de 11 600 €. Parallèlement, le département a annoncé apporter son soutien à six organismes professionnels agricoles, parmi lesquels les jeunes agriculteurs d’Île-de-France pour leurs actions de promotion des métiers de l’agriculture pour un montant de 2 700 € ou encore l’association Terre de liens Île-de-France, qui encourage l’installation d’agriculteurs pratiquant l’agriculture biologique, pour un montant de 2 800 €. Un soutien de 3 500 € a été attribué au Groupement des agriculteurs bio (GAB) de la région Île-de-France, pour y promouvoir le développement de l’agriculture biologique et accompagner les producteurs. Enfin, le Val d’Oise a annoncé la mise en place d’un fonds d’aides exceptionnelles de 40 000 euros à destination des agriculteurs touchés par les intempéries du printemps. Une vingtaine d’exploitations – représentant un total de 88,5 hectares – ont signalé des dégâts dans les cultures de blé tendre, colza, pois d’hiver et de printemps, lin, betterave, maïs et pommes de terre.

Coriandre bio : le préfet d’Occitanie relève le plafond pour les jeunes agriculteurs

Dans un communiqué du 20 septembre, le préfet de la région Occitanie annonce qu’il «relèvera prochainement le plafond des demandes de surfaces de coriandre en conversion à l’agriculture biologique», mais uniquement pour les jeunes agriculteurs. Il passera à neuf hectares contre trois hectares comme il avait été prévu par un arrêté du 18 août dernier. Le plafond reste inchangé pour toutes les autres exploitations. Les DDT prendront contact avec les exploitants pour identifier les parcelles qu’ils désirent maintenir en conversion. «Les autres ne pourront être engagées en 2024. Il n’est pas possible à ce stade de modifier les déclarations PAC les concernant en invoquant le droit à l’erreur», avertit le préfet, le dossier mentionnant les culture présentes entre le 1er mars et le 15 juillet. Les surfaces pourront être déclarées à compter de 2025. L’annonce n’a pas contenté la chambre d'agriculture du Gers, le département le plus concerné: «La situation reste très insatisfaisante. On est en train de préparer avec nos avocats un recours contentieux», a déclaré à l'AFP, son président Bernard Malabirade. Même son de cloche du côté de la Coordination rurale dont le responsable gersois, Lionel Candelon, a précisé: «Il faut payer 2024, l'Etat avait qu'à se réveiller avant, ils ont qu'à trouver le budget».

Céréales : Garun Paysanne, Creully et Sévépi vont créer une union de commercialisation

Les coopératives Garun Paysanne (22), Creully (14) et Sévépi (27) vont créer une union de commercialisation, a appris Agra Business au Space. «À nous trois, nous devrions approcher le million de tonnes de céréales», indique Sébastien Blot, directeur de la coopérative Garun Paysanne (211 M€ de CA). L’objectif est que tout soit prêt au 1er juillet 2025. «L’enjeu est d’aller capter d’autres marchés, sur des débouchés plus qualitatifs, en blés meuniers par exemple», explique-t-il. Des liens existaient déjà entre Sévépi et Garun Paysanne : «Nous déléguions déjà une partie de la vente de nos volumes à Sévépi (226 M€ de CA, 477 000 t de collecte) car tout n’était pas utilisé dans notre usine d’aliments du bétail (400 000 tonnes fabriquées chaque année)», rappelle Sébastien Blot.  Mais le projet d’union ira plus loin en intégrant la coop de Creully (165 M€ de CA, 270 000 t de collecte). La future union de commercialisation sera pilotée par Sévépi. Sébastien Blot n’exclut pas de l’ouvrir, à terme, à d’autres partenaires. Il confie aussi souhaiter, en parallèle, poursuivre la croissance de sa coopérative, même en dehors de sa zone historique. «En cinq ans, nos volumes de collecte ont été multipliés par deux, pour atteindre 180 000 tonnes», rappelle-t-il. La croissance s’est notamment faite par des reprises comme celle du négoce sarthois Maudet (50 M€ de CA, 100 000 t de collecte) réalisée en juillet 2024.

Installation : le groupe Eureden va augmenter son soutien d’1M€/an

Dans la zone d’Eureden (3,3 Mds€ de CA, 1,3 Mt de collecte), près de 800 exploitations sont à céder chaque année. « Nous devons soutenir l’installation des jeunes et les aider financièrement, explique Serge Le Batz, président de la coopérative bretonne », interrogé par Agra Business à l’occasion du Space. L’an passé, une enveloppe de 1,5 M€ de subventions et de 1,5 M€ d’aides sous forme de prêts a été débloquée. Cela a permis l’installation de 200 nouveaux agriculteurs, toutes productions confondues : œufs, lait, porcs, bovins... « Mais nous devons encore accélérer la dynamique, reconnaît-il. C’est pourquoi le conseil d’administration a décidé d’augmenter les montants alloués. Pour les cinq prochaines années, ils vont passer à deux millions d’euros pour chaque poste : soit 4 M€ au total fléchés pour l’installation, contre 3 M€ actuellement. C’est un vrai enjeu pour notre coopérative et pour notre territoire. » Si tous les dossiers sont étudiés, tous ne sont pas acceptés. « L’idée est d’aider les projets en adéquation avec le marché, en donnant aussi la priorité à des contrats de filières : plus rassurants pour les banques », concède-t-il. Si la coopérative se donne, parfois, la possibilité d’entrer au capital des entreprises, elle précise toujours aussi, par écrit dans les contrats, sa date de sortie. (Anne Gilet)

Circuits courts : Advitam revend ses magasins Prise direct’ à des bouchers

Le groupe Advitam (1,9 Md€ de CA) annonce, dans un communiqué, la cession de son réseau de magasins alimentaires Prise direct’, créé en 2016, à la boucherie « Aux Enfants ». Cette société familiale, fondée en 1963, est aujourd’hui pilotée par François-Régis Ducoulombier et ses fils, Marc-Antoine et Hugo. Dans un contexte économique tendu et en raison de la stratégie du groupe Advitam de se recentrer sur l’amont agricole, les quatre sites du Pas-de-Calais (Arras, Beaurains, Coquelles et Cucq) passeront sous l’enseigne « Aux Enfants » d’ici à la fin du mois de novembre : le temps de réaliser des travaux pour harmoniser l’agencement des différents sites et accueillir les nouvelles gammes de produits. L’ensemble du personnel est conservé. L’objectif est de «préserver les valeurs et l’engagement local que nous avons toujours défendus avec nos producteurs adhérents», explique Armel Lesaffre, président du groupe Advitam. « Aux Enfants » propose une offre variée de boucherie, charcuterie traiteur et fromagerie, avec une gamme de viande rigoureusement sélectionnée, issue en grande majorité d’un approvisionnement local. L’enseigne compte déjà quatre magasins, également situés dans le Pas-de-Calais (Mametz, Aire-sur-la-Lys, Auchy-les-Mines et Cucq), quatre camions de marché et un camion de tournée à domicile.

Groupes vétérinaires: le réseau de 160 cliniques Univet rejoint le Syngev

Le réseau Univet, qui compte plus de 160 cliniques vétérinaires généralistes en France et dix structures en Belgique, a rejoint le syndicat des groupes d’établissements vétérinaires (Syngev), indique un communiqué du 19 septembre. Le Syngev compte désormais huit membres: Anicura, IVC Evidensia, Argos, Mon Véto, VetPartners, Qovetia, le réseau de Madame Corinne Armand et Univet. Il regroupe plus de 960 cliniques et centres hospitaliers vétérinaires (CHV), soit 60% des CHV en France et 17% des vétérinaires praticiens (plus de 8000 professionnels).

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 23 septembre

Mardi 24 septembre 

Voyage de presse de la chambre d'agriculture d'Ile de France sur l'innovation en élevage bovin