Agrafil du 23 mars 2022

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Dégâts de gibier : vers «une application rapide» d'un nouveau cadre (gouvernement)

À la suite de la décision du Conseil Constitutionnel sur les dégâts de gibier fin janvier 2022, «nous allons soutenir la mise en œuvre de l’accord que vous avez signé avec les organisations professionnelles agricoles», a indiqué Marc Fesneau, ministre des relations avec le Parlement, lors de son audition au congrès de la FNC (chasseurs) le 22 mars. Cet accord visant à réduire les surfaces de dégâts de 30% devrait notamment comprendre une aide de l’État pour faciliter la gestion administrative des dossiers par les fédérations de chasse. «Cette contribution permettra d’élargir l’indemnisation aux petits dossiers», prévoit Thierry Coste, conseiller politique des chasseurs. L’État, confie-t-il, devrait également encourager les préfets à «faire baisser la pression» dans les régions où les populations augmentent trop rapidement. Marc Fesneau a enfin confirmé, dans le cadre du Plan de résilience, «un soutien financier exceptionnel» afin de permettre aux fédérations de chasse de faire face à la hausse du coût dégâts suite à la guerre en Ukraine. Autant de mesures d’urgence ou structurelles pour lesquelles «d’ici quelques le cadre définitif sera arrêté avec la FNC pour une application rapide», promet Marc Fesneau. La hausse continue du prix des matières agricoles depuis l’été 2020 aurait déjà selon la FNC entraîné une hausse du coût des dégâts de 15 millions d’euros, par rapport aux 45 millions d’euros reversés aux agriculteurs en 2019-2020.

Dégâts de gibier : ultimatum de la FNC face à l'inflation des indemnisations

Lors du congrès annuel des chasseurs le 22 mars, Willy Schraen, président de la FNC, a demandé aux candidats à l’élection présidentielle de réformer de manière urgente la loi de 1968 établissant le principe d'indemnisation des dégâts de gibier dans les champs. «Si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin de l’année, nous arrêterons de payer les dégâts, faute de moyens financiers», a prévenu Willy Schraen. Car l’enveloppe de dégâts s’élevant déjà à 77 millions d’euros par an (chiffres FNC), a prévenu Willy Schraen, sera alourdie par la hausse des cours des matières premières agricole face à la guerre en Ukraine. Un point auquel le volet «chasse» du plan de résilience pourrait répondre sous des modalités encore en négociation, selon l’entourage du président de la FNC. Autres demandes de chasseurs aux candidats : rétablir «durablement» toutes les chasses «traditionnelles», favoriser une police rurale de proximité pour remédier au «manque de moyens» de l’OFB, ou encore revoir les modalités de gestion du loup, comme préconisé par le rapport présenté fin février par la députée savoyarde Sophie Bonnivard (LR). «J’ai décidé de briguer un second mandat», a par ailleurs annoncé Willy Schraen, président de la FNC depuis 2016, sous les applaudissements de la salle.

Influenza dans l'Ouest: l'épizootie ralentit, 8 millions de volailles abattues en Vendée

Alors que le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie s'est rendu en Vendée le 22 mars, la progression de l'influenza aviaire ralentit dans l'Ouest, avec 27 nouveaux cas dans les Pays de la Loire et les Deux-Sèvres entre le 21 et le 22 mars ,selon le dernier bilan officiel. «Entre 7,5 et 8 millions de volailles ont été tuées» en Vendée, épicentre de l'épizootie, indique Joël Limouzin, président de la chambre départementale d'agriculture, à Agra Presse. Soit «17 à 18 000 tonnes de cadavres», dont une part «relativement importante» a dû être enfouie, car les capacités d'euthanasie et d'équarrissage étaient saturées. «Nous essayons de rattraper notre retard», ajoute M. Limouzin, estimant qu'il reste «4000 tonnes de cadavres à traiter». D'après l'élu, le ministre a annoncé les premiers versements d'indemnisations sanitaires, à hauteur de «2 M€ d'acomptes pour une trentaine de dossiers». Par ailleurs, Joël Limouzin insiste sur la nécessité «d'accompagner les éleveurs», du point de vue économique comme psychologique. «Nous allons organiser des réunions pour expliquer le dispositif d'aides», précise-t-il, ajoutant que «les groupements appellent les éleveurs pour faire le point sur leur situation de trésorerie. » Et d'annoncer qu'en Vendée, « toutes les banques se sont engagées à suspendre les échéances de prêts en attendant que les aides publiques arrivent. »

Influenza dans l'Ouest: des mesures à venir pour protéger les sites stratégiques

L'administration est «en train de finaliser» des mesures visant à «préserver les sites stratégiques» de l'épizootie d'influenza aviaire, indique Joël Limouzin, président de la chambre d'agriculture de Vendée, à l'issue d'une réunion avec le ministre Julien Denormandie le 22 mars. Un dépeuplement serait envisagé autour de «200 à 250 sites identifiés» en Pays de la Loire (élevages de reproducteurs notamment), et ce dans un rayon de «3 à 5 km selon le type d'élevage». «Si ces élevages disparaissent, il faudra au moins 18 mois avant de repartir», précise M. Limouzin, par ailleurs membre du bureau de la FNSEA. Dans ces zones dépeuplées, les abattages pourraient être «à vocation alimentaire pour les animaux indemnes et en âge d'être valorisés», mais pourraient aussi avoir pour destination le pet-food et l'équarrissage pour les jeunes animaux. «Des discussions sont encore en cours» notamment sur le sort réservé aux poules pondeuses. En parallèle, un dépeuplement total des zones réglementées serait envisagé, à l'instar de celui mené fin janvier dans le Sud-Ouest. Une mesure qui constitue la «seule alternative pour pouvoir redémarrer», selon Joël Limouzin.

Influenza: «au moins six mois» avant un retour à la normale de la production (Terrena)

Alors que l'Ouest de la France subit un violent épisode d'influenza aviaire, Galliance (branche volailles de Terrena) estime le 21 mars qu'«il faudra au moins six mois pour revenir à une situation de production standard». Le dernier bilan officiel arrêté au 21 mars faisait état de 565 cas confirmés dans l'Ouest (Vendée, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres). Chez Galliance, «les surfaces d’élevage affectées représentent selon les espèces et les plannings de production de 50 à 80% de l’activité». Un niveau de perte «d’une importance sans précédent», doublée d'un «drame psychologique et économique» pour les aviculteurs, alerte la coopérative dans un communiqué. Prévoyant des «conséquences importantes» en amont comme en aval, Galliance indique avoir «invoqué un cas de force majeure auprès de [ses] clients et sollicité la mise en place de solutions de solidarité» (indemnisation des éleveurs, chômage partiel pour ses salariés). Le groupe subit par ailleurs la flambée des matières premières, amplifiée par la guerre en Ukraine: «Le prix de l’alimentation animale a plus que doublé», provoquant «une hausse du coût de revient de la volaille vivante de plus de 60%». Et plus en aval, les hausses de prix concédées par les clients (GMS, RHD) restent «très insuffisantes», déplore Galliance.

Guerre en Ukraine: Bruxelles va autoriser l'utilisation de pesticides pour cultiver les jachères

Dans un règlement qui sera publié le 23 mars – en même temps que toute une série de mesures pour aider le secteur agricole à faire face aux conséquences de l’invasion russe en Ukraine (aides d’urgences, aides au stockage privé de viande porcine, déblocage des fonds de la réserve de crise…) – la Commission européenne précise les détails de sa mesure visant à autoriser l’utilisation des jachères pour la production de fourrage notamment. Le dispositif n’est pas, comme initialement envisagé, limité à la production de protéagineux. Le texte indique qu’afin «de permettre aux agriculteurs d'utiliser autant que possible leurs superficies disponibles pour la production de denrées alimentaires et d'alimentation animale, il convient d'autoriser les États membres à déroger aux conditions relatives au paiement pour le verdissement, y compris l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, pour l'année de demande 2022, en ce qui concerne les terres en jachère» qu’elles relèvent de la diversification des cultures ou des surfaces d’intérêt écologique. Ces dérogations seront limitées à l'année de demande 2022 et devront remédier à l'incidence du conflit en Ukraine sur l'offre et la demande de produits agricoles.

Vins: le classement décennal de Saint-Emilion validé en appel

Le prestigieux classement 2012 des grands crus de Saint-Emilion a été validé par la Cour administrative d'appel de Bordeaux après le rejet par celle-ci des requêtes de trois châteaux de l'appellation, a appris l'AFP auprès des parties. Trois requérants - les châteaux Croque-Michotte, Corbin-Michotte et la Tour du Pin Figeac, déclassés en 2012 - demandaient l'annulation de ce classement, lui reprochant un manque d'«impartialité» et «de rigueur» ainsi qu'«une inégalité de traitement» basée notamment, selon eux, sur des critères de notation accessoires et favorables aux grands châteaux, comme la nécessité d'avoir une salle de réception sur le domaine, au détriment de la note de dégustation des vins. Le tribunal administratif leur avait donné tort en décembre 2015. Ce jugement avait été confirmé par la cour administrative d'appel en avril 2019 avant d'être renvoyé à nouveau devant cette juridiction par le Conseil d'Etat, saisi par les plaignants. Le classement des grands crus de Saint-Emilion, le seul remis en cause tous les dix dans le Bordelais, constitue une véritable enjeu commercial et financier pour les propriétés. En 2006, pour la première fois, il avait été annulé par la justice, saisie par huit propriétés déclassées. Un nouveau classement est attendu cette année et quelques châteaux prestigieux ont annoncé ne pas vouloir y figurer.

Eau : des manifestations ce week-end contre les « méga-bassines »

Des milliers d'opposants à des projets de retenues d'eau dans les Deux-Sèvres et alentour, les «méga-bassines», sont attendus ce week-end contre «l'accaparement de l'eau» et «l'empoisonnement des sols par l'agro-industrie». L’événement se déroule à l'appel du collectif Bassines Non Merci, fer de lance de l'opposition aux projets, et de la Confédération paysanne, avec le soutien de la LPO, EELV, Attac, La France Insoumise, etc. Il se tiendra près de Mauzé-sur-le-Mignon, commune qui abrite une de ces «bassines» de stockage. De son côté, la Coordination Rurale a annoncé également trois jours de mobilisation pour «défendre» la bassine de Cram-Chaban (Charente-Maritime), à quelques kilomètres, une action «destinée à défendre cet outil de travail face à des extrémistes». Contre «tout risque de trouble à l'ordre public», les préfectures des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime ont interdit de manifestation et de circulation les engins agricoles sur un large périmètre. De précédentes manifestations avaient été suivies de violences avec la destruction d'une réserve voisine en Charente-Maritime et de blessés chez les gendarmes.

Matériel agricole: une PPL pour sécuriser leur recours au bénéfice des collectivités

Dans une proposition de loi (PPL) déposée le 21 mars, le sénateur LR de l'Aisne Antoine Lefèvre propose de «perfectionner le cadre juridique de l’aide ponctuelle et bénévole apportée par les exploitants agricoles aux collectivités territoriales». Jusqu'ici, le Code rural prévoit deux situations dans lesquelles les agriculteurs peuvent apporter leur concours aux communes, aux intercommunalités et aux départements: le déneigement (au moyen d'une lame communale) et le salage de la voierie. Le sénateur propose d'ajouter une troisième activité: la participation, «à l’aide de son propre matériel, à toute activité à caractère festif, sportif ou culturel». L'objectif est d'inscrire dans la loi des «situations jugées potentiellement litigieuses dans l’hypothèse de la survenance d’un dommage», et ce faisant «d'éclaircir la résolution en matière assurantielle». Selon Antoine Lefèvre, un grand nombre de collectivités connaissent une «pénurie de moyens» qui conduit à un «appel de plus en plus fréquent à la collaboration occasionnelle des agriculteurs». Le projet de texte prévoit également que le gouvernement remette un rapport tous les trois ans au Parlement sur les collaborations des agriculteurs avec les collectivités. Son éventuel examen ne devrait pas intervenir avant 2023, indique l'équipe du sénateur.

Lait: en congrès, la FNPL travaille sur le renouvellement des générations

La question du renouvellement des générations était au centre des débats de l’assemblée générale de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) qui s’est tenue le 22 mars. «Renouveler les générations, c’est aussi garantir à nos consommateurs une souveraineté alimentaire et la sauvegarde d’un patrimoine gastronomique», a déclaré son président Thierry Roquefeuil. Il faut préparer sa succession «dès 50 ans», a insisté Yohann Barbe, président de l’Union des producteurs de lait des Vosges (UPLV) et administrateur à la FNPL. Il appelle à «remettre au goût du jour» le système des Gaec. «Le modèle père-fils a fait son temps. Il faut parler transmission, installation des jeunes, recrutement des salariés, développe-t-il. On peut imaginer que pendant une période de cinq après l’entrée d’un jeune dans un Gaec, il puisse ressortir sans pénalités financières.» Il invite également les exploitants à se former aux ressources humaines et à être «plus tolérants» avec leurs salariés. Reprenant le concept développé par une philosophe invitée à l’AG, Gabrielle Halpern, il souligne également la piste de l’«hybridation» des exploitations. Autrement dit, le développement d’autres activités, en lien avec la production laitière, pour être «moins dépendants du prix du lait» et attirer les jeunes générations.

Lait: les OP demandent de nouvelles négociations avec les industriels

Dans un communiqué du 22 mars, le réseau France OP Lait —qui rassemble 18 organisations de producteurs de lait— demande que la réouverture des négociations commerciales à l’aval, entre industriels et distributeurs, s’accompagne de «nouvelles négociations à l’amont», entre les OP et les entreprises agroalimentaires. «Encore trop d’industriels laitiers n’ont pas de contrats avec leurs OP et leurs producteurs», affirme l’organisation qui dénonce les «difficultés» rencontrées par des OP «face à des industriels qui ne connaissent que le rapport de force et qui piétinent allègrement les loi Egalim, pourtant sensées élever le rôle des producteurs dans la filière». France OP Lait incite les OP «à prendre des initiatives pour booster les négociations avec leurs premiers acheteurs». Elle réclame «des mesures coercitives pour faire respecter l’équilibre des rapports de force entre OP et industriels» et interpelle l’État sur la mise en œuvre des contrôles et des sanctions prévus dans la loi. Enfin, elle accuse les industriels de dissuader les producteurs de recourir à la justice «lorsque des OP ont le courage d’aller au contentieux sur la base des dispositions d’Egalim» et, ce, «sous prétexte que cela compromettrait le principe de libre négociabilité».

Lait: Lactalis fait évoluer sa gouvernance

Dans un communiqué du 22 mars, le groupe Lactalis annonce une nouvelle organisation de sa gouvernance à partir du 1er avril et la création d’une direction générale des opérations sous la responsabilité de l’actuel directeur général de la zone Europe du Sud, Thierry Clément. Destinée à seconder le président du directoire Emmanuel Besnier, la direction générale des opérations rassemblera les «grandes zones géographiques du groupe» et des services stratégiques: industriel, collecte de lait, achats, logistiques, marketing, commercial, RH... Par ailleurs, Emmanuel Besnier prend la responsabilité directe des directions en charge des affaires juridiques, de l’audit, des acquisitions, des finances, de la communication, des relations extérieures, de la qualité et de la RSE.

Ethanol : en congrès, le SNPAA alerte sur la concurrence américaine

Le premier impact de la guerre en Ukraine sur l’industrie de l’éthanol «concerne le prix de l’énergie et plus particulièrement du gaz», a indiqué Jérôme Bignon, président du Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA), au cours de son assemblée générale le 22 mars. Pour cette activité, qui est liée principalement aux secteurs sucrier et amidonnier, les coûts de production se sont envolés, «avec un prix du gaz qui est multiplié par cinq aujourd’hui comparé à la même période de l’an passé». En outre, les productions européennes d’éthanol «sont en compétition avec des importations en provenance des USA où les prix du gaz, en raison d’une production locale de gaz de schiste, n’ont connu qu’une faible hausse et sont proches de 15 € / MWh contre 100 € / MWh dans l’UE». Le secteur ne sait pas encore s’il sera éligible aux aides du Plan de résilience pour les entreprises dont la facture de gaz et d’électricité représente au moins 3 % du chiffre d’affaires, pour autant qu’elles deviennent déficitaires en 2022. À terme, la filière devra substituer progressivement «l’énergie primaire gaz par de la biomasse» et valoriser le CO2 issu des procédés de fermentation vers les futures filières de «e-fuels», ces carburants renouvelables destinés aux avions, produits en combinant du CO2 et de l’hydrogène, a évoqué Jérôme Bignon.

Céréales : Roquette investit 25 M€ dans «la plus grande» usine de polyols au monde

Roquette, amidonnier français devenu leader mondial des ingrédients alimentaires et des protéines d'origine végétale, a annoncé le 22 mars un plan d'investissement de 25 M€ pour les polyols liquides et en poudre, entre 2022 et 2024, dans son usine de polyols, «qui est la plus grande au monde», sur le site de Lestrem (Hauts-de-France). Produits à partir de matières premières végétales, telles que le maïs ou le blé, les polyols sont des glucides, édulcorants, mais sans sucres. Ils sont utilisés notamment dans la confiserie, les crèmes glacées, la biscuiterie, les préparations de fruits, les chewing-gums et les dentifrices. Cet investissement permettra d’améliorer l'efficacité des équipements et de s’adapter encore mieux aux attentes des clients sur une large gamme, selon Pascal Leroy, vice-président responsable des ingrédients essentiels chez Roquette.

Semences: un lien entre actionnariat commun et hausse des prix aux Etats-Unis (étude)

La direction générale du Trésor, dans une note mensuelle, cite une étude montrant le lien entre l'actionnariat commun et le degré de concurrence aux Etats-Unis. «Dans le secteur des semences, l'actionnariat commun expliquerait entre 6% et 15% de la hausse des prix des semences de soja, de maïs et de coton sur la période 1997-2017, et ce même en séparant les effets de la concentration du marché de ceux de l'actionnariat commun», peut-on lire dans Trésor-Eco de mars. L'actionnariat commun se définit par la détention, par un même investisseur, de participations minoritaires au capital social de plusieurs entreprises actives, et pouvant être concurrentes, sur un marché. Trésor-Eco rappelle qu’en 2017, dans le cas du rapprochement entre Dow et DuPont, la Commission européenne a considéré que la présence de participations communes importantes augmentait le risque que l'opération produise des effets anticoncurrentiels. Dans une enquête parue en août 2019, Agra Presse avait décrypté le rôle croissant des fonds d'investissement dans l'ensemble du secteur agroalimentaire, notamment par le biais de l'actionnariat commun.

Distribution : InVivo Retail veut quadrupler le chiffre d’affaires sous ses marques

Le leader de la jardinerie InVivo Retail lance trois marques «à impact positif», a-t-il annoncé le 22 mars, avec l’ambition de quadrupler son chiffre d’affaires sous marques propres d’ici à 2030. Cela concerne dès ce printemps «1 345 nouvelles références qui conjuguent accessibilité, simplicité d’usage et écoconception», a expliqué le d.g. Guillaume Darrasse en présentant les trois marques dont «InVivo Nous on sème», dédiée aux autoproducteurs (particuliers). «D’ici à 2030, l’objectif est de quadrupler le chiffre d’affaires réalisé sous nos marques et d’atteindre le milliard d’euros.» Cette démarche s’inscrit dans la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) du groupe coopératif InVivo, autour de la durabilité. Il s’agit de proposer une offre «à impact positif», lequel est évalué selon cinq critères : usage, origine, qualité, emballage, conditions de production. Illustration, InVivo Retail veut «fortifier la filière végétale française», en visant 90% de produits d’origine nationale. En 2022, cette part est de 70%, soit «une bonne trajectoire» par rapport à l’objectif annoncé en 2020. InVivo Retail, avec 1 600 points de vente, affiche un chiffre d’affaires de 2,943 Mrd € en 2020-21 (+18 %).

Eau : Eric Frétillère réélu président d’Irrigants de France

Irrigants de France, organisation qui compte parmi ses membres l'AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), a réélu le 15 mars Eric Frétillère (60 ans) comme président. Producteur de maïs, il est installé en Dordogne depuis 20 ans sur une exploitation de 100 ha. Eric Frétillère exerce par ailleurs de nombreuses responsabilités syndicales et économiques locales, souligne le communiqué, rappelant entre autres ses mandats d’administrateur de la coopérative agricole la Périgourdine, maire de Saint-Rémy-sur-Lidoire, conseiller départemental. Il est aussi vice-président d’Irrigants d’Europe depuis 2018.