Voitures chinoises: Bruxelles se prononcera le 5 juin, vin et lait dans le viseur de Pékin
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé le 21 mai que l'UE imposerait aux véhicules électriques chinois des droits de douane «plus ciblés» que ceux des Etats-Unis, si des aides d'Etat illégales de Pékin étaient prouvées. Le président américain Joe Biden a annoncé le 14 mai une hausse des droits de douane sur les véhicules électriques chinois à 100%, contre 25% précédemment, parmi une liste d'augmentations concernant plusieurs autres secteurs comme les semi-conducteurs ou les batteries. La Commission doit annoncer le 5 juin si elle décide d'augmenter ses droits de douane sur les voitures électriques chinoises, actuellement taxées à hauteur de 10%, après une enquête officiellement ouverte le 4 octobre. Ces mesures compensatoires pourraient s'appliquer dès le 4 juillet. Pékin a cependant prévenu qu'il répliquerait à toute mesure de Bruxelles. La Chine «a préparé de nombreuses contre-mesures», a déclaré le 18 mai la Chambre de commerce chinoise auprès de l'UE (CCCEU). Cet organisme a fait référence à un «expert juridique», cité dans les médias chinois, selon qui «le vin et les produits laitiers européens» pourraient être ciblés, «compte tenu des subventions substantielles dans le secteur agricole de l'UE».
Sécheresse: sept projets financés par l'Etat pour adapter les Pyrénées-Orientales
Sept projets d'aménagements pour adapter les Pyrénées-Orientales à la raréfaction de l'eau vont recevoir dix millions d'euros de l'Etat, notamment pour intensifier la réutilisation des eaux usées, a annoncé le 21 mai le ministre de la Transition écologique. Ce département d'Occitanie subit une sécheresse intense depuis deux ans. Les projets sélectionnés font partie du «plan de résilience pour l'eau» que le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu doit détailler le 22 mai à Canet-en-Roussillon. Le ministre est attendu dans une station d'épuration, qui va être adaptée pour soutenir l'irrigation agricole et des usages urbains de réutilisation d'eaux usées. Ce projet, comme les six autres, est censé démarrer «très rapidement» grâce aux financements et à des facilitations réglementaires. Deux autres projets de réutilisation concernent les stations d'Argelès-sur-Mer et de Saint-Cyprien. Un autre projet vise à «sécuriser l'alimentation des réseaux d'irrigation» du bassin de l'Agly et un autre, à équiper le réseau du canal de Corbère avec des «électrovannes individuelles équipées de compteurs connectés» pour optimiser l'usage de l'eau en goutte-à-goutte par les arboriculteurs. Des travaux doivent aussi moderniser le canal de Perpignan, creusé au XIVe siècle pour acheminer l'eau du fleuve La Têt et dont dépendent 3.000 hectares de terres agricoles. La «rénovation des réseaux d'eau potable sur des secteurs vétustes et fuyards à Ille-sur-Têt» est le septième projet, selon le ministère.
Inondations/Hauts-de-France : une mission recommande de «fluidifier» la gouvernance de l'eau
Alors que le département du Pas-de-Calais et l’ouest du département du Nord ont subi des précipitations sans précédent – entraînant des crues et des inondations exceptionnelles –, le rapport d'une mission d’information interministérielle visant à renforcer la résilience des territoires touchés a été publié le 17 mai. Dans un premier temps, la mission recommande de «fluidifier» la gouvernance de l’eau, tant en matière de gestion courante que de gestion de risque. Pour ce faire, la mission préconise notamment de faire évoluer les syndicats de gestion de l’eau vers des syndicats mixtes ouverts. En outre, elle insiste sur la nécessité d’aménager le territoire dans un objectif de prévention des inondations. Et de préciser «qu’il est tout aussi essentiel de renforcer la prise en compte des enjeux de gestion de l’eau dans l’ensemble des stratégies d’aménagement et de développement économique». À titre d’exemple ; elle cite «le lien évident entre filières agro-industrielles et pratiques culturales». Afin de renforcer la lutte contre l’érosion des sols et le ruissellement, dans des conditions durables, le rapport incite donc au maintien voire au développement des prairies et des haies et, sur l’ensemble du bassin, «aux changements de pratiques agricoles», et ce «en mobilisant les filières et les industries agroalimentaires».
Tempêtes/inondations : 942 dossiers déposés et 42 millions d’euros engagés début mai
Au 7 mai 2024, 942 dossiers ont été déposés via le dispositif d’aide déployé depuis janvier 2024 à la suite des tempêtes Ciaran et Domingos et les inondations dans le nord du pays, explique le ministère de l’Agriculture le 21 mai, répondant à une question écrite de la députée Marie-Agnès Poussier-Winsback (Horizons et apparentés, Seine-Maritime). Cela représente un montant d’aides à l’investissement demandées de 42 millions d’euros (sur une dotation allant jusqu’à 60 millions d’euros). Par ailleurs, le ministère rappelle le déploiement d'un dispositif de soutien à la trésorerie (20 millions d’euros), et, pour les Hauts-de-France, d'une aide d'urgence d'un montant de 10 M€ pour accompagner les éleveurs. A ce titre, au 7 mai, 30 millions d’euros auraient été versés à 1 948 agriculteurs. «Entre le 28 novembre 2023 et le 18 janvier 2024, le comité national de gestion des risques en agriculture a par ailleurs reconnu les zones sinistrées pour l'indemnisation des pertes de fonds, rappelle le ministère. Et la commission chargée de l'orientation et du développement des assurances garantissant les dommages causés aux récoltes a reconnu les zones éligibles pour l'indemnisation des pertes de récoltes».
Laine: les grandes lignes de la feuille de route pour relancer et structurer la filière
La feuille de route «pour la structuration des filières laines françaises» a été présentée le 16 mai en présence de Marc Fesneau. Alors que ce coproduit des élevages ovins est aujourd’hui mal rémunéré, ce plan élaboré par les pouvoirs publics et le collectif Tricolor vise à valoriser «100% des toisons» d’ici 2040, pour un «revenu global potentiel» de 8,3 M€. Une étude réalisée pour l’occasion par le Ceti (centre de recherche privé) a estimé le potentiel des principaux débouchés: construction (isolation, 1500 t), ameublement (literie notamment, 1500 t), agriculture (paillage, 1000 t), habillement (750 t) et emballage (500 t). Le gisement, lui, se chiffre à quelque 10 000 t de toisons vendues par an (soit 5000 t de laine lavée). La feuille de route lainière comporte sept «grands chantiers structurants»: optimisation de la connaissance; amélioration de la qualité des toisons; utilisation des toisons brutes; structuration de l’offre; exploration des «enjeux du lavage»; développement des marchés; gouvernance (création d’une interprofession). Dans un communiqué du 16 mai, la Confédération paysanne, qui a participé aux travaux, a vertement critiqué la feuille de route, tant sur le fond que la forme.
Élevage: la nutrition animale présente sa contribution au plan de souveraineté
Dans le cadre du plan de souveraineté pour l’élevage présenté au Salon de l‘agriculture, la filière de la nutrition animale a rendu sa contribution au gouvernement fin avril, indique Valérie Bris, directrice de la Coopération agricole (LCA) Nutrition animale, à Agra Presse le 21 mai. D’après un communiqué des trois organisations du secteur*, ce plan comporte cinq axes: nutrition de précision, compétitivité des filières d’élevage, décarbonation, santé et bien-être animal, et enfin nutrition humaine. Dans un document consulté par Agra Presse, les professionnels listent plusieurs dizaines de propositions d’ordres réglementaire ou économique (soutiens à l’investissement), ainsi que leurs besoins de recherche. Par exemple, ils souhaitent pouvoir plus facilement utiliser certaines matières premières (protéines animales transformées, restes de cantine, coproduits de l’agroalimentaire, etc.), sécuriser leur approvisionnement en matières premières, ou encore accompagner les éleveurs dans la décarbonation. Outre l’alimentation animale, la Rue de Varenne a demandé aux différentes filières, ainsi qu’au secteur de la génétique, de se plier à cet exercice. Concernant le volet recherche, ces plans nourriront le méta-programme de recherche piloté par l’Acta (instituts de recherche), dont le détail devrait être dévoilé lors d’un séminaire le 30 mai. *LCA Nutrition animale, Snia (privés), Afca-Cial (additifs et compléments)
Veau Label rouge: la filière décroche un programme opérationnel de la Pac
La filière du veau Label rouge a obtenu un programme opérationnel de la Pac, ouvrant accès à 13,5 millions d’euros (M€) d’aides pour la période 2024-2027, a annoncé la fédération Fil rouge (Labels rouges en viandes de bœuf, veau et agneau) dans un communiqué le 21 mai. Et l’association de préciser que l’objectif est «d’aider les éleveurs à mieux valoriser leurs veaux et ainsi améliorer leur revenu pour maintenir cette production de qualité». Le programme prendra en charge deux types de surcoûts liés au Label rouge. Le premier porte sur l’achat d’animaux reproducteurs «de race pure issus d’un programme de sélection approuvé», à hauteur de 46% du coût HT pour les mâles et de 32% pour les femelles. La deuxième mesure financera le surcoût lié à la certification, sur le principe d’un forfait selon le nombre d’animaux: 2125 € entre 5 et 18 veaux labellisables, 4413 € entre 19 et 37 veaux, et 8560 € entre 38 et 171 veaux. Le programme s’adresse aux éleveurs adhérents de 24 organisations de producteurs (OP) «réparties dans les principaux bassins de production (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne)», selon Fil rouge. La décision de validation de FranceAgriMer est parue le 9 mai au Bulletin officiel du ministère de l‘Agriculture, «permettant ainsi l'ouverture du téléservice d'inscription».
Groupes vétérinaires: l’Ordre approuve les nouveaux statuts des établissements Anicura
Le groupe vétérinaire Anicura annonce, dans un communiqué du 16 mai, l’approbation de ses nouveaux statuts par le conseil régional de l’Ordre des vétérinaires d’Auvergne-Rhône-Alpes pour se mettre en conformité avec les décisions rendues par le Conseil d’État en juillet et la doctrine publiée en décembre par le ministère sur les règles de détention des établissements vétérinaires. Ils ont été adoptés par les dix huit cliniques et centres hospitaliers vétérinaires du réseau spécialisé dans les soins aux animaux de compagnie. La nouvelle gouvernance comprend notamment la création d’un «comité des vétérinaires élus par l’ensemble des vétérinaires actionnaires», explique le communiqué. «Ce nouvel organe de gouvernance est destiné à garantir une participation renforcée des vétérinaires aux décisions de la société», précise Anicura, filiale du groupe Mars . Le Conseil d’État avait estimé que les anciens statuts ne permettaient pas aux vétérinaires associés des établissements vétérinaires rachetés par le groupe d’exercer un «contrôle effectif» sur leur société. Anicura, comme d’autres groupes d’investissement, sont dans l’obligation de les modifier pour éviter la radiation des sociétés vétérinaires concernées. En revanche, le Conseil d'État a estimé que les liens entre Anicura et Mars (agroalimentaire, alimentation pour animaux de compagnie) ne constituent pas un motif de radiation valable.
Volailles: Bruxelles valide une aide d’Etat française pour lutter contre l’influenza aviaire
La Commission européenne a autorisé le 21 mai, en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État, un régime français d’un montant de 120 millions d'euros destiné à indemniser les entreprises de l'aval affectées par l'influenza aviaire hautement pathogène en 2022-2023. Bruxelles précise que cela concernera principalement des entreprises avicoles d'abattage, des centres de conditionnement d'œufs, des entreprises de transformation d'œufs et de volailles, et des services spécialisés du secteur avicole (par exemple transport, nettoyage et alimentation animale). Dans le détail, l’exécutif européen souligne que ce dispositif consistera en des subventions directes d’un montant maximal égal à 80% des coûts éligibles. Et il sera en place jusqu'au 31 décembre 2025. La Commission européenne indique que cette mesure est «nécessaire et appropriée pour remédier la grave perturbation du secteur avicole causée par l'influenza aviaire» mais aussi qu’elle est proportionnée, «étant donné que le montant de l'aide est limité au minimum nécessaire pour compenser les surcoûts supportés par les producteurs pour remédier les dommages causés».
Pêches/nectarines : la production européenne attendue en hausse de 5%, idem en France
Dans les quatre principaux pays producteurs européens (Espagne, France, Italie, Grèce), la récolte de pêches, nectarines et de pêches plates devrait s’établir à 2,7 millions de tonnes en 2024, soit une hausse de 5% par rapport à 2023, selon les données de Medfel publiées le 21 mai. Contrairement à la campagne précédente, aucun accident climatique majeur n'est à signaler dans les différents bassins de production, les épisodes de gel ou de grêle ayant pour le moment été très limités en Europe. La production française devrait se situer autour de 230 000 tonnes soit 5% au-dessus de 2023. Même si la sécheresse perdure en Roussillon, les pluies de fin avril et en mai devraient permettre d’irriguer les vergers. Avec un peu moins de 1,2 millions de tonnes, l’Espagne enregistre un léger recul de 1%, sans commune mesure avec la campagne 2022 très déficitaire. Le potentiel de production italien devrait s’exprimer normalement avec un peu plus de 900 000 tonnes, en progression de 11% par rapport à 2023. Enfin, avec près de 370 000 tonnes de pêches et de nectarines, la Grèce devrait se situer 8% au-dessus de la production de l’an passé.
Pesticides: recul significatif des ventes dans l’UE en 2022, en lien avec la hausse des prix
La quantité de pesticides vendues dans l’UE a fortement diminué en 2022, selon les données publiées le 17 mai par Eurostat, en grande partie, précise l’institut «à cause de la hausse des prix». Ainsi environ 322.000 tonnes de pesticides ont été vendues en 2022, soit une baisse de 10% par rapport à 2021 et d'environ 12 % par rapport à 2011. Les ventes en France (21%), Espagne (18%), Allemagne (15%) et Italie (14%) représentent 68% du total de pesticides vendus en 2022. Ces quatre pays sont aussi les principaux producteurs agricoles de l’UE totalisant 52% de la surface agricole utile de l’UE. Entre 2011 et 2022, un certain nombre de pays de l’UE ont enregistré une forte baisse de leurs ventes de pesticides. Les plus fortes ont été enregistrées en Italie (-37%), au Portugal (-36%) et en Grèce (-33%). Les principales catégories de pesticides vendus dans l’UE sont les fongicides et bactéricides (43% des volumes de ventes), les «herbicides et anti-mousses» (35%) et les insecticides et acaricides (14%).
Biogaz: un projet de stockage de CO2 liquéfié en France, enfoui en Norvège
Les entreprises South Pole (Suisse) et Carbon Impact (France) présentent, dans un communiqué le 21 mai, un projet de récupération de CO2 produit par des unités de biométhane françaises, près de Nancy, et enfoui en Norvège, «sous la mer du Nord». En quête de financeurs, ce projet a pour objectif de séquestrer 10 000 tonnes de CO2 par an, à compter de 2026. S'il voyait le jour, il s'agirait de la première filière de captage et stockage de CO2 sur des unités de production de biométhane en France – des projets similaires sont en cours ailleurs en Europe, notamment en Suisse. Le projet français concerne des agriculteurs membres de trois unités: Meurthenergie à Azerailles, Mortagne Environnement à Gerbéviller et Méthanisation Seille Environnement à Haraucourt-sur-Seille. Les trois sociétés d'exploitation des unités seraient prêtes à investir, mais attendent des promesses d'achat de crédits carbone, indique le communiqué. L'ordre de grandeur du prix de vente se situerait «entre 400 et 500 €/t CO2, précise Karim Rahmani, cofondateur de Carbon Impact, «développeur français de projets d'élimination du carbone». Le groupe South Pole se présente quant à lui comme un «développeur d'actifs carbone certifiés», basé en Suisse.
Start-up agtech : Pannier Runacher présentera une feuille de route à Vivatech
En visite le 21 mai au LFDay, l’événement annuel des start-up de La Ferme Digitale, la ministre déléguée à l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, s’est entretenue avec les représentants des start-up de l’agtech (nouvelles technologies appliquées à l'agriculture), avant de dévoiler une feuille de route d'ici la fin de la semaine. Alors que le contexte économique a entraîné une diminution des investissements dans le secteur, la ministre a annoncé vouloir identifier les difficultés auxquelles les sociétés font face : «Je souhaite que l’on ait une feuille de route très claire, qui permette d’identifier les facteurs bloquants pour ces jeunes pousses, dans l’investissement, l’expérimentation, l’homologation, la réglementation, etc.», a expliqué la ministre interrogée par Agra presse. Cette feuille de route est élaborée en concertation avec Marina Ferrari, secrétaire d'état chargée du Numérique, et Sylvie Retailleau, ministre de la Recherche. La ministre souhaite que le travail soit présenté vendredi 24 mai, à l’occasion de Vivatech, un évènement consacré à l'innovation technologique, porte de Versailles. Selon le dernier rapport Agfunder, les investissements de capital-risque à destination des start-up de l’agtech et de la foodtech (nouvelles technologies appliquées à l’agriculture et l’alimentation) ont reculé de 50 % à travers le monde en 2023 pour atteindre 16 milliards de dollars (Md$).
Bio: la Fnab manifeste devant l'ASP contre les retards de versement des aides
Un peu moins d'une centaine d'agriculteurs bio de la Fnab ont manifesté ce 21 mai à Limoges devant le siège de l'Agence des services et paiements (ASP), pour obtenir un versement «sous quinze jours» de l'ensemble des aides Pac, en particulier les aides à l’agriculture biologique (Cab et Mab) et les aides agro-environnementales (MAEC). À l'instar des aides directes découplées et des aides couplées animales (versées en hiver avec avance en octobre), les MAEC, aides bio, dotations pour jeunes agriculteurs (DJA) et aides au maraîchage (versées au printemps) sont sujettes à d'importants retards de versement pour cette première année de la programmation Pac 2024-2027. Dans un communiqué paru le 21 mai, la Fnab rappelle par ailleurs sa demande, pour les prochaines années, de voir verser les aides bio «au même moment que les autres et non plusieurs mois plus tard...» En février, Gabriel Attal avait annoncé le versement de toutes les aides Pac «d'ici au 15 mars». Le ministère de l'Agriculture ne précisera qu'un mois plus tard que cette annonce ne concernait que les «aides qui avaient fait l’objet d’une avance en octobre». Lors du démarrage de la précédente programmation, les aides bio avaient été versées avec un retard allant jusqu'à trois ans - l'État avait été condamné à verser 20 000 € d’indemnité à un agriculteur bio.
Miel: les importations chinoises et ukrainiennes largement majoritaires dans l’UE
Dans le cadre de la Journée mondial des abeilles le 20 mai, Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique, a publié les données du commerce du miel dans l’UE pour l’année 2023. Sur les 163 700 t de miel naturel importé dans l’UE en 2023 (pour un montant total de 359,3 millions d’euros), 65% l’étaient en provenance de Chine (60 200 tonnes, 37%) et d’Ukraine (45 800 t, 28%). Dans une moindre mesure, Argentine (20 400 t, 12%), Mexique (10 700 t, 7%) et Cuba (4 700 t, 3%) figurent également parmi les principaux fournisseurs de l’UE. Si les importations de miel ont diminué par rapport à leur niveau de 2021 (173 400 t), Eurostat souligne toutefois qu’elles ont augmenté de 20% sur 10 ans, passant de 136 300 t en 2013 à 163 700 t en 2023. L’Allemagne reste la principale destination de ces importations, captant environ 25% des volumes (41 000). Suivent la Belgique (31 400 t, 19 %), la Pologne (23 300 t, 14 %), l'Espagne (15 700 t, 10 %) et enfin, la France (7 700 t, 5 %).
Malteries : Jorge Solis nommé directeur général de Malteries Soufflet
Six mois après l’acquisition de l’entreprise United Malt Group (UMG), Jorge Solis a été nommé directeur général de Malteries Soufflet. Il reportera directement à Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo, et intègre le comité exécutif du groupe coopératif, rapporte le groupe dans un communiqué de presse du 21 mai. Après trente ans d’expérience au sein d’entreprises des secteurs du transport et de l’automobile, au Mexique, aux États-Unis, en France puis en Belgique, M. Solis aura pour principal objectif «de développer à la fois l’offre et les marchés cibles» de Malteries Soufflet, «tout en amplifiant la politique RSE du groupe». En outre, il aura pour mission de développer une «culture commune entre les deux entités récemment réunies». Pour rappel, l’acquisition d’UMG en novembre 2023 a propulsé Malteries au rang de premier malteur mondial, avec 41 usines réparties dans 20 pays et une capacité de production annuelle de 3,7 millions de tonnes de malt.