Agrafil du 25 septembre 2024

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Distribution: Aura rejoint Epic et Everest, l’industrie dénonce un contournement d’Egalim

Dans la foulée de la création d’Aura Retail, l’alliance à l’achat d’Intermarché-Netto, Auchan et Casino, les partenaires ont annoncé, le 23 septembre, rejoindre les centrales d’achat européennes Epic et Everest pour négocier «auprès des plus puissants industriels multinationaux». Le lendemain, l’Ania (industries alimentaires) a dénoncé, dans un communiqué, une alliance ayant pour objectif de «contourner» la loi française, et particulièrement les lois Egalim. «Les mauvaises pratiques de ces centrales sont réelles et désormais avérées: non-respect de la date butoir, non-respect d’Egalim et du principe fondamental de "sanctuarisation de la matière première agricole"», explique l’Ania. Les distributeurs se défendent de toute volonté de contourner la loi. «Les enseignes de la distribution française qui négocient au sein de centrales européennes pour des distributeurs européens le font pour massifier leurs achats à destination de leurs marchés européens. Elles ne négocient qu’avec les plus grosses multinationales qui, pour beaucoup, ne s'approvisionnent pas ou peu auprès de l'agriculture française», a répliqué la FCD dans un communiqué. Récemment, la centrale d’achat européenne de E.Leclerc, Eurelec, a écopé d’une amende de 38 millions d'euros pour avoir dépassé la date limite des négociations commerciales avec 62 de ses fournisseurs. 

Acétamipride: les États membres divisés sur la révision des limites de résidus

Faute de majorité suffisante, la Commission européenne a repoussé le vote des États membres prévu lors de la réunion du comité permanent (SCoPAFF) sur les résidus de pesticides des 23 et 24 septembre concernant l’acétamipride. Bruxelles propose d’abaisser la dose journalière admissible et la dose aiguë de référence pour cet insecticide néonicotinoïde de 0,025 à 0,005 mg/kg de poids corporel (par jour) et de réviser 38 limites maximales de résidus (LMR) principalement pour des fruits et légumes (olives, concombre, courgette, tomates, bananes, melons, épinards…). Dans un avis publié le 15 mai, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a en effet identifié «des incertitudes majeures» concernant les propriétés de neurotoxicité pour le développement de cette molécule – interdite d'usage notamment en France mais pas en Allemagne par exemple. La Commission européenne espère organiser un nouveau vote prochainement. Le projet de texte pourrait évoluer d’ici là. Dans une lettre adressée, le 18 septembre, aux experts du SCoPAFF, l’ONG Pesticide action network (PAN) Europe leur demandait de soutenir la proposition de la Commission ajoutant que «les résultats de l'Efsa devraient aussi conduire au retrait de l'approbation» de l’acétamipride.

Commerce/environnement : l’ONG WWF souhaite lancer un «codex planetarius»

Dans le cadre de la Climate Week NYC (22-29 septembre), le Fonds mondial pour la nature (WWF) présente le 24 septembre, le «Codex planetarius». Cet outil se veut être «une nouvelle approche pour réduire les impacts climatiques de la production alimentaire» et améliorer la durabilité des aliments commercialisés à l’échelle mondiale. Concrètement, il serait le pendant environnemental du Codex alimentarius, créé par l'OMC et la FAO pour élaborer des normes de références internationales en matière alimentaire. Selon Jason Clay, directeur de l'Institut des marchés de WWF, ce «codex planetarius» se focaliserait «sur 6 à 8 normes de performance minimale des produits (prélèvements d'eau douce, préservation des sols, respect de la biodiversité etc)» et aurait pour objectif «de viser les 10-20% de producteurs générant à eux seuls 60% à 80% des impacts environnementaux». Mais ce sont les gouvernements qui ont la main. «Il est inévitable que cela se fasse», indique Jason Clay à l’AFP, «l'idée est que des Etats commencent à intégrer cela dans des accords bilatéraux, avant d'approcher certains accords multilatéraux. Quand les pays verront l'intérêt, ils pourront en convaincre d'autres».

Pesticides/export: deux ONG dénoncent les «promesses non tenues» de la France

Une enquête publiée le 23 septembre par Public Eye, une ONG suisse de protection de l’environnement, et Unearthed, cellule d’investigation de Greenpeace au Royaume-Uni, dénoncent des «brèches» dans la règlementation française, qui permettent à la France d’exporter «des milliers de tonnes de pesticides interdits» sur le sol national. La première «faille» concerne la loi Egalim qui proscrit l’exportation de pesticides interdits en France mais permet aux industriels d’exporter la substance active pure, ce que certains font pour produire à l’étranger le pesticide prêt à l’emploi. Interrogé à ce sujet à l’Assemblée le 13 décembre 2022, l’ancien ministre de la Transition écologique Christophe Béchu avait reconnu qu’il fallait «corriger» cela, ce qui n’a pas été fait depuis, déplorent les ONGs. L’enquête pointe une «seconde brèche» introduite par un décret de mars 2022 qui permet, «à titre transitoire», l’exportation des produits phytopharmaceutiques quand l’approbation de la substance active est retirée, arrivée à échéance ou non renouvelée. D’après les ONG, cette brèche a permis à  plusieurs entreprises d’exporter, depuis la France, «des produits phytosanitaires ainsi que des semences enrobées d’insecticides néonicotinoïdes», notamment le thiaméthoxame. 

Céréales: les coopératives chiffrent leurs pertes à 300 millions d'euros face à la mauvaise récolte

À l'occasion d'une conférence de presse le 24 septembre, la section Métiers du grain de la Coopération agricole (LCA) a chiffré à 300 millions d'euros le manque à gagner (perte de marge) des coopératives céréalières françaises à la suite de la mauvaise récolte de cette année, obérée d'environ 10 millions de tonnes par rapport à l'an passé. Le réseau rappelle que les collecteurs subissent des charges de structure incompressibles, auxquelles il faut, cette année, ajouter une surcharge de travail liée à la faible qualité de la récolte sur le plan technologique, avec des poids spécifiques faibles en blé. «Nous pensions avoir moins besoin de personnel cette année en raison de la plus faible récolte, il y en finalement eu besoin d'autant», rapporte la directrice Catherine Matt. Ce coup dur intervient, qui plus est, après quatre ans de hausse des charges (coûts du transport routier, de l'énergie, de la masse salariale), qui ont conduit à une augmentation «des charges fixes» de 50% depuis 2021. Selon la section de LCA, 2024 est «l'exercice le plus difficile de l'histoire des coopératives». Les entreprises envisagent de faire appel à du chômage partiel et de mobiliser des fonds de formation.

Oléagineux: les coops veulent une garantie de l'État sur les stocks, comme en céréales à paille

Face à ce qu'ils considèrent comme «l'exercice le plus difficile de l'histoire des coopératives», la section Métiers du grain de la Coopération agricole a présenté, le 24 septembre en conférence de presse, ses demandes aux pouvoirs publics. La première est l'extension aux oléagineux du dispositif de garantie publique des stocks en vigueur en céréales à paille, qui permettrait d'alléger les charges financières des coopératives. «Depuis les années 60, l'État se porte garant à 70% des stocks de céréales à paille», retrace le président, Antoine Hacard. Le réseau craint qu'en raison de la mauvaise récolte de cette année, les coopératives céréalières ne soient classées comme des clients à risque, et voient leurs taux d'intérêt flamber. Un groupe de travail avait été construit au sein de FranceAgriMer dès décembre 2023 pour rédiger une proposition d'évolution du Code rural en ce sens. Objectif: une application en 2025. L'autre demande des coopératives est moins nouvelle: la suppression de la séparation de la vente et du conseil des pesticides. Un rapport du CGAAER a été rendu au cabinet de l'ex-ministre déléguée de l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, dont le réseau n'a pas eu connaissance jusqu'ici. Les coopératives demandent que cette mesure soient inscrite dans la future LOA.

Prix du lait: les industriels «questionnent» la fiabilité de l’indicateur de prix de revient

«Je ne pense pas que le prix du lait soit amené à baisser, loin de là», a déclaré expliqué le président-directeur général de la Fnil (laiteries privées) François-Xavier Huard, lors d’une conférence de presse du 24 septembre. Le prix moyen du lait conventionnel à teneurs réelles est actuellement autour de 460€/1000l. L’indicateur de prix de revient, calculé par l’Institut de l’élevage (Idele) et publié en septembre par le Cniel (interprofession), est en hausse de 14%. Les producteurs appellent les industriels à le prendre en compte lors des négociations de prix du lait. Cependant, la Fnil «questionne cette évolution». Elle estime qu’en «pratique» le calcul des indicateurs de prix de revient et de coûts de production par Idele «diverge de la méthodologie» adoptée par le Cniel en 2019. La Fnil remet notamment en cause la représentativité de l’échantillon d’éleveurs et le «décalage dans le temps» entre les données exploitées et la situation actuelle. Concernant la prise en compte de l’indicateur lors des négociations avec les organisations de producteurs, François-Xavier Huard met en avant «qu’un indicateur de référence n’est pas un indicateur obligatoire». De plus, «cet indicateur, pour nous, n’est pas un indicateur interprofessionnel, même s’il apparaît dans un tableau du Cniel», affirme-t-il. Selon la Fnil, «il ne faudrait pas laisser penser que c’est un indicateur de référence». 

Lait: les industriels espèrent maintenir des tarifs «stables» pour 2025

 «Si nous arrivons à une stabilisation de nos tarifs, ce sera une bonne chose», a expliqué le président-directeur général de la Fnil (laiteries privées) François-Xavier Huard, lors d’une conférence de presse du 24 septembre. «Pour l’instant, certains distributeurs nous parlent de baisse de 5%, mais on ne reviendra pas aux prix d’avant-Covid», a-t-il indiqué. «La demande en produits laitiers est forte et la tendance est à la baisse de la collecte. Il y a aussi le sujet du maintien du cheptel et du renouvellement des générations», poursuit-il, mettant en garde contre ceux qui voudraient «repartir dans une guerre des prix». «Au plus fort de l’inflation, certains produits laitiers ont augmenté de 15 à 20%», précise le p.-d.g. de la Fnil. Cette forte hausse des prix a occasionné des «arbitrages» entre les catégories de produits, mais «globalement pas de déconsommation», observe-t-il. Concernant le contexte législatif, la Fnil appelle à la «stabilité». «Nous n’avons pas besoin d’une énième loi Egalim, mais plutôt de faire respecter les lois existantes. La question des centrales d’achat européennes n’est pas réglée», explique-t-il. Le 23 septembre, Aura Retail, l’alliance à l’achat d’Intermarché-Netto, Auchan et Casino, a annoncé rejoindre les centrales d’achat européennes Epic et Everest. 

Lait/décarbonation: les besoins d’investissement des exploitations chiffrés à «environ 2Md€»

Les besoins d’investissement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) des exploitations laitières s’élèvent à «environ 2 milliards d’euros», a indiqué la Fnil (laiteries privées) lors d’une conférence de presse, le 24 septembre. En comparaison, les besoins d’investissement pour les sites de transformation laitiers ont été évalués à 900 millions d’euros pour diminuer leurs émissions de 35% à l’horizon 2030, conformément à l’objectif que s’est fixé l’industrie. Un chiffrage plus précis pour l’élevage doit encore être validé au sein de l’interprofession (Cniel). Le précédent gouvernement a fixé un cap de -12,8% des émissions de GES pour l’élevage bovin à l’horizon 2030 dans le cadre de la Planification écologique. Pour décarboner l’amont, «les laiteries prendront leur part avec des primes et de l’accompagnement technique», assure François-Xavier Huard. Des discussions ont également lieu au niveau interprofessionnel avec les quatre collèges (production, coopération, industrie privée, distribution). «Nous aimerions arriver à une charte ou un accord afin de s’engager en filière sur des éléments de valorisation et de financement de la décarbonation», indique le président-directeur général de la Fnil, François-Xavier Huard, qui aimerait «plus d’écoute» de la grande distribution sur le sujet. 

Bovins viande: la FNH veut relocaliser l’engraissement pour coller à la demande

Dans un rapport publié le 24 septembre, la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) propose le «lancement d’un grand plan de relocalisation de l’engraissement à l’herbe des broutards», afin de «faire coïncider l’offre et la demande de viande bovine» en France. Pour cela, l’ONG compte «accompagner les éleveurs» pour qu’ils privilégient les races mixtes et plus légères (mobilisation des instituts de recherche et des organismes de sélection, concertation entre les interprofessions Interbev et Cniel). La FNH propose de «sécuriser» les débouchés de ces animaux en structurant des «filières locales» grâce au 2d pilier de la Pac et en développant les contrats tripartites. Côté consommation, l’association promeut une «évolution (…) vers le moins et mieux», via des campagne de communication et en contraignant les distributeurs à proposer des produits sous signes de qualité et des alternatives végétales. Une orientation qui avantagerait selon elle la «viande française biologique ou Label rouge» au détriment des importations (environ 25% de la consommation). Par ailleurs, la FNH recommande une «refonte du cadre des négociations commerciales» (instauration de prix plancher), ainsi qu’un «état des lieux des financements publics» à tous les maillons de la filière, préalable à leur «fléchage» vers un «modèle agroécologique».

Peste porcine africaine: la Suède et la Sardaigne déclarées indemnes

La Commission européenne a officiellement reconnu, le 24 septembre suite à une révision du système de régionalisation de l'UE, la Sardaigne et la Suède comme indemnes de peste porcine africaine (PPA). En Suède, ce statut est accordé un an après que la maladie a été détectée pour la première fois chez un sanglier tandis qu’en Sardaigne le génotype I du virus était présent depuis 1978. L'élimination de la maladie a été obtenue grâce à des programmes d'éradication et de contrôle des populations de sangliers ainsi que surveillance renforcée des élevages. La Belgique et la République tchèque étaient aussi parvenues ces dernières années à éradiquer la maladie suite à son apparition sur leur territoire. L’épidémie de PPA a connu une évolution très rapide cet été en Europe avec de nombreux cas détectés en Italie, en Allemagne et en Pologne.

Vins: les vignerons de Champagne s'opposent à l'idée de «crédits nature»

Lors de sa Tournée vendange le 23 septembre à Passy-Grigny (Marne), le Syndicat des vignerons de la Champagne (SGV) a mis en garde contre de nouvelles surtranspositions concernant les pesticides. «La Commission européenne va revenir avec une nouvelle proposition de règlement phytos. Un risque existe de voir les États membres libres d’instaurer leurs propres règles», a estimé Pascal Bobillier-Monnot, directeur adjoint aux Affaires politiques. Et d’affirmer: «Tous les vignerons européens doivent être traités sur un pied d’égalité. Non aux surtranspositions!» Le SGV s’oppose à toute «contrepartie» du type «crédits nature», auxquels Bruxelles a dit, le 13 septembre, réfléchir pour rémunérer les agriculteurs fournisseurs de services écosystémiques. «Les "crédits nature", sorte de subventions pour arrêter de produire, ne sont pas du tout adaptés à la viticulture», d’après lui. S’adressant aux parlementaires locaux venus à cette Tournée vendange, il a appelé de ses vœux «une réglementation réaliste et pragmatique» sur l’usage des phytos. Le projet de règlement pesticides, abandonné le 6 février par Bruxelles, «a beaucoup marqué les vignerons», considérant «des milliers d’hectares sur lesquels il serait impossible de produire».

Fruits et légumes: Daniel Sauvaitre élu à la présidence d’Interfel

Sans surprise,  Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (pomme, poire) a été élu à la présidence d’Interfel le 24 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’interprofession fruits et légumes. Le conseil d’administration a par ailleurs procédé à l’élection du bureau de l’interprofession: Christian Berthe (UNCGFL, grossistes) accède la vice-présidence ; le secrétariat général revient à Jeff Mahintach (FCD) et Sébastien Heraut (Coordination rurale) comme adjoint ; Christophe Rousse (Felcoop) est élu trésorier avec Bernard Gerin (Aneefel) comme trésorier adjoint. Arboriculteur à Reignac dans les Charentes (70 hectares) et viticulteur (80 hectares) Daniel Sauvaitre est président de l’Association nationale pommes/poires depuis 2008. Maire (LR) de la commune depuis 2008, il a aussi été conseiller régional Nouvelle Aquitaine entre 2015 et 2021. Saluant le travail de son prédécesseur, Laurent Grandin, qui est resté six ans la tête de l’interprofession, mais aussi des familles professionnelles et de toutes les équipes d'Interfel, «qui ont placé la barre haute»,  le nouveau président a souhaité «relever les défis de la filière avec combativité et avec la capacité d’échanges» qui caractérise, selon lui, l'interprofession.

Foncier : devant les députés, les JA demandent une réforme «courant 2025»

Auditionné le 24 septembre à l’Assemblée nationale, Jeunes agriculteurs a soutenu une réforme des politiques foncières agricoles «courant 2025». Ce volet du dernier rapport d’orientation de JA doit «être décliné techniquement et mis en œuvre à l’automne et courant 2025», a souhaité le vice-président Julien Rouger, devant la commission des Affaires économiques. Il s’agit de «faire appel aux mesures législatives qui seront nécessaires pour certaines évolutions» et «pour d’autres, simplement sur du réglementaire», d’après lui. Fin juin aux élections législatives, le syndicat avait lancé aux candidats un appel à huit engagements, dont celui d’«impulser une réforme des politiques foncières agricoles pour préserver nos terres et leur accès pour les jeunes». L’initiative reprenait les propositions de son rapport d’orientation 2024, appelant entre autres à «redonner de l’attractivité au statut du fermage tout en protégeant l’exploitant». JA propose notamment de s’appuyer sur l’accord de 2021 entre les sections des fermiers (SNFM) et des propriétaires (SNPR) de la FNSEA. Leur projet de réforme vise notamment à limiter les contentieux, inciter les propriétaires à mettre à bail, tout en facilitant l’installation des jeunes dits «hors cadre familial».

Métropoles: Lyon lance son «espace test» pour la bio et investit dans une exploitation

La métropole de Lyon vient de lancer un «espace test» de 6 ha dédié au maraîchage bio, dont les premiers utilisateurs s'installeront à partir d'octobre, indique-t-elle dans un communiqué le 24 septembre. Six parcelles de 1 ha sont mises à disposition, ainsi qu'une serre et un hangar de matériel communs, pour un coût de 1,7 million d'euros (M€) pour la collectivité. Plus tôt dans l'année, la métropole avait annoncé avoir mobilisé 100 000 € pour soutenir la reprise de la dernière exploitation basée sur son territoire; avec deux autres collectivités, elle va entrer au capital de la SCIC SA qui reprendra cette ferme de 16,4 ha (arboriculture, porc, viticulture). En 2021, le président EE-LV de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, avait annoncé «la multiplication par quatre», à 10 M€, du budget d’investissement dédié à l’agriculture et à l’alimentation.

Alimentation animale : Ludovic Michel élu président des fabricants bretons de Nutrinoë

L'association des entreprises bretonnes de nutrition animale Nutrinoë a élu à sa présidence Ludovic Michel (directeur du Groupe Michel) pendant le Carrefour des matières premières, le 20 septembre près de Rennes. Son prédécesseur Hervé Vasseur (directeur de Nutréa-NNA) prend sa retraite. Ludovic Michel est «déterminé à poursuivre les actions en cours (ex. : autour de la sécurité des livraisons d'aliments pour animaux en élevage...) et à mettre en avant les contributions et solutions de la nutrition animale pour le maintien de l’élevage, notamment face aux défis des transitions et de la décarbonation, et de contribuer à la souveraineté alimentaire des Bretons et des Français», souligne le communiqué de Nutrinoë. Administrateur de l’association régionale, il a aussi exercé des mandats au niveau national, à Oqualim (pour la sécurité sanitaire des aliments) et au Snia (fabricants d’aliments). Il désire «optimiser les interactions entre structures», dit de communiqué, c’est-à-dire, selon le délégué de Nutrinoë Sébastien Tauty, entre Nutrinoë et les associations nationales de fabricants et éventuellement de firmes services, ainsi que les autres associations régionales, Tecaliman (transformation de grains), Qualimat (transport)…