«Tous les acteurs de la chaîne, jusqu’aux produits, doivent prendre leur part» dans les transitions, et en priorité la décarbonation, a plaidé la Coopération laitière lors de sa conférence de presse de rentrée le 5 septembre. «Il faut que tout le monde mette la main à la poche», affirme son président Pascal Le Brun. Le coût des investissements pour améliorer le bilan carbone des activités agricoles et industrielles de la filière sera «un enjeu des prochaines négociations avec les acteurs de la distribution», explique-t-il. Il estime qu’«entre 2 et 4%» de hausse tarifaire est nécessaire pour financer la décarbonation. Pour réduire de 35% les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble des sites de transformation laitière – appartenant à des coopératives ou des privés –, 900 M€ seraient nécessaires à l’horizon 2030. Ces besoins d’investissement seraient portés à 3,3 Md€ pour réduire au maximum les émissions des usines, soit plus de 85% de diminution. Côté élevage, le coût des investissements nécessaires n’est pas encore chiffré. «Nous espérons avoir un chiffre d’ici la fin de l’année pour aller vers les politiques», déclare Pascal Le Brun, également président de l’interprofession laitière (Cniel) depuis juillet.
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