Négociations commerciales: la DGCCRF sanctionne une centrale d’achat de Carrefour
La DGCCRF (Fraudes) a annoncé le 22 novembre avoir infligé une amende de plus de 10 M€ à une centrale d’achat internationale de Carrefour pour «non-respect de la date butoir applicable à la signature des contrats avec ses fournisseurs établis en France». Dans le détail, c’est la société Eureca Mayoristas SL, établie en Espagne, qui a été sanctionnée, apprend-on sur le site web de la DGCCRF. Selon les services de Bercy, cette filiale de Carrefour est «chargée de négocier avec les fournisseurs les conditions commerciales, notamment pour les produits vendus dans les magasins français de l’enseigne». Dans le cadre d’une enquête «sur le respect des règles du code de commerce en matière d'équilibre et de transparence des relations commerciales», la Drieets d’Île-de-France (préfecture) a constaté «12 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs au plus tard les 15 et 31 janvier 2024». En 2023-32024, dans un contexte de forte inflation alimentaire, le gouvernement avait avancé la date de fin des négociations commerciales annuelles, habituellement fixée au 1er mars (avec deux dates selon le chiffre d’affaires des fournisseurs concernés).
UE/Mercosur: au Brésil, Carrefour menacé de boycott sur à son engagement en France
Les supermarchés de la chaîne française Carrefour au Brésil font face à une menace de boycott à la suite de l'annonce de l'entreprise selon laquelle elle ne vendra pas en France de viande en provenance des pays du Mercosur. Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a écrit au syndicat agricole majoritaire FNSEA le 20 novembre que la chaîne de supermarchés «ne vendra aucune viande provenant du Mercosur». Cette annonce a provoqué l'indignation au Brésil, où le gouverneur de l'Etat du Mato Grosso - une région agricole - a lancé un appel au boycott des magasins Carrefour sur le territoire brésilien. «Je peux aussi vous traiter de la même manière dont vous me traitez. Donc, si le Brésil ne peut pas vous vendre de la viande, alors vous non plus vous ne vendrez pas de produits français», a déclaré le gouverneur, Mauro Mendes, dans une vidéo publiée vendredi sur les réseaux sociaux. «Moi, en tant que citoyen, je ne ferai plus mes courses dans leurs magasins», a-t-il déclaré, obtenant l'approbation de nombreux Brésiliens sur internet. Carrefour a souligné que son refus de vendre de la viande issue des pays du Mercosur ne s'appliquait qu'aux magasins Carrefour en France. Des médias brésiliens ont rapporté que des camions de livraison de viande refusaient d'approvisionner environ 150 supermarchés Carrefour au Brésil. La direction de Carrefour Brésil a nié dans un communiqué que les rayons de viande de certains de ses magasins soient vides en raison du boycott.
UE/Mercosur: la viande vendue chez Leclerc provient «à 99%» d'en dehors du Mercosur
La viande vendue dans les supermarchés Leclerc provient «à 99%» hors de la zone Mercosur, plusieurs pays d'Amérique du Sud au centre d'un projet de traité commercial controversé avec l'Union européenne, a affirmé le 24 novembre son médiatique représentant Michel-Edouard Leclerc. «A 99% nous ne vendons pas de viande du Mercosur», a affirmé M. Leclerc, interrogé sur la chaîne Public Sénat au sujet du traité UE-Mercosur. Le géant de la grande distribution Carrefour s'est engagé à «ne commercialiser aucune viande en provenance du Mercosur», dans un courrier adressé le 20 novembre à la FNSEA dans lequel son PDG Alexandre Bompard appelle «les acteurs de la restauration» à faire de même. «Par contre, nos industriels de l'agroalimentaire (...) doivent nous dire dans les produits transformés d'où viennent leurs produits», a poursuivi Michel-Edouard Leclerc dimanche, suggérant que des morceaux de viande provenant du Mercosur pouvaient se trouver parmi les composants de ces produits. «Cet accord n'est pas abouti et ne doit pas être signé», a également dit M. Leclerc, interrogé sur la partie agricole du traité UE-Mercosur.
UE/Mercosur: la présidente du Parlement européen veut «prendre le temps» face aux inquiétudes
Les inquiétudes autour de l'accord UE-Mercosur en préparation, notamment des agriculteurs français, sont «légitimes», estime la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, qui juge «crucial de prendre le temps d'y répondre totalement», dans un entretien à La Tribune le 24 novembre. «J'ai l'espoir que l'on parvienne à une solution équilibrée qui à la fois protège les intérêts de nos agriculteurs, en particulier dans les branches les plus exposées, et débloque de nouvelles opportunités pour nos entreprises», explique-t-elle. «Nous désengager du commerce international nous priverait d'une occasion d'exporter nos valeurs et nos normes. Si nous ne nous impliquons pas, d'autres le feront à notre place», justifie-t-elle. Pour la présidente du Parlement européen, «que l'accord soit scindé ou non, qu'il y ait ou pas un vote à la majorité sur le texte, on ne doit pas isoler des Etats membres. Parce qu'on ne peut pas dire à un pays désemparé par le déclin d'un secteur et qui se sent abandonné : "Désolé, mais on ne vous écoutera pas !" ».
Viande: une version de travail de la Snanc préconise de réduire la consommation (presse)
Alors que la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc) est toujours en pause, le média Contexte en a publié le 22 novembre une version de travail qui préconise de réduire la consommation de viande afin de baisser les émissions de GES de la ferme France. Daté d’avril et rédigé par le précédent gouvernement, le document fixe un objectif à 2030 de «diversification des source de protéines», en cohérence avec deux autres politiques gouvernementales: d’un côté le PNNS (Plan national nutrition santé) qui fixe une limite de 500 g de viande rouge par adulte et par semaine; de l’autre la SNBC (Stratégie nationale bas carbone), dont la version en consultation prévoit une baisse de consommation de 12% en 2030. Les termes précis utilisés dans la Snanc ne sont toutefois pas arbitrés: il pourrait s’agir d’une «limitation de la consommation de viandes» ou d’une «consommation globale moindre de protéines animales». Autre sujet sensible: le projet prévoit aussi de «réduire la pression marketing sur la population, notamment les enfants, pour les produits non respectueux de l’environnement et de la santé». Un objectif qui était en attente d’arbitrage interministériel. Le document comprend en tout 20 objectifs, dont notamment celui d’atteindre «12% de consommation de produits bio en valeur», ou encore «au moins 80% du territoire couvert» par des PAT «labellisés niveau 2».
Manifestations: la venue de Rousseau au congrès Légumes de France perturbée par la CR
Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a dénoncé le 22 novembre les «méthodes lamentables» et les «menaces pas acceptables» de représentants du syndicat agricole concurrent de la Coordination rurale, qui ont perturbé son déplacement à Agen (Lot-et-Garonne), dans une déclaration à l'AFP. «Je rappelle que la FNSEA et les Jeunes agriculteurs sont majoritaires dans 95% des chambres (d'agriculture) et que pour ma part, jamais je n'accepterai que la présidente de la Coordination rurale ne puisse pas aller dans un département, qu'elle soit menacée physiquement», a déclaré Arnaud Rousseau. Dans une atmosphère électrique, les militants de la CR ont hué le patron de la FNSEA, le laissant rejoindre son véhicule sous escorte policière, pour quitter le congrès national des producteurs de légumes, organisé par l'association spécialisée de la FNSEA Légumes de France, et où il venait d'intervenir. «Vous ne l'empêchez pas de sortir mais qu'il voie bien qu'en Lot-en-Garonne, on est chez nous», a lancé à ses troupes Serge Bousquet-Cassagne, président (CR) de la chambre d'agriculture du département. Après sa prise de parole, une cinquantaine de militants de la CR, s'étaient sont massés devant les grilles du parc des expositions d'Agen, protégés par une trentaine de CRS casqués.
Manifestations: une plateforme logistique bloquée quelques heures à Toulouse par la CR
Des agriculteurs de la Coordination rurale (CR) ont bloqué le 22 novembre pendant quelques heures une base logistique du géant de la grande distribution Carrefour près de Toulouse, avant de partir sous la menace d'une intervention de la police, ont constaté des journalistes de l'AFP. «Après une dernière sommation des CRS, nous sommes partis», a déclaré à l'AFP le 22 novembre au soir Eloi Nespolous, coprésident de la CR de l'Aveyron. En début d'après-midi, une douzaine de tracteurs et de voitures des manifestants avaient pris position devant l'entrée de l'établissement à Colomiers, stoppant le va-et-vient des camions qui entraient et sortaient pour alimenter les magasins de la région. Les agriculteurs, essentiellement de la CR de l'Aveyron, ont déversé des remorques de pneus et de déchets. Pour justifier la mobilisation, Jérôme Fougassier, éleveur de bovins, a expliqué qu'il s'inquiétait notamment de la concurrence des importations du Mercosur, si le traité de libre-échange était conclu, «des produits sans traçabilité» selon lui. «La population doit se mobiliser, a-t-il plaidé. On est a un tournant du mouvement, il ne faut rien lâcher».
Manifestations: la Conf’ poursuit ses actions contre le Mercosur et l’agrivoltaïsme
La Confédération paysanne poursuivra la semaine du 25 novembre sa mobilisation dirigée contre la conclusion de l’accord de libre-échange UE/Mercosur, mais aussi contre les conséquences de l’agrivoltaïsme sur le foncier et l’installation. Dans un message envoyé à la presse le 22 novembre, le syndicat annonçait cinq actions au cours du week-end et en début de semaine: à Bressuires (Deux-Sèvres) et à Limoges (Haute-Vienne) vendredi 22 novembre, avec le mot d’ordre «Sauvons les veaux et les agneaux, pas les Mercos» (en référence aux exportations de voitures que l’Allemagne espère développer vers les pays du Mercosur); puis le samedi 23 novembre contre le projet de parc solaire de Weinbourg, en Alsace. La Conf’ prévoit ensuite, lundi 25, une action dans un supermarché d’Étampes (Essonne), suivie le lendemain d’un rassemblement devant la chambre d'agriculture de Dordogne, à Périgueux. Depuis plusieurs semaines, le syndicat a mené des actions ciblées, notamment pour dénoncer la réduction de collecte annoncée par Lactalis ou contre un projet d’extension de serres de tomates dans la Manche. De leur côté, la FNSEA et les JA ont annoncé reprendre leur mobilisation les 26, 27 et 28 novembre, en ciblant cette fois les «entraves» à l’agriculture.
Ukraine: les agriculteurs polonais bloquent un important passage frontalier
Les agriculteurs polonais ont entamé le 23 novembre le blocage d'un important poste frontalier avec l'Ukraine pour protester contre la politique du gouvernement et dénoncer l'accord de l'Union européenne avec les pays de Mercosur. Au poste frontalier de Medyka (sud-est), une trentaine de protestataires empêchent le trafic des camions entrant en Pologne. Un camion par heure est autorisé à quitter la Pologne vers l'Ukraine. Le blocage ne s'applique pas aux voitures, aux bus, aux transports humanitaires et militaires. Les protestataires reprochent notamment au gouvernement de ne pas tenir ses promesses en matière d'impôts pour les agriculteurs. «Nous avons l'autorisation pour protester jusqu'à la fin de l'année, mais nous attendons demain le ministre venir discuter avec nous. Pour l'instant nous ne voulons pas élargir notre protestation», a déclaré à l'AFP Roman Kondrow, qui dirige l'organisation «La campagne dupée», présent sur place. «En signe de solidarité avec les agriculteurs occidentaux nous nous opposons également à la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur» a-t-il ajouté. Le blocage se tient exactement un an après les premières blocages de la frontière par des agriculteurs polonais protestant contre l'arrivée dans leur pays de denrées alimentaires ukrainiens.
Noisettes/acétamipride: pas de voie juridique pour une dérogation de 120 jours, selon Genevard
À l'occasion d'une audition devant les députés de la commission des Affaires économiques le 20 novembre, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a indiqué qu'il n'était pas légalement possible d'accorder une dérogation d'usage de 120 jours pour l'usage de l'acétamipride dans la filière noisette, comme demandé la veille par la coopérative Unicoque (Lot-et-Garonne). «On a exploré juridiquement cette possibilité, a-t-elle expliqué. La dérogation 120 jours n'est pas possible, car le législateur, en son temps, a nommément interdit cette substance dans la loi.» Ainsi, à l'instar de ce qui avait été fait par Julien Denormandie pour les néonicotinoïdes utilisés en betterave, «seule une autre loi peut revenir sur cette disposition», a déclaré Annie Genevard. C'est ce que propose le sénateur LR Laurent Duplomb dans sa proposition de loi sur les «entraves». La filière noisette française souffre d'une récolte française catastrophique cette année, provoquée par des attaques massives de punaises diaboliques et de balanin (ver de la noisette), ainsi qu'une météo défavorable. Outre l'autorisation d'utiliser l'acétamipride, efficace contre les deux ravageurs, la filière demande un «fonds d'urgence», estimant ses pertes à 60 millions d'euros, équitablement réparties entre l'entreprise et les producteurs. Mais aussi un soutien à son projet de recherche sur les parasitoïdes, commun à plusieurs autres filières fruits et légumes. Unicoque a déjà débuté un élevage, dont la montée en puissance pourrait prendre cinq ans, pour produire à terme 10 à 20 millions de parasitoïdes, contre 20 000 cette année.
Fruits rouges: le Maroc espère ouvrir le marché chinois début 2025
La filière marocaine des fruits rouges espère entamer des exportations à destination de la Chine d’ici le début de l’année 2025, rapporte l'agence Ecofin le 22 novembre, reprenant des information du media Le Desk. Une visite d’une délégation chinoise est attendue en décembre pour finaliser un accord bilatéral sur les procédures de contrôle et de certification phytosanitaire. L’objectif des producteurs marocains est de diversifier leurs débouchés, qui reposent à l’heure actuelle à 90% sur l’Union européenne et le Royaume-Uni. Le royaume chérifien a réalisé un chiffre d’affaires à l’exportation de 736,5 M€ en 2023. La myrtille est le principal fruit exporté. Pour mémoire, la culture de fruits rouges y couvre 12 500 ha, principalement dans les régions du Gharb, Souss-Massa et Dakhla. De son côté, la Chine a importé pour environ 275 M€ de fruits rouges, principalement de la myrtille, en 2023. S’il parvient à ouvrir le marché chinois l’année prochaine, le Maroc devra se confronter à deux concurrents de taille: d’une part le Pérou, important et historique producteur et exportateur de myrtille (mais qui subit cette année les effet de La Niña), et le Chili qui, depuis plus d’une décennie, a fait du marché chinois une destination privilégiée de ses fruits rouges.
Cognac : un décret met fin aux jeunes «vignes éponges», retirées de la production
Comme annoncé par la filière cognac à l’automne 2023, les vignes AOC en «deuxième feuille» (2 ans) ne peuvent plus servir à produire du vin. Un décret, paru le 20 novembre au Journal officiel, applique aux eaux-de-vie les mêmes règles du code rural que celles pour les vins d'appellation. La filière acquiert ainsi «un outil utile de maîtrise de la production permettant d’éviter, à la suite de périodes de forte plantation, la mise sur le marché de volumes conséquents de vins sans IG», souligne la notice. En plein ajustement des volumes de cognac à la baisse, cette nouvelle disposition a une portée limitée. L’interprofession (BNIC) avait annoncé en septembre 2023 une demande d’autorisations de plantation nouvelle réduite à 100 hectares en 2024 (contre 3 129 hectares en 2023). Mais le nouveau décret met aussi fin aux jeunes «vignes éponges». Une note de la Dreets (préfecture) Nouvelle-Aquitaine, publiée en août 2023, décrit ce «glissement frauduleux» dans la déclaration de récolte, où des volumes produits en dépassement du rendement AOC autorisé sont mis en volumes et autres superficies de vignes SIG, afin de quand même les commercialiser.
Alcool: une PPL transpartisane pour interdire aux influenceurs la pub sur les réseaux sociaux
Une proposition de loi (PPL) transpartisane, déposée par Cyrille Isaac-Sibille (Les Démocrates, Rhône) le 19 novembre à l’Assemblée nationale, vise à interdire la publicité des boissons alcoolisées par les influenceurs sur les réseaux sociaux. Le texte soutient les «nombreux travaux parlementaires» déjà menés pour réguler la publicité de l’alcool, sur les réseaux sociaux grâce à une précédente PPL de la députée communiste Karine Lebon, ou à proximité des établissements scolaires et des établissements sensibles (PPL du député insoumis Loïc Prud’homme), précise l’exposé. Et de citer aussi la loi du 9 juin 2023 pour encadrer l’influence commerciale et lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux. La nouvelle PPL propose d’augmenter la sanction en cas de violation de la loi Évin, qui «n’est pas assez dissuasive aujourd’hui». Cela en l’alignant sur l’amende prévue pour les pratiques commerciales trompeuses, soit 300 000 euros (contre 75 000 euros), pouvant être portée à 10% du chiffre d’affaires, ou à 50% du montant des dépenses consacrées à l’opération.
Bio/PLF: la Fnab demande un relèvement du crédit d’impôt à 6000 € par an
Dans le cadre du PLF 2025 (projet de loi de finances), dont l’examen en séance publique débutera au Sénat le 25 novembre, la Fnab (producteurs bio) demande à la Chambre haute de passer le crédit d’impôt bio de 4500 € «à 6000 € par an», dans un communiqué du 21 novembre. En effet, une série d’amendements déposés au Sénat, dont certains ouvertement travaillés avec la Fnab, portés par les sénateurs Salmon (Ille-et-Vilaine, écologiste), Darcos (Indépendants, Essonne), Duplomb (LR, Haute-Loire) et Tissot (socialiste, Loire), suggèrent de porter le crédit d'impôt bio à 5500 ou 6000 €, jusqu’à fin 2027 au lieu de fin 2025. Pour la Fnab, cette hausse permettrait d’aider les fermes bio à faire face à «des difficultés importantes de trésorerie» après «trois ans de contraction de marché». Elle appelle à mobiliser une partie des reliquats à la conversion pour la financer. «Cette mesure coûterait, à bénéficiaires constants, 152 M€ en plus sur quatre ans, soit moins de 20% des budgets de la France prévus pour la conversion», affirme le réseau de producteurs bio dans le communiqué. D’un montant initial de 3500 €, le crédit d’impôt devait s’achever en 2022, avant d’être finalement augmenté à 4500 € et prorogé jusqu’à fin 2025, par la loi de finances pour 2022.
USA: Trump nomme une conservatrice traditionnelle comme secrétaire à l'Agriculture
Le président américain élu Donald Trump a annoncé le 23 novembre avoir désigné la présidente du groupe de réflexion America First Policy Institute (AFPI), Brooke Rollins, au poste de secrétaire à l'Agriculture, dernier poste qui n'était pas encore attribué au sein de son gouvernement. Avocate, Mme Rollins avait été directrice du Conseil de politique intérieure de la Maison blanche à la fin du premier mandat de M. Trump, avant de fonder en 2021 l'AFPI avec d'autres personnalités proches du candidat républicain, Larry Kudlow et Linda McMahon, elle-même nommée ministre de l'Education. Agée de 52 ans, Brooke Rollins est une conservatrice traditionnelle, qui pourrait se retrouver en conflit avec le secrétaire à la Santé désigné, Robert F. Kennedy Jr., qui s'est engagé à améliorer la qualité de l'alimentation aux Etats-Unis et veut réduire les produits chimiques et l'alimentation ultra-transformée. La nouvelle secrétaire à l'Agriculture avait un temps été considérée comme une potentielle cheffe de cabinet du président élu, avant que le poste ne soit finalement attribué à Susie Wiles.
Erratum sur l’ancien président de l‘AOPn Tomates et concombres de France
Une coquille s’est glissée dans l'Agrafil daté du 22 novembre concernant l’élection du nouveau président de l’AOPn Tomates et concombres de France. Pierre-Yves Jestin succède bien à Jean-Pierre Noé (et non Pierre-Yves comme indiqué) à la tête de l’association nationale des organisations de producteurs.