Agrafil du 28 juillet 2025

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UE/Etats-Unis: Trump et Von der Leyen arrachent un accord douanier

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont arraché le 27 juillet un accord douanier à Turnberry en Ecosse, au terme d’une réunion éclair. Pour l’essentiel, c’est Donald Trump qui en a expliqué les contours: des droits de douane de 15% sur les produits européens importés d’une part, l’UE qui s’engage à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux Etats-Unis d’autre part. Les deux puissances ont aussi décidé de lever réciproquement leurs droits de douane sur certains produits stratégiques, dont les équipements aéronautiques, a ensuite précisé Ursula von der Leyen devant la presse. L’accord, dont tous les détails ne sont pas encore exactement connus, devra être validé par les Etats membres de l’UE. Leurs ambassadeurs, en déplacement au Groenland, ont été informés dimanche matin des dernières tractations, et devront à nouveau se concerter pour le valider. Dans les faits, le taux effectif appliqué par les Etats Unis aux marchandises européennes se montait déjà à près de 15%, si l’on additionne la surtaxe de 10% d’ores et déjà appliquée par le gouvernement américain et le taux de 4,8% pré-existant.

Argentine: Milei réduit les taxes sur les exportations des produits agricoles

Le président argentin Javier Milei a annoncé le 26 juillet une réduction «durable» des taxes sur les exportations des principales cultures agricoles et de la viande, lors d’un discours prononcé devant des centaines de producteurs à Buenos Aires. Cette réduction fait partie de la promesse faite par le président au secteur agricole pendant sa campagne présidentielle. Ce secteur représente 60% des exportations argentines en 2024, selon l’Institut national des statistiques (Indec). «Les taxes à l’exportation sur la viande de volaille et de boeuf seront réduites de 6,75% à 5%, celles sur le maïs de 12% à 9,5%, celles sur le sorgho de 12% à 9,5%, celles sur le tournesol de 7,5% et 5% à 5,5% et 4%, (...) le soja de 33% à 26% et les sous-produits du soja de 31% à 24,5%», a déclaré M. Milei dans son discours. Deux chiffres différents ont été annoncés pour les exportations de tournesol car il s’agit de sous-produits dérivés tels que l’huile, a précisé une source du secteur à l’AFP. En janvier, le gouvernement argentin avait déjà adopté une réduction de ces taxes sur les exportations, mais celle-ci était temporaire et a expiré à la fin du mois de juin, à l’exception du blé et de l’orge (tous deux passés de 12,5% à 9%); elle a été prolongée et sera désormais durables. «Ces réductions sont durables et il n’y aura pas de retour en arrière tant que je serai au gouvernement», a déclaré Javier Milei.

FNSEA: premières propositions à l'automne pour le chantier de réforme des cotisations

Dans le cadre de son chantier de «transformation» interne, la FNSEA organisera cet automne un nouveau conseil fédéral, sous forme de séminaire, au cours duquel de premières propositions seront faites pour réformer les cotisations au sein du réseau. Au préalable, ces premières propositions ont été soumises récemment au bureau, et seront arbitrées en conseil d'administration d'ici la fin d'année, en vue d'une validation finale en congrès au printemps. Parmi les pistes: des cotisations variables, pour les agriculteurs comme pour les FDSEA, en fonction de services proposés, explique Yoann Barbe, en charge du dossier, avec Eric Thirouin. Ce chantier sera fortement couplé à celui de l'offre de service au sein du réseau, avec des réflexions en cours sur la mutualisation de certaines offres (facturation, communication). «Le chantier des cotisations fait partie des dossiers prioritaires, il nous faut trouver des solutions pour redynamiser les territoires en perte de vitesse, et redorer le blason des adhérents à la FNSEA, explique l'éleveur du Grand Est. On s'est peut-être trop longtemps assis sur la seule cotisation».

PPL Entraves : le Conseil constitutionnel rendra « a priori » sa décision le 7 août

Le Conseil constitutionnel rendra « a priori » le 7 août sa décision très attendue sur la proposition de loi Entraves, a annoncé l'institution le 25 juillet à l'AFP. Des députés et sénateurs de gauche ont saisi mi-juillet le Conseil constitutionnel, arguant que la loi, adoptée au Parlement le 8 juillet, est incompatible avec la préservation de l'environnement et le droit à la santé. Les députés dénoncent également les conditions d'examen du texte. Aucun amendement n'avait pu être débattu dans l'hémicycle de l'Assemblée, le texte ayant été rejeté d'entrée par ses défenseurs pour contourner ce qu'ils avaient qualifié « d'obstruction » de la gauche. Si le texte n'est pas censuré par le Conseil constitutionnel, la gauche appelle d'ores et déjà Emmanuel Macron à demander une nouvelle délibération de la loi au Parlement, comme le lui permet la constitution. Si elle est bien promulguée par le président, plusieurs groupes de gauche dont les socialistes, ont annoncé vouloir porter une proposition de loi abrogeant les dispositions du texte agricole.

PPL Entraves : à Toulouse, une contre-manifestation de la gauche dénonce la CR

Plusieurs dizaines de manifestants ont dénoncé le 24 juillet au soir à Toulouse « les liens entre l'extrême droite et la Coordination rurale (CR) », après le déversement le 22 juillet de fumier devant les locaux des Écologistes à l'appel de la CR, a constaté un journaliste de l'AFP. « Les liens entre la CR et l'extrême droite sont manifestes et publics », a déclaré aux personnes rassemblées devant ces locaux le chef de file des Écologistes pour les élections municipales de 2026 à Toulouse, Régis Godec, au milieu de drapeaux de son parti, de LFI ou du NPA. Les différents intervenants ont aussi fustigé la loi Duplomb, alors que des agriculteurs réunis à l'appel de la CR avaient déversé du lisier le 22 juillet au soir devant les locaux des Écologistes à Toulouse, Limoges et dans les Deux-Sèvres, pour soutenir cette loi. Dans la ville rose, une centaine de personnes avaient répandu du fumier, de la laine, des déchets et jeté des œufs sur les locaux du parti. Ils entendaient dénoncer la pétition demandant l'abrogation de cette loi adoptée le 8 juillet, qui doit notamment réintroduire de manière dérogatoire l'acétamipride, interdit en France mais autorisé en Europe.

Vin blanc: probables excédents en cognac, pistes de débouchés en vins de base et jus

A quelques jours de la date limite de la déclaration d'affectation du parcellaire, au 31 juillet, 80% des viticulteurs de l'appellation cognac ont identifié leurs débouchés. «Il est encore tôt pour identifier le volume restant, l'été sec aura une incidence sur le potentiel», mais «les chiffres laissent penser que nous aurons des excédents», indique Anthony Brun, président de l'union des viticulteurs de l'AOC Cognac, et de la famille des viticulteurs au BNIC (interprofession). Sous réserve des chiffres finaux, et du résultat de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, le représentant professionnel prévoit de demander un soutien aux pouvoirs publics, au titre de «dommage collatéral» du conflit sur les voitures électriques entre la Chine et l'UE. «Il est encore trop tôt pour identifier les leviers», explique Anthony Brun. De son côté, la filière a identifié, comme en 2023 (année de récolte exceptionnelle), des pistes de nouveaux débouchés mais «pas de baguette magique». Elle mise notamment sur le marché des jus de raisin industriels, et celui des vins de base, lequel pourrait s'ouvrir en raison de difficultés des vignobles italiens et espagnols. «Ce sont des marchés fournis par l'export, qui ne sont pas concurrents des français», assure Anthony Brun. Le vignoble a aussi activé un mécanisme d'arrachage temporaire en février, dont il est attendu qu'il soit largement utilisé l'an prochain.

Spiritueux : Pernod Ricard veut réduire de 17% les effectifs de son siège (presse)

Selon un article du Monde (article payant), le numéro deux mondial des spiritueux Pernod Ricard veut réduire ses effectifs. Le siège du groupe basé à Paris devrait perdre près de 17 % de ses effectifs, selon les informations communiquées en interne, auxquelles a eu accès le média. Cela représenterait près de 140 suppressions de postes sur un nombre de salariés estimé à 821, selon le rapport annuel du groupe. Ces départs concerneraient essentiellement des cadres, sur la base du volontariat, après négociation. L’objectif du plan de réorganisation du groupe est de réunir l’ensemble des marques dans deux divisions, dénommées « Gold » (regroupant les alcools nécessitant un vieillissement) et « Crystal » (sans vieillissement). La réorganisation doit contribuer à atteindre les objectifs de réduction de coût de 1 milliard d’euros au cours de la période 2026-2029, présentés par la direction financière. Le Monde indique par ailleurs qu’une marque de Pernod Ricard, la maison de cognac Martell, devrait perdre une trentaine de postes. Enfin, le groupe français a confirmé sa volonté de se séparer de sa marque de champagne G. H. Mumm. 

Spiritueux : Rémy Cointreau relève son objectif annuel de résultat après l'accord en Chine

Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a annoncé le 25 juillet relever son objectif annuel de résultat opérationnel, dont le recul devrait être moins marqué que prévu après l'accord trouvé début juillet sur les prix du cognac en Chine. Le résultat opérationnel courant, en organique, devrait reculer de quelques points (moins de 10%), quand le groupe prévoyait précédemment une baisse pouvant approcher les 20%, indique Rémy Cointreau, dont le chiffres d'affaires au 1er trimestre de son exercice décalé a par ailleurs crû de 1,8%. Après la signature d'un accord avec Pékin sur des engagements de prix minimum et au vu des dernières déclarations du président américain Donald Trump, le groupe français, particulièrement dépendant du cognac, a revu à la baisse l'impact maximal net total de ces deux conflits douaniers, désormais estimé à 45 millions d'euros contre 65 millions précédemment. L'impact net anticipé sur son résultat est désormais de 10 millions en Chine, et non plus 40 millions. En revanche, Rémy Cointreau envisage désormais 35 millions d'impact venu des Etats-Unis, et non plus 25.

Pomme de terre : Florimond Desprez devient actionnaire majoritaire de Danespo (presse)

D’après un article tiré du média La Pomme de terre française et publié par Terre-net le 25 juillet, le semencier français Florimond Desprez a racheté à son partenaire danois DLF sa participation de 49 % dans Danespo, producteur de semence de pomme de terre, et en devient actionnaire majoritaire à hauteur de 98 %. Des producteurs et salariés se partagent les 2 % restants. L’opération avait été annoncée par communiqué le 30 juin. Danespo et Germicopa, filiale de Florimond Desprez, vont être gérées indépendamment avec leurs propres marques, portefeuille variétal et équipes locales. Mais elles sont désormais regroupées dans la « Business Unit pomme de terre » du groupe, gérée par Baptiste Brunello, qui en devient le directeur général. L’objectif est de trouver des synergies en sélection variétale, en production et en commercialisation, précise le média. Ce dernier précise que le semencier français avait investi en 2018 dans la construction d’un nouveau siège et de moyens de sélection pour Danespo à Give (Danemark). Il espère à présent construire une nouvelle infrastructure de tri et de stockage de plants au Danemark, ainsi qu’une nouvelle station de recherche pour sa filiale Germicopa dans l’Hexagone.

Pacte pour la haie: un appel à projets pour la plantation non renouvelé, la filière s'alarme

En pleine incertitude budgétaire pour l'année en cours, le réseau Haies France se félicite, dans un communiqué paru le 25 juillet, que l’État ait maintenu quatre millions d'euros au travers d'une appel à projets pour l'animation de dynamiques territoriales, mais regrette le non renouvellement de l'appel à projets Plantations de haies, une «action phare» du Pacte pour la haie. Pour le réseau Haies France, cette décision «risque d'être lourde de conséquences pour les professionnels» dont certains «seront contraints de licencier», laissant «des millions de plants sur les bras des pépiniéristes». Le réseau demande des «solutions de financement alternatives» pour la plantation (notamment au travers du second pilier de la Pac), de «lancer au plus vite» les financements pour l'animation et la valorisation durable des haies», et de garantir une «budget à la hauteur des enjeux dans la préparation du projet de loi de finances pour 2026». Dans le cadre du PLF 2026, le ministère de l'Economie a d'ores et déjà préparé un projet de budget incluant une baisse de 200 millions d'euros pour l'Agriculture. Le plan haies avait été l'une des principales victimes des restriction budgétaires en 2024, son budget passant de 110 millions à 45 millions d'euros.

Sapins de Noël : un marché en baisse en 2024, encore moins de foyers acheteurs (étude)

La note de conjoncture de FranceAgriMer et Valhor sur le marché des sapins de Noel en 2024 publiée le 24 juillet souligne une baisse des ventes en volumes et en valeur par rapport à l’année précédente. Selon les données du panel consommateur de Kantar (panel Metaskope), 4,9 millions de sapins naturels (sur un total de 5,5) ont été vendus sur la fin d’année 2024 pour un chiffre d’affaires estimé à 152,7 millions d’’euros. En 2023, le marché avait représenté 164 millions d’unités pour des ventes à 201 millions d’euros. La baisse progressive du taux de foyers acheteurs initiée en 2022 expliquerait la situation. Il est passé de 17,7%  à 16,5% en un an (pour mémoire, il était de 20% en 2016). Parallèlement, « le prix moyen des sapins naturel est stable. En conséquence, les sommes dépensées estimées déclinent », souligne l’enquête. Les sapins Nordmanns dominent toujours le marché (78% des volumes et 82% en valeur). Six sapins sur dix sont vendus par un fleuriste et trois sur dix  en jardinerie ou libre-service agricole (un sur dix en exploitation). « Les magasins de décoration vendent bien moins chers leurs sapins naturels par rapport aux professionnels et glanent quelques parts de marché» est-il indiqué. 

Gestion de l'eau: dans les marais ligériens, des milliers d'oiseaux victimes du botulisme

Le 24 juillet, plus de 3.000 cadavres d’oiseaux victimes du botulisme aviaire ont été rassemblés en Loire-Atlantique, notamment dans le marais de Brière et sur le lac de Grand-Lieu, au sud-ouest de Nantes, selon la préfecture du département. Si quelques cas de botulisme aviaire ne sont pas «inhabituels» en été en Loire-Atlantique, une telle mortalité n’avait pas été observée depuis 1995, précise Eric Provost, président du parc régional de Brière. En cause notamment une vague de chaleur et de sécheresse «durable» au début de l’été, explique-t-il. Frédéric Richeux, président de l’Union des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière appelle à «un électrochoc pour ce territoire» avec «une vraie gestion hydraulique» dès l’année prochaine. Le responsable des chasseurs pointe notamment du doigt des usages agricoles qui maintiennent selon lui un niveau d’eau trop bas dans le marais, pour l’élevage et le fourrage. Eric Provost ne nie pas ces «conflits d’usages» mais estime surtout que c’est un «règlement d’eau» inadapté à une année exceptionnelle qui est en cause. «En janvier, on a atteint pratiquement les plus hauts niveaux d’eau connus sur le marais depuis qu’on fait des relevés. Et là, fin juin, on s’est rapproché des niveaux d’eau les plus bas», note le président du parc régional de Brière. Pour lui, «le règlement d’eau, très clairement, n’est pas conçu pour ce type d’année», qui risque de se répéter.

Porc/algues vertes: en baie de Morlaix, les ostréiculteurs submergés par les marées vertes

Alimentées par les déjections d’élevages et les engrais azotés, les algues vertes pullulent en baie de Morlaix, jusqu’à étouffer les huîtres qui y sont élevées. Le phénomène, sans doute aggravé par le réchauffement climatique, menace les ostréiculteurs de disparition. «C’est une vraie invasion», peste Marc Le Provost, 58 ans. «Depuis 2 ou 3 ans il y a une très grosse augmentation de la masse d’algues», détaille-t-il. «Si ça continue d’augmenter, dans 10 ans ou 15 ans, l’ostréiculture ne sera pas viable sur une baie comme ici... Elle risque de disparaître». Et, ces dernières années, des printemps ensoleillés, couplés à une mer plus chaude, ont favorisé la prolifération d’algues vertes plus tôt dans l’année, à une saison où les fleuves charrient de fortes quantités de nutriments vers la mer, décrit Sylvain Ballu, chef de projet surveillance marées vertes au Centre d’étude et de valorisation des algues (Ceva). «On a une fenêtre de prolifération plus longue et sur une période plus favorable», précise-t-il, en s’interrogeant sur un possible effet du réchauffement climatique, alors que la température des océans bat des records depuis 2023.

Bovins viande : l’Efsa recommande d’améliorer les conditions de vie des animaux

Les éleveurs de bovins viande devraient améliorer les conditions d’hébergement, l’alimentation et la gestion des animaux, augmenter l’espace disponible par animal, éviter les mutilations inutiles et rendre les environnements plus stimulants. Telles sont les recommandations de l’Efsa selon un avis scientifique publié le 25 juillet. L’Agence européenne conseille aussi aux abattoirs de « standardiser et étendre la collecte des mesures basées sur l’animal pour mieux surveiller le bien-être ». Plus généralement, elle recommande de poursuivre les recherches pour étudier les effets du passage à plus de 6 m² par animal, définir les niveaux minimums de fibres dans l’alimentation, et évaluer les impacts à long terme des procédures douloureuses (mutilations). En se basant sur la littérature scientifique et les contributions issues d’une consultation publique, l’Efsa constate que « les pratiques d’élevage courantes ont souvent un impact négatif sur le bien-être des bovins allaitants, notamment à cause « d’un espace insuffisant pour les animaux ; de l’utilisation de sols durs et inconfortables ; et d’un environnement stérile et non stimulant empêchant les comportements naturels, causant stress et ennui. »

Ovins: en Nouvelle-Zélande, les pâtures reculent face aux pinèdes, colère des éleveurs

Même si le gouvernement a décrété en décembre un moratoire sur les nouveaux projets de plantation sylvicoles, les éleveurs néozélandais d'ovins s’alarment de voir leurs pâturages reculer face aux pinèdes, subventionnées car elles contribuent à absorber les émissions de CO2. Les éleveurs accusent l’industrie forestière de violer cette décision et leur organisation Federated Farmers a lancé récemment une campagne intitulée «Sauvez nos moutons» pour alerter sur le phénomène. Depuis 2008, un mécanisme public vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, les propriétaires terriens sont encouragés à planter des pins à croissance rapide. Ils reçoivent ainsi des crédits carbone qu’ils peuvent revendre aux entreprises qui cherchent à compenser leurs émissions. La Nouvelle-Zélande est l’un des seuls pays à autoriser la compensation de 100% des émissions dans des projets liés aux forêts. L’annonce du moratoire n’a pas réglé le problème selon Federated Farmers. La fédération a soumis au gouvernement une liste de propriétés qui auraient été vendues pour des projets forestiers en lien avec le marché carbone, représentant plus de 15.200 hectares, a indiqué à l’AFP un porte-parole. Le gouvernement a promis de modifier la loi d’ici octobre. Il s’agira aussi de «clarifier» quelles conversions respectent le moratoire, a indiqué le ministre de l’Agriculture et des Forêts, Todd McClay,

Viande in vitro : Believer Meats, cinquième société à obtenir un feu vert aux Etats-Unis

La société Believer Meats (appelée Future Meat Technologies jusqu’en 2022) a annoncé le 25 juillet avoir obtenu un feu vert de la FDA (Food and Drug Administration) américaine sous la forme d’une « no question letter », selon un post LinkedIn. Cette absence de question de l’autorité sanitaire permet la commercialisation du produit pour laquelle la demande a été formulée. La société basée à Chicago a commencé par mettre au point une viande de poulet in vitro, mais compte s’ouvrir à d’autres alternatives de viande. Elle collabore actuellement avec l’équipementier GEA pour construire « la plus grande usine de production de viande cultivée au monde à Wilson, en Caroline du Nord, dotée d’un centre d’innovation ultramoderne », explique Believer Meats. La capacité de cette usine sera de 12 000 tonnes de « poulet cultivé » par an. « La mise en service de l’usine est en cours et nous travaillons avec l’USDA sur les dernières étapes de l’octroi de l’inspection de notre installation », selon la société.  Believer Meats est la 5e société à obtenir un feu vert pour une alternative à la viande ou au poisson après Eat Just (poulet), Upside Foods (poulet), Mission Barns (gras de porc) et Wildtype (poisson).

Grande distribution : Carrefour cède toutes ses activités en Italie

Le groupe Carrefour a annoncé le 24 juillet la cession de toutes ses activités en Italie à NewPrinces Group, une société agroalimentaire italienne. La cession de Carrefour Italie se fera à un « prix symbolique », a précisé le directeur exécutif finances et gestion du groupe Matthieu Malige lors d'un point presse téléphonique, mentionnant les pertes importantes de cette branche qui a réalisé 4,2 Mrd€ de chiffre d'affaires en 2024, environ 4% du chiffre d'affaires du groupe. Carrefour Italie englobe près de 1200 magasins qui ont souffert en 2024 d'un flux de trésorerie négatif de près de 180 M€. « L’impact de l’opération sur la trésorerie du groupe est estimé à -240 M€, tenant compte de la contribution financière de Carrefour pour accompagner le projet de reprise », est-il précisé. Les résultats semestriels du distributeur, publiés le même jour, montrent un bénéfice net de 210 M€ au premier semestre, en baisse de 33% sur un an, tout en améliorant sa rentabilité dans ses pays charnières, la France, l'Espagne et le Brésil. Le chiffre d'affaires de Carrefour a quant à lui progressé de 3,7% à près de 46,56 Mrd€, porté notamment par « une accélération de l'activité et une reprise des volumes au deuxième trimestre en France et en Europe ».