Énergies renouvelables : premier panorama de l'agrivoltaïsme français (étude)
Devançant la nouvelle feuille de route énergétique de la France, retardée par le gouvernement, l’Ademe a publié, en catimini le 23 septembre, un vaste panorama de l’agrivoltaïsme. Plus de 1 600 projets sont recensés dans les cinq régions étudiées (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté et La Réunion). Ce travail inédit donne une vue sur la localisation des centrales solaires, leur taille, les productions agricoles concernées. Une figure émerge : l'ovin, auquel est associé le plus grand nombre d’installations. Ce type d’élevage représente un tiers des projets en Occitanie (sur les 186 dont le couplage énergie/agriculture est connu). L’ovin est plus largement en tête dans les régions Nouvelle-Aquitaine (50 % des installations agrivoltaïques documentées) et Bourgogne-Franche-Comté (57 %). L’Ademe manque encore de données pour une étude d’impact, car la filière est jeune, tout comme la loi Aper qui l’encadre. Certaines dérives apparaissent néanmoins, là où l’installation de panneaux solaires s’accompagne d’un changement d’orientation agricole. Va-t-on assister à une déferlante de projets ? L’étude montre plutôt qu’ils peinent à aboutir. En cause notamment, des difficultés de raccordement au réseau électrique.
Bio : Bruxelles prépare une révision « ciblée » de la législation, le secteur méfiant
« Je souhaite exprimer mon intention d’adapter la législation biologique à l’avenir, en tenant compte des récentes décisions de justice et, le cas échéant, des aspects de simplification, tout en maintenant les normes biologiques élevées », a annoncé le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, le 23 septembre à l’occasion des EU Organic Awards. En effet, dans un arrêt du 4 octobre 2024, la Cour de justice de l’UE (CJUE) a conclu qu’un produit biologique importé dans l’UE ne peut porter le logo bio européen que s’il respecte toutes les exigences de l’UE, et pas seulement des règles équivalentes à celles prévues par le droit européen. Profitant de cette nécessaire mise au point, Bruxelles veut aller plus loin. « Mon intention est d’apporter un nombre limité de modifications ciblées à l’acte de base avant la fin de l’année », a confirmé Christophe Hansen. Il envisage aussi la possibilité d’élaborer un successeur au plan d’action actuel. Mais les organisations du secteur ne semblent pas enthousiastes. Ifoam (le lobby européen du bio) admet que « cette ré-ouverture est inévitable […] pour corriger quelques points juridiques », tout en posant des lignes rouges : elle devra être « aussi ciblée, minimale et rapide que possible ! » « Nos marchés ont été fragilisés par la crise de la demande, la consommation bio repart à peine, ce n’est pas le moment de changer les règles du jeu », prévient pour sa part la Fnab (producteurs bio français) dans un communiqué.
Pommes : Blue Whale obtient l'exclusivité de la marque Sambóa en France
Samboa, la nouvelle marque internationale de pommes, a organisé un événement spécial le 1er octobre au salon Fruit Attraction de Madrid. Club mondial porté par le consortium italien Rivoira (qui annonce une récolte de 7 000 t pour sa deuxième saison), l’organisation annonce l’accueil de deux nouveaux partenaires « stratégiques » : Blue Whale (leader français de la pomme avec une exclusivité sur le marché français) et Fruitcraft (Nouvelle-Zélande). Ensemble, ces deux nouveaux partenaires prévoient de planter 800 ha supplémentaires de vergers, dont 500 ha côté Blue Whale en France. Le plan de développement mondial de Samboa prévoit un objectif à terme de 4 000 ha dans le monde (dont 20 % des surfaces aux États-Unis, 41 % en Europe, 19 % au Chili, 7,5 % en Afrique du Sud, 1 % en Australie et 10 % en Nouvelle-Zélande). Dans le détail, Samboa regroupe trois variétés, étalées en termes de récolte, pour être présente 12 mois sur 12. Principales caractéristiques : très sucrée (jusqu’à 18° brix), productive, multi-résistante et tolérante à la sécheresse, assurent ses promoteurs. « Avec ces nouveaux partenariats, Samboa continue de renforcer sa position de marque, en créant un réseau encore plus global », a indiqué Giulia Montanaro, directrice générale de Samboa. (Florence Rabut)
Noix de Grenoble : la filière travaille sur le cahier des charges et la communication
Le comité interprofessionnel de la Noix de Grenoble (CING) annonce « une récolte normale en volumes, autour de 13 000 t », sur les 40 000 t que compte la filière nationale. Démarrée le 23 septembre, elle s’étalera sur plusieurs semaines. « On aura toutefois un peu plus de petits calibres, du fait de la canicule de juin qui a affecté le grossissement des fruits », indique Christian Nagearaffe, le président. Deux évolutions du cahier des charges de l’AOP noix de Grenoble sont à l'étude. D'abord l’introduction d’une nouvelle variété, la Fernor (cousine de la Franquette) au goût plus doux – ce qui porterait la reconnaissance officielle de quatre variétés –, ainsi que la possibilité de vendre des cerneaux AOP (dépôt de dossier à venir auprès de l’Inao en « novembre prochain ou mars 2026 »). Pour redynamiser la consommation, le CING a par ailleurs décidé de lancer à partir de cette année la « Journée de la noix nouvelle » le 6 novembre, avec des animations en magasin autour de Craquette, la mascotte de la noix de Grenoble, et un événement en local à Vinay (Isère) autour d’une première « Fresque de la noix ». Objectif : sensibiliser le grand public à la nuciculture, « un processus long et minutieux » en pleine période de commercialisation post-récolte. (Florence Rabut)
Tomates/accord UE-Maroc : les producteurs français demandent un soutien européen
À la suite du projet de décision du Conseil de l’Union européenne de modification de l’accord UE-Maroc annoncé le 1er octobre, l’AOPn Tomates et concombres de France dénonce « le silence et l’inertie totale de la Commission européenne » face aux importations de tomates cerise issues du Maroc et du Sahara occidental, d’après un communiqué de presse le 2 octobre. Selon les producteurs français, le projet qui sera soumis à l’approbation du Parlement européen ces prochaines semaines spécifierait que 82 % des tomates et melons produits au Sahara occidental sont destinés à l’export vers l’Union européenne. « Nous constatons que la Commission européenne a trouvé en un temps record un solution suite aux arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne du 4 octobre 2024 sur le Sahara occidental. Madame Ursula von der Leyen aura-elle la même énergie à trouver une solution pour la pérennité de la filière européenne de production de tomates ? », s’interroge Pierre-Yves Jestin, président de l’AOPn. Et de rappeler qu’entre 2012 et 2024, les exportations de tomates marocaines vers la France ont bondi d’environ 55 %, de 303 100 à 471 650 tonnes. L’AOPn demande que soit préparé a minima un plan de soutien à la filière européenne de tomates à la hauteur des fonds alloués au développement économique du Sahara occidental.
Champagne : les vignerons demandent aux pouvoirs publics de faciliter le commerce
Face au repli de certains marchés de grand export, les vignerons de champagne du SGV demandent aux pouvoirs publics, dans un communiqué paru le 2 octobre, de leur « faciliter l’accès aux marchés ». Ils rappellent la demande, également portée par la Cnaoc, de mise en place d’un guichet unique pour les accises dans le cadre de la vente à distance à des particuliers en UE. « Il n’est pas acceptable qu’il soit plus facile aujourd’hui d’exporter des vins à l’autre bout du monde que dans l’Union Européenne qui est notre marché intérieur », plaide Maxime Toubart, cité dans le communiqué. En matière de formalités administratives, le SGV souhaite aussi un « renforcement et une centralisation » des dispositifs d’accompagnement à la commercialisation, soulignant que la « fixation des seuils et des aides doit être adaptée aux TPE ». Le secteur demande aussi à l’UE et à la France « d’être plus offensifs dans les négociations commerciales » et plaide « pour des accords de réciprocité 0/0 sur les droits de douane ». Il espère en outre une reprise des négociations avec les États-Unis et la finalisation des accords avec le Mercosur et l’Inde.
Champagne : Lanson rachète la marque Heidsieck & C° pour 50 millions d'euros
La maison de champagne Vranken-Pommery Monopole a signé le 1er octobre avec Lanson-BCC un protocole pour lui vendre Heidsieck & C° Monopole au prix de 50 M€, auquel s'ajoutera la cession de stocks étiquetés pour un montant complémentaire, a-t-elle annoncé. Vranken-Pommery Monopole vendra par ailleurs des stocks de champagne à sa maison mère, la Compagnie Vranken, pour un montant lui permettant, additionné à l'opération réalisée avec Lanson, d'atteindre l'objectif de désendettement de 130 M€ que le groupe s'était fixé en juin. La reprise de l’activité de Heidsieck & C° Monopole par Lanson-BCC interviendra à compter du 1er janvier. Pour le groupe Vranken-Pommery Monopole, cette opération « constitue un jalon important en matière de désendettement », a commenté sa d.g. Nathalie Vranken. Lanson-BCC pour sa part explique vouloir doter sa propriété Maison Burtin « d’une identité propre de nature à contribuer à sa pérennité ». Cette maison, historiquement productrice de champagnes « sur mesure » pour de grands comptes européens, détient les équipes et actifs nécessaires au développement des champagnes Heidsieck & C° Monopole, notamment des contrats de raisins auprès de 650 vignerons champenois « qui trouveront ainsi un débouché valorisant leur travail », a souligné Lanson.
Coopératives : Nativert, filiale de 110 Bourgogne, rachète onze jardineries Gamm Vert
La coopérative 110 Bourgogne a annoncé le rachat, par sa filiale distribution grand public Nativert, de onze jardineries Gamm Vert en Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire et Île-de-France. Elles ont été cédées par Teract, filiale d’InVivo, qui se désengage de ses magasins intégrés pour privilégier les franchisés. Réalisée en deux temps (cinq points de vente intégrés fin septembre, puis six autres fin octobre), l’opération porte le parc de Nativert à 34 magasins. « Cette opération nous permet de rationaliser nos coûts d’exploitation et d’optimiser nos forces », souligne Julien Dugay, responsable de la filiale. « Hier, nous avions une personne chargée de l’animation pour 23 magasins. Aujourd’hui, nous ouvrons un deuxième poste pour équilibrer à 17 chacun. » En 2023 déjà, la coopérative avait acquis cinq Gamm Vert. « Ces magasins ont performé et contribué fortement à une hausse de notre chiffre d’affaires », précise Julien Degay. L’exercice clos fin juin 2025 affiche une croissance de 3,5 % pour les activités de distribution grand public de la coopérative. Une consolidation qui illustre la stratégie de 110 Bourgogne : renforcer sa proximité avec les habitants du territoire et valoriser les productions de ses adhérents. (Elena Blum)
Grains/taxes américaines : Trump annonce une rencontre avec Xi Jinping sur le soja
La question du soja sera l’un des sujets centraux de la rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping prévue en marge du sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) qui se déroulera entre le 31 octobre et le 1er novembre en Corée du Sud. C’est ce qu’a annoncé le locataire de la Maison Blanche le 1er octobre sur son réseau Truth social avant de s’exclamer « Make Soybeans Great Again ». Il faut dire qu’en raison des fortes tensions commerciales et géopolitiques sino-américaines, Pékin a drastiquement réduit ses achats de soja aux Etats-Unis, préférant se fournir en Amérique du Sud. Une situation qui a créé des difficultés majeures pour la filière. De son côté, l’association des cultivateurs américains de soja (ASA) a fait part, dans un communiqué du 24 septembre, de sa « frustration immense ». « Les États-Unis n’ont réalisé aucune vente à la Chine au cours de cette nouvelle campagne de commercialisation en raison des droits de douane de 20 % imposés par la Chine en guise de représailles », a ainsi indiqué le président de l'ASA, Caleb Ragland. Et d’ajouter : « L’administration doit conclure un accord commercial avec la Chine ».
Céréales : les stocks états-uniens de maïs plus lourds qu’espéré (USDA)
Dans un rapport trimestriel sur les stocks nationaux de céréales et d‘oléagineux publié le 30 septembre par le département états-unien de l’agriculture (USDA), l'estimation publiée sur le maïs s’est avérée supérieure aux attentes de nombreux opérateurs et analystes. En conséquence, le mouvement de baisse des cours des grains à Chicago et sur Euronext s’est accentué ces derniers jours. Plus en détail, les stocks de maïs à l'issue de la présente campagne commerciale 2024-2025 sont évalués à 1,532 milliard de boisseaux, « soit 207 millions de boisseaux de plus que le précédent rapport mensuel de l’USDA du 12 septembre. Le rapport s’est ainsi révélé baissier », explique Matt Ammermann, analyste de StoneX (qui a récemment racheté le cabinet de courtage en céréales français Plantureux & associés). En revanche, pour le soja, les stocks ne s’élèvent qu’à 316 millions de boisseaux, en baisse de 14 millions par rapport au rapport du 12 septembre. Insuffisant néanmoins pour renverser la tendance, le marché « étant focalisé sur l’absence de demande chinoise », pointe l’expert de StoneX. Ce dernier ajoute que « la réalité est que la Chine est susceptible de contourner complètement les États-Unis jusqu'à fin janvier, lorsque la nouvelle récolte du Brésil sera accessible ».
Loup : en Grèce, une attaque relance les appels pour un contrôle de la population
L'attaque d'une fillette de 5 ans par un loup sur une plage en Grèce, le 12 septembre, a relancé les appels pour un contrôle du nombre de ces animaux dans le pays, des chasseurs et agriculteurs réclamant le droit de pouvoir en abattre. L’animal a attrapé la petite fille à la taille alors qu’elle jouait dans le sable dans une station balnéaire de la péninsule de Chalcidique, dans le nord de la Grèce, a raconté sa mère, originaire de Serbie, à la chaîne de télévision Skai. Les chasseurs grecs affirment depuis longtemps que la population des loups en Grèce est bien plus élevée que les estimations officielles, ce qui accroît la menace pour les chiens de chasse et le bétail. Yorgos Iliopoulos, biologiste et expert des loups auprès de l'ONG Callisto, appelé pour intervenir après l'attaque sur la plage, explique que ce loup était étrangement habitué à la présence humaine. « Cet animal a manifestement trouvé de la nourriture dans cette zone ou a été nourri par erreur par un humain étant jeune », a-t-il souligné. « On ne peut pas lui faire changer de comportement et il est préférable de le capturer », a-t-il ajouté. Selon une étude récente de Callisto sur la population de loups en Grèce, leur nombre est évalué à 2 075.
Bovins/DNC : la FNB demande des aides pour les broutards bloqués en zone réglementée
Alors que les bovins ne peuvent toujours pas sortir des deux zones réglementées au titre de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) réclame deux mesures pour aider les éleveurs possédant des broutards bloqués. À court terme, pour les producteurs « les plus coincés », la FNB demande une aide financière pour compenser le différentiel entre le prix d’un broutard vif et le prix d’une carcasse de broutard. « Un broutard non engraissé peut avoir une destination bouchère, mais avec une rentabilité bien moins importante », explique le président de la FNB Patrick Bénézit à Agra Presse. Or, « il y a peu d’engraisseurs dans les zones réglementées ». Dans un second temps, le syndicat veut obtenir la possibilité de « commercer les animaux dûment vaccinés, y compris à l’export ». « Avec seulement deux cas au mois de septembre, la vaccination a fait ses preuves », estime M. Bénézit. Selon cet éleveur du Cantal, environ 1 500 éleveurs (allaitants et mixtes) sont potentiellement concernés dans les deux zones réglementées, pour un total de « 20 à 25 000 broutards » (effectif sortant habituellement des zones entre juillet et la fin de l’année).
Viande : une évaluation des gains de dépenses de santé liés à une baisse de consommation
Les pays riches sont confrontés à une importante charge de morbidité en raison d’une consommation excessive de viande rouge (bœuf, mouton, porc) et de viande transformée, et ce malgré des systèmes de santé performants, rapporte une étude du groupe de recherche Zero Carbon Analytics (ZCA) publiée le 1er octobre. En 2020, le coût sanitaire mondial de cette consommation a ainsi atteint environ 245 Md€. Ces dépenses s’expliquent notamment par une approche curative plutôt que préventive adoptées par les États, avec d’importantes dépenses visant à compenser les effets négatifs de la consommation de viande, selon le ZCA. À titre d’exemple, des pays comme la France, l’Islande, la Norvège, la Suède ou la Suisse n’allouent que 4 % ou moins de leur budget de santé à la prévention. Or, réduire de 30 % la charge de morbidité liée à la consommation de charcuterie permettrait à la France d’économiser environ 855 M€ en dépenses de santé. Aussi, le ZCA préconise l’adoption de politiques fiscales ciblant la viande rouge et la viande transformée, telles que celles déjà appliquées pour certaines boissons sucrées (taxe soda). Il recommande également d’aligner les politiques publiques sur le régime « PHD », un modèle alimentaire élaboré par la commission Eat-Lancet qui prône une consommation limitée de viande rouge par jour (14 g).
Sûreté alimentaire : la confiance des Européens dans les institutions se redresse (étude)
Selon l’Eurobaromètre sur la sécurité alimentaire dans l’UE (en anglais) publié le 24 septembre par l’Efsa (autorité sanitaire européenne), la proportion des Européens qui croient à l’indépendance des avis scientifiques de l’institution européenne a progressé de 7 points, à 68 %. En termes de sources d’informations sur les risques, au moins huit Européens sur dix font confiance aux scientifiques institutionnels, aux organisations de consommateurs, aux praticiens de santé (9/10) et aux agriculteurs. Ces derniers sont montés de 8 points dans la confiance des Européens et de 13 points dans celle des Français. La France – où près de 9 citoyens accordent du crédit à la source agricole – se place parmi les pays d’Europe ayant les meilleurs taux de confiance envers les agriculteurs, après la Finlande, le Portugal, l’Irlande, la Slovénie, l’Autriche et la Slovaquie. Les Européens sont 7 sur 10 à croire les autorités sanitaires nationales (+ 4 points), les institutions européennes et les scientifiques privés. Mais seulement 5 sur 10 à écouter les journalistes et l’industrie agroalimentaire, et 2 sur 10 à suivre les célébrités et influenceurs.
Sécurité sociale: la MSA lance une concertation sur «la simplification»
La Mutualité sociale agricole (MSA) lance une concertation sur «la simplification» auprès de ses adhérents, pour «rendre les procédures plus accessibles» et mieux aider les agriculteurs au quotidien, a annoncé le 2 octobre son président. «L’enjeu de la simplification, pour rendre les procédures plus accessibles» dans un quotidien déjà fatiguant, «nous est parvenu comme une demande forte» des mouvements agricoles des deux derniers hivers, a expliqué Jean-François Fruttero à la presse. «Nous allons lancer une grande concertation de nos adhérents, de novembre à janvier, à travers des rencontres, réunions, plateformes», a-t-il ajouté, précisant que le résultat en serait présenté lors du prochain Salon de l’agriculture, fin février. Ce «travail de simplification a débuté dès le dernier salon de l’agriculture» et l’objectif de la «Sécu agricole» est d’amplifier les dispositifs existants qui sont plébiscités par les agriculteurs et d’en développer de nouveaux. Le vice-président de la MSA, François Serpaud, a évoqué «l’aide au répit administratif», qui a pour objectif d’accompagner les exploitants dans la gestion de leurs démarches administratives.
Matignon : tête à tête entre FNSEA-JA et Lecornu pour mettre l'agriculture « dans l'atmosphère »
À l'occasion de sa rencontre, le 2 octobre, avec la FNSEA et les JA – qui avaient manifesté quelques jours plus tôt dans toute la France –, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu « a beaucoup écouté » les demandes des deux syndicats, « fait la synthèse » et « rappelé sa méthode », indique Arnaud Rousseau à Agra Presse. Pour le président de la FNSEA, cette première prise de contact était « importante, pour remettre les enjeux agricoles dans l'atmosphère », en plein discussion budgétaire et dans un contexte de recherche d'économies. En la matière, la FNSEA a rappelé ses demandes, notamment sur le soutien aux biocarburants, qui « sont sur la sellette » et constituent « une ligne rouge » pour le syndicat. Bercy a récemment critiqué l'intérêt environnemental du B100. La FNSEA a aussi rappelé ses demandes concernant l'épargne de précaution, la fiscalité des indemnisations sanitaires ou encore l'entrée en vigueur de la réforme du calcul des retraites agricoles. Le syndicat a insisté pour que, dans le budget du ministère de l'Agriculture, l'enseignement agricole prenne la même part d'effort dans les économies que le reste des missions. En pleine instabilité gouvernementale, la FNSEA souhaiterait avoir un ministre de l'Agriculture de plein exercice dans les prochaines semaines, notamment pour peser dans les négociations du budget de la Pac.
Machinisme/PLF: la FNEDT veut remplacer les subventions par des «aides à l’usage»
Dans un communiqué du 2 octobre, la FNEDT (représentant les entreprises de travaux agricoles et forestiers) prône la mise en place d'aides plus ciblées aux agriculteurs afin d'améliorer leur efficacité, dans le cadre des prochaines discussions autour des projets de lois de finance pour 2026 (PLF et PLFSS). L’organisation propose de mettre fin aux subventions directes à l’achat d’équipements agricoles aux producteurs, constituant des « chèques en blanc, qui profitent à d’autres secteurs qu’à l’agriculture », et de privilégier « un dispositif d’aides à l’usage, efficace, immédiatement opérationnelles et mesurables », sans plus de précision. Le but est de mettre en place un système moins onéreux, évitant la « sur-mécanisation » des agriculteurs, leur « surendettement » et qui « accélère la décarbonation ». L’organisation rappelle par ailleurs d’anciennes revendications : la fin « de la concurrence déloyale et dangereuse liée à l’application illégale de produits phytosanitaires sans agrément » ; la fin de l’exclusion des entreprises de travaux agricoles du dispositif TO-DE (exonération de charges patronales pour les travailleurs saisonniers) ; « la révision des règles d’urbanisme, pour rapprocher les entreprises de leurs zones d’intervention et réduire émissions et tensions routières » ; et une amélioration des services de sécurité, face aux actes de vandalismes et de malveillance sur les matériels.
Agenda de la semaine agricole du 6 octobre 2025
Dimanche 5 octobre
Conférence « Tomates d’industrie » de Tomato News, à Cologne
Lundi 6 octobre
Lancement de Seine nourricière (filières d'appro et logistique fluviale)
Visioconférence « Viande et circuits courts » du RMT Alimentation
15e symposium international Safepork (sanitaire) organisé par l’Ifip à Rennes, jusqu'au 8
FNH présente son étude sur le coût sociétal de la filière porcine
Mardi 7 octobre
Sommet de l'élevage, à Cournon (Puy-de-Dôme), jusqu'au 10
Conférence de Jean-Marc Jancovici sur l'élevage, au Sommet de l'élevage
Rencontre Cantines responsables et Interbev Pays de la Loire
Conférence de presse du Synalaf (labels avicoles)
Présentation à la presse de la nouvelle « marque-label » Gibiers de France
Journées internationales Asperge/fruits rouges à Bordeaux, jusqu’au 9
Lancement de la campagne endives 2025, à Arras
Conférence de presse de La Fournée Dorée
Mercredi 8 octobre
Colloque de l'Inao sur les Siqo (signes de qualité et d'origine), à l'occasion de ses 90 ans
Action des Amis de la Terre devant l'Assemblée nationale
Visioconférence de l'Uivec sur le cannabis médical
Restitution technique du Bik (kiwi)
Inauguration de l'usine Yumgo (simili d'œufs végétal) en Seine-et-Marne
Jeudi 9 octobre
Conférence de presse d'Advini (vin)
Conférence sur le projet de certificats de biodiversité d'Agoterra et Noé, au salon Produrable
Vendredi 10 octobre
Conférence de presse de Pactalim sur les négociations commerciales
Congrès AFDR (association française de droit rural), à Poitiers, jusqu'à samedi