Une étude rédigée le 10 juillet par la DGE (direction générale des entreprises), rattachée au ministère de l’Economie, conclut que le biodiesel de type B100 (contenant 100 % d’huile végétale) n’apporte « aucun potentiel décarbonant significatif à l’échappement (des poids lourds-NDLR) ou sur le cycle de vie » par rapport à l’emploi de diesel traditionnel. L’étude en question, conduite début 2025, compare les bénéfices environnementaux et économiques de cinq technologies alternatives destinées à alimenter les poids lourds de transport de marchandises fonctionnant traditionnellement au diesel : le B100, le HVO (huile végétale hydrotraitée), le GNV (gaz naturel), l’électrique et l’hydrogène. La réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) induites par les poids lourds électriques à batterie sont « de l’ordre de 70-90 % avec un mix électrique décarboné, et 45-65 % avec un mix moyen européen actuel » par rapport au diesel. En revanche, l’électrique présente « des surcoûts d’acquisition très significatifs », surtout comparé au B100 ou à l’HVO.
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