Agrafil du 3 novembre 2025

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Machines agricoles : les objectifs de la SNBC difficilement atteignables, selon Axema

Le syndicat des constructeurs de machines agricoles Axema a présenté le 31 octobre au Sénat son rapport sur la décarbonation du parc des machines agricoles d’ici 2050 (télécharger la synthèse), qui conclut que les objectifs fixés par la SNBC (stratégie nationale bas carbone) du gouvernement, à savoir atteindre une décarbonation du secteur à hauteur de 43 % à l’horizon 2050, seront difficilement atteignables.  Si les scénarios d’usage accru du HVO ou du biogaz semblent les plus optimaux en matière d’équilibre entre les surcoûts et l’atteinte des objectifs de décarbonation du secteur, Axema estime que le scénario le plus probable à se matérialiser serait celui d’un mix, permettant certes une décarbonation à hauteur de 19 %, mais loin de l’objectif des 43 %, et un surcoût pour l’industrie de 18 Md€. Axema recommande diverses solutions. Parmi elles, citons les bonnes pratiques de conduites des machines, la simplification des démarches réglementaire pour faciliter les opérations de rétrofit, ou encore le développement des énergies décarbonées : e-fuel, HVO (huiles végétales hydrotraitées), biogaz, électricité etc. Interrogé en marge de l’événement, le directeur général d’Axema Laurent de Buyer a précisé qu’une solution supplémentaire serait de cibler davantage le CIR (crédit impôt recherche) sur l’industrie, afin de stimuler la recherche et l’innovation.

Robotique : la start-up française Naïo partiellement reprise

Le tribunal de commerce de Toulouse a validé le 27 octobre l’unique offre de reprise de la start-up haut-garonnaise Naïo Technologies, placée en redressement judiciaire en juin. L’offre est portée par Antoine Monville, ancien directeur diversification chez EFI Automotive Service et ancien d.g. de la start-up UP-Trainer, ainsi que par Matthias Carrière, directeur commercial chez Naïo Technologies. La nouvelle entreprise, appelée Naïo et présidée par Antoine Monville, a su convaincre le fonds d’investissement Mirova Environnement Accélération Capital (MEAC) – qui avait déjà financé Naïo Technologies à hauteur de 15 M€ –, qui s’engage à injecter 3,5 M€. BPI France et la Région Occitanie participeront également au financement de l’activité, à hauteur de 500 000 € et 400 000 €. Et 2M  € de garanties supplémentaires sont également annoncés. La cession de Naïo Technologies à Naïo, pour un montant de 170 000 €, comprend la reprise de 20 salariés sur 49. L’entreprise, adossée à des partenariats industriels concentrera son activité sur les robots les plus rentables (Oz et Ted) et maintiendra le lien avec les clients propriétaires des 300 robots déjà commercialisés dans le monde. À noter également, la nomination à la présidence du conseil de surveillance de Naïo de Jean-Marc Nozeran, ancien de Continental Automotive et nommé en 2023 président du Conseil d’administration d’Agronutris. (Bérengère Bosi)

Étiquetage de l'origine : les députés rejettent la PPL « d'appel » du RN

Réunis en séance publique le 30 octobre, les députés n’ont pas adopté la proposition de loi (PPL) visant à « rendre systématique l’information du consommateur sur l’origine des denrées alimentaires par le moyen de l’étiquetage », déposée par le RN. Seuls 149 élus de droite (RN, UDR, DR) ont voté pour ce texte, rejeté par 174 députés de gauche et du centre (EPR, PS, Modem, LFI-NFP). Adoptée en Coméco le 22 octobre, la PPL prévoyait notamment d’indiquer l’origine des ingrédients représentant au moins 10 % de la composition d’un produit. Une disposition qui entre en conflit avec le règlement européen Inco (information des consommateurs), dont la révision est attendue. Pour son auteure Hélène Laporte (Lot-et-Garonne), cette PPL « d’appel » constituait « une occasion de relancer la révision du règlement Inco, qui se fait toujours attendre » depuis 2022. De son côté, le ministre des PME et du Commerce Serge Papin a pointé les « fragilités » du dispositif : risque juridique vis-à-vis du droit européen ; risque économique (« hausse de prix pour nos consommateurs ») ; risque de « complexité pour nos entreprises », dont certaines devraient « modifier en permanence leurs étiquettes ». « Je partage vos objectifs », a-t-il admis, renvoyant le sujet au niveau européen.

Gestion de crise: le Sénat émet un avis négatif sur un réglement européen de 2013

Le Sénat a voté le 30 octobre en faveur d'une proposition résolution européenne de la sénatrice Les Républicains (LR), Pascale Gruny, pointant la non-conformité au principe de subsidiarité de certaines dispositions du proposition de règlement européen de 2013. Les sénateurs visent spécifiquement la partie relative aux règles relatives à la disponibilité des approvisionnements de produits agricoles en situation d’urgence et de crise grave. Elle instaure « l’obligation, pour les États membres, d’établir un plan national de préparation et de réaction face aux crises, dont le contenu est largement encadré par la Commission européenne et dans le cadre duquel devront impérativement être mises en œuvre les réserves nationales de produits agricoles », est-il expliqué. Attendu que le sujet relève de la protection civile, compétence des Etats membres, le Sénat considère la mesure non conforme au principe de subsidiarité. Similairement, il dénonce la nouvelle obligation pour les États membres de partage des données en temps réel s’agissant de l’état des stocks publics et privés : « Ceci pourrait permettre une mutualisation des stocks agricoles à l’initiative de la Commission européenne, ce qui n’apparaît pas conforme au principe de subsidiarité ». 

Pesticides: «minimisation des risques» et intervention du ministère au HCSP

Des membres du comité scientifique du rapport du HCSP sur la santé environnementale, remis au gouvernement le 29 octobre, ont dénoncé une «minimisation des risques» sur la question des pesticides, et Le Monde révèle des interventions du ministère de l’Agriculture. Dans une annexe au rapport, quatre des membres du comité scientifique affirment que «les choix de reprise» ou non de leurs remarques dans le rapport final «vont le plus souvent dans le sens d’une minimisation des risques» des pesticides sur la santé. Les scientifiques dénoncent aussi une large surestimation des fonds de la PAC en faveur de la réduction de l’usage des pesticides. Selon un des signataires, le conseil scientifique a reçu au tout dernier moment une version présentée comme définitive et non amendable, le prenant de court alors que le rapport était censé être en cours d’élaboration. Selon Le Monde, «une part des ajouts imposés aux auteurs du rapport ont été demandés par le cabinet de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard», dont les éléments sur la PAC. Celui-ci a démenti ces allégations auprès du quotidien avant de déclarer à l’AFP vendredi n’avoir «pas bien saisi la demande du journaliste du Monde». L’ONG Générations Futures a dénoncé des «pressions scandaleuses».

Pesticides : Générations futures veut le départ de Genevard suite au rapport du HCSP

Générations futures demande au Premier ministre Sébastien Lecornu de « remplacer au plus vite » la ministre de l’Agriculture Annie Genevard par « un ou une ministre aux positions équilibrées, rigoureuses et réellement soucieux de l’intérêt général et de l’indépendance scientifiques des experts », dans un communiqué le 31 octobre. L’association de lutte contre les pesticides dénonce « les pressions » de la Rue de Varenne sur la rédaction du volet pesticides du rapport sur les politiques publiques de santé environnementale, publié intégralement le 29 octobre par le Haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) (voir nos brèves ici et ). Générations futures a repéré plusieurs critiques formulées par quatre membres du conseil scientifique qui a éclairé les travaux du HCSP, en annexe à la page 119. Ces derniers affirment que le choix d’intégrer ou non leurs remarques « vont le plus souvent dans le sens d’une minimisation des risques » des pesticides. Entre autres griefs, ils dénoncent une surestimation du montant d’aides Pac contribuant à réduire l’usage de pesticides ; et un manque de « clarté » sur les limites des procédures actuelles d’approbation des substances actives. Ils regrettent aussi de « ne pas [avoir pu] aborder le rôle de la biodiversité, de la diversification des cultures, des paysages et taille des parcelles dans la réduction des pesticides ». 

Mercosur: pas de signature avant clause de sauvegarde adoptée, souligne Haddad

La clause de sauvegarde renforcée proposée par Bruxelles pour protéger les secteurs agricoles dans le cadre de l’accord commercial entre l’UE et quatre pays du Mercosur,  doit être «adoptée et reconnue par les pays» latino-américains «avant toute signature de l’accord», a souligné le 2 novembre le ministre français chargé de l’Europe. La Commission européenne avait annoncé début septembre des «mesures de sauvegarde», en espérant arracher un feu vert de la France. «Nous voulons que cette clause soit adoptée et reconnue par les pays du Mercosur avant toute signature de l’accord», a déclaré le ministre Benjamin Haddad dans un entretien avec le Journal du Dimanche (JDD), précisant que la France était en train «d’évaluer» si les garanties protègeraient «efficacement les filières agricoles des perturbations de marché». «Le deuxième point essentiel, et sur lequel nous voulons un résultat rapide, c’est la nécessité d’avoir une série de clauses miroirs pour que les mêmes normes soient appliquées aux produits européens et aux produits importés», a-t-il ajouté, rappelant que la seule boussole du gouvernement était la défense des agriculteurs "face à la concurrence déloyale".

Importations russes : l'Ukraine appelle l'UE à renforcer les droits de douane

Kiev a appelé le 31 octobre l’UE à augmenter ses droits de douane sur les importations de produits russes n'étant pas encore soumis à des sanctions prises par Bruxelles depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine. « Si des produits ne sont pas visés par des sanctions (européennes), nous allons soulever la question de l'imposition de droits de douane », a déclaré Andriï Sybiga, chef de la diplomatique ukrainienne. Selon lui, une telle manœuvre pourrait permettre à l'UE de contourner l'opposition de la Hongrie et de la Slovaquie qui menacent de bloquer l'extension de sanctions contre Moscou. L'UE a déjà augmenté les droits de douane sur certaines marchandises russes, notamment les produits agricoles et les engrais, dans le cadre de ses paquets de sanctions contre Moscou après le début de l'invasion en 2022. Mais les sanctions nécessitent l'accord de tous les membres de l'UE, y compris Budapest et Bratislava. En revanche, l'imposition de droits de douane ne nécessite que « la majorité qualifiée » de l'UE (au moins 15 membres de l'UE représentant ensemble au moins 65 % de la population totale du Bloc, NDLR), a souligné M. Sybiga. Selon lui, l'augmentation des tarifs douaniers de l'UE sur certains produits russes serait donc « l'un des moyens de renforcer les sanctions » européennes en évitant de possibles blocages de membres des 27.

Politiques agricoles : l’environnement presque absent, l'UE bon élève, selon l'OCDE

Le rapport 2025 sur les politiques agricoles, publié par l’OCDE le 30 octobre, constate dans sa version abrégée que la majeure partie du soutien aux producteurs est alloué sans exigences allant au-delà des réglementations existantes en matière d’environnement. Ce en quoi l’Union-Européenne fait figure de bonne élève, puisque près de la moitié des soutiens alloués aux producteurs au cours de la période 2022-2024 étaient soumis à des contraintes environnementales obligatoires et 17% à des contraintes volontaires. Dans un nouveau chapitre consacré à « l’interaction entre échanges agricoles et environnement », l’organisation internationale détermine que les meilleurs bienfaits potentiels résident dans des politiques qui conjuguent des investissements bénéfiques, des restrictions de production (ou d’intrants), l’éco-conditionnalité, des paiements fondés sur les réductions d’intrants ou des services favorables à l’environnement. Selon les premières estimations, la Chine et l'UE ont les soutiens aux producteurs (ESP) pour 2024 de loin les plus importants, respectivement 267,4 et 101,4 milliards de dollars (Mrd$) et devant les Etats-Unis (38,16 Mrd$), le Brésil (16,2 Mrd$) et les autres pays étudiés.

Elevage : la déforestation en Amazonie au plus bas depuis onze ans

La déforestation dans l’Amazonie brésilienne a reculé de 11 % en un an, selon les chiffres officiels publiés le 30 octobre par le gouvernement du président de gauche Lula da Silva, à quelques jours de la COP30 à Belém. Entre août 2024 et juillet 2025, 5 796 km2 ont été déboisés dans la plus grande forêt tropicale de la planète, soit le niveau le plus bas depuis onze ans. Il s’agit de la quatrième baisse consécutive du taux officiel de la déforestation au Brésil, calculé par de l'Institut national de recherches spatiales (Inpe). Un an plus tôt, d’août 2023 à juillet 2024, la déforestation s’élevait à 6 518 km2, une baisse de 30 % par rapport aux douze mois précédents. Le chiffre dévoilé le 30 octobre est également le troisième plus bas depuis le début des relevés, en 1988. La baisse de la déforestation en Amazonie s’est poursuivie malgré la sécheresse exceptionnelle qui a touché le Brésil l’an dernier. Cette sécheresse a favorisé la propagation d'incendies dévastateurs qui sont devenus l'une des principales causes de déforestation, selon le gouvernement brésilien. Dans le Cerrado, savane riche en biodiversité située au sud de l'Amazonie, la déforestation a diminué de 11,49 %, avec une perte de végétation de 7 235 km2, a indiqué l'Inpe. À son retour au pouvoir en janvier 2023, Lula a promis d'éradiquer la déforestation au Brésil d'ici 2030. 

Poulet: Pilgrim’s Corp boosté par l'Europe, des souhaits de croissance externe

Dans les résultats financiers de Pilgrim’s Corp pour 9 mois de 2025 communiqués aux investisseurs le 30 octobre, la partie européenne du géant américain du poulet, filiale du Brésilien JBS, est la meilleure contributrice à la croissance du revenu net. Ces activités européennes (comprenant notamment le poulet de Moy Park) ont progressé de 47% à près de 150 millions de dollars pour 9 mois par rapport à 2024, contre 24% aux Etats-Unis (à près de 721 M$) et un recul au Mexique. Consolidée depuis deux ans sous l’entité Pilgrim’s Europe, cette partie européenne est prête pour de la croissance externe, selon les paroles du président et CEO de Pilgrim’s Corp, Fabio Sandri, rapportées par WattPoultry le 30 octobre. Pilgrim’s Europe, qui produit essentiellement au Royaume-Uni, a des opportunités de prises de parts et d’acquisition dans les industries avicoles de l’EU, a affirmé le dirigeant en présentant les comptes du 3e trimestre et de l’année 2025. C’est aussi le cas dans la viande de porc, les plats cuisinés et les saucisses, a-t-il considéré. Pilgrim’s Europe (CA 2024 : 4,80 milliards d’euros) a une quarantaine d’usines outre-Manche, en France et aux Pays-Bas, et emploie plus de 17 000 personnes. 

Poireau : vers une production en retrait sur 2025-2026, pression parasitaire (Agreste)

Selon les prévisions des services du ministère de l’Agriculture (Agreste) arrêtées au 1er octobre 2025, la production nationale de poireaux est estimée à 152 100 tonnes pour la campagne 2025-2026. Cela soulignerait une baisse de 7 % sur un an et inférieure de 8 % à la moyenne quinquennale, sous des hypothèses plutôt défavorables en termes de pression parasitaire. Les surfaces nationales implantées en poireaux pour la campagne s’établiraient à 5 416 hectares, soit un niveau stable sur un an et inférieur de 1 % à la moyenne quinquennale. La baisse la plus marquée serait enregistrée dans le bassin Nord (-6%) : « La sécheresse du printemps et de l’été a fortement impacté les rendements en début de campagne, avec des poireaux de petit calibre pour les cultures peu ou pas irriguées » souligne Agreste. Les conditions climatiques sèches et chaudes dans la région ont également été favorables à un développement important des attaques de thrips (insectes), qui pourraient encore peser sur les rendements à venir, à confirmer en fonction de l’évolution des pressions parasitaires. En revanche, les surfaces sont annoncées en hausse dans la région Ouest (+4%) et stables dans le Cente-Ouest et le Sud-Est. 

Carotte : une récolte attendue en légère hausse sur un an (Agreste)

Selon les prévisions d’Agreste (ministère de l’Agriculture) arrêtées au 1er octobre 2025, la production française de carottes pour le frais atteindrait 359 600 tonnes pour la campagne 2025-2026, en hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente et supérieure de 7 % à la moyenne 2020-2024. La hausse de la production est particulièrement marquée dans le bassin Sud-Ouest (+ 8%, 136 600 tonnes) alors que la baisse dans le bassin Ouest (- 5 %, 91 900 tonnes). En revanche, « les semis ont été fortement impactés par les fortes chaleurs en juillet, aussi bien dans le Sud-Ouest qu’en Normandie, et des re-semis ont même été réalisés » souligne Agreste. Les surfaces nationales implantées seraient quasi stables sur un an, à 10 726 hectares, et supérieures de 1 % à la moyenne 2020-2024. Après un été marqué par une forte concurrence des légumes d’été avec des prix inférieurs à ceux de la campagne 2024-2025, la commercialisation de la carotte a repris du dynamisme à la rentrée de septembre, mais trop faible pour compenser une concurrence entre bassins de production qui pèse sur le marché. En septembre 2025, les prix ont été inférieurs de 13 % à ceux de la campagne 2024-2025, mais supérieurs de 3 % à la moyenne 2020-2024 sur le même mois.

Viticulture/arboriculture : l’équipementier Naotec acquiert le biocontrôle de Sanodev

L’équipementier français Naotec, spécialisé dans la viticulture et l’arboriculture, a annoncé, dans un communiqué du 31 octobre,  l’acquisition de l’entreprise Sanodev, reconnue pour ses technologies de désinfection physique. Cette opération permet à Naotec de proposer des équipements intégrant des technologies de biocontrôle, « répondant aux contraintes environnementales et réglementaires croissantes des filières agricoles et agroalimentaires », précise l’entreprise. Elle souhaite ainsi diversifier son portefeuille d’activités et proposer des solutions technologiques globales destinées au monde agricole et agroalimentaire. Fondée il y a douze ans à Limoges (Haute-Vienne), Sanodev a mis au point plusieurs systèmes de désinfection remplaçant les produits chimiques. Ils s’appuient sur des procédés physiques tels la lumière pulsée, les ultraviolets, les infrarouges, les micro-ondes, l’ozone ou encore le plasma. Ces technologies sont par exemple utilisées pour la désinfection de l’air, de l’eau et des surfaces, mais aussi pour le traitement de denrées alimentaires ou encore dans la lutte contre les ravageurs en viticulture, arboriculture et maraîchage. En rejoignant Naotec, l’entreprise Sanodev espère profiter d’une capacité d’industrialisation renforcée et un accès élargi au réseau commercial de l’équipementier.

Etats-Unis/shutdown: Trump se dit prêt à financer l'aide alimentaire américaine

Donald Trump s’est dit prêt le 31 octobre à financer le principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis, à quelques heures de sa suspension provoquée par une paralysie budgétaire qui dure depuis un mois, sans issue en vue. Après plus de quatre semaines de «shutdown» et la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires, des perturbations dans le trafic aérien ou encore la fermeture de parcs nationaux, les effets du blocage doivent s’étendre aux 42 millions d’Américains qui dépendent du programme Snap, que l’Etat fédéral doit arrêter de financer dans la nuit de vendredi à samedi. Après qu’un juge fédéral, saisi par des associations, a ordonné vendredi au gouvernement d’utiliser des fonds d’urgence pour financer Snap, Donald Trump s’est dit ouvert à une telle solution. «Je ne veux pas que les Américains aient faim (...) Si le tribunal nous donne les directives juridiques appropriées, ce sera MON HONNEUR de fournir le financement» du programme Snap, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Erratum sur Oil’ive et la filière oléicole

Contrairement à ce qui était indiqué par erreur dans l’Agrafil daté du 31 octobre, c’est l’organisation de producteurs Olives Avenir (et non l’entreprise Oil’ive) qui a signé un accord avec l’organisation marocaine Comader.