Agrafil du 9 octobre 2024

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LOA: Duplomb menace de ne pas être rapporteur, Genevard ouverte à «d'autres textes»

En clôture du débat sur «la crise agricole» organisé au Sénat le 8 octobre, le sénateur Les Républicains (LR) Laurent Duplomb a prévenu la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, qu'il ne souhaitait pas continuer à être le rapporteur de la loi d'orientation agricole (LOA) si le gouvernement ne respectait pas les conditions qu'il avait exposées à Agra presse le 11 septembre. Pour rappel, d'ici la reprise de l'examen de la LOA, annoncée par le gouvernement pour janvier, il demande l'insertion de plusieurs mesures fiscales dans le projet de loi de finances (prêts bonifiés à 50% pour les investissements, amélioration de l'épargne de précaution...) et l'adoption d'une proposition de loi dédiée aux «entraves» ( (réautorisation de l'acétamipride, suppression de la séparation de la vente et du conseil...), qu'il prévoit toujours d'écrire dans les prochaines semaines. Dernière condition ajoutée ce 8 octobre en séance: «enlever les contraintes supplémentaires de l'article 14» de la LOA, dédié à la simplification de la réglementation sur les haies. «Sinon ce sera sans moi, je ne rapporterai pas la LOA», menace le sénateur. Concluant les travaux, il n'a reçu de réponse en séance. Durant les débats, la ministre avait indiqué que la LOA «pourra être complétée par d'autres textes» émanant notamment des sénateurs, sans préciser de calendrier. La ministre a indiqué qu'elle relancera «dans les semaines à venir, les réflexions sur l'évolution du cadre législatif d'Egalim». Le rapport des députés Babault et Izard doit lui être présenté ce jeudi 10 octobre. Interrogé le 7 octobre, Matignon indiquait n'avoir pas tranché la question du contenu d'éventuelles lois agricoles complémentaires à la LOA.

Normes: la FDSEA et les JA manifestent mercredi à Nancy pour la simplification

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs (JA) de Meurthe-et-Moselle appellent à manifester mercredi 9 octobre à Nancy devant la DDT (préfecture), selon un communiqué diffusé la veille. Les syndicats réclament un «changement de cap urgent» sur les normes et leur application, dénonçant des «réglementations incohérentes et vides de bon sens». Parmi les sujets cités: les contrôles administratifs, la directive nitrates, les phytos ou encore le drainage. Le 3 octobre, à la veille de sa visite au Sommet de l’élevage, le Premier ministre avait indiqué vouloir «faire une pause sur les normes» pour «encourager» les agriculteurs touchés par les crises. «Michel Barnier n’a pas compris la gravité de la situation», estiment la FDSEA et les JA de Meurthe-et-Moselle, sans plus de précisions. La manifestation du 9 octobre est la première de cet automne, après plusieurs mobilisations en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine – sans manifestation. Outre la simplification réglementaire, les syndicats majoritaires du Sud-Ouest demandaient des aides d’urgence et la poursuite de la loi d’orientation agricole (LOA). Enfin, une précédente action syndicale dans le Tarn portait spécifiquement sur les vaccins contre la maladie hémorragique épizootique (MHE).

UE/Mercosur : les discussions techniques se poursuivent à Brasilia

Un mois après le précédent cycle de pourparlers, les négociateurs en chef de l’UE et du Mercosur se retrouvent à Brasilia (Brésil) du 7 au 9 octobre. «La Commission croit fermement qu’un accord entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur est d’une importance capitale, tant sur le plan politique qu’économique», a indiqué, à Agrapresse, Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge du Commerce. Et d’ajouter: «L’objectif de l’UE reste de s’assurer que l’accord réponde aux objectifs de durabilité de l’UE, tout en respectant les sensibilités de l’UE dans le secteur agricole.» Cela ne devrait pas pour autant rassurer l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) qui, dans un message posté sur le réseau social X le 7 octobre, regrette toujours l’absence de «mesures de réciprocité» destinées à sauvegarder «la compétitivité et la durabilité des filières agricoles européennes». Alors que le chancelier allemand Olaf Scholz et le président brésilien Lula da Silva poussent pour une conclusion rapide de l’accord, la France y reste opposée «en l’état», comme l’a rappelé le 6 octobre le ministre des Affaires européennes Benjamin Haddad.

Cognac : Pékin impose un dépôt de caution aux importations de l’UE

Dans le cadre de son enquête antidumping sur les importations de brandys originaires de l’UE lancée en janvier, le ministère chinois du Commerce a annoncé, le 8 octobre, la mise en place de mesures temporaires sous la forme d'une caution. Ainsi, à compter du 11 octobre, les importateurs européens de brandys, dont le cognac représente la quasi-totalité, devront fournir une caution en douane chinoise lors de l’importation de leurs produits. Les taux de caution sont déterminés pour chaque entreprise. Ils pourront aller de 30,6% (Martell) à 39% (Hennessy), conformément aux résultats préliminaires de l’enquête publiés le 29 août. De son côté, Bruxelles a déjà annoncé qu'elle contesterait cette décision devant l'OMC. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions commerciales entre l’UE et la Chine. Les États membres ont décidé le 4 octobre de valider la proposition de la Commission européenne visant à imposer des droits compensateurs définitifs sur les importations de véhicules électriques à batterie en provenance de Chine. Cette décision avait été prise au grand dam de l’interprofession du cognac (BNIC) qui militait pour un report du vote et une solution négociée entre les parties.

Vin : la production chute au niveau historiquement faible de 2021 (ministère)

La production viticole 2024 est estimée à 37,5 Mhl (contre 39,3 Mhl précédemment), proche du niveau historiquement faible de 2021, a indiqué le 8 octobre le service statistique du ministère de l’Agriculture. Elle apparaît «inférieure de 22% à celle de l’an dernier et de 15% à la moyenne 2019-2023 (…), équivalente à la faible production de 2021, marquée par le gel», selon une note. Cette baisse est liée aux conditions météorologiques défavorables qui ont affecté tous les bassins viticoles. «Tous les types de vins sont concernés, particulièrement ceux de Bourgogne, du Beaujolais et de Champagne» (respectivement -35 % et -33 % sur un an), «ainsi que les vins destinés à la production d’eaux-de-vie» (-31 % en Charentes) qui avaient connu une récolte 2023 exceptionnelle. Dans de nombreux vignobles, la floraison s’est déroulée dans des conditions fraîches et humides, entraînant coulure (chute de fleurs et jeunes baies) et millerandage (formation de petites baies), précise la note. A cela s’ajoutent des pertes dues au gel, au mildiou, et à la grêle. «Conséquences des précipitations de septembre, les vendanges ont été avancées dans certaines régions pour limiter les risques sanitaires de pourriture et des pertes supplémentaires», souligne le ministère.

Comté: projet ambitieux de révision du cahier des charges, examiné par l'Inao en novembre

Le comité national de l'Inao (institut national de l'origine et de la qualité) se prononcera en novembre sur la demande de révision du cahier des charges de l'appellation comté, a-t-on appris auprès du président de l'interprofession, Alain Matthieu: «C'est important, cela signifiera que l'étape nationale est franchie.» Viendra ensuite une validation par Bruxelles. Validée depuis 2019 par l'organisme de défense et de gestion (ODG), le projet de réforme est jugé ambitieux par plusieurs élus de l'Inao, notamment par le nombre de points de contrôle qui en résultera, plus de 150. Elle ajouterait 25 pages nouvelles au cahier des charges. «L'idée, c'est d'enrichir les promesses faites au consommateur, en intégrant des éléments de durabilité». Parmi les nouvelles règles: la limitation de la taille de la ferme, du nombre de vaches par producteur, du nombre d'hectares par vaches, de la fertilisation azotée (120 unités au lieu de 100), l'encadrement de la croissance des fruitières, la définition du métier d'affineur, liste Alain Matthieu. Le cahier des charges de la production du comté, dont ce sera la 10e version, s'est déjà durci depuis 20 ans. L'appellation avait notamment interdit l'utilisation du robot de traite en 2018. Elle avait aussi limité la production laitière par hectare en 2007 (4600 l/ha), une mesure renforcée en 2015 avec des références individuelles (en moyenne 3000 l/ha).

Volaille : crainte pour l’abattoir LDC de Blancafort (Cher), manifestation FNSEA/JA pour son maintien

La FNSEA 18 et les JA du Cher appellent à manifester ce 9 octobre à 14 h à l’abattoir LDC de Blancafort. Eleveurs et salariés réclameront «un avenir pour ce site», selon leur communiqué, au nom de «la Ferme Cher», «source de dynamisme économique». Alexandre Cerveau, secrétaire général de la FNSEA 18, craint la fermeture de cet abattoir de dindes, pour lesquelles les mises en place de dindes sont tombées à 20 000 par semaine cette année, soit «à 30% de ses capacités», estime-t-il. C’est selon lui l’abattoir de dindes de LDC dont l’activité est la plus réduite et qui produit le moins de valeur ajoutée. En cas de fermeture, «des éleveurs vont se retrouver en zone blanche», craint-il, autrement dit à plus de 150 kilomètres de l’abattoir LDC du Loir-et-Cher. Or «une dizaine de bâtiments construits pour se rapprocher de Blancafort sont en plein amortissement», souligne-t-il. A défaut de faire remonter la consommation de dinde au moins localement, le syndicaliste suggère de passer à l’abattage de poulet, moyennant «tout un travail de filière locale» pour motiver l’installation avicole. Interrogé, Sanders indique qu'il «continuera à apporter un débouché» à la production des éleveurs livrés en aliments par Clémont Nutrition «quel que soit l’avenir du site LDC de Blancafort».

Elevage: le commerce du collagène, autre source de déforestation au Paraguay (ONG)

La forêt de Gran Chaco au Paraguay continue à rétrécir face à l'essor d'élevages de bétail dont l'un des débouchés est la production de collagène, substance utilisée dans des compléments alimentaires ou la cosmétique, selon un rapport de l'ONG Global Witness publié le 8 octobre. L'ONG s'est intéressée notamment à une portion de territoire réclamée par le groupe autochtone Ayoreo Totobiegosode. Selon son rapport, basé sur des images satellitaires, le cadastre et une enquête de terrain, des élevages empiétant sur le territoire des Totobiegosode ont abouti en 2021-2023 au déboisement de plus de 18.000 hectares -- plus que la superficie de Paris. Les animaux ont été écoulés auprès de géants sud-américains de la viande, une partie des peaux partant ensuite vers le groupe français Rousselot, spécialisé dans la production de collagène, affirme l'ONG. Plus précisément, selon une base de données du commerce mondial analysée par l'organisation, 3.000 tonnes de matières «pour la production de collagène» sont parties des tanneries paraguayennes de Frigorifico Concepción à destination des usines de Rousselot en France.

Miel: une récolte 2024 en recul de 40%, estime l’Unaf

La récolte de miel 2024 a chuté de 40% sur un an pour atteindre «à peine 12 000t», indique l’Unaf dans un communiqué le 8 octobre. Cette estimation faite à partir de remontées de terrain vient confirmer la récolte «catastrophique» annoncée par son président Henri Clément dès la fin du mois de juillet. En 2023, l’Unaf avait annoncé une «bonne récolte» avec environ 20 000t de miel produit. «Contrairement aux années précédentes marquées par des sècheresses récurrentes, ce sont bien les gelées tardives, les périodes de pluies, de froid, de vent qui ont fortement handicapé l’apiculture française en 2024», explique le syndicat d’apiculteurs professionnels et amateurs. Comme anticipé dès l’été, les miellées de colza au printemps ont été «décevantes»; et celles de romarin, thym et bruyère blanche «des plus réduites». La récolte de miel d’acacia a été «fréquemment perturbée» par les aléas climatiques. A l’inverse, la miellée de châtaigner «s’est avérée plutôt satisfaisante», tandis que celle de lavande est généralement «bonne» en Provence et «très bonne dans les nouveaux secteurs de production, dans le centre de la France par exemple». Enfin, la récolte de miel de tournesol est «meilleure qu’espérée» grâce au décalage des semis. 

Signes de qualité: l'Inao lance une campagne de com' et cherche des budgets

À l'occasion d'une conférence de presse le 8 octobre, le président de l'institut national de la qualité et de l'origine (Inao), Philippe Brisebarre, a annoncé le lancement d'une campagne de communication au bénéfice de l'ensemble des signes de qualité, à partir de novembre. L'objectif est de relancer la consommation de ces produits généralement haut de gamme et dont la consommation a été entamée par l'inflation, en moyenne de 5% selon Philippe Brisebarre. Intitulée «Il y a des signes qui ne trompent pas», la campagne visera les «jeunes», au travers de plusieurs canaux (réseaux sociaux, influenceurs, télévisions, animations en magasins...). Elle sera dotée de 650 000 euros, sur les «réserves» de l'institut, précise Philippe Brisebarre à Agra Presse, soit un budget «modeste» pour une campagne d'envergure nationale. L'institut compte toutefois sur les relais des fédérations et des organismes de défense et de gestion (ODG). Par ailleurs, le président fait état d'une situation financière compliquée au sein de l'Inao, en raison notamment de l'inflation, répercutée dans les salaires des fonctionnaires de l'institution, mais pas, pour l'instant, dans les lignes budgétaires. L'Inao a sollicité une entrevue avec la nouvelle ministre de l'Agriculture Annie Genevard pour aborder notamment ce dossier.

Irrigation : une redevance stable en Rhône Méditerranée Corse pour 2025

Le conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a adopté, le 4 octobre, son 12e programme, pour la période 2025-2030, sur la base d'une redevance pour prélèvement sur la ressource en eau stable. Proportionnelle au volume d’eau prélevé, cette taxe s’élèvera à 6,1 M€, soit le même montant que sur l'année 2024, où la taxe était passée de 4,7 M€ à 6,1 M€. Le 12e programme a été bâti «avec l’hypothèse que les taux de 2024, votés en 2023, sont maintenus sur la période 2025 – 2030», précise l’agence de l’eau RMC à Agra Presse. Et d’ajouter que «les taux votés pour la période 2025-2030 permettent d’estimer le montant total annuel des redevances payées par les usagers agricoles à 25,2 M€». La redevance pour pollution de l’eau par les activités d’élevage représente 100 000 €/an et la redevance pour pollutions diffuse 19 M€ /an. En échange, l’établissement public prévoit de continuer d'accompagner les changements de pratiques agricoles. Pour l’heure, l’enveloppe d’aide n’est pas connue, mais l’agence de l’eau RMC rappelle avoir accompagné 21 projets en 2023, pour un montant de 1,3 M€. Baptisé «Sauvons l’eau», ce nouveau programme, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2025, est doté, au total, d'un budget de 520 millions d’euros par an en moyenne, soit une augmentation de plus de 25% comparé au précédent programme. 

Climat : septembre 2024, un nouveau record de température et des «précipitations extrêmes»

Septembre 2024 a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré, poursuivant une série de plus d’un an de températures exceptionnelles qui rend «quasiment certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais mesurée» devant le record de 2023, a annoncé l’observatoire européen Copernicus le 8 octobre. «Les précipitations extrêmes du mois dernier, que nous observons de plus en plus souvent, ont été aggravées par une atmosphère plus chaude», entraînant par endroit «des mois de pluies en quelques jours», a déclaré Samantha Burgess, directrice adjointe du service changement climatique (C3S) de Copernicus. Au niveau mondial, septembre 2024 est 1,54°C plus chaud qu’un mois de septembre normal dans le climat préindustriel (1850-1900), rapporte Copernicus. Dans la base de données de l’observatoire, septembre 2024 est ainsi le quatorzième sur les quinze derniers mois à être 1,5°C plus chaud qu’à cette période, dépassant la limite la plus ambitieuse que les États se sont fixée en approuvant l’accord de Paris de 2015. L’anomalie de température au cours des trois derniers mois de l’année «devrait chuter de plus de 0,4°C pour que 2024 ne soit pas plus chaud que 2023», ce qui n’est jamais arrivé dans les annales de Copernicus. Autrement dit, il est «quasiment certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais mesurée», affirme l’observatoire.

Climat : l'Est de la France anticipe le doublement du risque incendie

Le risque de feux de forêt, historiquement faible dans le Grand Est, devrait connaître une sérieuse augmentation d’ici 2050, poussant les autorités à adapter la forêt et doter les secours de moyens humains et matériels supplémentaires. «Les forêts de la région Grand Est sont les plus touchées de France par la hausse des températures», avec un risque d’incendie doublé d’ici 2050 et des conditions favorables aux scolytes, des insectes qui ravagent ces espaces, rapporte l’association Réseau action climat dans un rapport publié le 19 septembre. Dans les Vosges, une centaine d’hectares ont brûlé en août 2022, une première. Or, les forêts représentent plus du tiers de la superficie de la région Grand Est, deuxième productrice de bois en France. Le risque de feux de forêts «devient une préoccupation», souligne le colonel Stéphane Eslinger, directeur adjoint du Sdis (service départemental d'incendie et de secours) de la Meuse à l’AFP. D’été en été, les feux d’ampleur «remontent dans le nord» du pays et s’approchent de l’Est. Pour y faire face, toutes les préfectures du Grand Est ont mis en place des sous-commissions dédiées aux feux de forêt, rassemblant préfets, sapeurs-pompiers, responsables des chambres d'agriculture ou encore représentants de l'Office national des forêts (ONF). 

Oignons doux des Cevennes : volume stade en 2024, demande de retenues d'eau en attente

La commercialisation de l’oignon doux des Cévennes AOP a commencé depuis le début septembre et la coopérative Origine Cévennes table sur un tonnage similaire celui de 2023, soit environ 2000 tonnes d’oignons. «Les orages et les pluies rencontrées au mois d’août compliquent les opérations de tri», explique Thomas Vidal, directeur à Agra Presse, «mais, nous sommes en sous-production et nous essayions malgré cela de satisfaire l’ensemble des clients chaque jour». Les volumes d’Origine Cévennes partent pour 35% en GMS, le même pourcentage vers les marchés de gros, ce à quoi s’ajoutent 15% à l’export (principalement l’Italie). Le reste est écoulé au travers du magasin de la coopérative «qui offre de gros débouchés». Les 60 producteurs adhérents de la coopérative sont par ailleurs toujours en attente d’une réponse des collectivités et des services publics concernant leur demande de création de retenue d’eau. Une étude de faisabilité pour la création de 20 bassins a été menée l’année dernière, à la suite d’un important épisode de sècheresse lors de la campagne précédente. «On ne parle ici pas de méga bassines, mais de retenues de 3000 à 4000 m3, uniquement en captage du ruissellement, sans pompage. Elles permettraient de pérenniser l’activité et de participer à l’installation de jeunes producteurs», souligne Thomas Vidal.  

Horticulture : les ventes des entreprises du paysage progresse malgré un contexte adverse

Le chiffre d’affaires des professionnels du paysage a enregistré une progression de 2 % au premier semestre 2024, selon le baromètre semestriel de Valhor conduit par Xerfi Specific pour le compte de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep). Elle repose principalement sur l’activité d’entretien des jardins et des espaces de nature, qui affiche une hausse de 6 % par rapport à la même période l’année dernière. En revanche, le marché de la création a subi une légère baisse (-1 %), principalement en raison de la crise immobilière, soulignant la dépendance de l’activité à ce secteur d’activité. Malgré la baisse du pouvoir d’achat des ménages, le marché des particuliers continue d'afficher une légère progression du chiffre d'affaires (+1 %). Cependant, il est indiqué que le prix moyen des commandes signées pour les particuliers s’est réduit sensiblement pour s’établir à 4600 € HT en moyenne, contre 5000 € HT il y a un an. En revanche, les marchés publics ont connu une forte activité au premier semestre (+4%), portée en Ile de France par les JO . «Cette augmentation intervient dans un contexte marqué par la hausse des coûts de financement, une dégradation de l’activité des entreprises, la crise du marché immobilier et des conditions météorologiques défavorables au printemps dans une grande partie de l’Hexagone», souligne l’Unep

Foncier/A69: en Haute-Garonne, la dernière «Zone à Défendre» démantelée

Les derniers «écureuils», ces militants écologistes opposés à l'A69, ont été délogés le 7 octobre de deux arbres à Verfeil (Haute-Garonne), une intervention qui signe le démantèlement de l'ultime Zone à défendre (ZAD) sur le chantier de l'autoroute controversée. Seize opposants à la future autoroute Toulouse-Castres ont été interpellés au cours de cette intervention des forces de l'ordre. Depuis vendredi, pelleteuses, camions-bennes et bulldozers du concessionnaire Atosca accumulaient de la terre au pied des deux derniers arbres occupés par des "écureuils" depuis le 16 septembre, date à laquelle la dernière locataire de ce terrain de 8.000 m2 avait rendu les clés de la maison, ont constaté des journalistes de l'AFP. Lundi, le travail des engins avait réussi à rendre accessibles les cabanes encore présentes dans ces deux noyers, permettant aux forces de l'ordre d'approcher les campements des opposants. Le colonel Stéphane Dallongeville, chef des opérations sur place, s'est félicité d'avoir pu "faire descendre les écureuils en sécurité". "On avait des buttes de terre, ça nous a permis d'avoir une hauteur moins importante avec les écureuils pour qu'ils descendent plus facilement, et donc je trouve quand même que ces buttes de terre étaient une sécurité de plus", a-t-il ajouté.

Évènementiel: la race limousine sera à l’honneur du Salon de l’agriculture 2025

La vache égérie du prochain Salon international de l’agriculture, du 22 février au 2 mars 2025 à Paris, sera une limousine, ont annoncé ses organisateurs dans un communiqué le 8 octobre. Avec 1,1 million de vaches mères et 30 000 élevages, il s’agit de la deuxième race allaitante française. Elle est très présente notamment en Nouvelle-Aquitaine, où elle représente deux vaches sur trois. Mais c’est aussi la première race à viande à l’export, «élevée dans 80 pays», selon le communiqué. La limousine est «l’une des plus anciennes races françaises»: sa première participation au Concours général agricole remonte à 1870; depuis, elle est présente chaque année Porte de Versailles. Cette année, la mascotte du Salon était Oreillette, une vache normande de cinq ans.

Bovins viande: nouveau directeur à la FFCB (négociants), en provenance de Réussir-Agra

Après avoir été directeur commercial et évènementiel du groupe Réussir-Agra, Romain Ferrier va devenir directeur de la FFCB (commerçants en bestiaux). Il était arrivé en 2018 dans le groupe de presse professionnelle, dont fait partie Agra. Avant cela, ce diplômé de l’IAE de Lille (marketing) avait notamment occupé les fonctions de chef de marché au Salon de l’agriculture (2016-2018) et de directeur de la communication à France Limousin sélection (2012-2016), d’après sa page LinkedIn.

Fruits/Légumes : Aurélien Soubeyrand bientôt reconduit au CS FranceAgrimer

Producteur de cerises de bouche et de châtaignes en Ardèche, Aurélien Soubeyrand, devrait rester président du conseil spécialisé Fruits et légumes de FranceAgrimer. Sa reconduction à la présidence a été proposée le 1er octobre durant la première réunion du conseil de la nouvelle mandature de cinq ans (2024-2029). Il avait été nommé en 2023, en remplacement de Patrick Trillon. De même, Christel Teyssedre, productrice de fruits dans le Lot et présidente de Saveurs Commerce (détails fruits et légumes), a été proposée comme vice-présidente. Pour mémoire, le conseil spécialisé « Fruits et Légumes » de FranceAgriMer est composé de 31 membres représentant l’ensemble des filières fruits, légumes et pommes de terre, à l’état frais et transformé, de l’amont à l’aval. Il réunit également des représentants de l’administration, des associations de consommateurs et de protection de l’environnement, des salariés et des Régions.

Erratum à l'agenda de la semaine agricole du 7 octobre 2024

Prévue le jeudi 10 octobre, la conférence de presse de Générations futures sur les métabolites est repoussée au mardi 15 octobre.