L’agriculture absente du discours sur l’état de l’Union de von der Leyen
Sujet pourtant largement d’actualité, entre les conséquences de la guerre en Ukraine et la sécheresse qui a frappé cet été une grande partie de l’Europe, les sujets de la sécurité alimentaire et de l’agriculture n’ont pas du tout été mentionnés par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans son discours annuel sur l’état de l’Union prononcé le 14 septembre devant le Parlement européen à Strasbourg. Elle a seulement évoqué ces questions dans un deuxième temps, en réponse aux questions qui lui ont été posées sur le sujet par certains eurodéputés, se contentant de rappeler les mesures déjà prises par l’UE depuis le début de la guerre en Ukraine. Cette absence des sujets agricoles a étonné de nombreux observateurs et notamment l’eurodéputé social-démocrate Eric Andrieu: «Pas la moindre référence à l’enjeu agricole et alimentaire? C’est complètement fou», réagit-il. La faute selon lui à un commissaire européen à l’Agriculture totalement absent. Sarcastique, Eric Andrieu a lancé un «avis de recherche» du commissaire porté «disparu depuis 2019».
Biocarburants: les eurodéputés ne demandent pas de contraintes supplémentaires
Le Parlement européen a adopté le 14 septembre sa position sur la révision de la directive Énergies renouvelables proposant de viser une part de 45% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2030 (soit le niveau rehaussé proposé par la Commission européenne suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie). Les amendements, soutenus par des ONG comme Oxfam, Transport & Environment ou Birdlife, appelant de mettre fin au soutien aux biocarburants issus de cultures alimentaires, n’ont pas été adoptés. Ces ONG regrettent que le Parlement ait raté une opportunité de faire baisser la pression sur les prix alimentaire mondiaux. Au contraire, ePure, qui représente les producteurs de bioéthanol européens, estime que ces restrictions supplémentaires qui se seraient ajoutées au plafond de 7 % déjà en place «auraient rendu plus difficile pour les États membres d’atteindre leurs objectifs de décarbonisation et auraient ouvert la porte à davantage d’importations de combustibles fossiles et d’aliments pour animaux». Des discussions vont maintenant pouvoir démarrer avec les États membres (qui avaient, eux, finalisé leur position fin juin) afin de conclure un compromis sur de dossier.
Influenza aviaire : des essais de vaccins en cours en Europe sur les gallinacés
Dans son combat contre le virus de l’influenza aviaire, la filière volaille européenne a démarré ces derniers mois de façon concertée ses premiers essais de vaccin, non seulement en palmipèdes, mais aussi en gallinacés (poulets, dindes...), a-t-on appris le 14 septembre au Space lors d’une conférence de presse commune du CIPC (poulet), Cidef (dinde) et Cicar (canard). La Belgique et les Pays-Bas travaillent sur le poulet et les pondeuses, l’Italie sur la dinde. Comme annoncé par le ministère de l'Agriculture depuis plusieurs mois, la France conduit des essais sur le canard, qu’elle a confiés «à des stations expérimentales», rappelle Paul Lopez, président de la Fédération des industries avicoles (FIA), présent lors du point presse. Les comités ne donnent aucun calendrier sur la fin des essais en France. Avant d’envisager une vaccination que la Commission européenne ne prévoit pas avant 2024, les comités spécialisés et l’Anvol devraient informer la filière d’ici la fin de l’année des conséquences financières d’une telle décision, notamment pour la mise en place de protocoles de contrôles. En mai, les ministres de l’Agriculture de l’UE avaient appelé l’UE à développer une approche stratégique pour le développement de la vaccination comme outil complémentaire de prévention et de contrôle contre l’épizootie. (Franck Jourdain)
Influenza aviaire: nouveau cas dans la Somme dans un élevage de dindes
Un nouveau cas de grippe aviaire a été détecté dans un élevage de dindes à Sailly-Flibeaucourt (Somme), entraînant l'abatage de 27.000 dindes présentes sur l'élevage, a annoncé le 14 septembre la préfecture de la Somme. Ce nouveau foyer, hautement pathogène, a été confirmé la veille, a indiqué la préfecture dans un communiqué. Un cas de grippe aviaire avait déjà été détecté dans un élevage de dindes de la Somme, à Feuillères, en juillet, entraînant l'abattage de quelque 8.000 dindes présentes sur l'élevage. Contrairement aux autres années, l'épizootie a perduré cet été avec de nombreux cas en faune sauvage et quatre foyers en élevages (Ain, Morbihan, Ille-et-Vilaine). «Cette situation inhabituelle fait craindre un risque de persistance endémique du virus H5N1 HP (hautement pathogène, NDLR) toute l’année sur le territoire», s'inquiétait récemment la préfecture de Loire-Atlantique. Après la Vendée le 1er septembre, le département a instauré le 9 septembre une Zone de contrôle temporaire (ZCT) dans l'ensemble du département, ce qui implique la mise à l'abri de toutes les volailles.
Projets alimentaires territoriaux: des métropoles de gauche publient leur «déclaration de Nantes»
A l’issue des assises de l’agroécologie qui se sont tenues à Nantes les 12 et 13 septembre, les métropoles de Montpellier (PS), Nantes (PS), Strasbourg (écologistes) ou encore Brest (PS) ont signé une déclaration exigeant de reconnaitre «dans le droit et les moyens accordés par l’État» le rôle de «coordination» des métropoles en matière d’alimentation. S’engageant à établir des bilans précis des Projets alimentaires territoriaux (PAT), et à les inscrire dans le cadre des déclarations internationales en matière d’alimentation, les signataires interpellent également le gouvernement ainsi que l’Europe sur plusieurs points. Parmi leurs principales demandes : l’élaboration de stratégies de long terme contre la précarité alimentaire, le soutien au revenu des producteurs, une réforme foncière, ainsi que l’inscription d’une exception alimentaire dans le code des marchés publics. Autant de propositions qui s’inscrivent, sans le citer, dans la ligne du rapport établi par le sénateur Marchand et présenté au ministre de l’agriculture Marc Fesneau fin aout.
DJA et aide à l'installation: les premières pistes de la région Bretagne pour la Pac 2023
La région Bretagne consulte actuellement les professionnels sur les pistes envisagées par le conseil régional sur la distribution des aides à l’investissement et de la DJA, a précisé le vice-président en charge de l’Agriculture, Arnaud Lécuyer, à Agra Presse, le 14 septembre. Un vote devrait intervenir «en fin d’année» sur la DJA et «fin 2022-début 2023» sur les aides à l’investissement. Les enveloppes Feader de la région sont de 63 M€ pour la DJA et 42 M€ pour les aides à l’investissement. La Bretagne, qui a fait du renouvellement des générations l’une de ses priorités politiques, envisage un montant unique pour la DJA. «On s’est battus pour avoir une meilleure DJA, on ne l’a pas eue. Maintenant il faut faire avec. La DJA unique nous apparaît comme la meilleure solution», explique Arnaud Lécuyer. Le conseil régional souhaite, par ailleurs, «élargir son spectre d’action» pour aider l’installation. Concernant l’aide à l’investissement, la Bretagne ne prévoit pas une répartition par filières, comme le font la plupart des régions, avec un certain pourcentage réservé pour chaque production. Les arbitrages rendus suivront «les grandes priorités» de la politique agricole régionale en encourageant l’autonomie protéique et énergétique des exploitations et la transition agroécologique, indique Arnaud Lécuyer.
Ministère de l'Agriculture: Valérie Metrich-Hecquet (DGPE) va prendre la direction de l'ONF
Le Parlement a validé, le 14 septembre, la nomination de Valérie Metrich-Hecquet comme directrice générale de l'Office national des forêts (ONF): la candidate proposée par l'Elysée va prendre la tête d'un établissement lourdement endetté et épuisé par des suppressions massives de postes Les commissions des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée ont entendu la haute fonctionnaire, directrice générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) du ministère de l'Agriculture, avant de procéder à un vote. Son élection a été plus serrée au Sénat (10 voix pour, 12 contre, 2 bulletins blancs) qu'à l'Assemblée (29 voix pour, 22 contre, 2 abstentions). Sa candidature n'aurait pu être invalidée que si au moins trois cinquièmes des suffrages s'étaient exprimés contre elle dans chacune des commissions. Ingénieure générale des ponts, des eaux et des forêts, Mme Metrich-Hecquet a été secrétaire générale du ministère de l'Agriculture de 2014 à 2018, avant de prendre la tête de la DGPE: à ce titre, le syndicat majoritaire parmi les personnels, le SNUPFEN Solidaires, estime qu'elle a «piloté la politique de réduction drastique des effectifs de l'ONF».
Dérive climatique: l'ONU veut généraliser les systèmes d’alerte météo précoce d'ici 5 ans
«Les Nations Unies s’assureront que toute personne sur la planète est couverte d’ici cinq ans par un système d’alerte [climatique] précoce», annonce un rapport de l’organisation mondiale météorologique publié le 13 septembre. Car moins de la moitié des pays du monde, soulignent les Nations unies, disposent de systèmes d’analyse et de prédiction des risques climatiques, «avec une couverture particulièrement faible sur le continent africain». Pourtant, selon les données du Giec citées dans le même rapport, près de 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivraient dans des zones très vulnérables au changement climatique. En plus de la coordination entre les différentes agences et programmes onusiens, «des investissements accélérés des banques de développement et des nouveaux instruments financiers seront cruciaux pour s’assurer que toutes les personnes sur Terre sont protégées», appuient les auteurs. Ce rapport dresse par ailleurs l’état des connaissances scientifique sur le climat, rappelant que les concentrations actuelles de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont déjà dépassé les concentrations pré-Covid. Le monde va «dans la mauvaise direction», a alerté le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, pointant notamment «l’addiction» aux énergies fossiles.
Crédits carbone: avec son 3e appel à projets, France Carbon agri «passe la vitesse supérieure»
Avec le lancement du troisième appel à projets de la SAS France Carbon Agri (FCAA), «nous passons à la vitesse supérieure», s’est réjouie Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à l’occasion d’une conférence de presse au Space à Rennes. Ce troisième appel à projets, précise Samuel Vandaele, nouveau président de FCAA, sera «sans plafond». «Nous déposerons les projets par pallier de 1000 agriculteurs», précise l’ancien président de Jeunes Agriculteurs. Les deux premiers appels à projets, rappelle-t-il, avaient rassemblé respectivement 300 et 900 éleveurs. Volume total de crédits: 738 000 t, dont un tiers environ serait déjà vendu. Pour ce troisième à projet, le prix minimum côté acheteur atteindra 40 €/t. FCAA compte sur l’intérêt des grandes entreprises, comme LVMH ou la Caisse des dépôts qui ont déjà acquis des crédits, mais également sur les énergéticiens et les compagnies aériennes. Car en application de la loi d’urgence d’août 2022, les centrales à charbon devront trouver 4,5 Mt de carbone français pour leur compensation entre 2022 et 2023. Et les compagnies aériennes devront également acheter dès 2022 au moins 1,5 Mt de crédits européens par an en application de la loi climat. FCAA et la FNSEA auraient déjà sollicité un rendez-vous auprès de l’Élysée pour envisager comment les crédits agricoles français pourront répondre à ces nouveaux besoins. Des rencontres sont également prévues avec Air France.
Ruminants : la Bretagne lance un «pass bas-carbone» à destination des éleveurs
La région Bretagne mettra en œuvre à partir de 2023 un «pass bas-carbone» pour accompagner les éleveurs de ruminants dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), a annoncé son président Loïg Chesnais-Girard, le 14 septembre, en conférence de presse au Space. «L’élevage le plus bas carbone doit être en Bretagne», ambitionne-t-il. Le dispositif vise à aider 400 à 500 exploitations par an «à identifier leurs sources d’émissions de GES et à les diminuer». Une évaluation initiale permettra de déterminer les leviers d’action à mettre en œuvre. Elle sera suivie de deux autres diagnostics réalisés par le GIE Élevages Bretagne dans les cinq années suivant la première évaluation. Le conseil régional co-financera avec le GIE 80% de l’opération, le reste sera à la charge d’autres acteurs comme les interprofessions. Un budget de 100 000 € est prévu. «La région interviendra en début de chaîne (avec le «pass bas-carbone», ndlr) et en bout de chaîne avec l’aide à l’investissement», souligne le vice-président en charge de l’Agriculture, Arnaud Lécuyer. «Dans la nouvelle Pac, les aides à l’investissement devront concourir à cette agriculture bas carbone», estime-t-il. La région Bretagne s’est fixée l’objectif de diviser par deux ses émissions de GES liées aux activités agricoles d’ici 2050.
Lait: ITK verse ses premières aides «assurantielles» contre le stress thermique
Dans un communiqué paru le 13 septembre, la société française ITK a annoncé le début de sa première campagne d'indemnisations du stress thermique des vaches dans le cadre de sa nouvelle garantie d'assurance Heat adapt, commercialisée depuis 2021 avec ses colliers connectés. Une enveloppe totale de 200 000 euros va être versée «dès le mois de novembre» aux agriculteurs touchés cet été par les canicules, dont le nombre est appelé à augmenter avec la dérive climatique. Elles seront liées à l'évolution de l'indicateur de stress thermique (THI) cet été, rapporté à une référence calculée sur les dix dernières années. Sur le millier d'éleveurs ayant souscrit au service, 83% percevront une indemnité, précise la société. Les montants vont jusqu'à 3 euros par vache et 900 euros par élevage. Le niveau d'indemnisation reste faible comparé aux pertes que peuvent engendrer le stress thermique, «jusqu'à 400 euros par vache lors des étés très chauds et humides», selon ITK. L'objectif est de sensibiliser les éleveurs à la problématique, indique le service communication d'ITK. Mi-juin, l'indice THI avait été annoncé, par la société, à des niveaux «mortels» pour ces animaux dans une petite partie du sud-ouest de la France. Le THI avait par ailleurs atteint un niveau de stress sévère sur la majeure partie du territoire. En Europe, environ 100 000 vaches seraient équipées de colliers connectés de la société.
Céréales: le blé français exposé au retour en force du blé russe
FranceAgriMer, qui envisage au second semestre «une arrivée massive» de blé russe à l’international, révise en baisse les exportations de blé français, a-t-il indiqué le 14 septembre. «On attend une très forte présence à l’export» du blé russe, a souligné en conférence de presse Marc Zribi, chef de l’unité grains et sucre. Après un timide démarrage – ses expéditions ont reculé en juillet/août «de l’ordre de 30 à 40%» sur un an – un retour en force est prévu en deuxième partie de campagne, d’après lui. Cette concurrence accrue de la Russie, dans «des marchés dominés par de nombreuses incertitudes», conduit FranceAgriMer à réduire ses prévisions d’export 2022-23 de blé français à 10 Mt (contre 10,3 Mt en juillet) vers les pays tiers. La situation apparaît toutefois «très évolutive d’ici la fin de l’année», avec l’arrivée des origines Hémisphère Sud et la présence marquée d’un acheteur, le Pakistan, touché par des inondations. Des «incertitudes» concernent par ailleurs la Russie. Sa récolte est annoncée pléthorique, à 85,4 Mt de blé (dont 41 Mt pour l’export), mais avec possiblement davantage de blé fourrager. L’origine russe doit aussi lever «des obstacles en matière de logistique, de coût du fret, d’assurances» liés à la guerre en Ukraine, selon Marc Zribi.
Céréales ukrainiennes: «en priorité» pour les pays pauvres, répète Poutine à Guterres
Le président russe Vladimir Poutine a jugé que les céréales ukrainiennes devaient aller «en priorité» aux pays qui en ont le plus besoin, à l'occasion d'un entretien téléphonique le 14 septembre avec le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Ces déclarations interviennent au moment où Moscou conteste de plus en plus deux accords conclus en juillet à Istanbul permettant l'exportation du blé et du maïs d'Ukraine malgré l'offensive russe, mais aussi, en théorie, les exportations de Moscou qui ont été affectées par les sanctions occidentales. Le Kremlin affirme notamment que la plupart des produits alimentaires ukrainiens vont aux pays européens, ce que dément Kiev, et se plaint d'obstacles aux exportations de céréales et d'engrais russes. Au cours de l'entretien avec M. Guterres, «l'attention a principalement porté sur la mise en oeuvre des accords d'Istanbul sur l'exportation des céréales ukrainiennes depuis les ports de la mer Noire, et sur l'exportation des produits alimentaires et des engrais russes», a indiqué le Kremlin. «Les deux parties ont souligné l'importance d'accorder la priorité à ceux, en Afrique, au Proche-Orient et en Amérique latine, qui ont besoin de nourriture», a-t-il ajouté dans un communiqué. De son côté, M. Guterres a «fourni des informations détaillées sur les efforts fournis (...) pour lever tous les obstacles" aux exportations russes, se disant "pleinement engagé à résoudre ce problème», selon le Kremlin.
Plantes d'ornement: l'interprofession s’offre un nouveau visuel dans un contexte tendu
À l’occasion du salon du végétal à Angers le 13 septembre, Valhor, l’interprofession de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, présentait sa nouvelle identité visuelle. Composé de nuances de vert, le logo (à retrouver sur leur site) s’affranchit de l’apostrophe et s’accompagne désormais de la formule «Toutes les forces du végétal». Cette présentation s’inscrit dans un contexte tendu pour la filière du végétal d’ornement qui craint les hausses de charge en lien avec le coût de l’énergie cet hiver. «Il va y avoir une remise en question technique inévitable, que ce soit sur la palette végétale proposée ou sur les périodes de mise en production», constate Julien Bochnakian, pépiniériste dans les Bouches du Rhône et président de la section régionale Provence-Alpes Côtes d’Azur de l'association de producteurs Verdir (ex-FNPHP). Ces évolutions à l’échelon de la production inquiètent l’aval qui craint de manquer de marchandise. «Pour l’instant nous ne savons pas si nous aurons de la production durant l’hiver. Nous avons habitué le consommateur à trouver de tout tout le temps et il faut que nous puissions maintenir notre activité et notre personnel», s’inquiète Denis Moinet, membre de la fédération des grossistes fleurs plantes (FGFP).
Circuits courts: la marque Drive fermier fête ses dix ans et 122 points de vente
Lancé en 2012 par le réseau Bienvenue à la ferme, issu lui-même des chambres d'agriculture, la marque Drive fermier compte, dix ans plus tard, 122 points de vente adhérents (contre 85 deux ans auparavant). Leur chiffre d'affaires additionné s'élevait à 4,2 millions d'euros en 2021. Le premier point de vente de la marque Drive ferme a été lancé en Gironde par une vingtaine de producteurs. Au-delà des circuits courts agricoles, la France comptait environs 5000 drives en 2019, selon Nielsen. Premier canaux de e-commerce (32% des ménages yu ont recours), ils sont essentiellement tenus par des grandes et moyennes surfaces, qui avaient lancé le concept en France dans les années 2000, retrace Bienvenue à la ferme dans un communiqué paru le 14 septembre. Le réseau rappelle par ailleurs qu'il développe actuellement un réseau de magasins sous marque Bienvenue à la ferme. Cinq ont été ouverts jusqu'ici, essentiellement dans l'Ouest. «De nouveaux sont en passe d'ouvrir prochainement», assure le réseau.
Social: l’aide exceptionnelle de rentrée sera versée à partir du 15 septembre
La MSA versera l’aide exceptionnelle de rentrée «à partir du 15 septembre», selon un communiqué du 12 septembre. D’un montant de 100 euros par foyer modeste, rallongé de 50 euros par enfant à charge, cette aide vise à soutenir le pouvoir d’achat des Français face à l’inflation. «Aucune démarche n’est à réaliser pour en bénéficier» précise la MSA dans le communiqué, en soulignant que c’est «une aide défiscalisée, qui ne donne pas lieu à une déclaration lors des déclarations trimestrielles de ressources». Recevront cette aide les bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active) et du RSO (Revenu de solidarité outre-mer), les allocataires de l’ASPA (personnes âgées) et les allocataires de l’AAH (adultes handicapés). Sont concernés également ceux qui reçoivent une aide au logement (APL, ALF, ALS), l’aide financière à l’insertion sociale et professionnelle (AFIS), l’aide à la vie familiale et sociale (AFVS), l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation équivalent retraite (AER), la prime forfaitaire, ainsi que tous les étudiants boursiers, rappelle la MSA. Les bénéficiaires de la prime d’activité recevront quant à eux une aide de 28 euros, assortie de 14 euros par enfant à charge, à partir de la mi-novembre, selon le site service-public.