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UE/États-Unis : Washington tente de rassurer l’UE sur les nouvelles surtaxes

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Le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic, et le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, se serrent la main en marge d'une réunion de l'OCDE Crédits : © European Union

Alors que l’administration Trump souhaite imposer de nouvelles surtaxes au nom de la lutte contre le travail forcé, dont l’UE est l’une des cibles, le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a tenté le 4 juin de rassurer ses partenaires européens sur les intentions des États-Unis. « Nous tiendrons bien sûr compte de l’accord de Turnberry », conclu avec l’UE en juillet, a-t-il ainsi déclaré en marge d’une réunion ministérielle à l’OCDE à Paris. Dans le même temps, il a saisi l’occasion pour rencontrer son homologue européen, Maros Sefcovic. À l’issue de cette entrevue, le Slovaque a lui aussi calmé le jeu, déclarant sur le réseau social X que les parties avaient « réaffirmé [leur] engagement à mettre en œuvre la déclaration conjointe ».

Lire aussi : UE/États-Unis : malgré l’accord de Turnberry, de nouvelles surtaxes envisagées

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L’USTR a lancé le 2 juin une consultation publique en vue d’imposer des tarifs douaniers de 12,5 % pour quarante-cinq pays ayant échoué à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé. L’UE, qui dispose d’une législation en la matière, ne serait taxée qu’à 10 % car ses efforts sont insuffisants. Des droits que Bruxelles estime « injustifiés », appelant Washington à respecter les engagements de la déclaration transatlantique de juillet. En effet, celle-ci contient déjà une clause dans laquelle les deux parties s’engagent à lutter contre le travail forcé. « Il existe une marge pour intégrer cet accord dans le cadre de notre démarche, a rétorqué Jamieson Greer, à condition que l’Union européenne respecte ses engagements ».

Cette nouvelle controverse intervient au moment où la plénière du Parlement européen s’apprête à se prononcer le 16 juin au sujet des textes mettant en musique l’accord de Turnberry. Une validation qui est primordiale afin de finaliser la procédure avant la fin de la présidence chypriote (30 juin) et ainsi respecter la date butoir du 4 juillet fixée par le président américain Donald Trump.