Dans une question écrite publiée le 2 juin, Cendrine Chazé, députée (DR) de l’Orne, appelle la ministre de l’Agriculture à améliorer l’indemnisation des pertes de production des éleveurs laitiers dont le troupeau est touché par la tuberculose bovine. Jugeant les pertes économiques « insuffisamment compensées », elle demande que l’État indemnise « l’intégralité des pertes d’exploitation – incluant les primes AOP et le lait non collecté ». Selon l’élue, « certaines laiteries suspendent ou restreignent la collecte » des élevages faisant l’objet d’un APDI (arrêté préfectoral de déclaration d’infection) et ayant choisi l’abattage partiel de leur troupeau. Quant à la perte de primes AOP, son impact peut « atteindre 50 €/1 000 l », d’après la députée.
Par ailleurs, Cendrine Chanzé exhorte le gouvernement à indemniser les producteurs laitiers sur toute la durée de l’APDI, soit « en moyenne treize mois ». Actuellement, la règle générale fixe à trois mois la durée d’indemnisation des pertes de production pour les élevages laitiers. Cette durée peut être portée à six mois pour les producteurs bio ou ceux ayant choisi l’abattage partiel, sur dérogation préfectorale. Une nouvelle disposition mise en place fin avril, en même temps qu’une revalorisation des indemnisations pour abattage diagnostique. Un examen des lésions internes est en effet nécessaire pour confirmer une infection par la tuberculose bovine. Mais le barème des indemnisations perçues dans ce cadre ne prenait pas en compte la récente flambée des prix des bovins.
Lire aussi Tuberculose bovine : Genevard annonce une revalorisation des aides
En 2025, la France a connu 93 foyers de cette maladie transmissible à l’homme, une incidence dans la normale des dernières années et permettant de conserver le statut sanitaire « indemne » (moins de 0,1 % du cheptel). Début 2026, à la mi-mars, 50 cas étaient confirmés, selon le bilan du ministère.
YG