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Tuberculose bovine : Genevard annonce une revalorisation des aides

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Alors que les prix des bovins ont flambé ces dernières années, les indemnisations « d’abattage diagnostique » pour la tuberculose bovine sont augmentées d’un tiers. Une revalorisation attendue par les éleveurs.

En déplacement au congrès de GDS France (groupements de défense sanitaire), à Avignon le 24 avril, la ministre de l’Agriculture a annoncé une revalorisation du forfait « d’abattage diagnostique » pour la tuberculose bovine. Cette indemnisation est versée aux éleveurs dont les bêtes sont abattues pour vérifier la présence de lésions internes, une opération nécessaire à la confirmation de l’infection après un test positif. Ce forfait passera à 3 350 € pour les bovins de plus de 24 mois, contre 2 500 € auparavant (soit une hausse de 850 €). La revalorisation se fera « avec effet rétroactif sur la campagne de prophylaxie 2025-2026 », a précisé Annie Genevard sur le réseau social X. Autant de modalités proches de ce que demandaient, lors d’une mobilisation fin mars, plusieurs FDSEA de départements touchés (Côte-d’Or, Calvados, Orne).

La revalorisation annoncée par la ministre vise à répondre à la forte hausse des prix des bovins ces dernières années, dans un contexte de décapitalisation. Un arrêté est paru au Journal officiel le 29 avril qui officialise ces mesures. Le texte prévoit aussi une prise en charge totale par l’État des frais de nettoyage-désinfection (contre 75 % auparavant). Idem pour l’euthanasie des animaux non transportables. Quant aux éleveurs laitiers, ils pourront bénéficier, dans certains cas, d’un doublement de l’indemnité pour déficit momentané de production (DMP). Selon l’arrêté, « le préfet peut décider de doubler ce montant » pour les élevages bio et pour ceux qui ont choisi un abattage partiel.

Impact local considérable

Dans un communiqué du 26 avril, les syndicats majoritaires (les JA, la FNSEA et ses associations spécialisées bovines FNB et FNPL) ont salué « une annonce attendue de longue date par les éleveurs ». Dans la foulée, ils appellent l’État à « accélérer sans délai la mise en œuvre de la feuille de route tuberculose 2024-2029 ». Les organisations demandent notamment le « renforcement de la régulation de la faune sauvage » vectrice de la maladie.

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Depuis le début 2026, la France a connu de nombreux cas de tuberculose bovine, avec 50 foyers détectés à la mi-mars, selon le bilan officiel du ministère. Ces dernières années, l’Hexagone comptait autour d’une centaine de cas par an (93 en 2025). Présente dans certaines régions bien définies (Sud-Ouest, Normandie, etc.), cette maladie transmissible à l’homme provoque localement des impacts considérables. Par exemple, « environ 200 à 250 bovins » sont abattus chaque année en Côte-d’Or pour un diagnostic de confirmation, selon la FDSEA.

YG

Le préfet pourra doubler l’indemnité pour les éleveurs laitiers bio