Edition du 16 septembre 2022

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Sécheresse: le Parlement européen demande des soutiens pour l'irrigation

Dans une résolution adoptée le 15 septembre à Strasbourg, le Parlement européen demande que des dispositions soient prises pour soutenir le secteur agricole face à la sécheresse qui a frappé une grande partie de l’Europe cet été. Ils y demandent notamment le soutien à des «systèmes d’irrigation qui n’utilisent pas les eaux de surface ni les eaux souterraines, tels que le stockage de l’eau de pluie et le recyclage des eaux usées, en combinaison avec des efforts visant à réduire la consommation globale d’eau». Dans une lettre adressée au commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski, une trentaine d’eurodéputés – dont la Française Irène Tolleret (centriste), l’Espagnole Clara Aguilera (sociale-démocrate) et l’Allemand Peter Jahr (démocrate-chrétien) – vont plus loin en estimant que les nouvelles restrictions qui entreront en vigueur avec la nouvelle Pac en 2023 «seraient contre-productives», car elles vont empêcher la modernisation des infrastructures existantes en même temps que l’augmentation des surfaces irriguées. Dans leur résolution, les eurodéputés demandent également à la Commission et aux États membres de donner la priorité à la création de stocks tampons d’aliments pour animaux et de denrées alimentaires stratégiques.

Eau: la profession attaque en justice le Sdage Loire-Bretagne

«Devant le refus de notre recours gracieux par la préfète de bassin, nous avons décidé d’attaquer en justice» le Sdage Loire-Bretagne 2022-2027 (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), a annoncé Thierry Coué, président de la FRSEA Bretagne, lors d’une conférence de presse au Space le 13 septembre. Ce recours sera déposé «fin septembre devant le tribunal administratif d’Orléans» par les FDSEA, les FRSEA et les antennes de la Coopération agricole du bassin. Approuvé en mars, le Sdage «met en danger l’agriculture, alors qu’il devrait la reconnaître comme d’intérêt général», a ajouté le responsable syndical. «Nous demandons de lever les freins à la constitution des réserves en eau, nous avons beaucoup de retard par rapport aux autres pays européens.» Reconnaissant que «nous devons effectivement travailler collectivement à une gestion équilibrée de l’eau», M. Coué a regretté la place accordée à l’agriculture dans le Sdage. Dans un communiqué publié le 3 août, le syndicalisme majoritaire estimait que le Sdage «va conduire à une réduction des usages de l’eau», provoquant «une réduction de la production agricole voire (…) son anéantissement sur une partie du territoire».

Eau: la décharge des nappes s’est ralentie avec les limitations de prélèvement

Les nappes phréatiques ont connu en août une baisse de niveau moins rapide qu'en juillet «grâce à la limitation des prélèvements», a indiqué le 15 septembre le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), pour qui la situation reste néanmoins «peu satisfaisante». «En août, les niveaux des nappes sont globalement en baisse», selon un bulletin. «La décharge semble toutefois ralentie depuis juillet, conséquence probable de la limitation des prélèvements.» L’état de remplissage des nappes demeure «peu satisfaisant sur la plupart d’entre elles, voire inquiétant avec des niveaux bas à très bas observés sur près de la moitié du territoire». Le BRGM pointe une situation particulièrement préoccupante au sud-est, sur le Bas-Dauphiné, la Provence et la Côte-d’Azur. Les nappes des calcaires karstiques du Vaucluse et du centre Var sont en phase de tarissement, laissant présager un étiage très marqué. «L’étiage 2022 devrait être particulièrement sévère sur la plupart des nappes, à l’exception du sud-ouest», d’après le bulletin.

Bio: les arrêts de certification augmentent de 42% sur un an (Agence bio)

Au 31 août, les arrêts de certifications bio montrent une hausse de 42% sur un an, et les conversions ralentissement de 37%, selon les chiffres dévoilés par l’Agence bio au Space le 15 septembre. Comme le précise l’observatoire national de la bio à Agra Presse, les conversions entre le 1er janvier et la fin août 2022 se sont élevées à 4071 exploitations, contre 6411 en 2021 sur la même période. Pendant ce temps, près de 2174 producteurs bio n’auraient pas renouvelé leur certification, contre 1533 un an plus tôt. «Les déclarations ne permettent pas de savoir s’il s’agit de retour au conventionnel, de départ à la retraite ou de liquidation», rappelle l’Agence bio. Et d’après les projections de l’agence d’ici la fin de l’année, la France devrait malgré tout gagner 1000 agriculteurs bio sur un an, soit une hausse de 2% de l’effectif total. Le ralentissement des conversions comme l’augmentation des arrêts seront malgré tout «impossibles à rattraper d’ici la fin de l’année», estiment les services de l’agence. «Ce sont de gros changements», analysent les experts. «Le premier des sujets pour nous en ce moment, c’est la consommation», acquiesce Loïc Guines, président de l'Agence bio.

Bio: BPCE lance un fonds de capital-investissement sectoriel

Dans un communiqué paru le 14 septembre, la société Esfin Gestion, filiale du Crédit coopératif (groupe BPCE) annonce avoir lancé un fonds de capital-investissement «100% dédié à l'agriculture biologique». Une première, selon l'établissement financier. Esfin Gestion a réalisé un premier tour de table de 23,5 millions d'euros (M€), «principalement auprès d'investisseurs institutionnels, de sociétés d'investissement, de family offices et de dirigeants engagés». L'objectif est de porter la capacité de financement du fonds à 50 M€. Esfin agira «en fonds propres et en quasi-fonds propres», pour investir «entre 0,5 et 6 M€», dans «des groupements agricoles, des transformateurs agroalimentaires, des importateurs, des exportateurs, des négociants, des distributeurs». Troisième acteur bancaire sur le marché agricole français, le groupe BPCE (Banque populaire/Caisse d’épargne) cherche à se démarquer dans le domaine de la protection de l'environnement. En janvier, à l’occasion d’une opération inédite en Europe d’émissions d’obligations vertes pour l’agriculture, le groupe avait établi sa première définition de «l’agriculture durable». Elle représente 14% de son portefeuille agricole.

Bioénergies: le biofioul F30 distribué «d’ici quelques jours» dans tout l’Hexagone

La commercialisation du biofioul F30 (jusqu’à 30% de colza) débutera «d’ici quelques jours» dans tous les départements de l’Hexagone, a indiqué le 15 septembre la FF3C (distributeurs). Un arrêté relatif aux caractéristiques du fioul domestique F30 autorisera sa mise sur le marché, la publication du texte étant «une question de jours», a déclaré en conférence de presse le président Éric Layly. «Il y en aura dans tous les départements», selon lui, «plus de 300 points de vente sont prêts». Entré en vigueur le 1er juillet, un décret prévoit que l’installation de chaudières neuves fonctionnant au combustible liquide reste autorisé à condition d’utiliser du biofioul F30. Les anciennes chaudières peuvent s’y mettre après un changement de brûleur, dont le coût est chiffré autour de 1000 €. Taxé comme un produit pétrolier, le F30 serait 5 à 15% plus cher que le fioul classique, selon les dernières simulations de la FF3C, qui demande un traitement plus favorable via la prochaine loi de finances. La fédération table sur «des projections relativement modérées» en termes de ventes: 100-150 000 m3 en 2024 pour alimenter les chaudières neuves. Prochaines étapes, le lancement du F55 est prévu d’ici à 2028, puis le F100 à l’horizon 2035.

Tomate: des producteurs vont décaler leurs plantations à cause du prix du gaz

Des producteurs de tomates sous serre de la coopérative bretonne Solarenn (25 producteurs, 60 ha de serres) et du groupe sudiste Rougeline (200 producteurs, 300 ha de serres) prévoient de décaler leurs plantations à cause de la hausse du prix du gaz, selon une enquête à paraître ce vendredi dans Agra Presse hebdo. Le gaz naturel est utilisé pour chauffer et déshumidifier les serres pendant les premiers mois de croissance des plants, lesquels sont généralement mis en place entre la fin novembre et la fin décembre. «Cette année, les producteurs qui ont une chaufferie classique (sans cogénération) vont tous planter au mois de mars pour ne pas chauffer pendant l’hiver, car ça leur coûterait beaucoup trop cher», affirme Ronan Collet, membre du conseil d’administration de Solarenn. «Les producteurs en cogénération qui n’ont pas encore contractualisé leur fourniture de gaz se posent aussi la question [de décaler leurs plantations].» Même réflexion en cours chez Rougeline. «Je pense que certaines exploitations vont décaler leurs plantations de trois semaines, un mois ou un mois et demi. (…) On en saura plus d’ici la fin du mois», indique l’administrateur Valéry Goy. Le prix du gaz «a augmenté de 600%» depuis l’été 2021 à aujourd’hui, selon Ronan Collet.

Bovins: la sécheresse et les canicules «accélèrent» la décapitalisation (Idele)

«Sécheresse et fortes chaleurs ont donné un coup d’accélérateur à la décapitalisation, tant en élevage laitier qu’allaitant», note l’Institut de l’élevage (Idele) dans sa note de conjoncture Tendances publiée le 14 septembre. En bovins viande, «au 1er août, le nombre de vaches allaitantes présentes en France était en recul de 3,1%» par rapport à 2021 (à environ 3,55 millions de têtes). Cette baisse atteignait 3% au 1er juin et 2,7% au 1er janvier. Les analystes attribuent cette accélération à «une forte chute des entrées de génisses dans le troupeau de vaches: -7% en juin/2021 et -8% en juillet». Au contraire, «les réformes ne se sont pas accélérées (-1% en juin et -5% en juillet)». «L’offre en gros bovins finis reste toutefois limitée», relativise l’Idele, car «la décapitalisation qui dure maintenant depuis la fin 2016 commence à affecter les abattages» (-4% de vaches allaitantes abattues en août par rapport à 2021). Quant aux bovins lait, ils connaissent une chute de 1,8% des effectifs de vaches laitières au 1er août (environ 3,4 millions de têtes), contre -1,3% au 1er juin. «Les conditions caniculaires et sèches de l’été ont limité la pousse de l’herbe et incité certains [éleveurs] à ajuster le cheptel», explique l’Idele.

Lait: la collecte poursuit son recul et chute au mois d’août (Idele)

La collecte de lait de vache a poursuivi son recul cet été, rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans sa publication Tendances du mois de septembre. En cause, une marge laitière «peu incitative», une «reprise de la décapitalisation» et une météo (canicule et sécheresse) «défavorable» à la production herbagère. En juin, la collecte s’est contractée de 1,4% par rapport à 2021 avec de fortes disparités en fonction des régions. Elle baisse fortement en Nouvelle-Aquitaine (-7%), en Occitanie (-6%) et en Auvergne-Rhône-Alpes (-8%), quand elle progresse dans le Grand-Est (+0,6%) et dans les Pays de la Loire (+1%). Elle fait même un bond de 5% en Bourgogne-Franche-Comté. Après s’être stabilisée sur le mois de juillet, la production a chuté au mois d’août (-2,4%), selon FranceAgriMer. «Cette rechute pourrait s’expliquer par une forte contraction du cheptel en lactation, combinée au nouvel épisode de canicule sur l’ensemble de la France et à une production herbagère négligeable dans presque tous les bassins laitiers».

ZNT: Générations futures attaquera aussi les chartes révisées

Après un travail de recensement sur les sites des préfectures, «nos ONG sont insatisfaites de ces chartes» ZNT (zones de non traitement), résume Générations futures dans un communiqué du 15 septembre. Sur les 95 départements français métropolitains, l’association identifie 74 préfectures dans lesquelles une consultation publique a bien eu lieu sur les chartes révisées. Mais seuls 49 de ces documents auraient déjà été validés par les préfectures comme prévu par la réglementation. Générations futures rappelle aussi que le Conseil d’État, sur un pourvoi de l’association elle-même, avait annulé les premières chartes en exigeant d’inclure les zones accueillant des travailleurs de façon régulière et de prévoir des «systèmes d’information préalable». Mais, dans plusieurs départements, les modalités d’alerte sont «quasi-identiques pour les 35 chartes qui collent au Contrat de solutions» de la profession agricole, regrette l’ONG. Les professionnels, déplore-t-elle, se contentent d’évoquer un site d’information collectif animé par la chambre, faisant des dispositifs individuels une option. Autre reproche: «Plusieurs chartes font une interprétation particulière de la notion de zones d’agrément», en considérant que les traitements sont autorisés sans restrictions de distance près des maisons habitées de manière discontinue «dès lors que le bâtiment n’est pas occupé le jour du traitement et dans les deux jours suivant le traitement». L’association annonce donc en conclusion son intention de déposer des recours dès le 20 septembre contre les chartes déposées avant le 1er août, «puis d’autres suivront».

Agtech: le français Capagro lance un deuxième fonds de capital-risque

Dans un communiqué paru le 8 septembre, la société française de capital-risque annonce le lancement de son deuxième fonds dédié aux start-up européennes opérant dans les nouvelles technologies appliquées à l'agriculture (agtech) et à l'agroalimentaire (foodtech). Pour cette enveloppe de 200 millions d'euros (M€), Capagro a réuni les investisseurs suivants: Avril, LSDH, Terrena, Bel, Crédit agricole et BPIFrance. Les secteurs visés vont «des bio intrants, à la santé animale, en passant par les ingrédients de spécialités jusqu’aux alternatives aux protéines animales et à la santé, sans oublier la robotique et la séquestration de carbone», a détaillé le président directeur général de Capagro, Tom Espiard-Cignaco, dans un entretien accordé à nos confrères d'Agra Innovation. Créé en 2014 par Sofiprotéol, Tereos, BPIFrance, le Crédit agricole et AG2R-La Mondiale, la société Capagro avait d'abord été dotée de 37 M€, atteignant 124 M€ en gestion en 2017 grâce à l’arrivée d'Agromousquetaires, Isagri, Bel, InVivo, LSDH, Terrena, Agrica et Groupama.

Indications géographiques: vers une meilleure protection en Indonésie (Inao)

La direction générale de la protection intellectuelle indonésienne (DGIP) a tranché en faveur de l’association des producteurs de l’AOP «Huile essentielle de lavande de Haute-Provence» et de l’Inao, qui s’opposaient à l’enregistrement de la marque «Huile essentielle de Lavandin de Provence» dans le pays, informe l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) dans un communiqué le 15 septembre. Les requérants estimaient notamment que «la similitude entre la marque et l’appellation pouvait créer une confusion chez le consommateur». La décision des autorités indonésiennes «fera jurisprudence et confortera la protection des indications géographiques (IG) dans le pays», estime l’Inao. Une loi de 2016 sur les marques et les IG impose «en principe» l’enregistrement d’une IG en Indonésie ou le passage par l’intermédiaire d’un accord international pour bénéficier d’une protection dans le pays. Or, Jakarta n’est pas membre de l’Arrangement de Lisbonne, piloté par l’Ompi (organisation mondiale de la propriété intellectuelle) et n’a pas signé d’accord avec l’Union européenne, rappelle le communiqué. «La décision de la DGIP confirme donc que les détenteurs d’une IG pourront faire valoir leurs droits dans le pays même si leur IG n’y est pas formellement enregistrée.»

Flambée de l'aliment: Sanders précise son plan de soutien à l'élevage de 6 M€

Lors d'une conférence de presse au Space le 14 septembre, le leader de l'alimentation animale Sanders (groupe Avril) a précisé le contenu de son plan de soutien à l'élevage de 6 M€. Comme annoncé en avril, il comprendra trois volets. D'après un communiqué, le premier vise à accompagner les projets (création, reprise, extension ou modernisation) des jeunes installés (depuis cinq ans maximum) avec une aide «non plafonnée et proportionnelle au cheptel», d'un montant de 2000 à 100 000 €. Les productions concernées: chèvres laitières, lapins, brebis allaitantes, engraissement de bovins, volailles de chair, porcs (post-sevreurs engraisseurs ou naisseur-engraisseurs). Le deuxième axe s'intéresse à la modernisation des élevages, avec une aide plafonnée à 3000 € par projet et à 15 000 € par exploitation (25 à 75% des investissements maximum). Les dossiers devront s'inscrire dans quatre «grands enjeux majeurs» identifiés par Sanders: sanitaire, durabilité, performances zootechniques et différenciation des produits. Enfin, via le dernier volet, Sanders propose de prendre en charge la moitié de son assurance Sécuripro, qui «permet à l’éleveur de profiter des baisses éventuelles des prix de marché des matières premières». «Toutes les demandes doivent être adressées impérativement avant le 31 décembre 2022», précise Sanders.

Caprins: l'interprofession alerte sur le manque d'installations en filière longue

Pour sa deuxième participation au Space du 13 au 15 septembre, l’Anicap (interprofession caprine) a mis l’accent sur le renouvellement des générations: un enjeu essentiel pour accompagner la croissance des marchés et anticiper les départs en retraite, ont expliqué les représentants de la filière à Agra Presse. «La pyramide des âges est plutôt favorable. Nous avons plus de jeunes que dans d’autres filières», pose d’abord la directrice de l’Anicap, Marilyne Le Pape. Cependant, la dynamique d’installation n’est pas suffisante, d’autant plus que les installations se font principalement sur des modèles fermiers. «Nous avons la particularité d’avoir la moitié des éleveurs qui livrent leur lait à des laiteries et l’autre moitié qui transforment à la ferme», précise Mickaël Lamy, éleveur dans le Maine-et-Loire et représentant de la coopération laitière au sein de l’Anicap. Or, les industriels craignent de manquer de lait à collecter dans les années à venir si les futurs éleveurs caprins ne s’installent pas en filière longue. «La nouveauté dans notre communication est de parler de devenir éleveur de chèvres en tant que salarié, dans des groupements d’éleveurs, par exemple. C’est une opportunité à laquelle on ne pense pas forcément, alors que les besoins d’astreinte et de remplacement sont importants», indique Marilyne Le Pape.

Numérique: usages et attentes «en partie spécifiques» dans la bio (étude)

Dans une étude parue dans le numéro de septembre des Annales des Mines, trois chercheurs de l'Inrae affirment que les acteurs de l’agriculture biologique ont, pour les technologies numériques, «des attentes, des perceptions, des projets et des usages en partie spécifiques». Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont interrogé une quarantaine d'acteurs de la filière bio, et presque une centaine d'agriculteurs d'Occitanie, dont 40% en bio. Ils constatent que les bio attendent que «les technologies numériques soient peu coûteuses, réflexives plutôt que prescriptives, favorisant la conception systémique des modèles de production.» Les auteurs considèrent que «ces différences d’attentes sont toutefois peu perçues par les entreprises du numérique, qui ont tendance à considérer que leurs technologies sont adaptées à tous les modèles agricoles». Et d'alerter sur un «risque de renforcer l’orientation des technologies vers les seules attentes et besoins de l’agriculture conventionnelle, conduisant à des effets de sélection ou d’exclusion d’autres modèles.» Si les chercheurs notent globalement des «points d'opposition» entre l'AB et le numérique, ils observent aussi un usage croissant des technologies numériques de communication (p.ex. réseaux sociaux) en bio, ou même de production (téléguidage, logiciel de gestion parcellaire) dans les exploitations liées à l'«industrialisation de l’agriculture biologique».

Agenda de la semaine agricole du 19 septembre 2022

Dimanche 18 septembre
Salon Natexbio à Lyon, jusqu'au 20 septembre

Mardi 20 septembre
Conférence de presse de rentrée de la Fnil (industrie laitière)
Assises de la Fict (industrie de la charcuterie)
Conférence de presse de Yara (engrais azotés)
Les députés de la Coméco auditionnent Roland Lescure, ministre délégué à l'Industrie
Salon CFIA (agroalimentaire) à Toulouse, jusqu'à jeudi
Voyage de presse organisé par Saint-Mamet, à la suite de son rachat par AgroMousquetaires
Voyage de presse organisé par Limagrain sur la filière blé
Projection presse du documentaire Mission régénération (où apparaissent notamment G. Bündchen et S. Le Foll)

Mercredi 21 septembre
Congrès de Culture viande (industrie de l'abattage-découpe)
Les députés de la Coméco auditionnent Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture
La région Île-de-France présente son plan d'adaptation climatique, dont un volet agricole
Conférence de presse de rentrée de la Coopération agricole
Conférence de presse de rentrée de l'interprofession des vins de Bourgogne
Salon bio La terre est notre métier, à Retiers (Ille-et-Vilaine)
Voyage de presse organisé par Auchan sur la filière Veau de l'Aveyron

Jeudi 22 septembre
Journée technique Tomates-concombres (CTIFL)
Conférence de presse d'Interfel (fruits et légumes frais) sur la hausse des prix de l'énergie
Conférence de presse pour les 20 ans de l'IGP Pruneaux d'Agen
Assemblée générale du Synalaf (volailles Label rouge et bio)
Conférence de presse de la volaille du Bourbonnais AOP, à Clermont-Ferrand
Visioconférence de la Safer Occitanie sur le foncier et les émissions carbone

Vendredi 23 septembre
Lancement de la stratégie de transformation écologique d'UniLaSalle (enseignement)
Assemblée générale de Fedelis (produits sous Label rouge, IGP et STG)