Installation: aux Terres de Jim, Macron proposera un «pacte» à la profession
Lors de son déplacement aux Terres de Jim le 9 septembre à Outarville (Loiret), le président de la République «viendra proposer à l’ensemble de la profession agricole et des acteurs engagés sur ce sujet, un pacte de renouvellement et d’avenir pour l’agriculture», indique l’Élysée. Ce pacte, précise l’entourage du président, dessinera une trajectoire jusqu'à 2030, et «se traduira notamment mais pas exclusivement par la discussion d’une loi sur l’orientation et l’avenir agricole». Une concertation devrait être lancée prochainement «pour permettre aux acteurs de faire des propositions sur la formation, l’investissement, la transmission et les questions foncières», en vue d’aboutir «au second semestre 2023». Ce chantier, selon l’entourage du président, devra également «préparer les agriculteurs au climat de demain». Il devrait avancer parallèlement à la «planification écologique» promise par Emmanuel Macron, «qui déclinera et mettra en œuvre les conclusions du Varenne de l’eau», tant sur la gestion de la ressource que sur les plans d’adaptation par filière et par territoire. Aucune annonce ne serait en revanche prévue sur l’assurance, alors que la profession attend les derniers arbitrages. «L’affinage technique est en cours, en vue de proposer un contrat multirisque à chaque agriculteur dès le 1er janvier 2023», rassure l’Élysée. La loi d’avenir agricole avait été évoquée pour la première fois par le président en campagne pour sa réélection au salon de l’agriculture début 2022.
Transport animal: l'Efsa propose des limites de températures et d'espace pour chaque espèce
Dans une série d’avis sur l’amélioration du bien-être animal pendant leur transport, publiée le 7 septembre, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) propose d’allouer davantage d'espace, d’abaisser les températures maximales et de réduire la durée des trajets. Pour chaque espèce évaluée (bovins, petits ruminants, équidés, porcs, volaille, lapins) des seuils différents sont suggérés à la Commission qui prépare des propositions législatives, attendues fin 2023, sur le renforcement du bien-être des animaux à tous les échelons de la chaîne de production (ferme, transport, abattage). Par exemple pour les bovins une température maximale de 25° C et un espace de 1,79 m2 par animal sont proposés. L’Efsa ne se prononce par contre pas sur une durée maximale stricte de transport mais propose des fourchettes pour chaque espèce : 8 à 12 heures pour les porcs, 9 à 12 heures pour les bovins, 12 heures (pause comprise) pour les volailles et les lapins. Et «pour les poussins d'un jour, la seule façon d'éviter toute conséquence sur le bien-être est de transporter les œufs fécondés et de les faire éclore dans l’élevage de destination», estime l’Efsa.
Influenza: la production de volailles de chair attendue à -10% en 2022 (Anvol)
En raison de l’épizootie d’influenza aviaire, la production française de volailles de chair devrait reculer de 9,7% en 2022 (par rapport à 2021), a annoncé l’interprofession Anvol le 7 septembre en conférence de presse. En valeur, les pertes atteindraient presque 500 millions d’euros (M€), dont 370 M€ en sortie d’élevage et 110 M€ d’export de génétique. Quelque 20 millions de volailles, dont 12 millions de volailles de chair ont été abattues pour tenter de freiner l’épizootie. «L’impact de l’influenza est très inégal selon les espèces», rappelle le président d’Anvol Jean-Michel Schaeffer. Les plus touchées ont été celles très présentes en Pays de la Loire, épicentre de la deuxième vague au printemps, à savoir le canard à rôtir (-30,3%) et la pintade (-17,7%), mais aussi la dinde (-17,7%). Quant au poulet (première volaille produite en France), il a été moins affecté avec une production en recul de 3,3%. Une baisse suffisante pour empêcher la filière de profiter à plein de la reprise de la consommation, de plus en plus approvisionnée par les importations.
Volailles de chair: début 2022, un poulet sur deux consommés en France est importé
Sur les cinq premiers mois de 2022, les importations de viande de poulet ont représenté 49% de la consommation française, alerte l’interprofession des volailles de chair Anvol lors d’une conférence de presse le 7 septembre. Le poulet est la première espèce concernée par la «recrudescence des importations» après un ralentissement en 2020 en raison de la Covid-19. Sur l’ensemble des volailles, la part des importations se chiffre à 43% sur les cinq premiers mois de 2022 (contre 34% en 2020 et 39% en 2021). Les importations de viande de poulet progressent en provenance de la Pologne (+22%) et de la Belgique (+21%, avec une part importante de réexpédition), mais surtout du Brésil (+180%) et de l’Ukraine (+122%). La filière s’estime «piégée» par la suspension pour un an des droits de douane sur le poulet venant d’Ukraine, décidée le 24 juin par l’UE en soutien à Kiev. «Depuis juin, c’est la déferlante», déplore Gilles Huttepain, vice-président d’Anvol, prédisant que les exportations ukrainiennes vers l’UE pourraient atteindre 180 000 t (à comparer au quota d’importations à droit de douane nul prévu à 70 000 t).
Volailles de chair: 5 à 7% de hausses à faire passer liées à la flambée de l’énergie
En conférence de presse le 7 septembre, l’interprofession des volailles de chair Anvol a indiqué que les industriels devront faire passer d’ici la fin de l’année des hausses de prix allant de 5 à 7% en raison de la flambée de l’énergie. Une première estimation qui doit être affinée. La hausse des prix du gaz et de l’électricité affecte surtout les transformateurs, et dans une moindre mesure les éleveurs (l’énergie représente 3,4% du coût de production d’un poulet). «Certaines espèces [de volailles] annoncent jusqu’à 9% de hausses», précise le vice-président d’Anvol Gilles Huttepain. «Après le premier mur des matières premières arrive le deuxième mur, celui de l’énergie», résume de son côté Jean-Michel Schaeffer, le président d’Anvol. Dans le cadre des renégociations commerciales liées à la guerre en Ukraine, la filière volailles a déjà fait passer entre 30 et 35% de hausses de prix aux distributeurs. Entre le premier trimestre 2020 et le premier trimestre 2022, le coût de production d’un poulet a gonflé de 45 à 50% (sortie élevage), porté notamment par un quasi-doublement du prix de l’alimentation animale (deux tiers du coût de production).
Restauration collective: partenariat entre la Coopération et Compass, notamment sur les débouchés
La Coopération agricole (LCA) et l’un des acteurs majeurs de la restauration collective sous contrat, Compass Group, ont signé une convention pour «la pérennité des filières alimentaires», annonce un communiqué du 7 septembre. À l’horizon 2030, le géant de la restauration collective — qui s’approvisionne déjà à 80% en France — veut réaliser 60% de ses achats auprès des coopératives agricoles françaises pour les produits laitiers, viandes, céréales, fruits et légumes. Le groupe délivre 171M de repas par an dont 30 000 chaque jour dans les cantines scolaires. Son partenariat avec LCA est déployé, dans un premier temps, dans les 25 écoles d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Avec trois objectifs: «créer du lien entre deux secteurs interdépendants», «capitaliser sur le modèle coopératif pour avancer collectivement» et «répondre aux enjeux de rémunération des agriculteurs». Pour réaliser ce dernier objectif, la convention prévoit de garantir «des débouchés et des achats en volume» aux producteurs «tout en accompagnant l'émergence de nouvelles filières (boeuf français, légumineuses, légumerie)».
Assurance: la Conf’ dénonce, la FNSEA espère encore une rallonge budgétaire
Dans un communiqué le 7 septembre, la Conf’ accuse la FNSEA d’avoir «torpillé» la troisième conférence des filières qui a eu lieu la veille au soir pour trancher sur les modalités techniques de l’assurance et de la solidarité nationale (seuils et taux), et qui n’a finalement abouti à aucune décision. «[La FNSEA] continue d'exiger une prise en charge par l'Etat la plus faible possible pour les non-assurés exerçant dans les quatre productions assurables», s’indigne la Conf’. «Si l'annonce de ces derniers arbitrages a été officiellement reprogrammée la semaine prochaine lors d'une réunion de la Codar, en réalité tout va se jouer en amont, lors d'une ultime réunion bilatérale DGPE/FNSEA», poursuit le syndicat minoritaire, enjoignant le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau à «ne pas céder». La FNSEA défend publiquement un taux d’indemnisation publique de 45% pour les non-assurés, comme envisagé par le Parlement. Mais, à l’unisson avec ses associations spécialisées, elle défend aussi de nombreux autres critères pour développer l’assurance. Or, pour financer tout cela, l’enveloppe promise de 600 millions d’euros ne suffit pas et, à moins d’évoluer, conduira à faire des choix. Le 30 août, la FNSEA estimait qu’il manque 150 millions d’euros annuels pour financer une réforme à la hauteur de ses espérances. Le syndicat majoritaire espère encore convaincre les plus hautes sphères de l’Etat de rallonger l’enveloppe.
Elevage et climat: une ville néerlandaise bannit la publicité pour la viande
Haarlem, aux Pays-Bas, veut devenir la première ville au monde à bannir des publicités pour la viande dans l’espace public en raison de son impact climatique, selon une mesure qui doit entrer en vigueur en 2024 d’après les informations de l’AFP. La mesure portée par le parti écologiste GroenLinks avait été adoptée par le conseil municipal de Haarlem fin 2021. Elle était passée inaperçue jusqu’à la semaine dernière, après que les opérateurs publicitaires ont été notifiés de la prochaine interdiction. «Gagner de l’argent en tant que municipalité en louant son espace public à des produits qui accélèrent le réchauffement climatique va à l’encontre de la politique de la ville», a déclaré à l’AFP mercredi Ziggy Klazes, conseillère municipale GroenLinks. Une fois mise en œuvre, la mesure ferait de Haarlem «la première ville des Pays Bas et même d’Europe (et du monde en fait) à interdire la publicité pour la mauvaise viande dans les espaces publics», a souligné Mme Klazes. L’interdiction devrait cibler toute la viande «bon marché issue de l’élevage intensif» et inclure les publicités des chaînes de restauration rapide, estime-t-elle auprès de l’AFP. Le cadre juridique de l’interdiction resterait néanmoins à construire.
Psychotropes: les agriculteurs moins consommateurs que la population française
Les agriculteurs consomment moins de psychotropes que l'ensemble de la population française, à âge et sexe identique, selon une cartographie de la MSA portant sur les pathologies en 2019. Publiée en mai 2022, l'étude révèle une sous-consommation de psychotropes de l’ordre de 6% chez les non-salariés agricoles (agriculteurs, conjoints collaborateurs et aides familiaux, NDLR) souffrant ou non de pathologies psychiatriques. Une fiche complémentaire de la MSA portant sur l’année 2019, publiée en décembre 2021, se focalise sur les consommateurs de psychotropes hors pathologies psychiatriques. D’après cette fiche, le taux de prévalence de la consommation de psychotropes chez les non-salariés agricoles (NSA) a baissé entre 2015 et 2019, passant de 172,6 pour mille (‰ ) à 153,4‰. Cette année-là, les NSA consommateurs de psychotropes ont eu principalement recours aux anxiolytiques (110 382 utilisateurs, pour un taux de prévalence de 88,1‰ ) et aux traitements antidépresseurs ou régulateurs de l’humeur (90 545 utilisateurs, 72,3‰ ). Dans une moindre mesure, les NSA ont consommé des traitements hypnotiques (45 955 utilisateurs, 36,7‰ ) et des neuroleptiques (13 403 utilisateurs, 10,7‰).
Vin : la production estimée à 44 Mhl, proche de la moyenne sur cinq ans (ministère)
Le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) estime la production viticole à 44 Mhl, «un niveau supérieur à la faible récolte de 2021, et proche de la moyenne 2017-21», a-t-il indiqué le 7 septembre. «Après la faible récolte 2021 amoindrie par un épisode sévère de gel au printemps, la production repartirait à la hausse», évolution qui concernerait «l’ensemble des catégories de vins, à l’exception des vins pour eaux de vie», selon une note. «La sécheresse limite les volumes de production viticole dans certains bassins, souligne Agreste. En Champagne, dans le Jura et le Sud-Est, la récolte dépasserait la moyenne quinquennale» (de respectivement 33 %, 54 %, 14 %). Le Sud-Ouest apparaît comme le moins bien loti, avec une production en retrait sur un an (-3 %) et «nettement inférieure au niveau moyen quinquennal» (-17%). Également à la baisse, les Charentes (-8% par rapport à 2021, -2% par rapport à 2017-21) ont notamment souffert de la grêle en juin. Le vignoble de Bourgogne-Beaujolais connait une progression sur un an (+46 %) et par rapport à la moyenne quinquennale (+5 %).
Négociations commerciales: Leclerc accuse la FNSEA et l’industrie de faire «alliance»
Invité le 7 septembre sur le plateau de BFMTV, Michel-Edouard Leclerc, a affirmé qu’il existe «une alliance objective, depuis longtemps» entre la FNSEA et l’industrie agroalimentaire. «Ils ont obtenu une loi, la loi de la FNSEA avec LREM», a-t-il poursuivi au sujet d’Egalim 2. Le patron des magasins Leclerc s’agace de «jouer le méchant» dans les négociations commerciales. «Il serait peut-être temps que les industriels aussi renégocient en amont leurs matières premières, les prestations, les équipementiers, etc», estime le distributeur. Sur la même antenne, le 30 août, Christiane Lambert demandait aux distributeurs de relever le prix de la brique de lait au-dessus des 1€/l. «Elle confond le prix d’achat et le prix de vente», rétorque Michel-Edouard Leclerc. «Nous entendons les agriculteurs dire qu’ils ne sont pas assez payés, mais nous achetons à Danone, à Nestlé, à Yoplait. Nous ne savons pas ce qu’ils reçoivent. Les fournisseurs ne sont pas transparents». Il assure cependant que la loi Egalim 2 sera respectée par les négociateurs de l’enseigne.
Flambée des intrants: la CR alerte sur des baisses de cheptel et d’emblavement
Sécheresse, hausse des coûts pour nourrir le bétail, acheter des engrais : la Coordination rurale (CR) a alerté le 7 septembre sur des baisses de cheptel bovin et des semis en grandes cultures. «Un nombre important de vaches ont été mises à la réforme», a souligné en conférence de presse Natacha Guillemet, responsable Elevage, pour qui une «décapitalisation» s’opère. En cause, une production fourragère déficiente et des factures qui explosent en aliments pour bovins, selon elle. Dans le lait, «les éleveurs perdent de l’argent» et en viande, des prix favorables incitent à vendre plus d’animaux. La conjoncture est aussi tendue en grandes cultures, juge la CR. D’après ses calculs, les producteurs de blé travaillent en dessous de leur coût de production, à 290 €/t contre un prix de vente à 281 €/t. «On subit une forte hausse des intrants», a expliqué Damien Brunelle, président de France Grandes cultures. Dans des régions, notamment en zones intermédiaires, certains se posent la question: «Faut-il emblaver, vu les prix» des engrais, a-t-il témoigné. La CR réclame des aides à la trésorerie pour supporter l’actuelle sécheresse, comprenant à la fois des allègements de charges sociales et taxes foncières et une année blanche en remboursement de prêts.
Céréales ukrainiennes: Poutine dénonce les achats de l'UE
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé le 7 septembre que les exportations de céréales ukrainiennes allaient majoritairement vers les pays européens et non pas vers les pays pauvres, ce qui pose un risque de «catastrophe humanitaire». «Presque toutes les céréales exportées d'Ukraine sont envoyées non pas aux pays en développement et aux pays les plus pauvres, mais aux pays de l'Union européenne», a déclaré M. Poutine lors d'un forum économique à Vladivostok (Extrême-Orient russe). Ces déclarations sont nettement nuancées par le décompte du Centre de coordination conjointe (CCC) d'Istanbul qui supervise le corridor maritime ouvert le 1er août et dont les données, communiquées à l'AFP, indiquent que 36% des exportations ukrainiennes ont été destinées à des pays européens - et non la majorité. «Le premier pays bénéficiaire est de loin la Turquie», avec 20% des exportations totales, souligne Damien Vercambre, courtier chez Inter-Courtage. «L'Espagne est le pays européen qui a le plus importé de maïs, pour compenser le manque d'aliment pour bétail lié à la sécheresse de cet été, suivi de l'Italie. Le maïs est le produit le plus exporté d'Ukraine parce qu'il restait de gros stocks à sortir», a-t-il expliqué. «Pour le blé, les exportations sont faibles. La première destination reste la Turquie, suivie des pays les plus fragiles (Égypte, Soudan, Yémen, Somalie, Djibouti)», a-t-il dit.
Produits laitiers: Valérie Blandin, élue présidente des Maîtres Laitiers du Cotentin
La coopérative Les Maîtres Laitiers du Cotentin a annoncé, dans un communiqué du 7 septembre, l’élection de Valérie Blandin en tant que présidente du conseil d’administration. Installée à Gourbesville (Manche), cette productrice de 41 ans est diplômée de Math Sup et avait intégré le conseil d’administration de la coop’ en 2017. Elle avait ensuite été portée à la vice-présidence déléguée en octobre 2020. Son prédécesseur Christophe Levavasseur a quitté ses fonctions après 22 ans de présidence à l’issue de l’Assemblée générale de la coopérative normande, le 6 septembre. Le groupe Les Maîtres Laitiers du Cotentin a réalisé un résultat net de 19,4M€ sur l’exercice 2021/2022. Son chiffre d’affaires atteint 1,9Md€ sur la même période. La collecte globale s’élève à 471 millions de litres de lait, soit une évolution de plus de 7,9 millions de litres et un prix du lait (toutes primes et qualités comprises) à 396,25€/1000l.
Ministère de l’agriculture: Benoît Bonaimé nommé directeur de la DGER
Actuellement directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Agriculture (chargé des relations sociales), Benoît Bonaimé a été nommé directeur de la DGER (direction de l’enseignement et de la recherche) du ministère, d’après le compte-rendu du Conseil des ministres du 7 septembre. Il remplacera Valérie Baduel, nommée à la DGER en décembre 2020. Âgé de 45 ans, M. Bonaimé est diplômé de l’Enitiaa de Nantes (école d’ingénieur des techniques industrielles agricoles et alimentaires) et titulaire d’un master en sciences de gestion (Montpellier 1). Entré au cabinet du ministre en 2018, il a été nommé directeur adjoint par Julien Denormandie en août 2020, rappelle le site du ministère. Après des premiers postes dans l’enseignement supérieur, son parcours l’a mené en Angola et au Laos pour le ministère des Affaires étrangères, avant d’atterrir Rue de Varenne en 2015.
Vin : disparition du négociant Louis-Fabrice Latour
Louis-Fabrice Latour s’est éteint le 5 septembre, selon un communiqué du BIVB (interprofession des vins de Bourgogne) dont il a été président de 2013 à 2021 parmi d’autres mandats et notamment à la tête de la Fneb (négociants-éleveurs), de la FEVS (exportateurs). Il était le dirigeant de la maison de production et de négoce Louis Latour, à Beaune (Côte-d'Or).
Sécheresse: un été hors norme pour l’élevage du Massif central (chambres)
Première coupe de foin amputée de «45 à 75%», animaux à la ration hivernale depuis juin, pénurie de fourrages: lors d’une conférence de presse le 6 septembre, la vice-présidente de Chambres d’agriculture France (ex-APCA) Christine Valentin a détaillé l’impact de la sécheresse «très forte et très précoce» sur l’élevage du Massif central. Dans les prairies montagneuses, en l’absence de deuxième ou troisième coupe, «on espère faire pâturer les animaux à l’automne, on se limitera là», explique celle qui préside la chambre d’agriculture de Lozère. Et d’ajouter que «dans le Cantal, les animaux sont descendus des estives et sont à l’affouragement.» En raison de ces difficultés à nourrir les troupeaux, l’élue des chambres observe «un peu de décapitalisation», qui reste «plutôt maîtrisée». Les chambres d’agriculture ont accompagné les éleveurs en réalisant des bilans fourragers pour «anticiper les achats» de fourrages à l’extérieur. Une opération rendue complexe par la pénurie de fourrage, car «les canicules ont fortement endommagé la production de maïs fourrage». Les conseillers des chambres ont aussi incité les agriculteurs à implanter du sorgho ou du ray-grass derrière les cultures d’hiver, après la moisson.