L’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (Afaup) a réagi, le 15 février sur son site internet, à une publication de la revue Nature indiquant que ce type d’agriculture serait une forte émettrice de CO2. Les chercheurs ont mené une analyse du cycle de vie de 73 sites d’agriculture urbaine (55 jardins individuels amateurs, 9 jardins collectifs et 7 fermes urbaines professionnelles) et conclut que ces projets émettent six fois plus de carbone que l’agriculture conventionnelle. L’Afaup souligne «le faible impact environnemental des sept fermes urbaines professionnelles analysées. Une évaluation des coûts et bénéfices serait plus appropriée pour saisir pleinement l’impact de l’agriculture urbaine.» Cependant, l’association ne nie pas pour autant l’impact carbone des projets d’agriculture urbaine: «Il restera significatif tant que la précarité du régime foncier urbain persistera». Pour elle, cet état de fait renvoie au besoin de retirer des terres agricoles du marché immobilier afin de garantir le développement de la formule. «L’agriculture urbaine ne peut être réduite à sa dimension productive. Elle apporte des bénéfices sociaux, des bénéfices écologiques, des bénéfices économiques mais aussi esthétiques qui sont tout aussi importants pour évaluer l’intérêt de l’agriculture urbaine» conclut l’Afaup.
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