Après deux années perturbées par les maladies vectorielles, la prochaine saison des broutards, qui commencera à l’automne, devrait être marquée par de meilleures disponibilités. Au 1er août, les effectifs de mâles de six à douze mois nés de mère allaitante progressent de 5 % sur un an, à 631 000 têtes (-1 % par rapport à 2024), indique Caroline Monniot, responsable du service Économie des filières à l’Idele, à Agra Presse. Tous ne pourront pas être exportés en vif, car « certains de ces animaux sont déjà mis en place [dans des ateliers d’engraissement] en France ». Pour les plus jeunes animaux (0-6 mois, nés entre février et juillet), les effectifs sont équivalents à 2025, et en recul de 8 % par rapport à 2024. Ce qui peut s’expliquer par la baisse tendancielle du cheptel et par l’effet de traine des maladies vectorielles de l’automne 2024 (décalage des naissances). Du côté de la demande européenne, Caroline Monniot perçoit du « dynamisme » pour la rentrée, après un été où la consommation a été « atone » en raison de la chaleur. Les exportateurs français ont « fait un bon été » vers les deux principales destinations, selon elle, avec 153 000 bovins exportés en Italie (+5 %) et 93 000 en Espagne (+4,5 %) sur les semaines 27 à 36 (du 29 juin au 6 septembre) ; les cours, après une chute au printemps, « se sont stabilisés » ces dernières semaines.
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