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Pêches : le ministère annonce une légère hausse, l'AOPn reste prudente

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Selon les prévisions du ministère de l’Agriculture (Agreste) au 1er septembre, la production française de pêches, nectarines, brugnons et pavies atteindrait près de 222 000 tonnes en 2026, soit 1 % de plus qu’en 2025 et 3 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. Un chiffre que l’AOPn pêches-nectarines-abricots ne valide pas, en raison de méthodes de calcul différentes. L’organisation, qui prévoit encore deux semaines de production, indique à Agra presse le 9 septembre qu’il est trop tôt pour arrêter des volumes. Selon Agreste, les canicules successives ont peu affecté les quantités produites, mais les calibres sont parfois plus petits qu’attendu. Les vergers sont aujourd’hui largement irrigués et le pêcher est une espèce résistante à la chaleur, souligne le ministère. Dans le détail, la production en Occitanie devrait se situer légèrement au-dessus de celle de 2025 (+2 %). En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la production devrait progresser de 2 % sur un an et de 9 % par rapport à la moyenne quinquennale. Dans la vallée du Rhône, la baisse des surfaces devrait entraîner un repli de 4 % de la production, malgré des rendements stables sur un an. Côté marché, la consommation s’est montrée particulièrement « dynamique », tandis que les prix des pêches et nectarines se sont maintenus à un niveau élevé, dépassant de 6 % ceux de 2025 et de la moyenne quinquennale 2021-2025.