«L’agrivoltaïsme et l’agriculture doivent être dans une recherche d’équilibre absolu», a déclaré Annie Genevard le 15 janvier, lors d’un débat sur la crise agricole à l’Assemblée nationale. Avant d’ajouter: «Je ne peux pas vous dire aujourd’hui “pas du tout d’agrivoltaïsme” – même si je serais tentée, je ne le vous cache pas, de le dire. Mais enfin, je suis réaliste, je sais que ce n’est pas accessible.» La ministre de l’Agriculture répondait à une question du député LFI Christophe Bex. Sur le fond, la locataire de la Rue de Varenne estime que «que jamais, jamais, l’agriculture ne doit devenir un sous-produit de l’énergie. Jamais. La fonction première de la terre, c’est de produire de l’alimentation pour nourrir la population.» Pour Mme Genevard, «on a des énergéticiens très habiles pour appâter, particulièrement dans les territoires où l’agriculture ne fournit pas un revenu suffisant». «Je ne veux pas que l’agriculteur soit placé devant ce choix très difficile [entre production d’énergie et alimentaire] et pour lequel nous n’avons pas à le juger», a-t-elle encore martelé. Après que la loi Aper a fixé le cadre général de l’agrivoltaïsme, une proposition de loi est attendue sur le partage de la valeur, issue d’un groupe de travail ad hoc sous la houlette de Pascal Lecamp (EPR, Vienne).