Le 6 janvier, le député LREM de la Haute-Garonne Mickaël Nogal a assuré à l’AFP qu’il démissionnerait de ses fonctions parlementaires avant de prendre la direction générale de l’association nationale des industries alimentaires (ANIA), répertoriée comme lobby. Il avait déjà annoncé en décembre qu’il ne serait pas candidat aux élections législatives de juin. La veille, l’annonce de sa nomination en tant que n°2 de l’association avait suscité de vives critiques d’élus de gauche et d’ONG. «Fusion de La République En Marche et des lobbies : épisode 529», commentait Greenpeace sur son compte Twitter, estimant que cette nomination est «un beau cadeau pour ce lobby, qui est l'un des plus puissants du secteur». Le communiqué de l’ANIA précisait que le nouveau directeur prendrait ses fonctions le 1er mars, après la fin de la session parlementaire, mais pas s’il démissionnerait avant la fin de son mandat. Or, depuis 2016, la loi Sapin 2 interdit aux parlementaires d’exercer une activité représentant des intérêts. Passé notamment par Orangina France, Mickaël Nogal déclare s’être «déporté» des sujets agroalimentaires pendant sa mandature. Il a cependant été impliqué dans deux textes clés pour le secteur en tant que rapporteur de la loi Climat et vice-président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée, chargée d’examiner la loi Egalim.
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