Avec la participation de l’État via France 2030, l'association PADV (Pour une agriculture du vivant) a lancé en début d’année, une «feuille de route collaborative» intitulée Covalo, qui doit permettre de financer et d'accélérer, à l’échelle des territoires, la diffusion des pratiques agroécologiques. Pour ce faire, PADV développe des «coalitions territoriales», qui s’appuient sur des partenariats public-privé. Elle a été lancée dans les Hauts-de-France en début d'année, et aujourd’hui dans cinq autres régions. Si dans les Hauts-de-France, PADV est le chef de file du projet, dans les autres régions, ce rôle a été confié à des coopératives ou à un négoce: Cavac, Natup, Terrena, Val de Gascogne et Soufflet Agriculture. L'objectif est de «créer du lien sur les territoires» entre les différentes parties prenantes (économiques, institutionnelles, politiques...) pour construire «un socle commun d’outils agroécologiques et bas carbone». L’idée est d’identifier de «nouvelles pratiques pour régénérer les sols et les écosystèmes, sécuriser la résilience des filières agroalimentaires françaises, faciliter la planification écologique des territoires», tout en soutenant économiquement les agriculteurs pour les services écosystémiques rendus. Ce projet espère, d’ici à 2028, mobiliser près de 5000 agriculteurs et 600 acteurs de l’écosystème agricole. À terme, l’objectif est de bâtir et de déployer à grande échelle des protocoles validés scientifiquement. (Anne Gilet)
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