Le groupe néerlando-suisse DSM-Firmenich va se séparer de sa nutrition animale et de ses vitamines pour le bétail, un segment très volatil, annonce-t-il le 15 février en marge de ses résultats annuels, plombé par ce pan d'activités. Ce dernier obéit «à une dynamique différente du reste du groupe», a souligné ce fabricant d'ingrédients pour la parfumerie et saveurs pour l'industrie agroalimentaire dans un communiqué, ce qui est «devenu encore plus apparent avec les défis sans précédent sur le marchés des vitamines», a-t-il reconnu. Basé à Kaiseraugst, près de Bâle en Suisse, cette activité a généré un chiffre d'affaires de plus de 3 milliards d'euros l'an passé et emploie 6.000 personnes. «C'est un moment difficile», a déclaré son directeur général, Dimitri de Vreeze, qui estime qu'il s'agit d'une activité «fantastique», mais une séparation sera «meilleure à la fois pour ces activités et ses employés», a-t-il ajouté dans le communiqué. Le groupe va soupeser «toutes les options» pour procéder à cette scission, qu'il espère réaliser en 2025. Le groupe est devenu un des nouveaux géants des ingrédients de parfumerie et agroalimentaires depuis la fusion en mai du néerlandais DSM avec l'entreprise familiale suisse Firmenich, en faisant un concurrent de poids pour rivaliser avec l'américain IFF et le suisse Givaudan. Mais moins de deux mois après ce rapprochement, le groupe avait annoncé une restructuration des activités de vitamines, qui ont souffert d'un mouvement de déstockage et de pressions sur les prix.
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