La part des protéines végétales dans l’alimentation des seniors peut être augmentée de deux tiers (dans la part totale des protéines consommées) sans compromettre leurs besoins nutritionnels, à condition de maintenir une consommation suffisante en produits laitiers et en produits de la mer, rapporte une étude menée par l’Inrae et AgroParisTech, publiée dans la revue The American Journal of Clinical Nutrition le 28 août. Ce travail part d’un constat : les personnes âgées de plus de 65 ans ont des besoins plus élevés en protéines et en acides aminés. Or, ces composés sont moins présents dans les produits végétaux que dans les produits animaux. Afin de garantir un apport adéquat en nutriments et de minimiser le risque de maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers), les chercheurs ont modélisé différents régimes, plus ou moins végétalisés, à partir des données de l’enquête Inca 3, qui évalue les habitudes de la population française. Leurs résultats montrent toutefois qu’au fil de l’augmentation de la part de protéines végétales, certains nutriments (iode, calcium, fer, vitamines A et B12) sont plus difficiles à équilibrer. Aussi, les chercheurs recommandent d'enrichir certaines aliments ou de recourir à des compléments alimentaires au de-là de deux tiers de protéines végétales.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…