Depuis l'élection de Javier Milei en novembre 2023, le nouveau gouvernement argentin a pris plusieurs décisions importantes pour le secteur agricole et alimentaire argentin. Un décret d’urgence a été promulgué le 29 décembre revenant sur deux mesures qui visaient à protéger le pouvoir d'achat des Argentins. D’une part, les prix du marché intérieur argentin ne sont plus contrôlés par l’État fédéral; le gouvernement a supprimé le programme Precios cuidados (Prix soignés) qui plafonnait les hausses de prix des denrées alimentaires de base. D'autre part, les volumes de blé et de maïs destinés à l’export, plafonnés par le gouvernement depuis une dizaine d’années, ne le sont plus. À la grande déception des agriculteurs argentins, le gouvernement de Javier Milei n’a toutefois pas tenu sa promesse de campagne de baisser les taxes prélevées sur les exportations de grains. Il a même eu le projet d’augmenter celles-ci de 7% à 15% (de la valeur FOB) sur le tournesol, et de 12% à 15% sur le maïs et le blé. Autre promesse non tenue: la dollarisation, qui n'a pas vu le jour jusqu'à présent. Enfin, le secrétariat d’État argentin à l’Agriculture a été remplacé par un secrétariat à la Bioéconomie. Quant au secrétariat d’État à l’Agriculture familiale, qui s’occupait des affaires paysannes, avec un budget de tout temps dérisoire, il a été dissous.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…