Alors que se tient une nouvelle mobilisation «anti-bassines» à Melle (Deux-Sèvres), les divergences sont toujours vives entre adversaires et partisans de ces retenues d’eau pour l’irrigation agricole. Opposé aux «méga-bassines», le Modef annonce qu’il sera présent lors de cette mobilisation «pour débattre et défendre un juste partage de l’eau», dans un communiqué du 16 juillet. Le syndicat agricole appelle notamment à la mise en place d’un «moratoire sur les bassines», arguant que l’irrigation doit être considérée comme «une assurance sécheresse pour compenser le déficit en eau, au lieu de l’utiliser comme moyen pour produire plus». À l’inverse, les Irrigants de France – organisation qui compte parmi ses membres l'AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) –, appelle les pouvoirs publics «à agir pour mettre fin à l’impunité et faire respecter le droit des agriculteurs à exercer leur métier sans être la cible d’attaques incessantes», rapporte un communiqué du 15 juillet. «Ces infrastructures en plus de garantir un accès à l’eau à un grand nombre d’exploitations, en bio ou conventionnel, permettent de moins peser sur le milieu en période de sécheresse», précise Irrigants de France. Au moins 10 000 personnes sont attendues, du 16 au 21 juillet, par les organisateurs au «Village de l'eau» installé à Melle, à quelques kilomètres seulement de Sainte-Soline, où des heurts violents avaient opposé manifestants et forces de l'ordre en mars 2023.
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