À l’occasion d’une conférence de presse ses résultats annuels pour l’exercice 2022/2023, le groupe coopératif Cristal Union (Daddy) a annoncé le 5 juin viser «l’autonomie énergétique de ses sucreries d’ici 2050». Pour ce faire, le groupe compte sur la combustion «de la biomasse apportée par les pulpes de betterave», selon les mots de Xavier Astolfi, d.g. de Cristal Union. «55 % [de ces pulpes NDLR] suffiraient en effet pour auto-alimenter en énergie une sucrerie-distillerie du groupe, comme celle d’Arcis-sur-Aube, qui pourrait être le premier site autonome en énergie dès 2030», souligne un communiqué du 5 juin. «Mais pour faire avancer ce projet, nous avons besoin d’être accompagné d’un point de vue financier et réglementaire», a reconnu le président du conseil administratif de Cristal Union, Olivier de Bohan. Sur le seul site d’Arcis-sur-Aube, l’investissement correspondrait peu ou prou à «deux années d’investissement», soit environ 160 M€ selon Cristal Union. «Si nous y parvenons, nous serons capables de le généraliser à l’ensemble de nos sucreries», a précisé Xavier Astolfi. Mais qu’en est-il des pulpes habituellement destinées à l’élevage ? Selon le d.g. de Cristal Union, «il y en aura assez pour tous les usages, à condition de poursuivre des économies d’énergie».
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