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Bio : au Sénat, la Fnab demande plus de transparence sur les marges

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« On n’a pas de données qui nous permettent de factuellement estimer la répartition de la marge entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs », a déclaré Stéphanie Pageot, représentante de la Fnab (producteurs bio) le 3 mars, lors d’une audition devant la commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande distribution. « Ça fait plusieurs années qu’on pousse à ce que l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) donne des données plus précises et spécifiques sur l’agriculture biologique, en particulier sur des produits qui sont a priori simples : des produits bruts comme le lait, les œufs, potentiellement le steak haché. Malheureusement, nous n’arrivons pas à obtenir des données. On nous dit que c’est à la fois [dû à] un manque de moyens au niveau de l’OFPM [et] à un manque de volonté des acteurs économiques qui ne donnent pas leurs chiffres », a-t-elle exposé. Durant la même audition, le Synabio (transformateurs) a reconnu « plusieurs difficultés » pour documenter les marges en bio : accès « partiel » aux données des distributeurs, équilibres matières « complexes », « péréquation » qui complexifie l’analyse. Mais, en parallèle de ce travail sur les marges, le Synabio estime qu’il faut « agir sur les règles de l’offre et de visibilité du bio », selon son président Thomas Breuzet. « Nous proposons de fixer un minimum de 20 % d’offre bio à l’horizon 2030, ce qui serait cohérent avec la cible de consommation prévue par la Snanc ».