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Bio: la Fnab manifeste devant l'Assemblée, Fesneau ouvert à des «mesures complémentaires»

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Environ 200 personnes se sont rassemblées le 7 février près de l'Assemblée nationale à l'appel de la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) pour dénoncer la «régression environnementale» du gouvernement. «La régression environnementale, pour nous, ça va être l'invisibilisation de l'agriculture biologique, parce que jusqu'à présent, c'était ça la vraie alternative», a déclaré Philippe Camburet, président de la Fnab. Faute de soutien, il redoute la «déconversion» de fermes bio qui «vont repartir en agriculture conventionnelle, réutiliser des pesticides et des engrais de synthèse». La fédération est indignée par l'annonce d'une enveloppe d'aide de 50 millions d'euros: une somme «totalement dérisoire» qui ne «correspond qu'à quelques euros par ferme», estime Alan Testard, maraîcher en Ille-et-Vilaine. Les organisations agricoles ont chiffré à «271 millions d'euros» le montant nécessaire «pour compenser les pertes du secteur de l'agriculture biologique en 2024», selon un communiqué distribué lors de la manifestation. La Fnab réclame également une aide de 145 euros par hectare et par an pour valoriser l'impact positif des agriculteurs bio sur l'environnement.Interrogé le 7 février par les députés de la commission des affaires économiques, le ministre de l'Agriculture a déclaré qu'il était ouvert à «des mesures complémentaires». Une réunion avec les professionnels du secteur est prévue au cabinet de Marc Fesneau le 8 février. Elle visera à établir les besoins de chaque filière, et à étudier ces éventuelles mesures complémentaires évoquées par le ministre, indiquent les professionnels.