La FNSEA et les JA demandent à l’État d’adopter «une vision stratégique» pour permettre aux producteurs bio d’envisager «une sortie de crise durable», dans un communiqué le 17 avril. Si le décalage de 15 jours de la clôture des demandes d’aide constitue «un premier pas appréciable», les deux syndicats estiment qu’il faut convenir d’une «date spécifique de dépôt des dossiers» pour les exploitations devant effectuer une comptabilité prévisionnelle. Ils estiment que le fonds d’urgence de 90 millions d’euros (M€) est insuffisant et demandent «un budget de 150 M€ et une meilleure prise en compte du revenu» pour permettre le «maintien» des agriculteurs en bio. La FNSEA et les JA proposent aussi de conditionner les aides à la conversion à l’obligation de contractualiser «à la fois sur le volume, le prix et la durée», ou à réaliser une étude de marché pour ceux qui souhaitent vendre en direct. Enfin, les syndicats majoritaires dénoncent les «nombreux retards de paiements» sur les aides bio et MAEC qui «fragilisent encore plus» la situation des producteurs.
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