La jeune entreprise française Agriodor vient d’annoncer la clôture d’un tour de table de 5 millions d'euros (M€) mené auprès des institutions financières Capagro, Cap Horn, BNP Paribas développement, Swen Capital Partners et Breizh Up, d'après un communiqué de presse du 27 avril. Depuis 2019, l’entreprise rennaise développe des solutions de biocontrôle composées de substances odorantes – les kairomones (attractifs) et les allomones (répulsifs) – qui modifient le comportement des insectes ravageurs et permettent de réduire les dégâts causés sur les cultures. Avec cette levée de fonds, l’entreprise souhaite notamment s’attaquer à deux cultures «majeures en Europe menacées par les ravageurs»: le colza et la betterave. La solution dont les résultats sont déjà «avancés» concerne les pucerons verts de la betterave sucrière. Depuis 2021, Agriodor est impliquée dans le Plan national de recherche et innovation (PNRI) mené par l’ITB (Institut technique de la betterave) et l’Inrae visant à trouver des solutions de remplacement aux néonicotinoïdes. Cette solution devrait être finalisée en 2023, et sera déployable en Europe (où sont cultivés 1,5 Mha de betteraves sucrières), selon l’entreprise rennaise.
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