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Biocontrôle : des produits «sous-exploités», regrette de Sangosse, qui en appelle aux prescripteurs

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En conférence de presse le 28 mars, le spécialiste des biosolutions de Sangosse a annoncé que 8% des hectares cultivés en France avait été traités avec des produits de biocontrôle en 2023. «Nous aurions aimé que la dynamique soit plus rapide, les outils sont là et sont aujourd’hui sous-exploités», estime Aurélie Morin, directrice activité biocontrôle. «Il est stupéfiant d’observer que les programmes fongicides céréales ont assez peu évolué dans leur construction au fil du temps», souligne ainsi Marie Aubelé, cheffe de marché grandes cultures. Et ce alors même que «les souches résistantes au triazole (un fongicide Ndlr) sont largement majoritaires en France», et qu’il existe «une pression réelle pour réduire la chimie». Parmi les causes évoquées pour expliquer cette «sous-exploitation» figure notamment des «a priori» à l’égard des produits de biocontrôle, qui tendent toutefois à disparaître. En outre, l’entreprise estime que les prescripteurs (distributeurs, instituts techniques...) «pourraient aller plus loin» en matière de méthodes d’évaluation des produits. Citant notamment les instituts, de Sangosse précise que ces derniers effectuent des «crash test produits», là où il conviendrait d’aller en plus vers des «phases intégratives» ; c’est-à-dire en lien plus étroit avec la pratique agricole telle qu'elle se pratique actuellement, à l’échelle d’une exploitation.