Quatre mois après l’échec des négociations à Cali en Colombie, un accord a finalement été conclu lors de la Cop16 des Nations unies sur la biodiversité, le 27 février dans la soirée à Rome, sur le financement de la sauvegarde de la nature. Après trois jours de discussions, cette séance de prolongation a permis d’adopter un plan de travail sur cinq ans visant à porter à 200 milliards de dollars (Md$) par an d'ici 2030 les dépenses mondiales de protection de la nature, dont 30 Md$ fournis par les nations développées aux pays pauvres (contre environ 15 Md$ prévus en 2022). Reste à décider lors de la prochaine Cop, qui se tiendra en 2026 en Arménie, s'il faut créer un nouveau fonds totalement dédié aux objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CBD) ou s’il faut réformer les instruments existants, comme le Fonds mondial pour l'Environnement (GEF en anglais). L’accord prévoit, par ailleurs, un mécanisme de suivi des efforts des pays pour remplir les 23 objectifs de Kunming-Montréal, parmi lesquels: placer 30% des terres et mers dans des aires protégées (contre respectivement 17% et 8% actuellement); restaurer 30% des terres dégradées (par la déforestation, l'urbanisation ou la pollution); diminuer de moitié la diffusion des espèces invasives; réduire la concentration en pesticides et les dépôts d’azote dans l’environnement; ou encore diminuer les subventions néfastes à la biodiversité.
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