Dans un communiqué du 13 mai, le groupe sucrier Cristal Union a annoncé sa prise de participation, à hauteur d’environ 20%, dans le capital de l’entreprise GazoTech, spécialisée dans les procédés de pyrogazéification. Concrètement, ce procédé permet de transformer de la biomasse solide résiduelle (déchets forestiers, déchets agricoles…) en énergie renouvelable (gaz de synthèse et biochar) via notamment un traitement à haute température en l’absence d’oxygène. «Nous étudions toutes les possibilités pour décarboner nos activités, du champ de nos adhérents agriculteurs jusqu’à nos produits», souligne Xavier Astolfi, directeur général de Cristal Union, cité dans le communiqué. Et de préciser que cette prise de participation leur donnera accès à «un coproduit de très haute qualité agronomique, le biochar». Avec une capacité de séquestration estimée entre 2,5 t et 3 t de CO2/t produite, le biochar pourrait piéger dans les sols jusqu’à 2,6 Mt/an de CO2, rapporte le Giec. À l’inverse, si les résidus de matières organiques étaient brûlés ou directement incorporés dans le sol au lieu d’être transformés en biochar, ils se décomposeraient rapidement, libérant des gaz à effet de serre (GES). «Il s’agit également d’un excellent amendement», souligne Cristal Union, dont le site de Bazancourt (Marne) figure parmi les 50 sites industriels les plus polluants de France.
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