Les industriels de la chimie du végétal (ACDV) ont publié, le 7 octobre, un livre blanc, dans lequel ils alertent les pouvoirs publics sur le «risque de décrochage face à la concurrence internationale». Ils y indiquent que l'Europe n'aurait déposé, en 2020, que 18% des brevets biotechnologiques, «loin derrière les États-Unis qui en ont déposé 39%». Ils soulignent également les objectifs (p.ex. «90% des plastiques au biosourcé d’ici vingt ans») et les moyens («plan de 2 milliards de dollars pour stimuler la bioéconomie en 2023») mis en œuvre pour le secteur outre-Atlantique sous l'administration Biden, mais également en Chine, où les investissements y seraient encore supérieurs. Pour éviter que l'écart ne grandisse, les industriels proposent aux pouvoirs publics français de mettre en œuvre un plan de soutien centré autour des mesures suivantes: davantage de soutiens publics, par la fiscalité («pérenniser le crédit impôts recherche», «cadre équitable» avec les importations), les acheteurs publics (objectifs d'achat contraignants), les financeurs publics («aides et prêts à l'innovation pour la pré-industrialisation et l'industrialisation»); et la communication, en introduisant par exemple la mention du biosourcé dans les référentiels existants comme Ecolabel ou NF.
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